Mot-clé : sauce tamari

Totalement tranquille

Mini-nous ne l’admettra jamais, mais parfois une sieste est nécessaire pour se remettre en forme (et de meilleure humeur). Aujourd’hui, c’est le cas, Mini-nous a finalement craqué et fait une sieste comme mon chéri. Je ne vous dis pas la tranquillité et le silence qu’il y a autour de moi dans ces moments-là. Étrangement, je ressens une certaine solitude, mais bon, ça ne dure pas puisque je dois réveiller Mini-nous pour que le sommeil soit au rendez-vous pendant la nuit.

Aujourd’hui, je vous propose une recette de côtes levées. La recette est tirée du livre Métro, boulot, bistro de Jean-François Plante. J’ai l’impression d’avoir peu consulté cet ouvrage… et je crois bien qu’il y a un moment que je n’avais pas fait l’une de ces recettes.

Côtes levées façon sud-ouest
Côtes levées façon sud-ouest
Pour 3 personnes

700 g de côtes levées
1 bouteille de bière blonde* (facultatif)
3 tasses ou 750 g de bouillon de poulet
½ tasse ou 125 g de sauce chili ou de ketchup
1½ cuillère à thé de sambal oelek
2½ cuillères à soupe de sauce tamari ou de sauce soja
2 cuillères à soupe de moutarde de Dijon
3 gousses d’ail
2 cuillères à soupe ou 40 g de miel
1 cuillère soupe de jus de citron
Sel et poivre

Sur une planche à découper ou un plan de travail, déposer les côtes levées la chair face au plan de travail. À l’aide d’un papier absorbant (essuie-tout ou papier ménage), retirer la membrane blanche qui recouvre le dos des côtes. Déposer les côtes dans un chaudron et ajouter la bière ainsi que le bouillon de poulet. Porter à ébullition, réduire le feu et laisser mijoter pendant 1 heure.

Dans un bol, mélanger la sauce chili, le sambal oelek, la sauce tamari, la moutarde de Dijon, le miel et le jus de citron. Hacher finement l’ail et l’ajouter à la sauce.

Quand les côtes levées ont mijoté, les égoutter et les déposer dans le bol contenant la sauce. Laisser mariner pendant 6 à 12 heures au réfrigérateur**.

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Déposer les côtes levées sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner la viande avec le restant de marinade. Laisser cuire encore 10 minutes et badigeonner la viande de nouveau. Laisser cuire une dernière fois pendant 10 minutes. Servir et déguster avec plaisir.

*Si vous n’ajoutez pas la bière, augmentez la quantité de bouillon pour que les côtes soient totalement immergées pendant la cuisson.
**Personnellement, je préfère faire mariner mes côtes levées et les cuire au four, mais vous pourriez ajouter la sauce dans la casserole et poursuivre la cuisson pendant 1 heure avant de les servir.

Et vous, êtes-vous du genre à faire la sieste ou à profiter du silence quand les autres dorment?

À la conquête du tofu…

Face au tofu, on ne sait jamais à quelle réaction on va avoir droit : il y en a qui aiment, d’autres qui détestent et certains qui disent « pas trop souvent ». Il y a également la ritournelle : « La prochaine fois, essaye une autre recette. ». Bref, il y a toujours une incertitude quand on cuisine du tofu. J’ai mis à quelques reprises le tofu au menu, mais aucun de ces plats n’est devenu un classique à la maison. La dernière fois que j’ai préparé du tofu, pour être certaine que ce plat soit apprécié, je l’ai accompagné de fausse viande… Ce n’était peut-être pas la meilleure idée. Nous avons enfin compris ce qui nous gênait avec le tofu : la texture! Le tofu contrairement à la fausse viande ou à la viande manque de texture (à notre goût) : il offre très peu de résistance sous la dent et demande peu de mastication. Sachant cela, je pourrais mieux choisir les recettes et je ne perds pas espoir de voir le tofu s’inviter plus souvent à notre table.

Il y a cependant une recette que je tiens à vous proposer, il s’agit d’un sauté qui est parfait pour s’initier au tofu : comme preuve, je peux le remettre à mon menu sans soucis. De plus, cette recette a circulé sur plusieurs blogs québécois (il y a presque 1 an, déjà?!). J’ai vu cette recette pour la première fois sur le site de Kim, Les aventures culinaires de Kiki, mais elle m’a aussi fait envie ici, , par-ici, par-là et j’en oublie!

