Catégorie : Viandes

Tout est dans le beurre…

Je ne sais pas si vous connaissez les « café de Paris ». Je ne vous parle pas des établissements parisiens qui servent du café, mais d’un beurre aux herbes qui porte le nom de « Café de Paris » et qui accompagne parfois les steaks de boeuf. Personnellement, je ne connaissais pas du tout ce truc avant d’arriver en Suisse. C’est mon chéri qui m’a fait découvrir ce produit. J’étais un peu récalcitrante : je suis vendue depuis toute petite à l’association de la sauce aux poivres et du steak. De plus, n’oublions pas que j’adore accompagner ou faire baigner (en exagérant un peu) la viande rouge dans une sauce. J’ai essayé, puis je me suis dit que ça changeait et que ce n’était pas si mauvais. Par la suite, j’ai goûté à d’autres beurres aromatisés et j’ai eu envie d’expérimenter.

C’est en allant sur le site de Ricardo cuisine que je suis tombée une recette de steak servi avec deux sauces faites avec du beurre. Plutôt que du steak, j’ai préféré préparer les deux sauces pour accompagner une côte de boeuf.

Deux sauces
Côte de boeuf et ses deux sauces rapides
Pour 3 personnes

1 côte de boeuf* d’environ 400 g
1 cuillère à soupe d’huile
1 cuillère à soupe de beurre

Beurre marchand de vin
1 échalotes
¼ de tasse ou 55 g de beurre salé, à température ambiante
½ cuillère à soupe de vinaigre de vin rouge**
2 cuillères à soupe de vin rouge
¼ cuillère à thé de thym séché

Beurre noisette au vinaigre balsamique et à la crème
¼ de tasse ou 55 g de beurre
¼ de tasse ou 60 g de crème à cuisson
2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
1 cuillère à thé de sauce soja

Sel et poivre

Beurre marchand de vin
Hacher finement l’échalote. La déposer dans un chaudron avec ½ cuillère à soupe de beurre. Faire revenir l’échalote jusqu’à ce qu’elle soit tendre et translucide. Déglacer avec le vinaigre et laisser réduire presque jusqu’à sec (il doit rester à peine un peu de liquide). Ajouter le vin rouge et laisser aussi réduire presque à sec. Retirer du feu et laisser refroidir totalement ou placer au réfrigérateur pendant 15 minutes.

Dans un bol, mélanger le restant de beurre, le thym et la préparation d’échalote. Couvrir le plan de travail d’une pellicule plastique et verser le beurre. À l’aide de la pellicule plastique, façonner un boudin de beurre de 3 à 4 cm (1¼ à 1½ pouce) de diamètre. Refermer le cylindre et réfrigérer pendant au moins 2 heures.

Beurre noisette au vinaigre balsamique et à la crème
Dans un chaudron***, déposer le beurre et le faire fondre à feu doux. Poursuivre la cuisson du beurre, en remuant fréquemment, jusqu’à ce qu’il prenne une couleur ambrée et dégage une légère odeur de noisette (beurre noisette). Ajouter la crème, le vinaigre balsamique et la sauce soja. Poursuivre la cuisson 2 minutes en brassant constamment. Réserver au chaud.

Sortir la côte de boeuf du réfrigérateur environ 30 minutes avant de la cuire.

Dans une poêle, mettre le beurre et l’huile. Faire chauffer les corps gras. Quand les corps gras sont bien chauds, saler et poivrer la viande puis la déposer dans la poêle. Cuire la côte pendant environ 5 à 7 minutes de chaque côté, selon la cuisson désirée. Retirer la pièce de viande de la poêle, la poser sur une assiette et la couvrir d’un papier d’aluminium. Laisser la viande reposer pendant 5 à 10 minutes.

Rincer la lame d’un couteau sous l’eau très chaude, l’essuyer et couper des rondelles de beurre marchand de vin, préalablement déballé, à l’épaisseur désirée.

Découper la viande puis la servir avec une rondelle de beurre marchand de vin et le beurre noisette au vinaigre balsamique et à la crème.

*Plutôt que de servir une côte de boeuf, vous pouvez préparer des steaks de boeuf.
**Il est possible de remplacer le vinaigre de vin rouge par un autre vinaigre parfumé (vinaigre de framboise, vinaigre de cidre, etc.). Vous pouvez également substituer le vinaigre de vin rouge par ¾ de cuillère à thé de vinaigre blanc et ¾ de cuillère à thé de vin rouge.
***Pour réaliser le beurre noisette, je vous conseille d’utiliser un chaudron à fond clair (éviter les revêtements anti-adhésif) pour bien voir la coloration du beurre. Au besoin, retirer le chaudron du feu pour le laisser tempérer et le sentir. Il vaut mieux avoir un beurre moins coloré (noisette) qu’un beurre brûlé.

