Catégorie : Volailles

Les listes…

Je suis dans une période où je liste tout : les choses à faire, les recettes à préparer, les livres à lire, les films à voir, etc. Le pire, c’est que pour un même sujet, je fais différentes listes! Par exemple, pour les paniers gourmands, j’ai une liste des gourmandises à préparer, une liste d’accessoires à acheter, une liste des étiquettes à réaliser… Et quand on rassemble toutes ces listes, je me demande comment je vais passer au travers. Bref, il y en a des choses à faire! Et même, d’autres listes à écrire…

En attendant, rien de mieux que les repas simples pour se libérer du temps pour réduire ce nombre de listes ou du moins, rayer le plus de choses possibles. Je vous propose donc une recette de poulet au curry et au miel que j’ai trouvé sur le site Recettes du Québec.

Du curry et du miel
Poulet au curry et au miel
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
¼ de tasse ou 88 g de miel
4 cuillères à soupe de moutarde préparée (moutarde jaune,
  anglaise ou américaine)
¼ de tasse ou 55 g de beurre
½ tasse ou 125 g de bouillon de poulet
1 cuillère à thé de sel
3 cuillères à thé de curry doux ou fort

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un chaudron, mélanger le miel, la moutarde, le beurre, le sel et le curry. Chauffer la préparation à feu doux jusqu’à ce que la sauce soit homogène. Ajouter le bouillon de poulet et réserver.

Dans un plat de cuisson allant au four, déposer les poitrines de poulet. Verser la sauce sur la viande et couvrir d’un papier d’aluminium. Enfourner et cuire pendant 30 minutes.

Après 30 minutes de cuisson, retirer le papier d’aluminium et poursuivre la cuisson un autre 30 minutes. Servir le poulet nappé de sauce avec un légume et du riz.

Et vous, faites-vous des listes?

Je n’y crois pas…

La météo suisse avait beau l’annoncer, mais je n’y croyais pas. J’ai beau regarder par la fenêtre, j’ai l’impression d’halluciner : un mince tapis blanc recouvre le sol, il a neigé! Mon problème n’est pas qu’il y ait de la neige en Suisse, mais qu’il ait neigé ici avant qu’un flocon ait effleuré le sol québécois. Il faut dire que je reste marquée par mon arrivée en Suisse… Je suis partie du Québec alors qu’un bon mètre de neige recouvrait le sol, arrivée en Suisse, je cherchais la neige : il n’y avait rien au sol et ça m’a perturbée pendant tout le trajet en voiture. J’avais beau être préparée à l’absence de neige au sol (oui, j’en voyais aux sommets des montagnes, mais ce n’est pas la même chose), mais mon cerveau n’avait pas voulu enregistrer l’information avant d’avoir une confirmation visuelle. Aujourd’hui, c’est la même chose et mon cerveau ne comprend pas que je doive sortir mon manteau d’hiver alors que je me promenais encore il y a quelques jours avec un pull.

Pour entamer la saison froide, pourquoi ne pas se lancer dans la préparation d’un confit? Je vous propose une recette de cuisses de canard confites que j’ai trouvée sur le site d’À la di Stasio.

Confit de canard
Cuisses de canard confites
Pour 4 personnes

4 cuisses de canard
4 cuillères à thé de gros sel
4 à 6 tasses ou 1 à 1,5 kg de gras de canard*
1 ou 2 branches de thym frais

Éponger les cuisses de canard et saupoudrer chaque cuisse de toute part avec 1 cuillère à thé de sel. Déposer les cuisses dans un plat, couvrir d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant 12 à 24 heures.

Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Dans un chaudron assez grand pour contenir les cuisses de canard et allant au four, faire fondre à feu doux la graisse de canard jusqu’à 70°C (160°F).

Rincer la viande pour retirer le sel et bien les éponger. Plonger les cuisses de canard dans la graisse en veillant à ce qu’elles soient totalement immergées sous le gras. Ajouter le thym, couvrir et enfourner pendant 1 h 30 à 2 heures ou jusqu’à ce que la viande se détache facilement de l’os.

Pendant la cuisson, vérifier que le gras recouvre toujours les cuisses de canard et qu’il ne bouille pas : il doit juste frémir légèrement.

Retirer les cuisses de canard du gras et les laisser tiédir. Déposer les cuisses dans des pots ou des sacs en plastique et couvrir avec le gras de canard. Conserver au réfrigérateur pendant 3 mois** ou congeler les cuisses de canard pour prolonger leur conservation.

Pour réchauffer les cuisses de canard***, préchauffer le four à 180°C (350°F). Retirer le surplus de gras des cuisses de canard et les déposer dans un plat allant au four. Couvrir d’un papier d’aluminium et cuire pendant 20 à 30 minutes ou jusqu’à ce que les cuisses soient chaudes. Retirer le papier d’aluminium et allumer le grill (broil). Laisser les cuisses sous le grill jusqu’à ce que la peau soit dorée et croustillante.

