Catégorie : Volailles

Envie de traditionnel…

En ce début décembre, je ne peux pas m’empêcher de penser aux repas des fêtes. Cette année encore, je n’ai pas le plaisir (ou déplaisir selon certains) de recevoir, mais l’envie de manger des plats du Québec m’est venu… Voyez-vous, les traditions de Noël de ma famille et celle de ma belle-famille ne sont pas vraiment similaires. Alors en attendant de découvrir le menu de notre hôte, je compte bien m’amuser à réaliser des plats de « chez nous » que je n’ai jamais cuisiné auparavant… Et ainsi, peut-être vous donner quelques idées pour votre repas de Noël.

Aujourd’hui, je vous propose une recette de ragoût de boulettes. Et non, ce n’est pas la recette de mes parents, mais bien celle de Danny St-Pierre qu’il a présenté à l’émission À la di Stasio.

Ragoût de boulettes
Ragoût de boulettes de dindon et de légumes racines
Pour 6 à 8 personnes

900 g (2 lb) de dindon* haché
2 oeufs
¾ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 90 g de mie
  de pain en chapelure**
½ tasse ou 125 g de crème à cuisson ou de demi-crème
1 petit oignon rouge (facultatif)
2 gousses d’ail
1 enveloppe ou 55 g de soupe à l’oignon en poudre
Farine en quantité suffisante
Huile végétale en quantité suffisante
8 échalotes
6 à 8 carottes
4 panais
4 tasses ou 1000 g de demi-glace ou de sauce de rôti liée
½ tasse ou 125 g de vin rouge
2 feuilles de laurier
2 tasses ou 225 g de gésiers de canard confit*** (facultatif)

Hacher finement l’oignon rouge ainsi que les gousses d’ail. Éplucher les échalotes, les carottes et les panais. Couper les carottes et les panais en biseaux ou en quartiers selon leur taille.

Dans un grand bol, mélanger le dindon haché, les oeufs, la mie de pain en chapelure, la crème, l’oignon rouge, l’ail et la soupe à l’oignon en poudre. Façonner des boulettes avec 2 ou 4 cuillères à soupe (de 30 à 60 g) du mélange, selon l’envie et la patience. Enfariner les boulettes de viandes.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans une poêle, verser de l’huile. Quand l’huile est chaude, dorer les boulettes de viandes sur tous les côtés. Procéder en plusieurs fois au besoin. Éponger les boulettes sur du papier absorbant (essuie-tout ou papier ménage) avant de les transférer dans un chaudron ou une cocotte en fonte allant au four. Ajouter les feuilles de laurier, les échalotes, les carottes et les panais. Couvrir presque à hauteur avec la demi-glace (ou la sauce de rôti liée) et le vin. Au besoin, ajouter un peu d’eau.

Porter à ébullition, couvrir et enfourner pendant 1 h 30. Pendant la cuisson, vérifier qu’il y a toujours du liquide : au besoin, ajouter de l’eau. Quand il reste 15 minutes de cuisson, ajouter les gésiers de canard. Vérifier l’assaisonnement de la sauce et rectifier si nécessaire. Servir les boulettes sur une purée de pommes de terre ou de légumes.

*Il est possible d’employer une autre volaille hachée : poulet, dinde, etc.
**Pour obtenir de la chapelure de mie de pain, il suffit de broyer dans un robot culinaire munie d’une lame en « s » quelques tranches de pain frais avec ou sans la croûte. Si vous n’avez pas de robot culinaire, faites tremper 10 minutes la mie de pain dans la crème pour qu’elle se défasse et s’incorpore mieux à la viande.
***Pour moi, il est assez difficile de me procurer des gésiers de canard confit, donc je les ai omis. Je ne sais donc pas combien représente 2 tasses (500 ml) de gésiers en gramme. Donc, ajoutez-en selon l’envie.

Et vous, est-ce que vous devez élaborer un menu pour le réveillon?

Il y avait…

En fin de semaine se déroulait le cinquième Salon du blog culinaire de Soissons. Pour diverses raisons, je ne pouvais m’y rendre cette année. Je me doutais que la cinquième année réserverait de belles surprises, mais pas à un tel point! Sur les lieux, il y avait deux chefs pâtissiers de renom : Christophe Felder et Philippe Conticini! Je peux vous dire que je m’en mords les doigts. Pour me consoler, je me suis acheté le dernier livre de Philippe Conticini La pâtisserie des rêves. Je peux vous dire que mes yeux s’illuminent à chaque page et que je n’aurais pas de regret pour cette acquisition.

Malgré ce préambule, je ne vous propose pas une recette d’un de ces deux chefs pâtissiers… Dans mon dernier billet, je vous proposais une recette sucrée et il faut bien que je laisse de la place au salé. Je vous présente donc une recette d’émincé de poulet à la moutarde que j’ai trouvé dans Ma cuisine de tous les jours de Sara.

Poulet et légumes à la moutarde
Émincé de poulet à la moutarde
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
1 branche de céleri
1 petit oignon
1 carotte
¼ de cuillère à thé de poudre d’oignon ou d’ail
1½ cuillère à soupe de moutarde de Dijon
1½ tasse ou 375 g de bouillon de poulet
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Couper en petits dés la carotte et le céleri. Hacher finement l’oignon. Émincer les poitrines de poulet.

