Catégorie : Volailles

Pour une fois, pas d’aigre-doux

Il y a longtemps que je n’avais pas fait de sauté asiatique et un soir, ça m’a fait envie. Au réfrigérateur, séjournait justement du poulet qui avait un destin indéterminé (il savait cependant qu’il finirait par être mangé). Plus tôt dans la journée, j’avais également aperçu des noix de cajou qui s’ennuyaient depuis un bon moment dans un tiroir… il faut dire que je les avais oubliées. J’ai cherché une recette qui pouvait marier ces deux ingrédients.

J’ai fouillé dans ma liste de recettes à tester (je peux vous dire qu’elle est longue!) et je suis tombée sur une recette de poulet aux arachides Thaï que j’avais pris sur le feu blog Le plaisir de la table. Je me suis retenue à deux mains pour ne pas ajouter du gingembre dans cette recette et pour la suivre presque à la lettre. Contrairement à mes autres sautés, celui-ci a un goût délicat et n’est pas aigre-doux. Bref, il est parfait pour les gens qui n’aime pas les plats sucré-salé, mais qui veulent s’aventurer dans la cuisine asiatique.

Sauté Thaï
Poulet aux noix de cajou à la Thaï
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
1 brocoli*
½ cuillère à thé de poudre d’oignon
½ cuillère à thé de sambal oelek**
¼ de tasse ou 60 g de sauce aux huîtres
2 cuillères à soupe de sauce soja
1 cuillère à thé de sucre
¼ de tasse ou 50 g de noix de cajou*** non salées
¼ de tasse ou 60 g d’eau
1 cuillère à thé de mirin**** (facultatif)
3 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition pour blanchir le brocoli. Pendant ce temps, détailler le brocoli en petits bouquets de même taille, éplucher le tronc du brocoli et le couper en rondelles de même épaisseur. Quand l’eau bout, saler l’eau et ajouter les rondelles et les fleurons de brocoli. Cuire pendant 4 minutes. Égoutter le brocoli et rincer à l’eau froide pour arrêter la cuisson*****. Réserver.

Dans une poêle, verser les noix de cajou. Poser la poêle sur le feu, sans ajouter de corps gras, et faire griller les noix en les remuant fréquemment. Retirer les noix de la poêle quand elles sont légèrement dorées, réserver.

Dans un bol, mélanger la sauce aux huîtres, la sauce soja, le sucre et le mirin. Réserver.

Couper le poulet en petites lanières. Dans une poêle verser 2 cuillères à soupe d’huile. Quand l’huile est bien chaude, ajouter le poulet et le cuire. Quand le poulet est cuit, le retirer de la poêle et réserver.

Au besoin, ajouter le restant d’huile dans la poêle et y faire revenir pendant 1 minute le sambal oelek. Ajouter le brocoli blanchi et le faire cuire pendant 2 à 3 minutes. Assaisonner avec la poudre d’oignon. Remettre le poulet dans la poêle et ajouter le mélange à base de sauce aux huîtres puis l’eau. Incorporer les noix de cajou quand la sauce est bien chaude et poursuivre la cuisson pendant 1 minute, juste pour réchauffer les noix. Servir sans attendre sur un lit de riz au jasmin ou basmati.

*Il est possible d’utiliser d’autres légumes : poivron, carotte, oignon, etc.
**Dans la recette originale, il utilise un petit piment rouge séché. Utiliser ce que vous avez sous la main ou ce que vous préférez.
***Selon votre envie, remplacer les noix de cajou par des arachides grillées et non salées. Dans ce cas, vous n’avez pas besoin de les faire griller à la poêle.
****Le mirin est un vin sucré fait à base de riz. On le retrouve dans la cuisine japonaise. Habituellement, le mirin ne contient pas d’alcool.
*****Il est possible de blanchir le brocoli en avance et de le conserver au frais jusqu’au moment de s’en servir. Vous pouvez omettre cette étape si vous aimez vos légumes croquants ou les cuire plus longtemps à la poêle.

Et vous, qu’est-ce que vous aimez dans les plats asiatiques?

Quand on peut bien faire et rapidement…

Un soir, je cherchais une recette rapide et je me suis mise à hésiter entre deux recettes : l’une déjà testée et approuvée et une autre jamais expérimentée. L’hésitation en cuisine est à mon avis le meilleur moyen de perdre du temps… Heureusement, j’ai réussi à trancher rapidement et j’ai choisi d’essayer une nouvelle recette. À la première bouchée, j’ai su que j’avais fait le bon choix. Cette recette est parfumée et pleine de saveurs. Bref, une recette de semaine parfaite pour se faire plaisir même lorsqu’on est pressé.