Tofu et orange
Sauté végétarien à l’orange et aux cajous
Pour 4 personnes

1 tasse ou 250 g de jus d’orange, le jus de 4 à 5 oranges
1 cuillère à soupe de sauce tamari
2 cuillères à soupe de sauce soja
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
3 cuillères à soupe d’huile végétale
200 g de tofu ferme
200 g d’émincée de fausse viande*
1 oignon
2 carottes
⅓ de tasse ou 67 g de noix de cajou
Coriandre fraîche (facultatif)

Éponger le tofu et le découper en bâtonnets d’environ 5 cm (2 pouces) de longueur, 1,5 cm (⁵⁄₈ pouce) de largeur et 1 cm (³⁄₈ pouce) d’épaisseur.

Dans un bol, mélanger le jus d’orange, la sauce tamari, la sauce soja et la fécule de maïs (ou la maïzena). Ajouter le tofu et laisser mariner pendant 1 heure à température ambiante.

Pendant ce temps, éplucher et tailler les carottes en julienne (petits bâtonnets). Émincer l’oignon en demi-rondelles. Réserver.

Faire chauffer une poêle à sec (sans matière grasse) et ajouter les noix de cajou. Faire griller** les noix de cajou en les remuant régulièrement. Quand les noix sont dorées, les retirer de la poêle et réserver.

Égoutter le tofu et réserver la marinade qui servira de sauce. Dans un wok, faire chauffer l’huile à feu moyen. Déposer les languettes de tofu et les faire griller pendant 2 à 3 minutes. Retirer de la poêle et réserver.

Sauté végétarien à l'orange et aux cajous

Dans le même wok, faire revenir l’oignon pendant 2 minutes. Ajouter les carottes et la fausse viande, puis poursuivre la cuisson 3 à 4 minutes. Augmenter la température du feu. Verser la marinade réservée et bien mélanger pour enrober les légumes et la fausse viande de sauce. Ajouter le tofu et poursuivre la cuisson 1 minute pour le réchauffer.

Ajouter les noix de cajou et saupoudre de coriandre fraîche, si désiré. Servir sur un lit de nouilles asiatiques ou sur un riz.

*Vous pourriez n’utiliser que du tofu ou que de la fausse viande. À vous de voir.
**J’ai pris l’habitude de griller les noix, cela apporte un petit croquant. Vous pouvez également omettre cette étape.

Et vous, est-ce que le tofu est le bienvenue à votre table?

Marché contre boucher…

S’il y a bien quelque chose qui me manque depuis mon déménagement, c’est le marché! Certes, il y a bel et bien un marché dans ma nouvelle localité, mais il n’y a que deux étales de fruits et légumes… qui ne sont pas nécessairement issus de la région. J’ai été voir d’autres marchés de la région et le constat est le même. Bref, je reste sur ma faim, mais peut-être que la situation va s’améliorer cet été. En attendant, la bonne nouvelle, c’est qu’il y a un boucher pas trop loin de chez moi. Je suis encore en train de découvrir son étalage. J’ai été agréablement surprise de découvrir des jarrets d’agneau : je n’en avais jamais vu jusqu’à présent. L’occasion était trop belle pour découvrir cette pièce de viande.

C’est une recette de Jean-François Plante tirée de son livre Plaisirs coupables qui a retenu mon attention pour découvrir les jarrets d’agneau.

Jarrets d'agneau braisés
Jarrets d’agneau braisés et glacés au caramel d’érable
Pour 2 personnes

1 ou 2 jarrets d’agneau*
4 tasses ou 1000 g de bouillon de boeuf
1 branche de romarin frais
1 oignon
2 gousses d’ail

Caramel à l’érable
¼ de tasse ou 80 g de sirop d’érable
1 gousse d’ail
1 cuillère à soupe de sauce tamari
1 cuillère à soupe de moutarde de Dijon
1½ cuillère à thé de gingembre, fraîchement râpé
1 cuillère à soupe de beurre
Sel et poivre

Éplucher et couper l’oignon en gros cubes. Découper les gousses d’ail éplucher en deux. Réserver.

Dégraisser, au besoin et si désiré, les jarrets d’agneau. Déposer les jarrets dans une grande casserole avec l’oignon, les gousses d’ail et la branche de romarin. Verser le bouillon pour recouvrir entièrement les jarrets d’agneau. Porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter pendant 1 h 30 à feu moyen-doux. Retirer du feu et laisser les jarrets dans le bouillon.

