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Les « toasts » du matin…

À une époque Mini-nous déjeunait tous les matins avec du pain grillé, mais pas n’importe quel pain : un pain de mie comme chez ses grands-parents québécois. Je peux vous dire que j’en ai vu défiler dans ma cuisine des pains de mie industriels qui me facilitaient grandement la vie. Et puis, Mini-nous a commencé à alterner ses déjeuners et le pain de mie diminuait de moins en moins vite. En automne, après qu’un énième soit resté oublier des estomacs, j’ai décrété que je n’achèterai plus de pain de mie pour nos déjeuners.

Je me suis donc mise à la recherche d’une recette de pain de mie pour remplacer ceux du commerce. J’ai rapidement trouvé une recette qui nous plaît, qui se conserve bien et qui se grille bien! L’inconvénient, c’est que le pain est assez petit, alors il disparait rapidement… par contre, il n’y a pas de gaspillage! J’ai trouvé cette recette sur le blog d’Isabelle, J’en reprendrai bien un bout.

Pain de mie, méthode Hokkaido
Pain de mie, méthode Hokkaido
Pour 1 pain

Tang Zhong
2½ cuillères à soupe ou 20 g de farine
⅓ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 100 g d’eau

Pain
1½ tasse moins 1 cuillère à soupe ou 200 g de farine
1¼ cuillère à thé ou 3 g de levure instantanée
  ou 7 g de levure fraîche
¼ de tasse moins 1 cuillère à thé ou 55 g d’eau tiède
5 cuillères à soupe ou 75 g de lait tiède
1 cuillère à thé ou 5 g de sel
4 cuillères à thé ou 15 g de sucre
1½ cuillère à soupe ou 20 g de beurre non salé, tempéré

Tang Zhong
Dans une casserole, mélanger la farine et l’eau. Sur un feu moyen-doux, chauffer le mélange en fouettant constamment. Cuire jusqu’à ce que le mélange épaississe, la température doit être autour des 65°C (149°F). Verser le mélange dans un bol, couvrir d’une pellicule plastique apposée directement sur le mélange. Réfrigérer au moins 12 heures.

Pain
Dans un bol, mélanger l’eau, le lait et la levure. Laisser reposer pendant 5 à 10 minutes.

Dans un autre bol, verser le sel, le sucre, la farine et le Tang Zhong bien froid. Ajouter la préparation de levure et mélanger jusqu’à ce que la pâte commence à s’amalgamer*. Pétrir la pâte pendant 10 minutes. Incorporer graduellement le beurre et pétrir de nouveau pendant 10 minutes. Couvrir le bol d’un linge propre et laisser lever dans un endroit à l’abri des courants d’air pendant 1 heure.

Beurrer un moule rectangulaire** d’environ 20 cm par 10 cm (8 pouces par 4 pouces) ou plus petit et si désiré, le chemiser d’une bande de papier parchemin.

Découvrir la pâte et la dégazer. Verser la pâte sur un plan de travail enfariné. Diviser la pâte en quatre parts égales. Avec les mains, abaisser un pâton en un rectangle plus long que large : il n’a pas besoin d’être très long, soit entre 15 et 20 cm (6 et 8 pouces) suffit. Rabattre le tiers inférieur sur le centre, puis répéter l’opération avec le tiers supérieur. Tourner le pâton d’un quart de tour. Abaisser de nouveau le pâton en un rectangle plus étroit que large (il n’a pas besoin d’être très long). En partant du côté le plus étroit, rouler la pâte sur elle-même. Déposer le pâton dans le moule. Répéter l’opération avec les 3 trois autres pâtons. Déposer le moule dans un endroit à l’abri des courant d’air et laisser lever pendant 1 heure.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Enfourner le pain et cuire pendant 45 minutes. À la sortie du four, démouler le pain et le laisser totalement refroidir sur une grille à pâtisserie. Déguster grillé ou non avec plaisir.

*La pâte est assez collante. Cette recette est plus facile de réaliser à l’aide d’un robot pâtissier muni d’un crochet pétrisseur.
**Il existe des moules rectangulaires avec un couvercle. Si vous en possédez un, n’hésitez pas à l’utiliser pour cette recette.

Maintenant que j’ai la recette de pain de mie parfaite, il me reste à trouver la recette de pain croustillant parfaite…

Ce n’est pas vert…

Le paysage est de nouveau enneigé… d’accord, c’est surtout sur les montagnes, mais les températures se sont bien refroidies en plaine également. De plus, je me demande si les bourgeons de l’abricotier ne vont pas geler pour la seconde fois. Bref, nous sommes loin du joli vert Irlandais dans nos paysage. Encore une fois, je n’ai pas préparé de recette particulière pour la Saint-Patrick… D’un autre côté, je ne pense pas plus à préparer quelque chose de particulier pour la Saint-Jean qui est portant une fête encore plus significative pour moi.