J’ai pris cette recette dans la revue Ricardo volume 3, numéro 5. Elle se trouve également dans le numéro hors série « Nos 90 meilleurs recettes prêtes en 30 minutes ».

Plein de saveur
Poulet glacé au miel et à la vodka parfumée
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
2 cuillères à soupe de beurre
1 ou 2 échalotes
2 cuillères à soupe de miel
½ cuillère à thé de thym séché
Le zeste d’un citron haché finement
⅓ de tasse ou 80 g de vodka parfumée*
Sel et poivre

Dans une poêle, faire fondre le beurre et y dorer les poitrines de poulet. Saler et poivrer la viande. Ajouter les échalotes et faire revenir pendant 1 minute. Verser le miel, le thym et les zestes de citron. Mélanger pour bien enrober le poulet de cette préparation. Déglacer avec la vodka parfumée (ou autre) et laisser réduire presque complètement.

Couvrir et poursuivre la cuisson à feu doux pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que le poulet soit cuit. Saler et poivrer au besoin. Découper les poitrines de poulet en tranches et servir sans attendre.

*J’ai pris une vodka que j’avais parfumée à la clémentine, mais il est possible d’utiliser une vodka aromatisée du commerce ou une autre boisson comme un Bacardi à l’orange (ou d’un autre parfum). Cependant, il est possible de varier la recette en utilisant un autre type d’alcool de votre choix : du vermouth blanc (comme dans la recette originale), du rhum, du cognac, du marsala, du cidre, du vin (pourquoi pas un vin chaud), etc.

Et vous, est-ce que vous voyez le potentiel de cette recette? En changeant le thym par une autre herbe, le zeste de citron par celui d’un autre agrume ou la vodka par un autre alcool, y a-t-il assez de déclinaisons à votre goût?

Du poisson?

J’adore la complexité des repas asiatiques autant au niveau des saveurs que des textures. La problématique est souvent de départager la cuisine asiatique « authentique », celle qui correspond exactement à ce qu’on peut retrouver dans ces pays et les « adaptations » où les recettes originales sont modifiées pour s’adapter aux ingrédients disponibles ou pour correspondre aux goûts des gens du pays d’adoption. Certaines fois, il est difficile de classifier les recettes, mais je crois surtout qu’il est difficile de trouver des recettes « authentiques ». Cette fois, il n’y avait pas de doute, c’était une adaptation… avec de la truite! Je ne sais pas pour vous, mais quand j’ai vu poisson aigre-doux, j’ai eu de gros doute sur le mariage. Quand j’en ai discuté avec mon chéri, il a eu le même air hébété que moi.

N’ayant pas envie de prendre de risque et n’arrivant pas à imaginer de la truite à l’aigre-doux, j’ai remplacé le poisson par du poulet. J’ai également ajouté des légumes à ce sauté. La version que je vous propose est une déclinaison d’une recette tirée du Coop magazine.

Aigre-doux
Poulet aigre-doux
Pour 2 personnes

180 g de poitrines de poulet désossées
6 à 10 fleurons de brocoli
1 carotte
1 oignon*
2 cuillères à soupe d’huile végétale
2 tranches d’ananas en boîte ou frais
2½ cuillères à soupe de sucre
½ cuillère à soupe d’eau
1¼ tasse ou 310 g de jus d’orange
3 cuillères à soupe de ketchup
1 cuillère à thé de vinaigre de cidre**
1 cuillère à soupe de sauce soja
½ cuillère à soupe de gingembre frais, râpé
1 gousse d’ail
½ cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
1 cuillère à soupe d’eau
½ cuillère à thé de sambal oelek (facultatif)
Sel et poivre

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition pour blanchir les légumes. Pendant ce temps, couper la carotte en rondelles et détailler le brocoli en petits bouquets de même taille. Quand l’eau bout, saler l’eau et ajouter la carotte, faire cuire 3 minutes. Retirer la carotte et la rincer sous l’eau froide pour arrêter la cuisson. Ajouter les fleurons de brocoli dans l’eau bouillante et cuire pendant 4 minutes. Égoutter le brocoli et rincer à l’eau froide pour arrêter la cuisson***. Réserver.

Couper les rondelles d’ananas en petits morceaux. Émincer l’oignon en demi-rondelle et avec la lame d’un couteau, écraser la gousse d’ail ou la hacher finement, au choix. Réserver.

