Mot-clé : muscade

Ce n’est pas la crèche, ce n’est pas l’école…

On pointe souvent les enfants ainsi que les infrastructures qu’ils fréquentent comme des lieux d’échanges de microbes et de virus. Mon chéri a attrapé une très mauvaise grippe dans les derniers jours et pour une fois, ce n’est pas les enfants qui l’ont contaminés. Il a suspecté le train où il a croisé un nombre pharamineux de gens qui toussaient, mais ce n’est pas le coupable. Mon chéri l’a rapporté du travail… La preuve, la moitié de ses collègues étaient malade vendredi dernier.

Aujourd’hui, je vous propose donc une recette réconfortante, une tarte rustique « tourtière ». J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 24, numéro 1.

Tarte rustique « tourtière »
Tarte rustique « tourtière »
Pour 6 personnes

Pâte brisée
2 tasses ou 300 g de farine
½ cuillère à thé de sel
¾ de tasse ou 165 g de beurre non salé, froid
½ tasse ou 125 g d’eau froide
1 cuillère à soupe de vinaigre de cidre ou blanc

Garniture
1 gros oignon
2 gousses d’ail
2 cuillères à soupe de beurre
450 g de porc haché
½ cuillère à thé de cannelle moulue
¼ cuillère à thé de muscade moulue
¼ de tasse ou 62 g de bouillon de poulet ou d’eau
3 cuillères à soupe ou 25 g de chapelure

Pommes de terre
2 pommes de terre moyenne
3 cuillères à soupe ou 41 g de beurre, fondu
1 cuillère à thé de thym frais

Dorure
1 oeuf
1 pincée de sel

Pâte brisée
Dans un bol, mélanger la farine et le sel. Ajouter le beurre et l’incorporer à l’aide d’un coupe-pâte ou des mains afin d’obtenir une texture granuleuse. Il doit rester des petits morceaux de beurres visibles. Ajouter le vinaigre, puis l’eau froide en filet tout en mélangeant pour obtenir une boule de pâte. Façonner un disque avec la pâte et emballer dans une pellicule plastique. Réfrigérer au moins 2 heures.

Garniture
Hacher l’oignon et les gousses d’ail.

Dans une poêle, chauffer le beurre. Ajouter l’oignon et l’ail pour les attendrir. Ajouter le porc haché, la cannelle et la muscade. Poursuivre la cuisson en émiettant la viande et jusqu’à ce qu’elle commence à dorer. Saler et poivrer. Ajouter le bouillon et la chapelure. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que le liquide soit absorbé. Rectifier l’assaisonnement au besoin. Verser dans un bol et laisser tiédir 15 minutes. Couvrir et réfrigérer au moins 1 heure.

Pommes de terre
Éplucher ou non les pommes de terre et les trancher finement, si possible à l’aide d’une mandoline. Déposer les rondelles de pommes de terre dans un grand bol et ajouter le beurre fondu et le thym. Bien mélanger. Saler et poivrer, puis réserver.

Dorure
Dans un bol, mélanger l’oeuf et le sel. Réserver.

Montage
Préchauffer le four à 200°C (400°F). Tapisser de papier parchemin une plaque de cuisson.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte en une cercle d’environ 40 cm (16 pouces) de diamètre. Placer la pâte sur la plaque préparée.

Répartir la garniture au centre de la pâte en laissant une bordure d’environ 6,5 cm (2½ pouces). Couvrir la garniture avec les tranches de pommes de terre en formant une rosace. Replier le pourtour de la pâte sur la garniture. À l’aide d’un pinceau, badigeonner la surface de la pâte de dorure.

Enfourner et cuire pendant 1 heure ou jusqu’à ce que la pâte et les pommes de terre soient bien cuites et dorées. Couper en pointe et servir. Déguster avec plaisir.

Et vous, rapportez-vous des choses non-essentielles du boulot?

