Catégorie : Desserts

Chocolat et de deux!

Voici la suite de l’articles sur le tempérage du chocolat : mouler les chocolat et quelques idées de garniture. Pour les garnitures, j’ai utilisé plusieurs sources : Jasmine, Katia au pays des merveilles et Beau à la louche de Loukoum.

Pour ce jour, j’aurais aimé vous présenter un dessert un peu plus élaboré, mais je n’ai pas vu le temps passer… Et oui, Une souris dans ma cuisine fête déjà ses deux ans! Merci à celles et ceux qui passent et qui prennent le temps de lire ce que j’écris. J’espère également que vous trouvez des idées et des recettes qui vous plaisent.

Assortiment de chocolats
Chocolats fourrés
Matériel nécessaire

Chocolat tempéré
Moules en silicone ou en polypropylène
Pinceau
Contenant avec un embout fin (facultatif)
Garniture au choix

Moule en silicone
Remplir au tiers les empreintes du moule en silicone avec du chocolat tempéré. À l’aide d’un pinceau, peindre de chocolat les côtés des empreintes. Déposer le moule au réfrigérateur pendant 15 minutes. Quand la première couche de chocolat a figé, en appliquer une deuxième pour rendre les coques bien étanches. Réfrigérer pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que la seconde couche soit figée. Remplir l’empreinte avec une garniture au choix en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Couvrir la garniture avec du chocolat pour combler l’empreinte et compléter le chocolat fourré. Taper légèrement le moule sur une surface plane pour faire sortir les bulles d’air. Réfrigérer pendant 15 à 20 minutes avant de démouler.

Moule en polypropylène
À l’aide d’un essuie-tout ou d’un morceau de coton, frotter les empreintes du moule en polypropylène jusqu’à ce qu’elles dégagent de la chaleur. Remplir au tiers les empreintes du moule avec du chocolat tempéré. À l’aide d’un pinceau, peindre de chocolat les côtés des empreintes. Déposer le moule au réfrigérateur pendant 15 minutes. Quand la première couche de chocolat a figé, en appliquer une deuxième pour rendre les coques bien étanches. Réfrigérer pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que la seconde couche soit figée. Remplir l’empreinte avec une garniture au choix en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Couvrir la garniture avec du chocolat pour combler l’empreinte et compléter le chocolat fourré. Taper légèrement le moule sur une surface plane pour faire sortir les bulles d’air. Réfrigérer pendant 15 à 20 minutes avant de démouler.

Ces moules sont plus délicats que les moules en silicone, il faut les nettoyer de préférence à l’eau froide et surtout, sans savon.


Idées de garniture

Chocolat au cerise

Chocolat au cerise
⅔ de tasse ou 100 g de sucre glace*
10 cerises au marasquin ou à cocktail avec le sirop

À l’aide d’essuie-tout, retirer l’excédent de sirop des cerises sans trop les déformer et réserver.

Dans un bol, déposer le sucre glace et ajouter 1 cuillère à thé de sirop de cerise. Mélanger et ajouter du sirop au besoin jusqu’à ce que la préparation soit très légèrement coulante. Dans les chocolats, les cerises rendront un peu de sirop même après les avoir essuyer, c’est pourquoi la préparation ne doit pas être trop liquide.

Une fois que les coques des empreintes sont figées, déposer un peu du mélange de sucre glace et de sirop. Ajouter une cerise entière, si l’empreinte est assez grande, ou une demi-cerise et fermer le chocolat fourré avec une couche de chocolat. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Chocolat au Spéculoos

Chocolat au Spéculoos** inspiré de Jasmine
¼ de tasse de pâte de Spéculoos
Cannelle moulue au goût

Dans un bol, mélanger la pâte de Spéculoos avec la cannelle moulue. Goûter et ajouter plus de cannelle selon le parfum désiré.

Une fois que les coques sont figées, remplir les empreintes avec la préparation de Spéculoos en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Fermer le chocolat fourré avec une couche de chocolat. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Chocolat à la ganache

Chocolat à la ganache de Katia
60 g (2 onces) de chocolat noir ou au lait
½ tasse ou 120 g de crème à 35 % ou de crème entière

Hacher finement le chocolat et le déposer dans un bol.