En cette journée de la Saint-Patrick, je vous propose une recette de brioches croustillantes. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 19, numéro 1.

Brioches croustillantes
Brioches croustillantes
Pour 12 brioches individuelles

Brioches
⅓ de tasse ou 60 g d’écorces d’agrumes confites*
⅓ de tasse ou 45 g de raisins secs
1 cuillère à soupe de rhum brun
¾ de tasse ou 187 g de lait tiède
½ cuillère à soupe de levure instantanée
2 oeufs
2 cuillères à soupe d’huile végétale
2 cuillères à thé d’extrait de vanille
2 cuillères à thé d’eau de fleur d’oranger ou de zestes
  d’orange
3¼ à 3½ tasse ou 490 g de farine
½ tasse ou 100 g de sucre
1 cuillère à thé de sel
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, tempéré

Enrobage
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, fondu
½ tasse ou 100 g de sucre
Sucre supplémentaire pour saupoudrer les brioches

Brioches
Dans un bol, mélanger les écorces d’agrumes, les raisins secs et le rhum. Laisser macérer pendant 15 minutes.

Dans un autre bol, mélanger le lait et la levure. Laisser reposer pendant 5 minutes. Ajouter les oeufs, l’huile, la vanille et l’eau de fleur d’oranger.

Dans un grand bol, verser la farine, le sucre et le sel. Verser la préparation contenant la levure et mélanger jusqu’à ce que la pâte commence à se former. Incorporer graduellement le beurre, puis pétrir la pâte pendant 5 minutes. La pâte sera molle et légèrement collante. Ajouter les écorces d’agrumes, les raisins secs et le rhum. Mélanger de nouveau. Couvrir le bol d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 8 heures ou toute une nuit à température ambiante.

Enrobage
Dans un bol, verser le beurre fondu. Dans un autre bol, verser le sucre.

Dans du papier parchemin, couper 12 carrés de 15 cm (6 pouces) de côté.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, verser la pâte et la couper en 12 morceaux . Façonner chaque morceaux en boule. Tremper chaque boule de pâte dans le beurre fondu, puis dans le sucre**. Déposer les boules de pâte sur un carré de papier parchemin, puis les déposer dans les alvéoles d’un moule à muffin.

Laisser lever pendant 45 minutes ou jusqu’à ce que les brioches doubles de volume dans un endroit à l’abri des courants d’air.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Saupoudrer d’un peu de sucre les brioches. Déposer le moule à muffin sur une plaque de cuisson et enfourner. Cuire pendant 25 à 27 minutes ou jusqu’à ce que les brioches soient bien dorées. À la sortie du four, démouler les brioches et, si possible, les déposer sur une grille pour les laisser totalement refroidir. Déguster avec gourmandise.

*Vous pouvez remplacer les écorces d’agrumes confites et les raisins secs par des fruits séchés (canneberges, bleuets, myrtilles, dattes, figues, etc.), par des noix ou du chocolat.
**S’il reste du sucre, vous pouvez le saupoudrer sur les brioches. Si vous en manquez, ajouter un peu de sucre, mais faites attention de ne pas trop mettre de sucre sur les brioches : le résultat sera trop sucré et moins intéressant.

Joyeuse Saint-Patrick qu’il y ait du vert ou non autour de vous!

Tournoi des 6 Nations

En fin de semaine, il y a des matchs du tournoi des 6 Nations (un tournoi de ruby, si vous ne connaissez pas). En regardant les matchs et en voyait les stades vides, j’ai repensé à notre passage à Twickenham. Les habitants du coin doivent trouver les soirs de matchs bien calme : en général, il y a 82 000 spectateurs dont plus de 80 % qui prennent le train pour rentrer chez eux. Twickenham est situé dans un quartier résidentiel ce qui m’avait surprise : on circule dans des rues bordées de jolies maisons individuelles en brique avant d’arrivée devant un immense stade. Bien sûr quand l’on arrive, il suffit de suivre le mouvement de gens sur place pour trouver le stade, mais le plus impressionnant, c’est de repartir : on se retrouve dans un véritable bain de foule! Il faut de la patience pour quitter le site et rejoindre la gare. Il y a des gens qui gèrent le nombre de personnes qui se rendent sur les quais et il y a des trains toutes les 5 minutes. Mon chéri et moi sommes arrivé sur le quai et en voyant le nombre de personnes dans le train, nous avons reculé et avons préféré attendre le suivant. Nous n’étions pas nombreux à ce moment sur le quai, mais il y a une personne qui voulait absolument embarquer dans ce train qui était au maximum de sa capacité : résultat, les portes refusaient de se fermer. Un responsable sur le quai l’a prié de descendre et l’a bien sermonné. Je peux vous dire que cette personne est repartie avec un air maussade. Quand cette personne fut loin de nous, le responsable s’est dirigé vers nous et avec une grande gentillesse, il nous a invité à se placer à tel endroit pour être vis-à-vis des portes et pouvoir embarquer dans le prochain train sans encombre. Bref, je garde un agréable souvenir de mon passage à Twickenham et j’adorais y retourner… Mais y être allé un fois, c’est déjà une chance incroyable.

