Catégorie : Desserts

Un peu d’obstination

L’année dernière, j’ai acheté de la rhubarbe à l’épicerie. J’étais très enthousiaste à l’idée de la tremper dans le sucre et de la croquer sans « flafla ». Il devait y avoir plus de 10 ans que je n’en avais pas mangée. Beurk! La rhubarbe était très acide et je n’ai pas réussi à en prendre une bouchée de plus. Une chance que je n’avais acheté qu’une seule tige. Cette année, j’ai retenté ma chance : je l’ai prise au marché et je l’ai choisie bien rouge. Je n’ai pas osé y croquer, mais je l’ai transformée en compote et je l’ai mangée sans partager.

Suite à cette heureuse expérience, j’ai décidé de réaliser la tarte à la rhubarbe de Philippe Conticini issue de son livre « Sensations ». Même mon chéri, qui n’était pas enchanté par la rhubarbe, a bien aimé cette recette… il a cependant retiré les lamelles de rhubarbes du dessus. Bref, il y a toujours de l’espoir et je tenterai d’autres recettes avec de la rhubarbe.

Dans la recette de Conticini, il y a une couche de crème d’amandes que je ne vous propose pas. Il faut réaliser une crème pâtissière et un beurre d’amandes en très petites quantités, ça devient difficile de faire des conversions appropriées. Je crois que la croûte et la compote de rhubarbe sont plus importantes et c’est sans doute ainsi que je la réaliserai la prochaine fois.

Une jolie tarte
Tarte à la rhubarbe
Pour 6 personnes

Pâte sucrée
¾ de tasse ou 92 g de farine
¼ de tasse ou 56 g de beurre non salé, tempéré
½ oeuf ou un petit oeuf
¼ de tasse ou 36 g de sucre glace
1 cuillère à soupe ou 16 g de poudre d’amandes
1 pincée de sel
le zeste d’un demi-citron, haché finement*
¼ cuillère à thé d’extrait de vanille**

Garniture
2¾ tasses ou 400 g de rhubarbes coupées en tronçons
  de 2 cm (¾ de po)
⅔ de tasse ou 135 g de sucre
2 cuillères à soupe ou 30 g d’eau
1 pincée de sel ou de fleur de sel (facultatif)
2 feuilles de gélatine (4 g) ou 1¾ cuillère à thé de gélatine
  en poudre

Décoration
3 tiges de rhubarbe***
Sucre en quantité suffisante

Pâte sucrée
Dans un bol, fouetter le beurre pour qu’il soit crémeux. Ajouter le sucre glace et bien mélanger. Ajouter le zeste de citron et la poudre d’amandes. Quand le mélange est homogène, ajouter l’oeuf et l’extrait de vanille. Incorporer la farine et le sel graduellement. Terminer d’incorporer la farine avec les mains en faisant 2 ou 3 mouvements, il ne faut pas pétrir la pâte. Emballer la pâte dans une pellicule plastique et la laisser au réfrigérateur pendant 3 à 4 heures. Les parfums vont se développer dans la pâte pendant ce temps de repos.

Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte sur une épaisseur d’environ 5 mm (⅜ po). Déposer la pâte dans une assiette à tarte de 20 cm (8 po) de diamètre et la foncer. Déposer une feuille de papier parchemin sur la pâte et garnir de légumineuses sèches, de noyaux d’abricot ou de billes en céramique. Enfourner et cuire pendant 10 minutes. Retirer le papier parchemin et les poids avant de poursuivre la cuisson pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que la croûte soit dorée et cuite. Laisser refroidir totalement.

Garniture
Déposer la rhubarbe, épluchée et découpée en tronçons, dans un chaudron avec l’eau, le sucre et le sel. Cuire pendant 20 minutes à feu moyen jusqu’à l’obtention d’une compote. Assécher ensuite la préparation en prolongeant la cuisson. La purée de fruits doit être assez ferme pour qu’elle se tienne toute seule, il est possible de façonner la préparation en quenelle à l’aide de deux cuillères. Réserver la préparation au chaud.