Dans un chaudron, porter la crème à ébullition. Dès que la crème bout, la verser sur le chocolat et attendre pendant 1 minute. Ensuite, mélanger jusqu’à ce que le chocolat soit totalement fondu et que la préparation soit homogène. Laisser refroidir à température ambiante jusqu’à ce que la préparation soit tartinable.

Une fois que les coques sont figées, remplir les empreintes avec la ganache en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Fermer le chocolat fourré avec une couche de chocolat. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Chocolat à la ganache aux framboises

Chocolat à la ganache aux framboises*** selon Jasmine
⅔ de tasse ou 112 g de framboises
⅓ de tasse ou 80 g de crème à 35 % ou de crème entière
250 g (9 onces) de chocolat noir ou au lait

Hacher finement le chocolat et le déposer dans un bol.

Dans un chaudron, porter la crème et les framboises à ébullition. Dès que la crème bout, la verser avec les framboises sur le chocolat et attendre pendant 1 minute. Ensuite, mélanger jusqu’à ce que le chocolat soit totalement fondu et que la préparation soit homogène. Laisser refroidir à température ambiante jusqu’à ce que la préparation soit tartinable.

Une fois que les coques sont figées, remplir les empreintes avec la ganache aux framboises en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Fermer le chocolat fourré avec une couche de chocolat. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Chocolat croustillant

Chocolat croustillant
Chocolat au lait ou noir fondu, en quantité suffisante
Céréales Rice Krispies
Biscuits gavottes, dentelles ou sablés émiettés

Dans un bol, mélanger les céréales et les biscuits émiettés. Réserver.

Une fois que les coques sont figées, remplir les empreintes avec le mélange de céréales et verser du chocolat fondu pour compléter le chocolat fourré. Taper légèrement le moule sur une surface plane pour faire sortir les bulles d’air. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Chocolat au caramel citronné selon Loukoum
Dès que j’ai vu cette recette de caramel sur le blog Beau à la louche, j’ai eu envie de l’utiliser pour garnir des chocolats. Honnêtement, ce sont mes favoris et de plus, ils ont eu un grand succès. Ce caramel peut être employé autrement : tartiné sur une tranche de pain, versé sur un gâteau, mélangé à de la crème glacée, etc. Bref, si vous aimez le caramel et le citron, essayez cette recette.

Chocolat au caramel citronné
5 cuillères à soupe ou 60 g de sucre
100 ml ou 100 g de crème à 35 % ou de crème entière
2 cuillères à soupe ou 25 g de beurre non salé, coupé en morceaux
Zeste de 2 petits citrons

Dans un chaudron, verser le sucre et faire cuire jusqu’à ce que le sucre prenne une jolie couleur dorée. Il est possible de brasser le sucre avec une cuillère vu que c’est un caramel à sec : il ne devrait pas se cristalliser. Quand le caramel à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer), retirer le chaudron du feu. Ajouter le beurre en trois fois en mélangeant bien entre chaque addition. Ensuite, incorporer petit à petit la crème. Remettre le chaudron sur le feu et porter à ébullition. Dès que le caramel bout, baisser le feu et laisser mijoter pendant 4 minutes en brassant de temps en temps. Retirer du feu et ajouter les zestes de citrons. Verser dans un pot, laisser refroidir et réfrigérer jusqu’à utilisation.

Une fois que les coques sont figées, remplir les empreintes avec le caramel citronné en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Fermer le chocolat fourré avec une couche de chocolat. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Les chocolats maisons se conservent assez longtemps à température ambiante dans une boîte hermétique : de 2 semaines à 2 mois selon la garniture. Les chocolats avec une garniture contenant de la crème qui a été portée à ébullition se conserve pendant 2 semaines à température ambiante. Personnellement, je préfère quand même les conserver au frais. Habituellement, je réalise mes chocolats fourrés sur plusieurs jours : je fais en premier ceux dont les garnitures ne comportent pas de crème et je fais en dernier, une ou deux journées avant d’offrir les chocolats, ceux qui contiennent de la crème. Ainsi, je n’ai pas besoin de conserver mes chocolats au réfrigérateur où ils perdraient leur brillance.