*La quantité de gras dépendra de la contenance de votre chaudron.
**Selon Josée Robitaille (voir ici), les cuisses de canard confites peuvent être conservées jusqu’à 6 mois au réfrigérateur si elles sont recouvertes de gras de canard. Personnellement, je préfère les congeler plutôt que les conserver si longtemps au réfrigérateur. À vous de voir.
***La méthode pour réchauffer les cuisses de canard confites est celle de Denis Peyrat.

Et vous, est-ce que vous attendez la neige?

Prière de ne pas déshabiller…

Je me demande combien de personnes vont être surprises par ce titre. Mais de quoi veut-elle parler vous demandez-vous? Du blé d’Inde, du maïs! Cette année, je n’ai pas eu le loisir de faire une vraie épluchette de maïs, car je n’ai pas trouvé d’épi qui ne soit pas légèrement dénudé! L’année dernière, j’achetais mon maïs au marché et il était comme celui du Québec : fraîchement cueilli, des grains deux couleurs, des épis non déshabillés avec la barbe, bref, presque que la même chose… omis pour le prix et le fait qu’il soit vendu à l’unité plutôt qu’à la douzaine. J’étais heureuse de faire mon épluchette de blé d’Inde dans ma cuisine et de faire comme chez mes parents. Cet été, je ne fréquente plus le même marché et je dois dire que j’ai vite déchanté quand j’ai vu les épis au marché. Il n’y avait qu’un kiosque qui proposait les épis de grains d’or et je crois que c’était des rebuts qui avaient été refusés par les grossistes. Les feuilles étaient jaunes, certains épis étaient difformes et la barbe avait été coupée (bonjour le travail pour éplucher les épis); voilà de quoi catastropher une Québécoise. Bref, je me suis rabattue sur le maïs de l’épicerie où il est emballé et dévoile ces grains jaunes. Heureusement, il avait bon goût, mais pour la conservation, pour le plaisir, il n’y a rien de mieux que les épis qui cachent leur trésor doré. Alors, prière de ne pas déshabiller!

Pour manger autrement le maïs, j’ai craqué pour une recette de Danny St-Pierre. Il a proposé cette recette sur Twitter, avec le concept Lundi chez Danny où il invite les gens à cuisiner avec lui. Comme la préparation du souper avec Danny commence à 18 heure, heure du Québec, il m’est difficile de participer. Je me vois mal préparer le souper à minuit. Heureusement, quelques jours après, il publie la recette en entier et c’est ainsi que j’ai pu découvrir sa cuisine. J’ai omis la salade qu’il propose : je n’aime pas la salade ni la vinaigrette, mais pour les curieux, je vous invite à consulter la recette originale.

Canard et maïs
Magret de canard rôti et maïs de Danny St-Pierre
Pour 3 personnes

1 magret de canard d’environ 350 g
2 ou 3 épis de maïs égrainés
1 pincée de piment de Cayenne ou de piment d’Espelette
Sel et poivre

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Avec un couteau, entailler à quelques reprises la peau du magret de canard en évitant de toucher la chair. Saler et poivrer la viande de toutes parts.

Faire chauffer une poêle allant au four* à feu moyen et y déposer le magret de canard côté peau en-dessous. Laisser cuire pendant 5 à 8 minutes ou jusqu’à ce que la couche de gras soit bien dorée. Pendant la cuisson, retirer régulièrement le surplus de gras. Réserver le gras de canard. Retourner le magret de canard et saisir le côté chair pendant 1 minute.

Retourner le magret de canard pour que la peau soit en-dessous et ajouter le maïs. Saler, poivrer, ajouter le piment de Cayenne (ou d’Espelette) et un peu de gras de canard réservé. Enfourner et cuire pendant 10 minutes.

Sortir le plat du four, retirer le magret de canard et le déposer sur une assiette. Couvrir la viande de papier d’aluminium et la laisser reposer. Puis faire rôtir le maïs à feu fort sur la plaque de cuisson pendant 8 à 10 minutes ou jusqu’à ce que le maïs soit doré (ou caramélisé) et croustillant. Trancher le magret de canard et le servir sur un lit de maïs.

*Je n’ai pas de poêle qui va au four, j’ai donc utilisé une cocotte en fonte, mais un chaudron qui va au four serait également adapté.

Et vous, est-ce que vous préférez le maïs habillé ou déshabillé?

Petit coup de chaud…

Depuis un ou deux jours, on annonce de hautes températures, voire une petite canicule. Les moyens pour survivre à cette chaleur sont nombreux, voici quelques petites idées. Dans les classiques, je vous propose de rester cloitré chez vous avec les stores et les volets fermés ou d’investir dans un air climatisé et pourquoi pas une piscine. Pour les promeneurs, il est possible d’aller visiter un musée ou un centre commerciale équipé d’un climatiseur. Les autres méthodes un peu moins courante : aller sur une terrasse en altitude, se baigner dans un lac ou un océan où l’eau ne dépasse pas les 16°C (61°F), se rouler dans la neige (si, si, en cherchant bien dans les montagnes, il reste des petits amoncellements) ou aller visiter un glacier comme le glacier du Rhône ou le glacier Illecillewaet.