Couper en languettes ou en petits morceaux les poitrines de poulet et réserver.

Dans un bol, mélanger le jus d’orange, le ketchup, le vinaigre, la sauce soja, le gingembre râpé et la gousse d’ail. Dans un autre bol, mélanger la fécule de maïs (maïzena) et l’eau (1 cuillère à soupe). Réserver.

Dans une poêle, verser ½ cuillère à soupe d’huile et faire revenir à feu doux l’oignon jusqu’à ce qu’il soit translucide et qu’il commence à caraméliser. Retirer de la poêle et réserver dans une assiette.

Pendant la cuisson de l’oignon, dans un chaudron verser le sucre et l’eau (½ cuillère à soupe). Faire cuire jusqu’à ce que le sucre prenne une jolie couleur dorée. Quand le caramel à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer), verser le jus d’orange. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la sauce soit homogène et lisse. Ajouter le mélange de ketchup et prolonger la cuisson de 5 minutes. Réserver.

Dans la poêle qui a servi à cuire l’oignon, ajouter un peu d’huile et faire revenir le poulet. Saler et poivrer la viande. Quand la viande est cuite, ajouter, au besoin, de l’huile, les morceaux d’ananas, la carotte et les fleurons de brocoli et les faire sauter pendant 2 à 3 minutes. Ajouter le sambal oelek et l’oignon. Bien mélanger. Verser la sauce réservée dans le chaudron et porter le tout à ébullition. Quand la sauce est chaude, ajouter le mélange d’eau et de fécule de maïs. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la sauce ait épaissi et servir sur un lit de riz basmati ou au jasmin.

*Il est possible d’omettre l’oignon et de remplacer la carotte ou le brocoli par d’autres légumes.
**Si vous n’avez pas de vinaigre de cidre, remplacez-le par un vinaigre de vin blanc, de riz, d’abricot, etc. Éviter si possible le vinaigre blanc qui est moins aromatique.
***Il est possible de blanchir vos légumes en avance et de les conserver au frais jusqu’au moment de s’en servir.

Et vous, que pensez-vous du mariage truite aigre-doux?

Note : Pour le Muffin Monday, je vous donnerai les résultats dès que possible! Je ne vous ai pas oubliés. J’attends les votes d’un des membres du jury qui a des soucis avec son accès Internet. Merci de votre patience et de votre compréhension.

Pour changer du poulet ou presque…

S’il y a bien une viande dont je ne me lasse pas, c’est le poulet. Il y a plusieurs années, il m’arrivait, par un concours de circonstance, de manger 4 repas de poulet en deux jours. Dans ces moments, mes parents me disaient de faire attention que je pourrais me mettre à voler. Il faut croire que je n’ai pas encore mangé assez de poulet…

Après avoir exploité les poulets entiers, les cuisses, les poitrines désossées ou non, les hauts de cuisse, les pilons et les ailes, qu’est-ce qui nous reste à essayer? Il y a toujours les abats, mais omis la mousse de foie de poulet, ce n’est pas mon truc. L’autre alternative est d’utiliser des poulets plus jeunes : le coquelet (ou poulet de Cornouailles)! C’est un format idéal pour deux personnes et si l’on ne veut pas de reste. Pour apprêter cette jeune volaille, j’ai choisi une recette de Ricardo issue de son magasine volume 8, numéro 8.

Un petit poulet
Coquelet aux pommes et à la moutarde
Pour 2 personnes

1 coquelet* (poulet de Cornouailles)
3 cuillères à soupe de beurre à température ambiante
1½ cuillères à soupe de gelée de pommes**
2 cuillères à thé de moutarde de Dijon
1 tasse ou 250 g de vin blanc
1 oignon (facultatif)
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger 2 cuillères à soupe de beurre, la gelée de pommes et la moutarde. Poivrer et réserver.

Avec les doigts, soulever délicatement la peau de la poitrine et des cuisses sans la déchirer. Insérer la préparation de beurre sous la peau en l’étendant le plus uniformément que possible. Verser le restant de la préparation, s’il y en a trop, dans la cavité du coquelet. Badigeonner l’extérieur du coquelet avec le beurre restant. Ficeler les cuisses si désiré. Saler et poivrer.