Caramel à l’érable
Quand les jarrets ont fini de mijoter, préparer le caramel à l’érable. Dans un petit chaudron, mélanger le sirop d’érable, la gousse d’ail écrasée**, la sauce tamari, la moutarde de Dijon, le gingembre et le beurre. Ajouter ¼ de tasse ou 62 g de bouillon ayant servi à la cuisson des jarrets. Porter à ébullition. Quand le mélange bout, laisser réduire de moitié, soit environ 5 à 7 minutes. Saler et poivrer. Laisser tiédir.

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Retirer les jarrets d’agneau du bouillon et les éponger légèrement avant de les déposer sur une plaque de cuisson légèrement huilée ou recouverte de papier parchemin. Arroser les jarrets d’agneau avec le caramel d’érable et enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner à 1 ou 2 reprises les jarrets avec le caramel à l’érable pendant la cuisson. Servir sans attendre les jarrets d’agneau. Si désiré, verser le restant de caramel à l’érable dans une saucière et la déposer sur la table.

*Les jarrets d’agneau portent aussi le nom de « souris d’agneau ». Le nombre de jarrets d’agneau dépend de leur taille. Comptez 1 jarret de 400 à 500 g pour deux personnes et 1 jarret par personne s’ils font moins de 400 g. Il est également possible de doubler cette recette pour régaler 4 personnes.
**Moi, j’ai retiré l’ail du caramel à érable, c’est pourquoi je l’avais simplement écrasé avec la lame d’un couteau pour qu’il diffuse ses parfums. Il est également possible d’hacher l’ail finement et de le laisser dans le caramel. À vous de voir.

Et vous, qu’est-ce que vous préférez avoir près de chez vous : un bon marché ou un bon boucher?

Le luxe…

Des fois, on ne réfléchit vraiment pas comme on le devrait. Il y a quelques temps au comptoir boucherie de mon épicerie, il y avait une promotion assez exceptionnelle de 50 % sur le filet de veau. Au départ, je pensais bien faire comme les clients précédents et demander un morceau de cette viande. Cependant quand j’ai vu la couche de gras sur le viande, je ne savais plus trop comment je pouvais l’apprêter (je n’ai jamais cuisiné cette pièce de viande). Après une petite question au boucher, j’ai opté pour un morceau de filet mignon de veau! Comme je vous l’ai déjà dit, quand je paye aussi cher pour un morceau de viande, je ne veux surtout pas me rater.

J’ai choisi, ou plutôt, j’ai pris dans ma liste de recettes à tester qui contenait du veau (qui est assez courte en passant) la seule recette que j’avais avec du filet mignon. Cette recette a été présentée à l’émission Recettes en vedette.

Mignons de veau
Filet mignon de veau et sa sauce aux champignons
Pour 3 personnes

365 g de filet mignon de veau
1½ cuillère à soupe de sauce tamari ou de soja
Épices à steak ou épices de Montréal*, au goût
⅓ de tasse ou 80 g de porto
1 échalote
¼ de tasse ou 8 g de bolets séchés**
¾ de tasse ou 180 g de fond de veau
3 cuillère à soupe de crème à cuisson
2½ cuillères à soupe de beurre à température ambiante
½ cuillère à soupe de farine
1 cuillère à soupe d’huile végétale
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Hacher finement l’échalote. Dans un petit bol, mélanger ½ cuillère à soupe de beurre avec la farine pour réaliser un beurre manié. Réserver.

Dans un bol, mélanger la sauce tamari (ou de soja) avec les épices à steak. Déposer le filet de veau dans ce mélange et le laisser mariner environ 5 minutes***.

Dans une poêle, faire fondre le beurre restant avec l’huile. Quand les corps gras sont bien chauds, faire saisir le filet de veau sur tous les côtés. Déposer la viande sur une plaque de cuisson et enfourner. Cuire pendant 18 minutes. À la sortie du four, déposer la viande sur une assiette, la recouvrir de papier d’aluminium et laisser reposer pendant 5 minutes.

Dans la poêle qui a servi à cuire la viande, faire revenir l’échalote. Quand l’échalote est translucide, déglacer la poêle avec le porto. Ajouter le fond de veau et les champignons séchés. Laisser mijoter quelques minutes. Verser la crème et incorporer peu à peu le beurre manié jusqu’à ce que la sauce soit nappante. Saler et poivrer.

Découper la viande et servir avec la sauce aux champignons.