Pour aujourd’hui, je vous propose une recette qui n’a rien à voir avec le rugby ni l’Angleterre : il s’agit de pain. J’en cuisine de plus en plus fréquemment. Cette fois, j’ai opté pour des petits pains individuelles dit de table. J’ai pris cette recette sur le blog de J’en reprendrai bien un bout.

Petits pains de table
Petits pains de table
Pour 6 pains*

3½ tasse moins 1 cuillère à soupe ou 480 g de farine
½ tasse ou 70 g de farine de blé complet**
1¼ tasse moins 2 cuillères à thé ou 300 g d’eau tiède
2½ cuillères à soupe ou 30 g d’huile d’olive
5 cuillères à thé ou 20 g de sucre
2 cuillères à thé ou 10 g de sel
1 cuillère à soupe ou 8 g de levure sèche

Dans un bol, verser le sucre, le sel et les deux farines. Creuser un puit et verser la levure. Ajouter l’eau et l’huile d’olive. Mélanger le tout pour obtenir une pâte. Pétrir pendant 10 minutes. Déposer la pâte dans un bol légèrement huilé et couvrir d’un linge humide. Laisser la pâte lever pendant 2 heures dans un endroit à l’abri des courant d’air.

Donner un coup de poing à la pâte pour la dégazer. Verser la pâte sur un plan de travail légèrement fariné et la diviser en 6 parts égales. Façonner chaque portion de pâte en une boule, puis les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Saupoudrer les pains d’un peu de farine. Sur le dessus des pains, avec un couteau bien coupant ou une lame de rasoir, entailler le pain sur une profondeur d’environ 1,5 cm (½ pouce). Laisser les pains reposer pendant 15 à 20 minutes.

Remplir un ramequin ou un autre plat allant au four avec de l’eau. Déposer le plat dans le four et le préchauffer à 210°C (410°F).

Enfourner les pains et cuire pendant 20 minutes. Idéalement, à la sortie du four, déplacer les pains sur une grille pour les laisser totalement refroidir. Déguster avec plaisir.

*Vous pouvez réaliser de plus petits pains et pour en obtenir une dizaine.
**Vous pouvez remplacer la farine de blé complète par une autre farine complète de votre choix : épeautre, froment, seigle, etc.

Et vous, quel souvenir vous revient en tête en ce moment?

Retour sur le gâteau…

Je vous avais parlé la semaine dernière que j’ai accepté de réaliser un gâteau à la dernière minute. J’ai enfin eu des retours! J’avoue que je ne m’inquiétais pas tant des éléments qui composaient le gâteau : un gâteau à la vanille, un praliné croustillant, une gélification de poires, une mousse au chocolat et un glaçage au chocolat. Par contre, je me demandais si l’équilibre en bouche était bien : sur le papier, le chocolat semble prendre un peu trop de place. Après comme mon glaçage présentait des défauts, j’ai ajouté une bordure de ganache montée à la Williamine… un peu pour cacher la misère. Au final, tous ont apprécié le gâteau et il y a même une personne qui m’a demandé la recette de la ganache montée! Bref, j’ai été bien contente d’apprendre cette nouvelle.

Pour aujourd’hui, je vous propose une recette totalement dans un autre registre : une pâte à pizza. J’adore la recette de Ricardo, mais lorsque j’ai vu la recette de James Martin, je n’ai pas résisté à l’envie de l’essayer. Cette pâte lève un peu plus à la cuisson et à un goût qui rappelle le pain.

