Mois : février 2021

Tournoi des 6 Nations

En fin de semaine, il y a des matchs du tournoi des 6 Nations (un tournoi de ruby, si vous ne connaissez pas). En regardant les matchs et en voyait les stades vides, j’ai repensé à notre passage à Twickenham. Les habitants du coin doivent trouver les soirs de matchs bien calme : en général, il y a 82 000 spectateurs dont plus de 80 % qui prennent le train pour rentrer chez eux. Twickenham est situé dans un quartier résidentiel ce qui m’avait surprise : on circule dans des rues bordées de jolies maisons individuelles en brique avant d’arrivée devant un immense stade. Bien sûr quand l’on arrive, il suffit de suivre le mouvement de gens sur place pour trouver le stade, mais le plus impressionnant, c’est de repartir : on se retrouve dans un véritable bain de foule! Il faut de la patience pour quitter le site et rejoindre la gare. Il y a des gens qui gèrent le nombre de personnes qui se rendent sur les quais et il y a des trains toutes les 5 minutes. Mon chéri et moi sommes arrivé sur le quai et en voyant le nombre de personnes dans le train, nous avons reculé et avons préféré attendre le suivant. Nous n’étions pas nombreux à ce moment sur le quai, mais il y a une personne qui voulait absolument embarquer dans ce train qui était au maximum de sa capacité : résultat, les portes refusaient de se fermer. Un responsable sur le quai l’a prié de descendre et l’a bien sermonné. Je peux vous dire que cette personne est repartie avec un air maussade. Quand cette personne fut loin de nous, le responsable s’est dirigé vers nous et avec une grande gentillesse, il nous a invité à se placer à tel endroit pour être vis-à-vis des portes et pouvoir embarquer dans le prochain train sans encombre. Bref, je garde un agréable souvenir de mon passage à Twickenham et j’adorais y retourner… Mais y être allé un fois, c’est déjà une chance incroyable.

Pour aujourd’hui, je vous propose une recette qui n’a rien à voir avec le rugby ni l’Angleterre : il s’agit de pain. J’en cuisine de plus en plus fréquemment. Cette fois, j’ai opté pour des petits pains individuelles dit de table. J’ai pris cette recette sur le blog de J’en reprendrai bien un bout.

Petits pains de table
Petits pains de table
Pour 6 pains*

3½ tasse moins 1 cuillère à soupe ou 480 g de farine
½ tasse ou 70 g de farine de blé complet**
1¼ tasse moins 2 cuillères à thé ou 300 g d’eau tiède
2½ cuillères à soupe ou 30 g d’huile d’olive
5 cuillères à thé ou 20 g de sucre
2 cuillères à thé ou 10 g de sel
1 cuillère à soupe ou 8 g de levure sèche

Dans un bol, verser le sucre, le sel et les deux farines. Creuser un puit et verser la levure. Ajouter l’eau et l’huile d’olive. Mélanger le tout pour obtenir une pâte. Pétrir pendant 10 minutes. Déposer la pâte dans un bol légèrement huilé et couvrir d’un linge humide. Laisser la pâte lever pendant 2 heures dans un endroit à l’abri des courant d’air.

Donner un coup de poing à la pâte pour la dégazer. Verser la pâte sur un plan de travail légèrement fariné et la diviser en 6 parts égales. Façonner chaque portion de pâte en une boule, puis les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Saupoudrer les pains d’un peu de farine. Sur le dessus des pains, avec un couteau bien coupant ou une lame de rasoir, entailler le pain sur une profondeur d’environ 1,5 cm (½ pouce). Laisser les pains reposer pendant 15 à 20 minutes.

Remplir un ramequin ou un autre plat allant au four avec de l’eau. Déposer le plat dans le four et le préchauffer à 210°C (410°F).

Enfourner les pains et cuire pendant 20 minutes. Idéalement, à la sortie du four, déplacer les pains sur une grille pour les laisser totalement refroidir. Déguster avec plaisir.