Et vous, est-ce que vous avez déjà fait des beurres aromatisés pour accompagner une viande?

Boulettes

Une petite semaine étrange où j’ai eu une frénésie de « boulettes ». Pourtant, je ne suis pas friande de la viande hachée, mais plusieurs recettes avec des billes de viande m’ont interpellée. Au menu de la semaine, j’ai donc fait mes traditionnels spaghettinis aux merguez, une recette de boulettes de poulet qui a besoin d’être retravaillée et des boulettes de porc. C’est cette dernière que je vous propose aujourd’hui.

Il s’agit de boulettes de porc aigre-douce aux prunes, une jolie recette de semaine qui se prépare assez rapidement. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 9, numéro 8.

Sauce aux pruneaux
Boulettes de porc aigres-douces aux prunes
Pour 3 personnes

1 prune ou 2 pruneaux
½ tasse ou 125 g d’eau
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre
1 cuillère à soupe de vinaigre de riz*
½ cuillère à soupe de gingembre frais haché finement
½ cuillère à thé de sambal oelek (facultatif)
¼ de cuillère à thé d’oignon en poudre
300 g de porc haché
3 cuillères à soupe de chapelure
1 oeuf
½ cuillère à soupe de sauce soja
2 carottes
1 courgette
1 oignon
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel et poivre

Laver, dénoyauter et découper en dès la prune ou les pruneaux. Déposer les dès de fruit dans un chaudron. Ajouter l’eau, le sucre, le vinaigre de riz, le gingembre, le sambal oelek et l’oignon en poudre. Porter à ébullition et laisser mijoter jusqu’à ce que la prune compote et que la sauce soit sirupeuse, compter environ 10 minutes. Réserver.

Éplucher et couper les carottes en juliennes (petits bâtonnets). Émincer finement l’oignon en demi-rondelles. Couper la courgette en demi-rondelles. Réserver.

Dans un bol, mélanger le porc haché, la chapelure, l’oeuf et la sauce soja. Façonner des petites boulettes avec 1 cuillère à soupe du mélange de viande. Réserver.

Dans une poêle, verser un peu d’huile et faire revenir l’oignon. Quand l’oignon est translucide, ajouter la courgette et faire revenir 2 minutes. Intégrer les carottes et poursuivre la cuisson jusqu’à ce que les légumes soient tendres ou moins selon la cuisson désirée. Retirer de la poêle et réserver.

Dans la même poêle, ajouter le restant d’huile et dorer les boulettes de viande. Quand les boulettes sont bien colorées, verser la sauce et laisser mijoter 5 minutes ou jusqu’à ce que les boulettes soient cuites. Ajouter les légumes puis poursuivre la cuisson 2 ou 3 minutes pour les réchauffer. Saler et poivrer au besoin. Servir sans attendre avec du riz ou une purée de pommes de terre.

*Il est possible de remplacer le vinaigre de riz par du vinaigre de vin blanc ou du vinaigre de cidre. Utiliser un bon vinaigre que vous avez sous la main.

Et vous, quelles boulettes préférez-vous?

Est-ce de la répétition?

Et bien, je ne l’aurais pas crue : aujourd’hui, je vous propose une quatrième recettes de pain de viande! Je vous l’ai déjà mentionné, mais plus jeune, je détestais ce plat. Pourtant, c’est tellement facile et pratique comme recette. C’est peut-être parce que je ne fais pas trop souvent ce genre de recette que je les apprécie autant. De plus, en vivant à 6 000 km de sa famille, on apprécie davantage les recettes classiques, ou presque, de chez soi.

Cette fois, j’ai craqué pour la recette provenant du blog Le palais gourmand d’Isabelle.

Pain de viande santé
Pain de viande aux germes de blé
Pour 3 personnes

300 g de boeuf haché
3 cuillères à soupe ou 20 g de flocons d’avoine
¼ de tasse ou 37 g de germes de blé
½ cuillère à thé de poudre d’oignon*
½ cuillère à thé d’épices à spaghetti**(facultatif)
3 cuillères à soupe ou 45 g de sauce chili***
1 oeuf
½ cuillère à thé de sel
Poivre

Sauce
1 cuillère à soupe de cassonade ou de sucre roux
¼ de cuillère à thé de moutarde en poudre****
¼ de tasse ou 60 g de ketchup

Dans un bol, mélanger le boeuf haché, les flocons d’avoine, les germes de blé, la poudre d’oignon, les épices à spaghetti, la sauce chili, l’oeuf, le sel et le poivre. Une fois la préparation bien mélangée, l’étendre dans un moule rectangulaire ou carré en pressant bien le mélange. Réserver.