C’est petit et encore plus petit…

Le constant est simple : la Suisse, c’est petit. Géographiquement parlant, ça n’occupe pas beaucoup de place sur une carte. En prime pour prouver cet amour du petit en Suisse, elle se divise en 26 cantons. Concentrons nous sur un canton et réduisons encore la zone aux villages qui entourent celui au j’habite. Je n’habite pas en altitude, mais en plaine et je croyais connaître assez bien les villages environnant de cet endroit. Si on parle des communes, on peut dire que c’est le cas. Cependant, je me rends compte qu’il y a pleins de mini-villages ou d’hameaux qui composent les communes et là, je réalise mon ignorance. Merci à Mini-nous qui se fait des amis dans ces localisations…

Dans un autre registre, je vous propose une recette de sablés noisettes et parmesan. J’ai pris cette recette dans le livre Biscuits apéro maison d’Orathay.

Sablés noisettes et parmesan
Sablés noisettes et parmesan
Pour 35 sablés

1¼ tasse ou 170 g de farine
½ tasse et 1½ cuillère à soupe ou 80 g de poudre de noisettes
½ tasse ou 50 g de parmesan râpé
1 pincée de noix de muscade
¾ de tasse ou 165 g de beurre non salé, tempéré
2 oeufs
¾ de tasse ou 120 g de noisettes
Sel et poivre

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre de noisettes, le parmesan et la muscade. Saler et poivrer. Ajouter le beurre et travailler le tout du bout des doigts pour obtenir une texture de crumble. Ajouter un oeuf et mélanger pour amalgamer la pâte. Façonner en boudin avec la pâte. Aplatir les côtés pour former un rectangle.

Hacher grossièrement les noisettes.

Dans un petit bol, fouetter le second oeuf. Badigeonner la pâte avec l’oeuf et la rouler dans les noisettes hachées. Emballer la pâte dans une pellicule plastique et réfrigérer pendant au moins 1 heure.

Préchauffer le four à 150°C (300°F). Tapisser de papier parchemin une plaque de cuisson.

Déballer la pâte et la couper en tranches d’environ 4 à 5 mm (³⁄₁₆ pouce). Déposer les biscuits sur la plaque préparée.

Enfourner et cuire pendant 25 minutes ou jusqu’à ce que les bords soient légèrement dorés. Si possible, laisser les biscuits refroidir sur une grille. Déguster avec plaisir.

Et vous, habitez-vous un endroit qui se composent de multiples hameaux?

Liste de livres…

Pour changer, je vous propose une petite liste de livres culinaires qui m’ont interpelé et qui pourraient faire de jolis cadeaux. Commençons par les ouvrages au Québec où plusieurs titres m’ont attirée. Évidemment, je cite Ricardo qui a sorti un nouveau livre cet automne Nos 100 recettes (les meilleures). Il y a aussi Geneviève O’Gleman avec son ouvrage Recevoir qui est tout indiqué pour la saison. Plus ludique, il y a Magiques boulettes! d’Hubert Cormier, un livre réversible qui propose des boulettes classiques revisitées et aussi un tour du monde de ces sphères gourmandes. Pour la gourmandise, c’est Nostalgies : 100 desserts rétros revisités d’Antoine Goulet et de Philippe Dickey qui doit intégrer votre bibliothèque. En opposition, il y a Fous des salades! d’Eve Martel.

Dans les parutions de ce côté-ci de l’Atlantique, Comfort d’Yotam Ottolenghi me semble un choix incontournable. Mis en évidence dans la librairie que j’ai visité, Pasta de Julie Andrieux a éveillé mon intérêt, mais n’importe quels livres sur les pâtes est un choix gagnant… si toute votre famille aime le fromage. Parce que je préfère toujours le sucré, Le Noël gourmand de Philippe Conticini, Craquage de Sébastien Bouillet et Tartes marbrées d’Irvin Pastry raviront les dents sucrées. Plus poétique, Mes petites recettes cocooning de Marine Ginez plaira par ces illustrations soignées qui appellent la cuisine réconfortante.

Pour les gens qui ont la chance d’habiter en Suisse ou d’y passer, regardez les livres des éditions Helvetiq! Je n’ai pas encore craqué, mais Douceurs Suisses et Pains Maison d’Heddi Nieuwsma ou Simple. Bon. Suisse. d’Andie Pilot risquent de trouver une place dans ma bibliothèque en 2026. Je mentionne aussi Recettes à succès de Betty Bossi, car difficile de passer à côté de cette personnalité Suisse.