*Idéalement, il faut utiliser du fondant en poudre, mais ce produit est difficile à trouver en dehors des magasins spécialisés.
**Plutôt que de garnir des chocolats avec de la pâte de Spéculoos, il est possible d’utiliser du Nutella additionné de noisettes grossièrement concassées, etc. Utilisez votre imagination pour agrémenter les pâtes à tartiner et garnir vos chocolats de ces préparations.
***Il est possible d’utiliser la ganache aux framboises pour faire des truffes. Il suffit de verser la préparation dans un moule et de la réfrigérer quelques heures. Découper la ganache, la rouler dans vos mains pour former des boules, enrober de chocolat et terminer en les roulant dans le cacao. Réserver au frais

Alors, est-ce que vous allez faire des chocolats maison cette année ou l’année prochaine (elle arrive bientôt après tout)?

Encore de la pomme!

Après avoir réalisé cette tarte tatin, il me restait quelques pommes. Je n’avais pas vraiment envie de les consommer tels quels, alors j’ai opté pour une purée de pommes. Dans cette recette, les pommes sont cuites dans un caramel d’où le nom de purée de pommes tatin. De plus, cette purée peut accompagner une multitude de choses : un yogourt nature, de la crème glacée à la vanille, un morceau de gâteau, des madeleines, une crème au chocolat, des crêpes… À la condition, bien sûr, de ne pas tout manger à la petite cuillère!

Voici donc la recette de purée de pommes tatin qui est tirée de l’émission Les desserts de Patrice.

Un caramel de pommes
Purée de pommes tatin
Environ 350 ml

6 pommes*
2 cuillères à soupe de sirop de maïs ou de glucose
1 tasse ou 200 g de sucre
3 cuillères à soupe ou 45 g d’eau (un peu plus au besoin)
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé
1 à 2 cuillères à soupe ou 15 g à 30 g d’eau supplémentaire

Préchauffer le four à 230°C (450°F).

Dans un chaudron, verser le sucre et le sirop de maïs (ou de glucose). Ajouter les 3 cuillères à soupe d’eau; l’eau doit juste couvrir le sucre, mettre plus d’eau si nécessaire. Faire chauffer à feu vif, sans brasser, jusqu’à ce que le caramel soit à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer). Retirer du feu et ajouter le beurre.

Éplucher, épépiner et tailler les pommes en quatre. Déposer les quartiers de pommes dans un plat ou une poêle allant au four. Verser le caramel sur les pommes et ajouter 1 à 2 cuillères à soupe ou 15 g à 30 g d’eau.

Enfourner et cuire pendant 30 minutes en brassant toutes les 5 minutes pour que les pommes se colorent uniformément. Les fruits sont prêts lorsqu’ils sont bien caramélisés et qu’ils s’affaissent facilement.

Laisser totalement refroidir les pommes et les réduire en purée lisse. Si la purée semble trop épaisse, ajouter un peu d’eau. Cette purée de pommes se conserve pendant 2 semaines au réfrigérateur.

*Dans la recette originale, Patrice Demers conseille d’utiliser des pommes Cortland. J’ai utilisé un mélange de Golden et de Gala.

Et vous, avec quoi marierez-vous cette purée de pommes tatin?

Les fruits de garde…

Depuis quelques temps, on retrouve de plus en plus de fruits exotiques sur les étalages des épiceries. Je me rends compte que je les cuisine peu (pour ne pas dire pas du tout). Curieusement, l’ananas, je le travaille habituellement dans les plats salés et manger un ananas entier en quelques jours, ce n’est pas gagné ici. D’un autre côté, mon chéri et moi n’aimons pas les fruits de la passion ni les bananes (ce qui n’est certainement pas un mal vu les pratiques de cette culture). De plus, je ne pense pas à prendre une mangue, une papaye, une pomme grenade ou des litchis quand je vais à l’épicerie… C’est vrai que depuis que je fréquente le marché, je passe rarement dans la section des fruits et légumes des épiceries. Ça n’aide sûrement pas ma cause. Cependant, je pense plus facilement à prendre des pommes ou des poires. C’est l’avantage des fruits de garde, on en trouve toute l’année ou presque et ils sont issus pour la plupart (il faut quand même regarder la provenance) du pays où l’on vit.