Préparer la sauce en mélangeant la cassonade, le ketchup et la moutarde en poudre. Répartir uniformément la sauce sur le dessus du pain de viande.

Enfourner pendant 35 à 40 minutes ou jusqu’à ce qu’un thermomètre à viande indique 82°C (180°F). Découper en tranches ou en carrés et servir.

*Plutôt que de l’oignon en poudre, vous pouvez mettre un demi oignon haché finement que vous faites revenir ou non avant de l’intégrer dans le mélange de viande.
**J’ai utilisé le mélange d’épices à spaghetti d’Épices de cru. Ce mélange est composé de poivre noir, d’origan, de macis, de thym, de sauge et de laurier. Comme ces épices sont entières, j’ai mesuré ½ cuillère à thé de ce mélange d’épices que j’ai ensuite moulues. Il est possible de remplacer les épices à spaghetti par ½ cuillère à thé de basilic séché ou d’origan séché.
***Il est possible de remplacer la sauce chili par du ketchup. Que ce soit dans le mélange de viande ou dans la sauce vous pouvez utiliser que la sauce chili ou que le ketchup selon votre envie et la disponibilité dans vos placards.
****Il est possible de remplacer la moutarde en poudre par de la moutarde préparée ou de la moutarde de Dijon.

Et vous, quels sont les plats que vous n’aimiez pas plus jeune, mais que vous aimez maintenant?

Taguée pour la première fois

Après presque 3 ans de blog, c’est la première fois que je me fais taguée. C’est à Libellule que vous devez ces 7 révélations culinaires sur moi, que vous connaissez peut-être ou non :

1. Aussi loin que je m’en souvienne, j’ai toujours aimé observer les gens cuisiner. Cependant, ce n’est que depuis 6 ans que je me suis mise à cuisiner.

2. Je rate une fois sur deux mes génoises. Allez savoir pourquoi!

3. Je n’aime pas l’alcool, mais j’adore les cuisiner… D’accord, si vous m’offrez un verre de cidre de glace ou d’un vin de glace (ou cépage flétri), je veux bien me laisser tenter.

4. Je suis incapable de manger de la salade! Je ne supporte pas les vinaigrettes ni la mayonnaise, ni les feuilles de salade ou de laitue.

5. J’aime le thé, mais j’en bois rarement : pour moi, il doit faire vraiment froid dehors pour que je m’en prépare.

6. Je suis maladroite quand je cuisine pour mes parents : ce n’est jamais aussi réussi que quand je cuisine pour d’autres personnes. C’est comme pour les génoises…

7. Quand je parle de cuisine avec quelqu’un, au bout d’un moment, je me demande si je l’ennuie. Vous savez, j’ai d’autres sujets de conversation.

J’invite l’Amoureuse des desserts, Mélanie (une raison de plus pour participer), Isabelle, Magloo, Isa, Livy et Rose à nous faire 7 révélations culinaires si elles le désirent.

Aujourd’hui, je vous propose une recette que j’affectionne (c’est surprenant que je ne l’ai pas publié plus tôt) : des escalopes de veau au cari et aux poires. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 5, numéro 3.

Escalopes de veau au cari
Escalopes de veau au cari et aux poires
Pour 3 personnes

300 g d’escalopes de veau*
¼ de tasse ou 30 g de farine
1 cuillère à soupe de cari doux ou fort
2 cuillères à soupe ou 30 g d’huile d’olive
2 cuillères à soupe ou 27 g de beurre
1 oignon ou 2 échalotes
2 poires**
1 tasse ou 250 g de vin blanc
¼ de tasse ou 60 g de crème à cuisson ou de demi-crème
Sel et poivre

Éplucher, épépiner et trancher en quartiers les poires. Éplucher et hacher finement l’oignon (ou les échalotes). Réserver.

Dans un bol ou une assiette, mélanger la farine et le cari. Saler et poivrer les escalopes de veau et les enrober de la préparation de farine.

Dans une poêle, faire chauffer le beurre et l’huile. Quand les corps gras sont bien chauds, dorer les escalopes, compter environ 1 minutes de chaque côté pour la cuisson. Réserver au chaud, par exemple dans un four préchauffe à 60°C (140°F).