Faire tremper les feuilles de gélatine dans de l’eau froide ou faire gonfler la gélatine en poudre dans 1 ou 2 cuillères à soupe d’eau froide pendant 10 minutes. Essorer la gélatine en feuille et l’ajouter à la compote de rhubarbe (ou ajouter la gélatine qui a gonflée). Bien mélanger et verser dans un bol. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser refroidir complètement au réfrigérateur.

Décoration
Préchauffer le four à 160°C (325°F).

Éplucher les tiges de rhubarbe et les couper en tronçons d’environ 20 cm (8 po) de longueur, de la même taille que la tarte. À l’aide d’une mandoline ou d’un couteau, recouper les tronçons dans le sens de la longueur en lamelle de 5 mm (moins de ¼ po) d’épaisseur. Sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, étaler les tranches de rhubarbe et les saupoudrer généreusement de sucre. Enfourner pendant 8 minutes ou jusqu’à ce que les tranches soient caramélisées et translucides.

Sur le fond de tarte, étendre la compote de rhubarbe. Couvrir totalement le dessus de la tarte à l’aide des lamelles de rhubarbe en les chevauchant légèrement. Conserver cette tarte à température ambiante jusqu’au moment de servir.

*Personnellement, je préfère quand les zestes sont hachés finement, mais vous pouvez les laisser en petits filaments.
**Il est possible de remplacer l’extrait de vanille par de la pâte de vanille ou un quart de gousse de vanille séchée et réduite en poudre.
***Je n’avais pas assez de rhubarbe, alors je n’ai pas pu couvrir la tarte en entier.

Et vous, vous préférez la rhubarbe sous quelle forme?

Un beau dessert

Aujourd’hui, je vous présente sans doute la première recette que j’ai créée. Il s’agit de madeleines et leurs perles. J’avais imaginé cette recette pour le KKVKVK #26 qui avait pour thème les madeleines. Quand, j’ai créé mon blog, je pensais publier rapidement cette recette. J’ai été un peu paresseuse sur ce coup-là… je n’avais jamais pris le temps de convertir les grammes en tasses.

Maintenant, c’est chose faite. J’avais vraiment travaillé l’apparence… et je me souviens surtout d’une chose : la crème glacée, ça fond toujours trop vite quand on prend des photos!

Les perles de Madeleines
Madeleines et leurs perles
Pour 8 madeleines

Madeleines
1 œuf
½ tasse et 1 cuillère à soupe ou 70 g de farine
6 cuillères à soupe ou 70 g de sucre
1 tasse ou 230 g de bleuets (myrtilles)*
3 cuillères à soupe ou 40 g de beurre non salé
  et un peu plus pour beurrer les moules
¼ de cuillère à thé de poudre à lever (ou de levure chimique)
Sucre supplémentaire
8 cuillères à thé de Nutella (facultatif)
8 généreuses cuillères à soupe de crème glacée à la vanille

Sauce au chocolat noir**
40 g (1,5 once) de chocolat noir
¼ de tasse ou 50 g de crème à 35 % de matière grasse
  (ou de crème entière)
1 cuillère à thé de beurre non salé

Sauce au chocolat blanc
50 g (2 onces) de chocolat blanc
3 à 4 cuillères à soupe de crème à 35 % de matière
  grasse (ou de crème entière)

Madeleines
Préchauffer le four à 230°C (450°F) et beurrer votre moule à madeleine.

Dans un robot ou un blender, réduire les bleuets en purée. Prélever 2 cuillères à soupe ou 30 g de la purée. Dans la purée restante, ajouter du sucre au goût et la réserver au frais.

Dans un chaudron, mettre les 2 cuillères à soupe (ou 30 g) de la purée de bleuets et le beurre. Chauffer le mélange jusqu’à ce que le beurre soit fondu. Réserver.

Dans un saladier, battre l’œuf avec le sucre. Ajouter petit à petit le mélange de beurre et de bleuet. Une fois bien mélangé, ajouter la farine et la poudre à lever graduellement. Déposer une cuillère à soupe de pâte dans chaque alvéole du moule. Ajouter une petite cuillère à thé de Nutella. Couvrir le Nutella avec la pâte à madeleine et remplir l’alvéole au complet ou aux trois quarts. Continuer ainsi à remplir les moules jusqu’à ce qu’il ne reste plus de pâte. Enfourner et cuire pendant 5 à 8 minutes le temps qu’une bosse se forme sur les madeleines. Ensuite, diminuer la température à 180°C (350°F) et poursuivre la cuisson 4 à 5 minutes.