Pâte à pizza de James Martin
Pâte à pizza de James Martin
Pour 2 personnes

1½ tasse moins 1 cuillère à soupe ou 200 g de farine
¼ de tasse ou 50 g de semoule de blé
¼ de cuillère à thé de sel
¼ de cuillère à thé de sucre
¾ de cuillère à thé de levure instantané ou 4 g de levure
  fraîche
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
⅔ de tasse moins 1 cuillère à thé ou 162 g d’eau

Dans le bol d’un robot culinaire muni d’un crochet pour pétrir, mélanger la farine, la semoule, le sel, le sucre, la levure, l’huile d’olive et l’eau jusqu’à ce que le tout forme une pâte. Pétrir pendant 5 minutes*. La pâte sera collante, mais elle se travaille tout de même assez facilement.

Former un boule avec la pâte et la déposer dans un bol légèrement huilé. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 2 heures à température ambiante ou laisser lever toute une nuit au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 220°C (430°F), en veillant à ce que l’élément du bas soit allumé, avec une plaque de cuisson placée dans le bas du four**.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte à pizza en un grand rectangle ou en deux cercles de 20 à 25 cm de diamètre. Déposer la pâte sur un papier parchemin et glisser le tout sur une plaque de cuisson tenue à l’envers.

Garnir la pizza selon l’envie.

Pour enfourner, glisser à l’aide du papier parchemin la pizza sur la plaque de cuisson préchauffée en même temps que le four. Cuire pendant 12 à 15 minutes ou jusqu’à ce que la pâte à pizza soit bien cuite : le dessus de la pizza doit être dorée et elle se tient quand on la soulève. Servir et déguster avec plaisir.

*Il est possible de pétrir la pâte à la main. Dans ce cas, il faut pétrir la pâte pendant 10 minutes.
**Avec cette méthode de cuisson, j’obtiens de très bons résultats et elle se rapproche de la cuisson sur une pierre à pizza.

Joyeuse Saint-Valenetin!

Clémentine en cuisine…

Cette année encore, j’ai eu la lubie de cuisiner des clémentines. J’aime bien cet agrume sucré et savoureux, par contre à cuisiner, c’est une horreur. En voyant une recette avec des clémentines confites, je me suis dit que je devrais essayer. La recette que j’avais sous les yeux utilisait un micro-ondes, appareil qui n’est pas et ne sera probablement jamais dans ma cuisine. Ayant déjà confit des oranges et des citrons, je me suis lancée en veillant bien à blanchir les fruits plusieurs fois… Le résultat : des trucs amers! Pourquoi la clémentine qui est aussi douce et sucrée devient une bombe d’amertume quand elle est cuite? Vous me direz que je peux enlever la peau, mais la membrane blanche qui enveloppe les suprêmes donne également un goût amer. Lever en suprême semble la solution, mais la clémentine n’a plus de goût dans ce cas. Utiliser le jus de clémentine, il perd vite son parfum et s’oxide. La meilleure option pour travailler la clémentine, c’est d’employer le zeste! Cependant, le zeste ne fait que parfumer, ce qui limite un peu les possibilité. Un jour, je trouverais une idée, mais en attendant, je vais juste m’éplucher des clémentines et les manger à la main.

Dans un tout autre registre, je vais vous proposer une recette de pain toute simple : une baguette sans pétrissage. J’étais un peu sceptique, mais le résultat m’a grandement étonnée et c’est une recette que je n’hésiterais pas à refaire. J’ai pris cette recette chez Armelle, Les gourmands disent d’Armelle.

Baguette rustique sans pétrissage
Baguette rustique sans pétrissage
Pour 1 baguette

1¾ tasse et ½ cuillère à soupe ou 250 g de farine
¾ de cuillère à thé ou 4 g de sel
1¼ cuillère à thé ou 3 g de levure instantanée
⅔ de tasse moins 1 cuillère à soupe ou 150 g d’eau tiède

Dans un bol, diluer le levure dans un peu d’eau tiède. Verser le restant d’eau. Ajouter la farine et le sel. Mélanger brièvement, la pâte n’a pas besoin d’être homogène. Couvrir le bol d’un linge humide. Laisser la pâte lever dans un endroit à l’abri des courants d’air pendant 2 heures.

Sur un plan de travail bien enfariné, verser la pâte et replier la pâte sur elle-même en ramenant les quatre côtés vers le centre. Former un boudin sans trop travailler la pâte. Déposer la pâte sur un papier parchemin qui est idéalement sur une gouttière à baguette.

Avec un couteau bien tranchant, effectuer quelques entailles sur le dessus de la baguette.

Remplir un plat de cuisson allant au four d’eau et le déposer dans le bas du four. Préchauffer le four à 240°C (465°F).

Enfourner la baguette au milieu du four et cuire pendant 25 à 30 minutes. À la sortie du four, déplacer la baguette, si possible, sur une grille pour la laisser refroidir. Déguster avec plaisir.

Bonne fin de journée!