*Vous pouvez réaliser de plus petits pains et pour en obtenir une dizaine.
**Vous pouvez remplacer la farine de blé complète par une autre farine complète de votre choix : épeautre, froment, seigle, etc.

Et vous, quel souvenir vous revient en tête en ce moment?

Peut-être dans 2 ans…

L’an passé lorsque j’ai acquis le livre Le cookie de nos rêves, j’espérais réussir à tester le plus de recettes possibles, voire la totalité, pour vous faire un retour complet sur cet ouvrage. J’ai déjà une opinion qui semble se confirmer, mais j’ai testé seulement un quart des recettes, ce qui me paraît peu pour tirer une conclusion juste. À ce rythme, peut-être que dans deux ans j’arriverais à vous faire une retour…

En attendant, voici une recette de ce livre qui m’a bien plus : des biscuits bien épais aux pacanes et au chocolat.

Biscuits épais aux pacanes et au chocolat
Biscuits épais aux pacanes et au chocolat
Pour 10 à 12 biscuits

½ tasse ou 70 g de pacanes ou de noix de pécan
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, tempéré
7 cuillères à soupe ou 85 g de cassonade ou de sucre roux
7 cuillères à soupe ou 85 g de sucre
1 oeuf
1 tasse et 3 cuillères à soupe ou 165 g de farine
¾ de cuillère à thé ou 3 g de poudre à pâte ou de levure
  chimique
¼ de cuillère à thé ou 1 g de bicarbonate de soude ou
  de sodium
80 g (3 onces) de chocolat noir, haché grossièrement
1 cuillère à thé ou 3 g de fleur de sel

Préchauffer le four à 160°C (320°F).

Sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, étaler les pacanes (ou noix de pécan). Enfourner pour torréfier les noix pendant 10 à 15 minutes. Laisser totalement refroidir les pacanes avant de poursuivre la recette.

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude et la fleur de sel.

Dans un autre bol, fouetter le beurre avec la cassonade et le sucre. Incorporer l’oeuf, puis la préparation de farine. Ajouter les pacanes et le chocolat.

Verser la pâte sur une pellicule plastique et façonner un boudin d’environ 40 cm (16 pouces) de long. Placer le rouleau de pâte au congélateur pendant 1 heure.

Préchauffer le four à 180° (350°F).

Découper le boudin de pâte en 10 parts de même taille. Déposer les tranches dans les alvéoles, préalablement beurrées ou garni de caissettes en silicone, d’un moule à muffin*. Enfourner et cuire pendant 12 minutes. Laisser refroidir avant de démouler. Déguster avec gourmandise.

*Vous pouvez prendre un autre type de moule pour cuire les biscuits, mais il est préférable que les empreintes aient un diamètre d’environ 7 cm (3 pouces).

Bonne journée!

Pourquoi pas du porc haché?

Par moment avec les repas, j’ai un peu l’impression de tourner en rond. C’est encore plus flagrant quand je dois choisir les viandes pour la semaine : je manque souvent d’inspiration et rien ne me fait vraiment envie. J’ai pris du porc haché pour changer et celui-ci s’est révélé être plus inspirant que le traditionnel boeuf haché. Le porc haché est souvent plus moelleux et moins cher. En contrepartie, il a une saveur un peu plus neutre qui n’est pas nécessairement au goût de tout le monde.

Cette fois avec cette viande, j’ai eu envie de réaliser une soupe avec des petites boulettes et un parfum asiatique. Cette soupe repas nous a bien plu et pour ne pas oublier cette improvisation, je me suis dépêchée de la noter pour pouvoir la refaire et vous la partager.