Dans la même poêle, faire revenir l’oignon (ou les échalotes) et les quartiers de poires jusqu’à ce que l’oignon soit translucide et commence à dorer. Saler et poivrer. Déglacer avec le vin blanc. Porter à ébullition et laisser réduire de moitié. Ajouter la crème et laisser mijoter jusqu’à ce que la sauce épaississe légèrement. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin. Servir les escalopes de veau nappées de sauce avec des pâtes.

*Il est possible de remplacer les escalopes de veau par des escalopes de poulet, de porc ou de cheval.
**Plutôt que d’utiliser des poires, remplacez-les par des pommes ou des poires asiatiques (pomme-poire).

Et vous, quels sont vos révélations culinaires?

Ce qu’il y a dans mes placards…

Je n’aime pas être prise au dépourvu, alors j’anticipe mes achats et je fais des réserves d’ingrédients plus ou moins habituels. Donc dans ma cuisine, j’ai du tahini (crème de sésame), de la farine de châtaigne, du quinoa, des graines de courge et de la farine de riz gluant que je n’ai jamais utilisé! Le pire, c’est que je sais pour quelle recette j’ai acheté chacun de ces ingrédients. Cependant, il y a des ingrédients que j’achète sans savoir à quoi ils serviront. C’est comme ça que je m’étais constitué une réserve de bières : blonde, brune et noire. Il y a quelques temps, je cuisinais régulièrement avec de la bière et j’aimais bien avoir le choix en ouvrant simplement les portes de mon placard. Cette réserve était presque épuisée et il me restait qu’une cannette de Guinness. En y réfléchissant, j’aurais pu utiliser cette bière noire bien plus tôt : il y a une recette de gâteau au chocolat et à la Guinness qui me trotte toujours dans la tête que je n’arrête pas de me promettre d’essayer.

J’ai finalement utilisé cette bière pour faire des côtes levées. Cette recette m’a particulièrement surprise : le goût est plus fin en bouche et il se différencie davantage des recettes que j’ai faites précédemment. J’ai pris cette recette sur le site Les gourmandises d’Isa.

Bière noire, miel et sirop d'érable
Côtes levées à la bière noire et miel
Pour 3 personnes

Côtés levées
600 g à 700 g (1,5 lb) de côtes levées
¾ de tasse ou 180 g de bière noire
1 oignon
1 branche de céleri
1 gousse d’ail
1 feuille de laurier
¼ de cuillère à thé de thym séché
½ cuillère à thé de poivre noir, concassé
Sel

Sauce
½ cuillère à thé de poudre d’oignon
½ tasse ou 125 g de bière noire
⅓ de tasse ou 80 g de miel*
¼ de tasse ou 60 g de sauce barbecue**
3 cuillères à soupe de pâte de tomate
1 cuillère à thé de flocons de piment fort ou de piment moulu

Côtés levées
Éplucher et couper l’oignon en quatre. Tailler le céleri en petits tronçons. Déposer les légumes et la viande dans un grand chaudron. Ajouter la bière noire, l’ail, la feuille de laurier, le thym séché, le poivre noir concassé et le sel. Ajouter de l’eau jusqu’à ce que la viande soit recouverte de liquide. Porter à ébullition et cuire pendent 50 minutes. Pendant la cuisson, écumer la mousse grisâtre.

Sauce
Pendant que les côtes levées cuisent, préparer la sauce. Dans un bol, mélanger la poudre d’oignon, la bière noire, le miel, la sauce barbecue, la pâte de tomate et les flocons de piment fort (ou le piment moulu). Réserver.

Lorsque les côtes levées ont fini de bouillir, les égoutter et les laisser tiédir 15 minutes. Déposer les côtes levées dans un plat ou dans un sac de plastique et verser la sauce sur la viande pour bien l’enrober. Réfrigérer pendant 2 à 12 heures.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Déposer les côtes levées sur une plaque de cuisson anti-adhésive ou recouverte d’un papier d’aluminium légèrement huilé. Enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner la viande avec le restant de marinade. Laisser cuire encore 10 minutes et badigeonner la viande de nouveau. Laisser cuire une dernière fois pendant 10 minutes. Au besoin, baisser la température du four à 190°C (375°F) si la marinade semble sur le point de brûler (si elle est très noire et qu’elle ne bouillonne plus). Servir et déguster.

*J’ai remplacé une partie du miel par du sirop d’érable. Il est également possible de remplacer en partie ou entièrement le miel par de la mélasse.
**J’ai utilisé de la sauce HP anglaise. Utiliser une sauce barbecue que vous trouvez facilement dans votre épicerie qu’elle soit de style américaine ou « smokey » (avec un goût de « fumé »).

Et vous, qu’avez-vous comme réserve dans vos placards?