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Je la sous-estime toujours…

S’il y a bien quelque que chose que je trouvais ennuyant à faire avec le blanc d’oeuf, c’est bien la meringue. Pour moi, cette mignardise était un truc toujours trop sucré et qui me lassait rapidement. C’est pourquoi, à chaque fois que j’accumulais les blancs d’oeuf, je cherchais une autre idée que les meringues pour les écouler. Cependant, la cuisine m’a souvent amenée à réaliser des meringues. Peut-être que je les réussis mieux, peut-être que mes goûts ont changés… ou peut-être que je les apprécie quand elles sont accompagnées!

Cette fois, j’ai réalisé des meringues pour faire des pavlovas au citron : moi qui croyais que la meringue était un truc quelconque, je peux vous dire que j’ai craqué pour cette tartelette réinventée! La recette que je vous propose est issue du magazine Ricardo volume 10, numéro 4.

Meringue et citron
Pavlova au citron
Pour 8 personnes*

Curd au citron
6 cuillères à soupe ou 75 g de sucre
1 jaune d’oeuf
1 oeuf
Le zeste de 1 citron
¼ de tasse ou 62 g de jus de citron fraîchement pressé
2 cuillères à soupe ou 27 g de beurre non salé, froid

Meringue
1 cuillère à thé de fécule de maïs ou de maïzena
½ cuillère à thé de vinaigre blanc
2 blancs d’oeufs
½ tasse ou 100 g de sucre

Garniture
½ tasse ou 125 g de crème 35 % ou entière
1½ cuillère à soupe de sucre

Curd au citron
Dans un chaudron, hors du feu, fouetter le sucre avec le jaune d’oeuf, l’oeuf et le zeste de citron jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Ajouter le jus de citron et bien mélanger.

À feu moyen, cuire la préparation en brassant constamment jusqu’à ce qu’un thermomètre indique 76°C (170°F), environ 4 à 5 minutes de cuisson. Retirer du feu et tamiser la préparation pour retirer les zestes, si désiré. Ajouter en plusieurs fois le beurre coupé en petits morceaux. Mélanger jusqu’à ce que le beurre soit fondu et bien incorporé. Couvrir d’une pellicule plastique en l’appliquant directement sur la crème et réfrigérer 3 heures ou jusqu’à ce que la préparation soit froide.

Meringue
Préchauffer le four à 130°C (275°F). Tapisser une plaque de cuisson de papier parchemin.

Dans un petit bol, mélanger la fécule de maïs (ou la maïzena) dans le vinaigre. Réserver.

Dans un bol, fouetter les blancs d’oeufs à l’aide d’un batteur électrique. Quand les fouets laissent des marques dans les blancs légèrement montés, ajouter graduellement le sucre et fouetter jusqu’à l’obtention de pics fermes. Ajouter le mélange de fécule et de vinaigre.

À l’aide d’une poche à pâtisserie ou d’une cuillère, dresser 8 cercles** de meringue d’environ 7 à 8 cm (3 à 3¼ pouces) de diamètre sur la plaque de cuisson chemisée. Enfourner et cuire pendant 1 heure. La meringue doit être légèrement dorée. Retirer du four et laisser totalement refroidir. Conserver les meringues à l’abri de l’humidité.

Montage
Au moment de servir, fouetter la crème*** avec le sucre jusqu’à l’obtention de pics mous. Répartir la crème fouetter sur les meringues puis garnir avec le curd au citron. Servir sans attendre.

*Il est possible de réaliser 4 à 8 portions, tout dépend de la taille de vos meringues et de votre gourmandise.
**Il est possible de dresser qu’un seul grand cercle d’environ 16 à 18 cm (6½ à 7 pouces). Allonger le temps de cuisson de 15 à 20 minutes.
***Il est possible que vous ne désiriez pas servir les 8 pavlovas au même moment, dans ce cas, comptez 1 cuillère à soupe ou 15 g de crème par portion. Adapter la quantité de sucre selon la quantité de crème.

Et vous, est-ce que vous aimez les meringues?

Plat préféré…

Maintenant, il me serait impossible de vous dire quel est mon plat préféré : il y en a tellement que j’aime que c’est impossible de choisir! Cependant, quand j’habitais chez mes parents, il y avait un plat que j’adorais et que je réclamais régulièrement à ma mère : les brochettes de boeuf. D’aussi loin que je me souvienne ma mère à toujours fait la même recette : il faut dire que ma mère et moi étions les seules à apprécier les brochettes, donc elle les faisait surtout quand nous n’étions que toutes les deux. C’est sans doute pour ça que cette marinade pour le boeuf reste dans mes préférées.

Vous l’avez sans doute compris, aujourd’hui, je vous propose donc la recette de brochettes de boeuf de ma mère.

Brochettes de boeuf d'enfance
Brochettes de boeuf de ma mère
Pour 4 personnes

400 g de cubes de boeuf à brochette*
¼ de tasse ou 60 g de sauce soja
¼ de tasse ou 52 g d’huile végétale
¼ de tasse ou 60 g de vinaigre blanc ou de cidre
1 cuillère à thé de thym séché
1 cuillère à thé de moutarde douce ou jaune
Champignons blanc, poivron rouge ou oignon** (facultatif)

Découper le poivron et l’oignon en carrés, réserver.

Dans un bol, mélanger la sauce soja, l’huile, le vinaigre, le thym et la moutarde. Ajouter les cubes de viande et les légumes. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser mariner pendant 3 heures à toutes une nuit au réfrigérateur. Si possible, brasser 2 ou 3 fois la viande et les légumes pendant la macération.

Préchauffer le four à 190°C.