Je dois reconnaître que dans les fruits de garde, je craque plus facilement pour les pommes. De toute manière, peut-on résister à une tarte aux pommes? Je sais encore de la tarte, encore une version avec des pommes… mais il en existe tellement de différentes! Cette fois, j’ai craqué sur la tarte aux pommes de Christophe Michalak tirée de son livre Les desserts qui me font craquer. Il a revisité la tarte tatin : la pâte et la garniture sont préparées de manière distincte. Cette tarte n’est pas trop sucrée et la pâte est parfaitement cuite (en plus, d’être moins altérée par le temps). Allez, craquez pour ce dessert!

Tarte tatin revisitée
Tarte tatin simplifiée selon Michalak
Pour 4 personnes

2 grosses ou 3 petites pommes golden (environ 225 g)
3½ cuillères à thé ou 15 g de beurre non salé
¼ de tasse ou 50 g de sucre
1½ cuillère à soupe ou 23 g de crème à 35%
  ou de crème entière
1 cuillère à thé de gélatine en poudre
  ou 1 feuille (2 g) de gélatine
1 pâte feuilletée maison ou du commerce
Sucre glace en quantité suffisante

Abaisser la pâte feuilletée sur une épaisseur de 2 mm (entre ¹⁄₁₆ et ¹⁄₈ de pouce). Découper la pâte en suivant la forme du moule et en laissant 1 cm (³⁄₈ de pouce) de plus tout le tour. J’ai utilisé un moule de 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces), donc ma pâte mesurait 12 cm par 22 cm (4¾ pouces par 8¾ pouces). Déposer la pâte découpée sur une feuille de papier parchemin et la réfrigérer pendant 1 heure.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Enfourner la pâte préalablement déposer sur une plaque de cuisson et cuire pendant 30 à 35 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit ambrée. Retirer la pâte feuilletée du four.

Augmenter la température du four à 250°C (475°F).

Pendant ce temps, à l’aide d’une autre plaque de cuisson, appuyer délicatement sur le feuilletage pour égaliser sa hauteur*. Saupoudrer légèrement et uniformément la pâte feuilletée de sucre glace. Enfourner et cuire pendant 3 à 5 minutes ou jusqu’à ce que le sucre soit bien caramélisé. Sortir du four et laisser totalement refroidir.

Éplucher, épépiner et tailler en cubes, d’environ 5 mm (un peu moins que ¼ de pouce) de côté, les pommes. Dans une poêle, faire fondre le beurre et y faire revenir les pommes jusqu’à ce qu’elles soient tendres. Réserver.

Dans un chaudron, verser la crème et la porter à ébullition. Retirer du feu et couvrir pour garder la crème chaude, réserver.

Faire tremper la feuille de gélatine dans de l’eau froide ou faire gonfler la gélatine en poudre dans 1½ cuillère à soupe d’eau froide pendant 10 minutes.

Dans une poêle, verser le sucre et faire cuire jusqu’à ce que le sucre prenne une jolie couleur dorée. Il est possible de brasser le sucre avec une cuillère vu que c’est un caramel à sec : il ne devrait pas se cristalliser. Quand le caramel à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer), ajouter la crème chaude et reporter à ébullition. Retirer du feu et verser dans un bol. Essorer la gélatine en feuille et l’ajouter au caramel (ou ajouter la gélatine qui a gonflée dans l’eau). Mélanger pour bien incorporer la gélatine et ajouter les pommes poêlées. Verser la préparation dans un moule recouvert d’une pellicule plastique** et l’égaliser. Déposer le moule au congélateur et laisser prendre pendant au moins 1 heure.

Démouler la préparation de pommes tatin et la déposer sur la pâte feuilletée. Laisser tempérer un peu et servir. Cette tarte se conserve à température ambiante.

*Je n’ai pas réussi à bien égaliser la pâte. La prochaine fois, je retournerai la pâte avant de la saupoudrer de sucre glace.
**J’avais seulement huilé mon moule et j’ai eu beaucoup de difficulté à démouler la préparation de pomme. Je vous invite à mettre une pellicule plastique si vous n’utilisez pas un cercle de pâtisserie.

Et vous, est-ce que vous cuisinez davantage les fruits de garde ou les fruits exotiques?

Les marrons sont de retour!