Dans un poêle, verser l’huile et la faire chauffer. Quand le corps gras est bien chaud, ajouter les morceaux de poulet et les faire revenir quelques minutes. Saler et poivrer. Retirer le poulet de la poêle et le réserver dans un plat de cuisson allant au four.

Dans la même poêle, faire revenir pendant 2 minutes la carotte, le céleri et l’oignon. Ajouter la poudre d’oignon (ou d’ail) et la moutarde de Dijon. Ajouter le bouillon de poulet et porter à ébullition. Verser la préparation sur le poulet et enfourner pendant 35 minutes. Servir sans attendre avec du riz ou des pommes de terre.

Et vous, quels chefs cuisiniers ou pâtissiers aimeriez-vous rencontrer?

Les listes…

Je suis dans une période où je liste tout : les choses à faire, les recettes à préparer, les livres à lire, les films à voir, etc. Le pire, c’est que pour un même sujet, je fais différentes listes! Par exemple, pour les paniers gourmands, j’ai une liste des gourmandises à préparer, une liste d’accessoires à acheter, une liste des étiquettes à réaliser… Et quand on rassemble toutes ces listes, je me demande comment je vais passer au travers. Bref, il y en a des choses à faire! Et même, d’autres listes à écrire…

En attendant, rien de mieux que les repas simples pour se libérer du temps pour réduire ce nombre de listes ou du moins, rayer le plus de choses possibles. Je vous propose donc une recette de poulet au curry et au miel que j’ai trouvé sur le site Recettes du Québec.

Du curry et du miel
Poulet au curry et au miel
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
¼ de tasse ou 88 g de miel
4 cuillères à soupe de moutarde préparée (moutarde jaune,
  anglaise ou américaine)
¼ de tasse ou 55 g de beurre
½ tasse ou 125 g de bouillon de poulet
1 cuillère à thé de sel
3 cuillères à thé de curry doux ou fort

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un chaudron, mélanger le miel, la moutarde, le beurre, le sel et le curry. Chauffer la préparation à feu doux jusqu’à ce que la sauce soit homogène. Ajouter le bouillon de poulet et réserver.

Dans un plat de cuisson allant au four, déposer les poitrines de poulet. Verser la sauce sur la viande et couvrir d’un papier d’aluminium. Enfourner et cuire pendant 30 minutes.

Après 30 minutes de cuisson, retirer le papier d’aluminium et poursuivre la cuisson un autre 30 minutes. Servir le poulet nappé de sauce avec un légume et du riz.

Et vous, faites-vous des listes?

Je n’y crois pas…

La météo suisse avait beau l’annoncer, mais je n’y croyais pas. J’ai beau regarder par la fenêtre, j’ai l’impression d’halluciner : un mince tapis blanc recouvre le sol, il a neigé! Mon problème n’est pas qu’il y ait de la neige en Suisse, mais qu’il ait neigé ici avant qu’un flocon ait effleuré le sol québécois. Il faut dire que je reste marquée par mon arrivée en Suisse… Je suis partie du Québec alors qu’un bon mètre de neige recouvrait le sol, arrivée en Suisse, je cherchais la neige : il n’y avait rien au sol et ça m’a perturbée pendant tout le trajet en voiture. J’avais beau être préparée à l’absence de neige au sol (oui, j’en voyais aux sommets des montagnes, mais ce n’est pas la même chose), mais mon cerveau n’avait pas voulu enregistrer l’information avant d’avoir une confirmation visuelle. Aujourd’hui, c’est la même chose et mon cerveau ne comprend pas que je doive sortir mon manteau d’hiver alors que je me promenais encore il y a quelques jours avec un pull.

Pour entamer la saison froide, pourquoi ne pas se lancer dans la préparation d’un confit? Je vous propose une recette de cuisses de canard confites que j’ai trouvée sur le site d’À la di Stasio.

Confit de canard
Cuisses de canard confites
Pour 4 personnes

4 cuisses de canard
4 cuillères à thé de gros sel
4 à 6 tasses ou 1 à 1,5 kg de gras de canard*
1 ou 2 branches de thym frais

Éponger les cuisses de canard et saupoudrer chaque cuisse de toute part avec 1 cuillère à thé de sel. Déposer les cuisses dans un plat, couvrir d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant 12 à 24 heures.

Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Dans un chaudron assez grand pour contenir les cuisses de canard et allant au four, faire fondre à feu doux la graisse de canard jusqu’à 70°C (160°F).

Rincer la viande pour retirer le sel et bien les éponger. Plonger les cuisses de canard dans la graisse en veillant à ce qu’elles soient totalement immergées sous le gras. Ajouter le thym, couvrir et enfourner pendant 1 h 30 à 2 heures ou jusqu’à ce que la viande se détache facilement de l’os.

Pendant la cuisson, vérifier que le gras recouvre toujours les cuisses de canard et qu’il ne bouille pas : il doit juste frémir légèrement.