Sauce au chocolat noir
Hacher le chocolat noir et le déposer dans un chaudron ou un bain-marie, ajouter la crème. Faire fondre à feu doux en brassant continuellement. Hors du feu ajouter le beurre et mélanger jusqu’à ce que beurre soit totalement incorporé. Réserver à la température ambiante***.

Sauce au chocolat blanc
Hacher le chocolat blanc et le déposer dans un chaudron ou un bain-marie, ajouter la crème. Faire fondre à feu doux en brassant continuellement. Réserver à la température ambiante***.

Montage
Dans chacune des assiettes, verser une partie de la purée de bleuets sucrée et recouvrir le fond. Verser la sauce de chocolat blanc dans une poche à pâtisserie avec un embout fin. Faire des cercles ou un autre motif sur la purée de bleuets. Tracer des lignes à l’aide d’un cure-dent pour compléter le motif (comme pour un millefeuille). Réserver au frais.

Au besoin, couper un peu la bosse de la madeleine pour la stabiliser. Du même côté, faire une entaille de 5 à 8 mm de l’extrémité la plus dense. Découper les madeleines en deux sur le sens de la longueur jusqu’à l’entaille. Ainsi, les madeleines ressembleront à des coquillages dévoilant leur perle.

Dans un bol, travailler la crème glacée pour la ramollir****. Verser dans une poche à pâtisserie. Déposer la crème glacée sur la partie inférieure des madeleines, environ la grosseur d’une noix. Déposer la partie supérieure sur la crème glacée. Placer les madeleines montées dans les assiettes. Verser un peu de sauce au chocolat noir sur les madeleines. Déguster avec plaisir.

*Si vous désirez réaliser uniquement les madeleines, utiliser 2 cuillères à soupe de purée de bleuets (myrtilles) ou d’un autre petit fruit. Il est également possible d’omettre la purée de fruits en la remplaçant par 2 cuillères à soupe de beurre non salé.
**Les sauces au chocolat sont facultatives, mais l’ensemble offre un bel et agréable équilibre de goût.
***Il est possible de préparer les sauces au chocolat à l’avance et à les réserver au frais. Si les sauces sont figées, il faut les réchauffer à feu doux ou au four micro-ondes pour les liquéfier avant de les utiliser.
****Il est possible de travailler la crème glacée à l’avance. Il suffit de la faire ramollir et de la façonner en boules (ou une autre forme) avant de les réserver au congélateur sur une assiette recouverte de pellicule plastique.

Et vous, est-ce que vous êtes doués pour présenter vos desserts? Personnellement, je crois qu’il y a place à l’amélioration, mais je dois avouer que j’ai un faible pour les repas conviviaux et sans prise de tête.

Muffins aux légumes…

Muffin Monday 21

Le nouveau thème pour le Muffin Monday 21 organisé par Christelle est : « Les légumes dans vos muffins sucrés ». Je trouve l’idée fort originale. J’avais envie de travailler avec un légume inusité et, une autre contrainte personnelle, éviter de faire une association avec du chocolat.

J’avais pensé aux épinards dans un premier temps, mais Isabelle de J’en reprendrai bien un bout à eu la même idée. Comme je n’avais pas encore fait mes muffins, je me suis mise à regarder le contenu de mon réfrigérateur. C’est les radis qui ont finalement retenu mon attention, plus particulièrement leurs feuilles. Il me semblait qu’on pouvait manger les fanes des radis… Une petite recherche sur Google et j’ai trouvé plusieurs recettes de soupe aux fanes de radis. Parfait, plutôt que de finir au compost, le feuillage des radis vont finir dans mes muffins. Voici donc mes muffins aux matcha, framboises et fanes de radis.