Depuis que j’ai découvert les marrons, je ne les ai jamais fait autrement que cuit au four. J’ai goûté la crème de marrons et je n’ai pas trop apprécié : c’est sucré et on perd le goût de la châtaigne. J’ai essayé de réaliser ma propre crème de marrons… Ça se résume en un mot : long! Le goût est vraiment supérieur, on sent bien la châtaigne et c’est à manger à la petite cuillère. Malheureusement, en vieillissant le sucre devient de plus en plus présent en bouche. Bref pour le moment, je garde ma recette de marrons cuit au four qui comble mes papilles et celles de mon chéri.

Cependant, pour passer cette crème trop sucrée à mon goût, rien de mieux que de la mélanger avec du chocolat. J’ai donc réalisé une mousse aux marrons et au chocolat selon la recette de Lilo tirée de son livre La cuisine campagne de Lilo.

Crème ou mousse
Mousse au chocolat et aux marrons
Pour 4 personnes

80 g (3 onces) de chocolat noir ou au lait
½ tasse ou 150 g de crème de marrons
200 ml* ou 200 g de crème à 35 % ou entière

Hacher le chocolat et le déposer dans le bol d’un bain-marie. Faire fondre le chocolat et le retirer du bain-marie quand il est bien lisse. Ajouter la crème de marrons et mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène.

Dans un bol, verser la crème et la fouetter jusqu’à l’obtention d’une crème fouettée (chantilly).

Incorporer un tiers de la crème fouettée au mélange de chocolat et de crème de marrons. Ajouter le restant de crème fouettée et mélanger en pliant délicatement (en faisant des mouvements de bas en haut). Pour terminer, verser la mousse dans des coupes, des ramequins ou des verrines et réfrigérer pendant 6 heures avant de servir.

*Il y a des recettes où les proportions se convertissent difficilement en tasse et c’est le cas pour celle-ci. Heureusement, la graduation des tasses à mesurer donne aussi les indications en millilitres.

Et vous, est-ce que vous aimez la crème de marrons et comment la cuisinez-vous?

Le retour des macarons

Il fallait bien que ça arrive un jour ou l’autre : une autre recette de macarons. Je ne suis pas encore une experte, mais grace à un petit cours, quelques expérimentations et quelques lectures supplémentaires, j’ai appris de nouveaux trucs. Je suis passée de 50% de coques craquelées à moins de 2 %. Bref, j’ai amélioré l’esthétique de mes macarons.

Pendant une certaine période, je ne jurais que par les macarons réalisés avec de la meringue italienne… mon taux de réussite était plus important avec cette technique. Cependant, la meringue classique (ou française) offre un petit gain de temps, c’est pourquoi j’ai réalisé cette version. La recette que je vous propose est tirée du livre Macaron de Gaëlle et Johan Crop de La maison du Macaron à Montréal. J’ai rajouté mes petits trucs et conseils qui m’aident à réussir mes macarons, en espérant qu’ils puissent vous être utiles.

Petites bouchées à l'orange et au chocolat
Macarons au chocolat et à l’orange
Pour 30 à 40 macarons selon leur taille

Ganache
½ tasse ou 125 g de jus d’orange frais,
  environ 2 ou 3 oranges
Le zeste d’un orange haché finement (facultatif)
100 g (3,5 onces) de chocolat noir à 65% de cacao
2 cuillères à soupe ou 25 g de beurre non salé,
  coupé en petits dès

75 g (2,5 onces) de chocolat noir à 65% de cacao* (facultatif)

Coques des macarons
100 ml ou 100 g de blancs d’oeufs à température ambiante**
½ tasse moins 2 cuillères à thé ou 90 g de sucre
¾ de tasse ou 120 g de sucre glace
1 tasse ou 120 g de poudre d’amandes***
¾ de cuillère à thé ou 5 g de cacao non sucré
Colorant alimentaire orange ou d’une autre couleur (facultatif)

Ganache
Hacher en petit morceaux les 100 g (3,5 onces) de chocolat noir et les déposer dans un bol. Réserver.

Dans un chaudron, verser le jus d’orange et le faire chauffer. Dès que le jus est chaud, mais pas bouillant, le verser sur le chocolat. Mélanger jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Laisser tiédir pendant 5 minutes. Ajouter petit à petit les dès de beurre. Lorsque le beurre est totalement incorporé, couvrir le bol d’une pellicule plastique et réserver au réfrigérateur pendant au moins 4 heures à toute une nuit.