Retirer les cuisses de canard du gras et les laisser tiédir. Déposer les cuisses dans des pots ou des sacs en plastique et couvrir avec le gras de canard. Conserver au réfrigérateur pendant 3 mois** ou congeler les cuisses de canard pour prolonger leur conservation.

Pour réchauffer les cuisses de canard***, préchauffer le four à 180°C (350°F). Retirer le surplus de gras des cuisses de canard et les déposer dans un plat allant au four. Couvrir d’un papier d’aluminium et cuire pendant 20 à 30 minutes ou jusqu’à ce que les cuisses soient chaudes. Retirer le papier d’aluminium et allumer le grill (broil). Laisser les cuisses sous le grill jusqu’à ce que la peau soit dorée et croustillante.

*La quantité de gras dépendra de la contenance de votre chaudron.
**Selon Josée Robitaille (voir ici), les cuisses de canard confites peuvent être conservées jusqu’à 6 mois au réfrigérateur si elles sont recouvertes de gras de canard. Personnellement, je préfère les congeler plutôt que les conserver si longtemps au réfrigérateur. À vous de voir.
***La méthode pour réchauffer les cuisses de canard confites est celle de Denis Peyrat.

Et vous, est-ce que vous attendez la neige?

Prière de ne pas déshabiller…

Je me demande combien de personnes vont être surprises par ce titre. Mais de quoi veut-elle parler vous demandez-vous? Du blé d’Inde, du maïs! Cette année, je n’ai pas eu le loisir de faire une vraie épluchette de maïs, car je n’ai pas trouvé d’épi qui ne soit pas légèrement dénudé! L’année dernière, j’achetais mon maïs au marché et il était comme celui du Québec : fraîchement cueilli, des grains deux couleurs, des épis non déshabillés avec la barbe, bref, presque que la même chose… omis pour le prix et le fait qu’il soit vendu à l’unité plutôt qu’à la douzaine. J’étais heureuse de faire mon épluchette de blé d’Inde dans ma cuisine et de faire comme chez mes parents. Cet été, je ne fréquente plus le même marché et je dois dire que j’ai vite déchanté quand j’ai vu les épis au marché. Il n’y avait qu’un kiosque qui proposait les épis de grains d’or et je crois que c’était des rebuts qui avaient été refusés par les grossistes. Les feuilles étaient jaunes, certains épis étaient difformes et la barbe avait été coupée (bonjour le travail pour éplucher les épis); voilà de quoi catastropher une Québécoise. Bref, je me suis rabattue sur le maïs de l’épicerie où il est emballé et dévoile ces grains jaunes. Heureusement, il avait bon goût, mais pour la conservation, pour le plaisir, il n’y a rien de mieux que les épis qui cachent leur trésor doré. Alors, prière de ne pas déshabiller!

Pour manger autrement le maïs, j’ai craqué pour une recette de Danny St-Pierre. Il a proposé cette recette sur Twitter, avec le concept Lundi chez Danny où il invite les gens à cuisiner avec lui. Comme la préparation du souper avec Danny commence à 18 heure, heure du Québec, il m’est difficile de participer. Je me vois mal préparer le souper à minuit. Heureusement, quelques jours après, il publie la recette en entier et c’est ainsi que j’ai pu découvrir sa cuisine. J’ai omis la salade qu’il propose : je n’aime pas la salade ni la vinaigrette, mais pour les curieux, je vous invite à consulter la recette originale.

Canard et maïs
Magret de canard rôti et maïs de Danny St-Pierre
Pour 3 personnes

1 magret de canard d’environ 350 g
2 ou 3 épis de maïs égrainés
1 pincée de piment de Cayenne ou de piment d’Espelette
Sel et poivre

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Avec un couteau, entailler à quelques reprises la peau du magret de canard en évitant de toucher la chair. Saler et poivrer la viande de toutes parts.

Faire chauffer une poêle allant au four* à feu moyen et y déposer le magret de canard côté peau en-dessous. Laisser cuire pendant 5 à 8 minutes ou jusqu’à ce que la couche de gras soit bien dorée. Pendant la cuisson, retirer régulièrement le surplus de gras. Réserver le gras de canard. Retourner le magret de canard et saisir le côté chair pendant 1 minute.

Retourner le magret de canard pour que la peau soit en-dessous et ajouter le maïs. Saler, poivrer, ajouter le piment de Cayenne (ou d’Espelette) et un peu de gras de canard réservé. Enfourner et cuire pendant 10 minutes.

Sortir le plat du four, retirer le magret de canard et le déposer sur une assiette. Couvrir la viande de papier d’aluminium et la laisser reposer. Puis faire rôtir le maïs à feu fort sur la plaque de cuisson pendant 8 à 10 minutes ou jusqu’à ce que le maïs soit doré (ou caramélisé) et croustillant. Trancher le magret de canard et le servir sur un lit de maïs.

*Je n’ai pas de poêle qui va au four, j’ai donc utilisé une cocotte en fonte, mais un chaudron qui va au four serait également adapté.

Et vous, est-ce que vous préférez le maïs habillé ou déshabillé?