Muffins tout vert
Muffins aux matcha, framboises et fanes de radis
Pour 5 muffins

3 tasse ou 60 g de fanes de radis*
¼ de tasse ou 30 g de flocons d’avoine (gruau)
½ tasse ou 60 g de farine
1½ cuillères à thé de thé matcha ou plus au goût
½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 pincée de sel
3 jaunes d’oeufs ou 1 oeuf entier
¼ de tasse ou 50 g de sucre
¾ de tasse ou 80 g de framboises**
1 cuillère à soupe de lait***

Retirer la tige des fanes de radis. Dans un chaudron, porter une grande quantité d’eau salée à ébullition. Plonger les feuilles dans l’eau et les cuire pendant 1 minute. Égoutter les fanes et les rincer sous l’eau froide. Verser les fanes dans un robot et les réduire en purée (ou les hacher le plus finement possible). Réserver.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la farine, les flocons d’avoine, le sel, le thé matcha et la poudre à pâte (ou la levure chimique). Réserver.

Dans un autre bol, fouetter les jaunes d’oeuf avec le sucre jusqu’à ce que le mélange commence à pâlir. Ajouter la purée de fanes de radis et mélanger encore pour homogénéiser la préparation.

Incorporer ensuite le mélange de farine sans trop brasser la préparation. Ajouter finalement le lait et les framboises.

Déposer des caissettes de papier dans les alvéoles du moule à muffin. Répartir la pâte et enfourner pendant 20 à 25 minutes.

*Pour avoir assez de fanes de radis, comptez environ 4 bouquets d’une dizaine de radis. Il est également possible d’utiliser des épinards. Si vous mesurez en tasse, tasser légèrement les feuilles de radis pour avoir la bonne proportion. Il est également possible de remplacer les fanes de radis par une purée de légumes du commerce. Dans ce cas, comptez ¼ de tasse (ou 60 g) de purée.
**Si vous utilisez des framboises congelées, il n’est pas nécessaire de les décongeler avant de les ajouter à la pâte. Les framboises seront moins fragiles et se briseront moins lorsque vous les intégrerez à la pâte.
***Il est possible que vous deviez ajouter un peu plus de lait. Tout dépend de la texture de votre pâte : si elle est assez humide ou non.

Est-ce que vous saviez qu’on peut remplacer le beurre en totalité ou en partie par une purée de légumes ou de fruits dans les recettes de gâteaux ou de biscuits moelleux?

Harmonie vanille-chocolat

Ce sont les deux parfums qui ont été les plus présents pendant mon enfance. Chez mes parents, les gâteaux étaient à la vanille ou au chocolat… il faut dire que mon frère était, et est encore, un bon mangeur de gâteau au chocolat. Bien que la vanille et le chocolat se marie parfaitement, je trouve toujours assez inutile de mettre de l’extrait de la vanille dans les gâteaux au chocolat. Le chocolat, noir en particulier, masque les arômes de la vanille. Il y a toujours l’exception du chocolat blanc, puisque ce dernier est plutôt un porteur de goût et qu’il n’a pas la même puissance que le chocolat noir ou au lait.

Cependant, le mariage chocolat et vanille est un incontournable. À mon avis pour réussir cette association, il faut soit des morceaux de chocolat dans une préparation à la vanille ou deux composantes distinctes (une parfumée à la vanille et l’autre au chocolat). Dans la recette que vous propose aujourd’hui, c’est la deuxième option qu’on retrouve. J’ai découvert cette recette sur le site de Jasmine cuisine.

Mariage vanille-chocolat
Pastel impossible
Pour 6 personnes

Gâteau au chocolat
100 g (3,5 onces) de chocolat noir
6 cuillères à soupe ou 75 g de sucre
1 oeuf
1 blanc d’oeuf*
7 cuillères à soupe ou 50 g de farine
⅓ de tasse ou 75 g de beurre non salé et 1 cuillère à soupe
   de plus pour beurrer les moules
½ cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
1 pincée de sel

Flan
1¼ tasse ou 300 g de lait
2 oeufs
5 cuillères à thé ou 20 g de sucre
1 gousse de vanille ou 1 à 2 cuillères à thé d’extrait de vanille

¼ de tasse ou 50 g de confiture de lait
  ou de dulce de leche** (facultatif)

Dans un chaudron, verser le lait pour le flan. Ouvrir la gousse de vanille sur la longueur et gratter, avec l’aide d’un couteau, les graines à l’intérieure. Ajouter dans le chaudron les graines et la gousse de vanille. Porter à ébullition. Dès les premiers bouillonnements, retirer du feu et réserver.