Coques des macarons
Dans un bol, tamiser la poudre d’amandes et le sucre glace. Réserver.

Dans un autre bol, fouetter les blancs d’oeufs en neige en augmentant graduellement la vitesse de votre batteur électrique. Lorsque les blancs d’oeufs sont fermes, ajouter le sucre en pluie et le colorant alimentaire, si désiré, sans cesser de les battre. La meringue devrait être brillante. Verser délicatement les poudres (le sucre glace et de poudre d’amandes) sur la meringue et les incorporer à l’aide d’une spatule en soulevant la masse des côtés vers le centre. Arrêter de mélanger dès que la préparation est homogène. Séparer la pâte en deux parties égales et ajouter le cacao tamisé dans l’une des deux parties.

Sur des plaques de cuisson recouvertes de papier parchemin, dresser les coques avec la pâte orangée d’un diamètre d’environ 3,5 cm (1⅜ pouce) à intervalle régulier et en quinconce. Puis exécuter la même opération avec la pâte chocolatée. Idéalement, utiliser une poche à pâtisserie munie d’une douille lisse de 8 à 10 mm de diamètre. Pour faciliter le dressage des macarons, garder la poche à pâtisserie perpendiculaire à la plaque de cuisson et laisser la douille le plus près possible de la plaque. Sur le papier parchemin, tracer à l’aide d’une pièce de 2 francs ou de 2 dollars des cercles pour vous servir de gabarit au dressage ou imprimer un des gabarits de Pure Gourmandise.

Laisser croûter les coques des macarons pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que la pâte ne colle plus au doigt.

Préchauffer le four à 150°C (300°F)****.

Enfourner les macarons pendant 12 à 20 minutes. Après 8 minutes de cuisson, quand les collerettes sont formées, ouvrir la porte du four et la refermer rapidement pour laisser la vapeur s’échapper. Deux ou trois minutes plus tard, répéter une seconde fois l’opération. Poursuivre la cuisson jusqu’à les coques se décollent facilement du papier parchemin. Recommencer l’opération avec les autres fournées de macarons. Laisser les coques totalement refroidir.

Montage
Brasser la ganache pour vérifier sa consistance. Si elle est liquide, hacher le chocolat noir restant (75 g ou 2,5 onces) et le faire fondre au bain-marie. Incorporer le chocolat fondu à la ganache, couvrir d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant 30 minutes. Déposer le mélange dans une poche à pâtisserie.

Retourner les coques de couleur chocolat et les garnir généreusement avec la ganache. Terminer les macarons en les refermant avec les coques orangées. Déposer les macarons dans une boîte qui ferme hermétiquement et réserver toute une nuit au réfrigérateur. Conserver les macarons au réfrigérateur et avant de les déguster, si possible, laisser les macarons à la température de la pièce pendant 30 minutes.

*Lorsque j’ai réalisé cette recette, ma ganache est restée liquide. Pour la récupérer, j’ai fait fondre du chocolat et je l’ai ajouté. Il est donc possible que vous n’ayez pas besoin de ce chocolat supplémentaire.
**Il faut sortir du réfrigérateur les blancs d’oeufs au minimum 1 heure avant de réaliser les coques des macarons. Les blancs d’oeufs seront alors à température ambiante et monteront plus facilement en neige.
***Personnellement, je torrifie toujours ma poudre d’amandes pour rehausser sa saveur. Il suffit de préchauffer le four à 150°C (300°F) et enfourner pendant 10 minutes la poudre d’amandes répartie en mince couche sur une plaque de cuisson. Laisser refroidir avant de l’utiliser. Avant de mesurer ou de peser votre poudre d’amandes, je vous conseille de la tamiser pour retirer les morceaux les plus grossiers. Ainsi, vos coques seront plus lisses, donc plus esthétiques.
****Faites des tests pour savoir à quel température vous devez mettre votre four. La température appropriée pour votre four peu varier de 140°C à 160°C (280°F à 325°F).

Quand on fait des macarons, le plus grand plaisir est de varier les parfums. Le problème, c’est de trouver certains ingrédients… Pour le moment, j’ai un faible pour le parfum cassis-violette (si seulement je pouvais le reproduire!). Et vous, vous craquez pour quels parfums?