Question de vous aidez à vous rafraîchir, je devrais vous soumettre une recette de glace ou de sorbet, mais mon esprit aime les contradictions et préfère vous proposer une recette d’un pays qui connait la chaleur, soit l’Afrique du Sud. Je vous propose donc un magret de canard à l’Amarula tiré du magazine Ricardo volume 10, numéro 4.

Canard et Amarula
Magret de canard à l’Amarula
Pour 3 personnes

1 magret de canard d’environ 350 g
1 cuillère à thé de poivre noir concassé
4½ cuillères à soupe d’Amarula
1 échalote
1 cuillère à soupe de beurre
½ cuillère à soupe de farine
1 tasse ou 250 g de bouillon de poulet
Sel et poivre

Si désiré, retirer une partie du gras sur le magret pour ne laisser qu’une mince couche. Saupoudrer de toute part le magret de canard de poivre concassé, puis saler également toutes les faces. Déposer le magret de canard dans un sac qui ferme hermétiquement et ajouter 3 cuillères à soupe d’Amarula. Refermer le sac en chassant le plus d’air possible. Réfrigérer pendant 30 minutes.

Hacher finement l’échalote et réserver.

Déposer le magret, côté peau en dessous, dans une poêle. Griller à feu doux le magret de canard pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que le gras soit croustillant. Retirer l’excédent de gras de la poêle pendant la cuisson du magret. Augmenter un peu le feu et retourner le magret de canard, cuire environ 2 minutes. Réserver le magret sur une assiette recouvert de papier d’aluminium ou au four préchauffé à 60°C (140°F).

Dégraisser la poêle qui a servi à griller le magret de canard et y faire fondre le beurre. Ajouter l’échalote et la faire revenir jusqu’à ce qu’elle soit translucide. Incorporer la farine et poursuivre la cuisson jusqu’à ce qu’elle brunisse, soit environ 2 minutes. Ajouter le bouillon de poulet en mélangeant constamment et laisser réduire de moitié. Verser l’Amarula restant. Saler et poivrer la sauce au goût. Trancher le magret de canard et le servir nappé de sauce.

Et vous, quelle est votre méthode pour lutter contre la chaleur?

Bonne Saint-Jean!

Chaque année, c’est la même chose : je n’y pense pas et je ne prépare rien de particulier. Habituellement, je suis en train de fignoler le gâteau d’anniversaire de mon beau-frère qui est né un peu avant cette fête. Cette année, la belle-famille avait organisée une fête plus importante pour les anniversaires de mon beau-père et de mon beau-frère… et devinez qui s’est porté volontaire pour préparer le dessert? Moi! Mon problème est que je manque d’expérience dans ce genre d’exercice : c’est la première fois que je faisais des gâteau pour plus de douze personnes. J’avoue, j’ai hésité à faire un gâteau aux bleuets (myrtilles), mais ça aurait été plus pour mon plaisir que celui des fêtés.

L’événement est passé, les gâteaux sont mangés (ou presque) et le mot d’ordre pour les prochains jours est de rester tranquille! Je vais pouvoir de nouveau prendre du temps pour cuisiner de nouvelles recettes. En attendant, voici une recette de faux poulet frit que j’ai déniché chez Mélanie, La tête dans le chaudron.

Cuisses au four
Faux poulet frit
Pour 4 personnes

4 cuisses de poulet*
1 blanc d’oeuf
½ tasse ou 125 g de babeurre ou de lait fermenté
½ tasse ou 60 g de farine
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 cuillère à thé de paprika
1 cuillère à thé de thym séché
1 cuillère à thé d’origan séché
1 cuillère à thé de sel
½ à 1 cuillère à thé de piment de Cayenne ou
  d’un autre piment en poudre
2 cuillères à soupe d’huile végétale

Préchauffer le four à 220°C (425°F).

Si désiré, retirer la peau des cuisses de poulet. Réserver.

Dans un grand bol, mélanger le blanc d’oeuf et le babeurre (lait fermenté).

Dans un grand sac (ou un autre grand bol), mélanger la farine, la poudre à pâte (ou le levure chimique), le paprika, le thym séché, l’origan séché, le sel et le piment de Cayenne (ou un autre piment). Tremper une cuisse de poulet dans le mélange de blanc d’oeuf et de babeurre. Retirer la cuisse de la préparation liquide et la déposer dans le sac de farine et d’épices. Bien refermer le sac et secouer pour bien enrober la cuisse de farine et d’épices. Placer la cuisse de poulet sur une plaque de cuisson légèrement huilée. Répéter l’opération avec les autres cuisses de poulet.

Badigeonner les cuisses de poulet avec l’huile. Enfourner et cuire pendant 40 minutes ou jusqu’à ce que la chair se détache facilement de l’os. Servir et déguster.

*Il est possible d’utiliser d’autre morceau de poulet : dans ce cas, il faudra ajuster le temps de cuisson en conséquence.

Et vous, pour la Saint-Jean, est-ce que vous avez cuisiné quelque chose de particulier?