Préchauffer le four à 200°C (400°F). Beurrer généreusement six ramequins ou d’autres petits moules. Répartir la confiture de lait (dulce de leche) dans les moules et réserver.

Gâteau au chocolat
Hacher le chocolat noir, couper le beurre en morceaux et les déposer dans un bain-marie. Faire fondre le chocolat et le beurre. Ajouter le sucre, l’oeuf et le blanc d’oeuf. Incorporer les poudres : la farine, le sel et le bicarbonate de soude. Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Répartir la pâte dans les ramequins. Réserver.

Flan
Dans un bol, fouetter les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange soit homogène. N’utiliser pas de fouet électrique, sinon la texture du flan ne sera pas lisse (erreur que j’ai faite). Retirer la gousse de vanille du lait et verser doucement le lait vanillé sur le mélange d’oeuf en brassant continuellement la préparation. Arrêter de mélanger quand le lait est totalement incorporé. Verser et répartir la préparation du flan dans les ramequins.

Couvrir les ramequins d’un papier d’aluminium en s’assurant que le papier n’entre pas en contact avec la préparation. Déposer les ramequins sur une plaque de cuisson profonde ou grand plat de porcelaine, verser de l’eau chaude à mi-hauteur des moules et enfourner pendant 15 minutes.

Après 15 minutes de cuisson, baisser la température du four à 180°C (350°F). Retirer les papiers d’aluminium des moules. Vérifier la cuisson des gâteaux en insérant un cure-dent au centre du gâteau : s’il en ressort propre, le gâteau est prêt, sinon prolonger la cuisson de quelques minutes et vérifier à nouveau. Retirer les moules du four et du bain-marie. Laisser refroidir totalement et réfrigérer 3 heures avant de les servir.

*Si vous doublez la recette pour faire un gros pastel impossible dans un moule de 26 cm (10 pouces) de diamètre, utilisez 3 oeufs entiers. Comptez également 20 minutes de cuisson à couvert à 200°C (400°F) et presque 40 minutes à 180°C (350°F). Je n’ai pas voulu utiliser de demi-oeuf battu, alors je n’ai utilisé qu’un blanc d’oeuf.
**Personnellement, j’ai omis la confiture de lait ou le dulce de leche. J’aime bien que le mélange du flan vanillé et du gâteau au chocolat. Pour réaliser du dulce de leche, prendre une boîte de lait condensé sucré, retirer l’étiquette et déposer la boîte dans un chaudron. Couvrir la boîte d’eau tiède et porter à ébullition. Laisser mijoter pendant 2 heures en s’assurant qu’il y a toujours de l’eau qui recouvre la boîte de lait condensé sucré. Après 2 heures de cuisson, retirer la boîte de l’eau et la laisser totalement refroidir. Idéalement attendre 12 à 24 heures avant de l’ouvrir.

Et vous, que pensez-vous de l’association vanille-chocolat? Est-ce que vous voyez une différence quand vous en mettez dans un gâteau au chocolat?

Aérien, bullé et mousseux

Quand j’ai vu le nouveau thème pour le KKVKVK organisé par Céline du blog Le petit monde de Céline, j’ai été surprise et je me suis demandé ce que je pouvais réaliser. Le thème de cette édition est les mousses. J’ai rarement réalisé des mousses et celles que j’ai faites étaient souvent au chocolat… Difficile de battre la mousse au chocolat de monsieur Hermé. Je voulais travailler une mousse avec des fruits de saison… On est encore un peu tôt pour les petits fruits d’été, je me suis donc rabattue sur un fruit de garde: la pomme! D’accord, il aurait aussi eu la poire, mais dès que j’ai pensé à la pomme, j’imaginais déjà une mousse pomme-caramel.