Après ce long texte, je vous propose une recette de saison, un lait de poule. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 12, numéro 1.

Lait de poule
Lait de poule
Pour 6 personnes

½ tasse ou 100 g de sucre
2 cuillères à thé de fécule de maïs ou de maïzena
4 jaunes d’oeufs
2 oeufs
5 tasses ou 1250 g de lait, chaud
½ tasse ou 125 g de crème 35 % ou entière
½ tasse ou 125 g de rhum brun*
1 bâton de cannelle
1 clou de girofle
¼ de gousse de vanille
2 pincées de muscade moulu

Dans une casserole, mélanger le sucre et la fécule de maïs. Ajouter les jaunes d’oeufs et les oeufs. Mélanger jusqu’à ce que le tout soit homogène. Toujours en fouettant, ajouter le lait chaud et la crème. Placer la casserole sur un feu moyen et porter à ébullition en brassant constamment. Quand le mélange arrive à ébullition, retirer du feu.

Ajouter le rhum, le bâton de cannelle, le clou de girofle, la gousse de vanille et la muscade. Mélanger et verser dans un contenant qui ferme hermétiquement. Laisser tiédir. Couvrir et réfrigérer pendant au moins 6 heures.

Déposer un tamis au-dessus d’un bol. Verser le lait de poule pour le filtrer et retirer les épices. Servir sur avec des glaçons. Au besoin, ajouter du lait ou du rhum. Déguster avec plaisir.

*Pour une version sans alcool, vous pouvez omettre le rhum.

Et vous, quels livres de cuisine vous a attiré dernièrement?

Belles idées, l’exécution à revoir…

Cette année pour Pâques, j’ai proposé de recevoir. Évidemment, j’ai choisi de réaliser des recettes que je n’avais jamais exécutées. Mon plus gros problème a été de coordonner ces recettes : j’avais besoins d’un four pour garder au chaud, un autre pour cuire la viande et un troisième aurait été agréable pour griller mes légumes. Au final, c’est ces derniers qui ont finis dans l’eau plutôt qu’au four. D’un autre côté, j’aurais eu de la peine avec toutes les plaques de cuisson pour servir. Au final, mon problème a été le service. Je n’ai pas été assez rapide, donc certains éléments n’étaient pas assez chaud à mon goût. Heureusement, c’était bon et j’ai fait de belles découvertes.

Pour une recette qui reste chaude, je vous propose une épaule de porc effilochée aux épices à la mijoteuse. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 23, numéro 1.

Épaule de porc effilochée aux épices à la mijoteuse
Épaule de porc effilochée aux épices à la mijoteuse
Pour 8 personnes

1 kg d’épaule de porc désossée
1 cuillère à soupe de beurre
1 oignon
2 gousses d’ail
¼ de tasse ou 62 g de vin blanc
½ tasse ou 125 g de bouillon de boeuf
1 cuillère à soupe de farine grillée*
1 cuillère à soupe de ketchup
¼ de cuillère à thé de cannelle moulue
2 pincées de muscade moulue
2 pincées de clou de girofle moulu
Sel et poivre

Émincer l’oignon et hacher l’ail.

Dans une poêle, chauffer le beurre. Quand le corps gras est bien chaud, déposer la viande et la dorer sur tous les côtés. Saler et poivrer. Placer la viande dans la mijoteuse.

Dans la même poêle, ajouter l’oignon et l’ail. Cuire jusqu’à ce qu’ils commencent à dorer. Déglacer avec le vin blanc et laisser réduire de moitié. Ajouter le bouillon de boeuf, la farine grillée, le ketchup, la cannelle, la muscade et le clou de girofle. Saler et poivrer. Porter à ébullition. Retirer du feu et verser sur la viande dans la mijoteuse.

Couvrir la mijoteuse et cuire à haute température (high) pendant 6 heures.

Si désiré, dégraisser le bouillon. Effilocher la viande et la mélanger au bouillon. Saler et poivrer au besoin. Servir et déguster avec plaisir.

*Pour réaliser de la farine grillée, il suffit de la faire revenir dans une poêle jusqu’à ce qu’elle commence à dorer.

Et vous, comment s’est déroulé votre repas de Pâques?

Dissocier ou non?