Soupe aux boulettes de porc d'inspiration asiatique
Soupe aux boulettes de porc d’inspiration asiatique
Pour 3 personnes

200 g de porc haché
1 oeuf
3 cuillères à soupe ou 45 g de chapelure
1 cuillère à soupe de sauce tamari ou de sauce soja
1 cuillère à thé de sauce de poisson
¼ de cuillère à thé d’huile de sésame
½ cuillère à thé de poudre d’oignon
¼ de cuillère à thé de gingembre en poudre ou de gingembre
  frais haché finement
2 pincées de coriandre moulue
3 carottes*
1 gousse d’ail
3 tranches de gingembre pelé
4 tasses ou 1000 g de bouillon de poulet
90 g (3 onces) de nouilles de riz
2 cuillères à thé d’huile végétale
Sel et poivre

Dans un bol, mélanger le porc haché, l’oeuf, la chapelure, la sauce tamari, la sauce de poisson, l’huile de sésame, la poudre d’oignon, le gingembre en poudre et la coriandre. Façonner en petites boulettes**.

Éplucher les carottes et les couper en julienne. Trancher la gousse d’ail.

Dans une casserole, verser le bouillon et ajouter la gousse d’ail*** ainsi que les tranches de gingembre. Porter à ébullition et ajouter les boulettes de porc, réduire le feu pour que le tout bouille doucement. Laisser mijoter 5 minutes, puis ajouter les nouilles de riz. Poursuivre la cuisson pendant 8 minutes ou jusqu’à ce que les nouilles soient cuites. Brasser régulièrement.

En parallèle dans une poêle, chauffer l’huile. Quand le corps gras est chaud, ajouter les carottes et les cuire pendant 7 minutes ou jusqu’à ce que la texture vous plaise. Saler et poivrer.

Si désiré, retirer les tranches d’ail et de gingembre de la soupe avant de la servir. Servir et garnir chaque bol de soupe avec la julienne de carottes. Déguster avec plaisir.

*Vous pouvez omettre la julienne de carottes. Il est possible de garnir la soupe avec des fèves germées, de la coriandre fraîche, le jus d’une lime, des graines de sésame, de la sriracha, etc.
**La préparation de porc sera assez molle, mais elle devrait se tenir. Si ce n’est pas le cas, ajouter un peu de chapelure.
***Vous pouvez également ajouter des tranches de citronnelle dans le bouillon.

Et vous, est-ce que vous pensez à acheter du porc haché?

Qui est-ce?

J’ai reçu un livre de cuisine et lorsque je l’ai vu, j’avoue que je ne connaissais pas du tout l’autrice. La personne qui me l’a offert et ma belle-mère discutaient de cette personnalité et à quel point ils aimaient son caractère. Personnellement, je ne savais pas trop quoi en penser et d’un autre côté, j’ai réalisé à quel point j’écoute de moins en moins la télévision. Au premier abord, j’avais l’impression qu’il y avait peu de recettes qui m’interpellaient. Pour vérifier mon hypothèse, je me suis mise à glisser des papiers dans les pages où les recettes m’interpellaient… Il y en a beaucoup plus que je le pensais.

Je vais explorer un peu plus cette ouvrage, mais je tiens à partager une des premières recettes que j’ai testée dans ce livre : un gâteau coulant au chocolat. Cette recette est tirée du livre Chez moi d’Hélène Darroze.

Gâteau coulant au chocolat
Gâteau coulant au chocolat
Pour 8 personnes

4 oeufs, jaunes et blancs séparés
¾ de tasse ou 150 g de sucre
¾ de tasse ou 150 g de cassonade ou de sucre roux
1 tasse et 2 cuillères à thé ou 230 g de beurre non salé
280 g (10 onces) de chocolat noir à 70 % de cacao
6½ cuillères à soupe ou 55 g de farine
2½ cuillères à soupe ou 15 g de cacao

Beurre et sucre supplémentaire pour le moule

Préchauffer le four à 170°C (340°F). Beurrer un moule à charnière de 20 cm (8 pouces) de diamètre. Saupoudrer le moule de sucre en veillant à bien le répartir sur le fond et les parois.

Dans un bol, mélanger la farine et le cacao. Réserver.

Hacher le chocolat et le déposer dans le bol d’un bain-marie. Faire fondre le chocolat au bain-marie. Retirer le chocolat du bain-marie quand il est totalement fondu.

Dans une petite casserole, faire fondre à feu doux le beurre. Quand le beurre est fondu, l’ajouter au chocolat et bien mélanger.