Rincer sous l’eau froide les piques à brochette en bois pour éviter qu’ils brûlent durant la cuisson. Enfiler les morceaux de boeuf marinés sur les piques à brochette en alternant avec les légumes. Déposer les brochettes sur une plaque de cuisson légèrement huilée. Enfourner et cuire pendant 15 minutes en les retournant à mi-cuisson. Servir sans attendre avec un riz.

*Pour réaliser des brochettes de boeuf, il est possible de choisir entre plusieurs pièces de viande : steak, intérieur de ronde, bavette, contre-filet (faux-filet), surlonge, etc. À vous de choisir.
**Je ne mets jamais ou rarement des légumes sur mes brochettes. À vous de voir.

Et vous, est-ce que vous avez une recette préférée?

Tout est dans le beurre…

Je ne sais pas si vous connaissez les « café de Paris ». Je ne vous parle pas des établissements parisiens qui servent du café, mais d’un beurre aux herbes qui porte le nom de « Café de Paris » et qui accompagne parfois les steaks de boeuf. Personnellement, je ne connaissais pas du tout ce truc avant d’arriver en Suisse. C’est mon chéri qui m’a fait découvrir ce produit. J’étais un peu récalcitrante : je suis vendue depuis toute petite à l’association de la sauce aux poivres et du steak. De plus, n’oublions pas que j’adore accompagner ou faire baigner (en exagérant un peu) la viande rouge dans une sauce. J’ai essayé, puis je me suis dit que ça changeait et que ce n’était pas si mauvais. Par la suite, j’ai goûté à d’autres beurres aromatisés et j’ai eu envie d’expérimenter.

C’est en allant sur le site de Ricardo cuisine que je suis tombée une recette de steak servi avec deux sauces faites avec du beurre. Plutôt que du steak, j’ai préféré préparer les deux sauces pour accompagner une côte de boeuf.

Deux sauces
Côte de boeuf et ses deux sauces rapides
Pour 3 personnes

1 côte de boeuf* d’environ 400 g
1 cuillère à soupe d’huile
1 cuillère à soupe de beurre

Beurre marchand de vin
1 échalotes
¼ de tasse ou 55 g de beurre salé, à température ambiante
½ cuillère à soupe de vinaigre de vin rouge**
2 cuillères à soupe de vin rouge
¼ cuillère à thé de thym séché

Beurre noisette au vinaigre balsamique et à la crème
¼ de tasse ou 55 g de beurre
¼ de tasse ou 60 g de crème à cuisson
2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
1 cuillère à thé de sauce soja

Sel et poivre

Beurre marchand de vin
Hacher finement l’échalote. La déposer dans un chaudron avec ½ cuillère à soupe de beurre. Faire revenir l’échalote jusqu’à ce qu’elle soit tendre et translucide. Déglacer avec le vinaigre et laisser réduire presque jusqu’à sec (il doit rester à peine un peu de liquide). Ajouter le vin rouge et laisser aussi réduire presque à sec. Retirer du feu et laisser refroidir totalement ou placer au réfrigérateur pendant 15 minutes.

Dans un bol, mélanger le restant de beurre, le thym et la préparation d’échalote. Couvrir le plan de travail d’une pellicule plastique et verser le beurre. À l’aide de la pellicule plastique, façonner un boudin de beurre de 3 à 4 cm (1¼ à 1½ pouce) de diamètre. Refermer le cylindre et réfrigérer pendant au moins 2 heures.

Beurre noisette au vinaigre balsamique et à la crème
Dans un chaudron***, déposer le beurre et le faire fondre à feu doux. Poursuivre la cuisson du beurre, en remuant fréquemment, jusqu’à ce qu’il prenne une couleur ambrée et dégage une légère odeur de noisette (beurre noisette). Ajouter la crème, le vinaigre balsamique et la sauce soja. Poursuivre la cuisson 2 minutes en brassant constamment. Réserver au chaud.

Sortir la côte de boeuf du réfrigérateur environ 30 minutes avant de la cuire.

Dans une poêle, mettre le beurre et l’huile. Faire chauffer les corps gras. Quand les corps gras sont bien chauds, saler et poivrer la viande puis la déposer dans la poêle. Cuire la côte pendant environ 5 à 7 minutes de chaque côté, selon la cuisson désirée. Retirer la pièce de viande de la poêle, la poser sur une assiette et la couvrir d’un papier d’aluminium. Laisser la viande reposer pendant 5 à 10 minutes.

Rincer la lame d’un couteau sous l’eau très chaude, l’essuyer et couper des rondelles de beurre marchand de vin, préalablement déballé, à l’épaisseur désirée.

Découper la viande puis la servir avec une rondelle de beurre marchand de vin et le beurre noisette au vinaigre balsamique et à la crème.

*Plutôt que de servir une côte de boeuf, vous pouvez préparer des steaks de boeuf.
**Il est possible de remplacer le vinaigre de vin rouge par un autre vinaigre parfumé (vinaigre de framboise, vinaigre de cidre, etc.). Vous pouvez également substituer le vinaigre de vin rouge par ¾ de cuillère à thé de vinaigre blanc et ¾ de cuillère à thé de vin rouge.
***Pour réaliser le beurre noisette, je vous conseille d’utiliser un chaudron à fond clair (éviter les revêtements anti-adhésif) pour bien voir la coloration du beurre. Au besoin, retirer le chaudron du feu pour le laisser tempérer et le sentir. Il vaut mieux avoir un beurre moins coloré (noisette) qu’un beurre brûlé.

Et vous, est-ce que vous avez déjà fait des beurres aromatisés pour accompagner une viande?