J’ai repris le principe de la mousse au chocolat de Pierre Hermé pour la texture de ma mousse à la pomme et pour la mousse au caramel, j’ai utilisé la recette de chantilly au caramel de Patrice Demers présentée à l’émission Curieux Bégin. Étrangement, j’ai eu des problèmes avec le caramel de la chantilly de Patrice Demers. Il conseillait d’utiliser de la cassonade, mais mon caramel était trop amer, alors j’ai utilisé du sucre. Voici donc ma mousse aux pommes et au caramel.

Un goût de pomme et de caramel
Mousse aux pommes et au caramel
Pour 6 personnes

Mousse au caramel
3 cuillères à soupe ou 34 g de sucre
½ tasse ou 125 g de crème à 35 % de matière grasse,
  à fouetter (ou de crème entière)
½ cuillère à thé d’extrait de vanille*

Mousse aux pommes
¾ de tasse ou 170 g de compote de pomme**
50 g (2 onces) de chocolat blanc
2 blancs d’oeufs
1 jaune d’oeuf
2 cuillères à thé ou 10 g de sucre
Cannelle moulue, au goût

Mousse au caramel
Dans un chaudron, verser la crème et l’extrait de vanille. Porter à ébullition, retirer du feu et réserver le mélange.

Dans un second chaudron à haut rebord, verser le sucre. Mettre sur le feu et laisser cuire jusqu’à ce que le tout prenne une jolie couleur dorée (plus le caramel est foncé, plus il sera amer). Il est possible de brasser le sucre avec une cuillère vu que c’est un caramel à sec : il ne devrait pas se cristalliser. Quand le caramel à la couleur désirée, retirer le chaudron du feu et verser la crème chaude. Attention aux éclaboussures, le caramel va bouillonner et prendre du volume. Bien mélanger et remettre la préparation sur le feu. Porter de nouveau le mélange à ébullition, pour s’assurer que le caramel soit totalement dissous dans la crème. Verser la crème dans un bol, laisser tiédir. Couvrir le bol d’une pellicule plastique, en l’appliquant directement sur la crème, et réfrigérer pendant 4 heures.

Mousse aux pommes
Hacher le chocolat blanc et le déposer dans un bain-marie. Faire fondre le chocolat. Ajouter la compote de pomme et la cannelle. Bien mélanger pour homogénéiser la préparation. Laisser tiédir pendant 15 à 30 minutes et réserver.

Dans un bol, verser les blancs d’oeufs. Fouetter doucement les blancs d’oeufs et augmenter progressivement la vitesse. Ajouter le sucre graduellement après que les blancs aient moussé. Les blancs sont assez fermes quand vous pouvez incliner votre bol sans que le mélange ne bouge. Ajouter le jaune d’oeuf et mélanger quelques secondes.

Incorporer un tiers des blancs en neige au mélange de chocolat et de compote de pommes. Verser ce nouveau mélange sur le restant des blancs en neige. Mélanger en pliant délicatement (en faisant des mouvements de bas en haut). Réserver.

Montage
Sortir la mousse au caramel du réfrigérateur et la fouetter comme pour une chantilly. Fouetter la crème jusqu’à l’obtention de pics mous. Incorporer graduellement la mousse au caramel à la mousse aux pommes. Quand la préparation est homogène, répartir la mousse dans des ramequins ou d’autres petits contenants et réserver au frais au moins 1 heure.

Idéalement, servir la mousse le jour où les deux mousses ont été assemblées. Le lendemain, un léger sirop se forme au fond de la mousse, mais les arômes de pommes sont plus développés.

*J’utilise souvent de la pâte de vanille quand une gousse entière est disproportionnée par rapport à la recette. Vous pouvez remplacer l’extrait de vanille par une demi-gousse de vanille ou une gousse de vanille qui a déjà servi.
**J’ai utilisé de la compote de pomme maison, mais il est possible d’utiliser une compote du commerce. Pour donner un peu de texture à la mousse, vous pouvez déposer des petits dès de pomme sur la mousse au moment de servir.

Personnellement, je voulais un goût de pomme au caramel, mais vous pouvez toujours réaliser une ou l’autre des deux mousses et les servir individuellement. Il aurait également été possible de réaliser une verrine en superposant les deux mousses. À vous de voir.