Découper l’oignon en rondelles d’au moins 1 cm (³⁄₈ de pouce) et les déposer dans un plat de cuisson allant au four. Verser le vin et déposer le coquelet sur les rondelles d’oignon. Enfourner et cuire pendant 50 minutes ou jusqu’à ce que l’os de la cuisse se détache facilement. Au besoin pendant la cuisson, si la peau devient trop dorée, couvrir le coquelet avec du papier d’aluminium.

Découper le coquelet en deux (les os se coupent facilement) puis le servir avec le jus de cuisson*** (le vin) et les rondelles d’oignon.

*Vous pouvez également réaliser cette recette avec du poulet. Cependant, il faudra augmenter la température de cuisson à 190°C (375°F) et allonger légèrement le temps de cuisson.
**Il est possible de remplacer la gelée de pommes par de la marmelade douce ou de la confiture d’abricots.
***Si vous le désirez, ajouter au jus de cuisson une 1 cuillère à thé de fécule de maïs (maïzena) délayée dans un peu de bouillon de poulet et porter à ébullition pour obtenir une sauce un peu plus consistante.

Et vous, est-ce que vous avez déjà travaillé un poulet élevé différemment (coquelet, chapon, etc.)?

Avant que l’hiver soit fini…

Dans la région où j’habite, j’ai droit à des températures, selon moi, printanières. Dans ces conditions, difficile de croire que nous sommes toujours en hiver. J’aimerais bien, comme plusieurs, qu’il neige pour pouvoir aller skier ou luger, mais ce souhait semble de plus en plus improbable. En attendant que le printemps s’établisse définitivement, on peut toujours profiter de l’hiver en préparant des petits plats mijotés longuement.

Cette fois, je vous propose une blanquette de poulet. Je dois reconnaître que je préfère les mijotés avec du vin rouge, mais ce plat a quand même un petit côté réconfortant des plats d’hiver. Cette recette est tirée de la revue Ricardo volume 9, numéro 2.

Un poulet en crème
Blanquette de poulet
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet
1½ tasse ou 375 g de bouillon de poulet
½ céleri-rave*
6 champignons blancs**
3 carottes
3 échalotes
½ tasse ou 125 g de vin blanc
¼ de cuillère à thé de thym séché
1 feuille de laurier
1½ cuillère à soupe de beurre
2 cuillères à soupe de farine
¼ de tasse ou 60 g de crème à cuisson ou fraîche
1 jaune d’oeuf
1 cuillère à soupe de jus de citron
2 cuillères à soupe de ciboulette fraîche ciselée
Sel et poivre

Découper les poitrines de poulet en cubes d’au moins 1,5 cm de côté (⁵⁄₈ de pouce). Tailler les champignons en quatre, détailler les carottes épluchées en rondelles d’environ 1 cm (½ pouce) d’épaisseur, découper le céleri-rave épluché en cubes et éplucher les échalotes. Réserver.

Dans un grand chaudron, verser le bouillon, le vin blanc, les champignons, les carottes, le céleri-rave, les échalotes, le thym séché et la feuille de laurier. Porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Filtrer la préparation, réserver les légumes et le bouillon séparément. Il devrait rester 1½ tasse ou 375 g de jus de cuisson, au besoin compléter avec de l’eau ou du bouillon de poulet.

Nettoyer le chaudron. Remettre le chaudron sur le feu et faire fondre le beurre. Dorer les morceaux de poulet dans le corps gras. Saler et poivrer. Quand le poulet est coloré, saupoudrer la farine et poursuivre la cuisson pendant 1 minute en brassant constamment. Ajouter le jus de cuisson et porter à ébullition en remuant fréquemment. Laisser mijoter doucement pendant 5 minutes.

Dans un bol, mélanger la crème, le jaune d’oeuf et le jus de citron. Ajouter un peu de sauce chaude pour réchauffer le mélange de crème en brassant continuellement. Verser cette préparation dans le chaudron en fouettant bien. Remettre les légumes dans le chaudron pour les réchauffer sans porter la préparation à ébullition pour éviter de cuire l’oeuf. Rectifier l’assaisonnement au besoin et servir parsemé de ciboulette fraîche.

*Selon si vous aimez ou non ce légume vous pouvez en mettre plus ou moins.
**Je n’aime pas les champignons blancs, c’est pour ça que j’en ai mis si peu. Vous pouvez facilement augmenter la quantité de champignons à 100 g (4 onces).

Et pour vous, est-ce que ce plat est réconfortant?

Une petite note, pour vous rappeler le KKVKVK #38 chez Very Easy… Kitchen. Je vous encourage fortement à participer à cette nouvelle édition, mais n’oubliez pas le Muffin Monday!