Dans un bol, verser les jaunes d’oeufs et les fouetter avec ⅓ de tasse ou 80 g de sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse et ait doublé de volume. Ajouter la préparation de chocolat et mélanger délicatement. Incorporer la cassonade et la préparation de farine.

Dans un autre bol, fouetter les blancs d’oeufs en neige. Quand les blancs commencent à former des pics souples, incorporer graduellement le restant de sucre et fouetter jusqu’à ce que les blancs soient fermes.

Incorporer délicatement les blancs d’oeufs à la pâte chocolatée. Verser les trois quarts de la pâte dans le moule et enfourner pendant 20 minutes. Sortir le gâteau du four et le laisser totalement refroidir.

Verser le restant de pâte sur le gâteau tiédi. Enfourner de nouveau à 170°C (340°F) et cuire pendant 10 minutes. Sortir du four et laisser tiédir. Démouler et servir. Déguster avec plaisir.

Bonne journée!

Retour sur le gâteau…

Je vous avais parlé la semaine dernière que j’ai accepté de réaliser un gâteau à la dernière minute. J’ai enfin eu des retours! J’avoue que je ne m’inquiétais pas tant des éléments qui composaient le gâteau : un gâteau à la vanille, un praliné croustillant, une gélification de poires, une mousse au chocolat et un glaçage au chocolat. Par contre, je me demandais si l’équilibre en bouche était bien : sur le papier, le chocolat semble prendre un peu trop de place. Après comme mon glaçage présentait des défauts, j’ai ajouté une bordure de ganache montée à la Williamine… un peu pour cacher la misère. Au final, tous ont apprécié le gâteau et il y a même une personne qui m’a demandé la recette de la ganache montée! Bref, j’ai été bien contente d’apprendre cette nouvelle.

Pour aujourd’hui, je vous propose une recette totalement dans un autre registre : une pâte à pizza. J’adore la recette de Ricardo, mais lorsque j’ai vu la recette de James Martin, je n’ai pas résisté à l’envie de l’essayer. Cette pâte lève un peu plus à la cuisson et à un goût qui rappelle le pain.

Pâte à pizza de James Martin
Pâte à pizza de James Martin
Pour 2 personnes

1½ tasse moins 1 cuillère à soupe ou 200 g de farine
¼ de tasse ou 50 g de semoule de blé
¼ de cuillère à thé de sel
¼ de cuillère à thé de sucre
¾ de cuillère à thé de levure instantané ou 4 g de levure
  fraîche
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
⅔ de tasse moins 1 cuillère à thé ou 162 g d’eau

Dans le bol d’un robot culinaire muni d’un crochet pour pétrir, mélanger la farine, la semoule, le sel, le sucre, la levure, l’huile d’olive et l’eau jusqu’à ce que le tout forme une pâte. Pétrir pendant 5 minutes*. La pâte sera collante, mais elle se travaille tout de même assez facilement.

Former un boule avec la pâte et la déposer dans un bol légèrement huilé. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 2 heures à température ambiante ou laisser lever toute une nuit au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 220°C (430°F), en veillant à ce que l’élément du bas soit allumé, avec une plaque de cuisson placée dans le bas du four**.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte à pizza en un grand rectangle ou en deux cercles de 20 à 25 cm de diamètre. Déposer la pâte sur un papier parchemin et glisser le tout sur une plaque de cuisson tenue à l’envers.

Garnir la pizza selon l’envie.

Pour enfourner, glisser à l’aide du papier parchemin la pizza sur la plaque de cuisson préchauffée en même temps que le four. Cuire pendant 12 à 15 minutes ou jusqu’à ce que la pâte à pizza soit bien cuite : le dessus de la pizza doit être dorée et elle se tient quand on la soulève. Servir et déguster avec plaisir.

*Il est possible de pétrir la pâte à la main. Dans ce cas, il faut pétrir la pâte pendant 10 minutes.
**Avec cette méthode de cuisson, j’obtiens de très bons résultats et elle se rapproche de la cuisson sur une pierre à pizza.

Joyeuse Saint-Valenetin!