*Utiliser votre mélange d’épice habituelle pour assaisonner les viandes rouges. Vous pouvez remplacer les épices à steak par de la moutarde en poudre.
**Il est possible d’utiliser d’autres champignons séchés. Vous pouvez également les remplacer par 2 ou 3 portobellos frais que vous ferez revenir quelques minutes avant d’ajouter l’échalote et de poursuivre la recette.
***Dans la recette originale, il n’y avait pas d’indication pour le temps de marinage. Vu la qualité de la viande, j’ai préféré ne pas la faire mariner trop longtemps. Je l’ai juste enrobé de la préparation pour l’assaisonner.

N’est-ce pas un joli repas pour Noël? Je vous souhaite de joyeuses fêtes!

J’attendais…

Expérimenter de nouvelles recettes n’est jamais sans risque : et si, ce n’était pas bon? Heureusement, je suis rarement tombée sur des recettes que nous n’avons pas appréciées (je me souviens seulement d’une recette où nous n’avons pas terminé nos assiettes). Évidement sur le nombre essayé, certaines recettes ont sombré dans l’oubli, d’autres seront refaites à l’occasion et quelques unes deviennent des classiques. Je reconnais que je choisis les recettes selon les ingrédients et nos goûts. Cependant, il y a des conflits de goût… J’aime le beurre d’arachide dans les plats salés, alors que mon chéri préfère éviter d’en manger. C’est pour cette raison que j’ai longtemps hésité à faire des brochettes au satay.

Après une multitude d’hésitations, je me suis enfin lancée avec une recette d’Isa, Les gourmandises d’Isa. J’ai préparé une petite portion de sauce pour moi, sachant que mon chéri ne la goûterait peut-être pas. Je ne vous dis pas ma surprise quand il m’a dit que ces brochettes étaient très bonnes… et qu’il n’y avait pas besoin de sauce pour les accompagner. Des fois, les solutions sont plus simple qu’on l’imagine : surtout que moi, la sauce, elle m’a plu! Il fallait seulement que j’attende le bon moment pour faire cette recette.

Brochettes et sauce
Brochettes de poulet et sa sauce satay
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet
¼ de tasse ou 60 g de sauce tamari*
1 citron
1 gousse d’ail
2 cuillères à soupe d’huile neutre
2 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne
2 cuillères à soupe de miel
1 cuillère à thé de coriandre moulue
½ cuillère à thé de curry doux ou fort

Sauce Satay**
2 cuillères à soupe ou 30 g de beurre d’arachide
1 cuillère à soupe de cassonade ou de sucre roux
1 gousse d’ail
½ cuillère à soupe de sauce tamari
1 cuillère à soupe de jus de lime
½ cuillère à soupe d’huile d’arachide ou végétale
1 pincée de piment d’Alep ou de Cayenne

Peler et hacher finement la gousse d’ail. Prélever le zeste de citron et le presser pour en recueillir le jus. Découper les poitrines de poulet en cubes de même taille.

Dans un bol, mélanger la sauce tamari, le jus de citron, le zeste de citron, l’ail, l’huile, la moutarde à l’ancienne, le miel, la coriandre et le curry. Ajouter les morceaux de poulet dans la marinade. Couvrir le bol d’un film plastique et laisser mariner au réfrigérateur pendant 2 heures.

Préchauffer le four à gril (broil).

Pendant ce temps, préparer la sauce. Hacher l’ail finement et réserver. Dans un petit chaudron, faire chauffer le beurre d’arachide, la cassonade (ou le sucre roux) et l’ail. Cuire jusqu’à ce que la cassonade soit totalement dissoute. Ajouter la sauce tamari, le jus de lime, l’huile d’arachide et le piment d’Alep (ou de Cayenne). Réserver la sauce au chaud jusqu’au moment de servir.

Rincer sous l’eau froide les piques à brochette en bois pour éviter qu’ils ne brûlent durant la cuisson. Enfiler les morceaux de poulet marinés sur les piques à brochette. Déposer les brochettes sur une plaque de cuisson légèrement huilée et enfourner pendant 5 minutes. Retourner les brochettes et les arroser de marinade. Remettre au four et cuire pendant 5 minutes. Servir sans attendre avec la sauce satay chaude.

*Si vous n’avez pas de sauce tamari, vous pouvez la remplacer par de la sauce soja. Dans ce cas, ajouter une cuillère à soupe d’eau pour diluer la concentration de sel de la sauce soja.
**Il est possible de doubler la recette de sauce, surtout si vous aimez enrober votre poulet de sauce satay.

Et vous, aimez-vous les préparations à base de beurre d’arachide?