Il y a quelques temps, je suis tombée sur un avis d’une lectrice qui disait qu’elle ne lirait jamais les livres de certains auteurs. Les raisons étaient diverses et je comprenais son point de vue. Je me suis souvenu d’avoir entendu un discours similaire sur des chanteurs, il y a quelques années. La question se pose donc, devons-nous dissocier ou non un artiste et son oeuvre? Dans toutes créations, les deux sont intimement liés. Par contre, cela encourage à un sérieux travail d’informations : est-ce que cet artiste a des opinions contraires à mes valeurs? Ce n’est pas une question anodine et la réponse est rarement simple, car pour y répondre, il faut s’informer sur la bibliographie de cette personne. Et dans ce cas, si je censure un auteur, je devrais avoir la même éthique dans les autres arts : musique, peinture, sculpture, cinéma, cuisine, etc. Et qu’est-ce que je fais des oeuvres historiques, devons-nous les renier selon le savoir que nous avons sur leurs créateurs? C’est pourquoi la dissociation est souvent l’option la plus populaire.

Après cette réflexion, je vous propose une recette de macaroni au fromage façon soupe à l’oignon. J’ai pris cette recette sur le compte Instagram de Samseats.

Macaroni au fromage façon soupe à l'oignon
Macaroni au fromage façon soupe à l’oignon
Pour 6 personnes

Oignons
3 gros oignons
2 cuillères à soupe de beurre
2 cuillères à thé de thym frais, haché finement
1¼ tasse ou 310 g de bouillon de boeuf ou de légumes

Croûtons
10 à 12 tranches de baguettes
1 cuillère à soupe de thym frais, haché finement
3 cuillères à soupe d’huile d’olive

Macaroni
½ tasse ou 110 g de beurre
¾ de tasse ou 110 g de farine
4½ tasses ou 1125 g de lait
½ tasse ou 100 g de gruyère ou de cheddar fort râpé
½ tasse ou 100 g de mozzarella râpé
1 cuillère à thé de moutarde de Dijon
2 ou 3 pincées de muscade moulue
500 g de macaroni ou d’une autre pâte courte

Sel et poivre

Oignons
Éplucher et ciseler les oignons.

Dans une poêle, faire fondre le beurre et ajouter les oignons. Ajouter une pincée de sel et faire revenir les oignons jusqu’à ce qu’ils soient tendres et caramélisés, soit 30 minutes. Ajouter le thym et le bouillon et poursuivre la cuisson jusqu’à ce que le liquide soit presque totalement évaporé. Réserver.

Croûtons
Préchauffer le four à 200°C (400°F) et tapisser de papier parchemin une plaque de cuisson.

Dans un bol, mélanger l’huile, le thym et une pincée de sel. Ajouter les tranches de pain et bien mélanger. Étaler sur une plaque de cuisson et enfourner pendant 5 à 10 minutes ou jusqu’à ce que le pain soit doré. Retirer du four et placer es tranche dans un robot culinaire muni d’une lame en « s ». Mixer pour obtenir une chapelure grossière*. Réserver.

Macaroni
Préchauffer le four à broil (grill).

Dans une poêle faire fondre le beurre et ajouter la farine. Cuire pendant 1 ou 2 minutes en remuant régulièrement. Toujours en brassant incorporer graduellement le lait. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la sauce ait épaissi. Retirer du feu et ajouter deux tiers des oignons caramélisés, les fromages, la moutarde et la muscade. Saler et poivrer au goût.

Porter une casserole d’eau à ébullition. Cuire les pâtes selon les indications du fabricant. Égoutter en réservant un peu d’eau de cuisson et ajouter les pâtes dans la sauce. Ajouter un peu d’eau de cuisson si la sauce est trop épaisse. Verser les pâtes dans un plat à gratin. Répartir la chapelure maison et le restant d’oignons caramélisés. Enfourner et cuire pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que la chapelure soit grillée. Retirer du four et servir. Déguster avec plaisir.

*Si vous n’avez pas de robot culinaire pour mixer le pain, omettez cette étape et placer simplement les tranches de pains sur le macaroni au fromage sans les faire griller au préalable.

Et vous, dissociez-vous les oeuvres de leurs créateurs?