Catégorie : Biscuits et gâteaux

Une fleur d’abricotier…

Alors que la nature s’éveille tout doucement dans ma région, dans d’autres contrées, certains grelottent. Difficile de se dire qu’il fait froid ailleurs quand on voit les arbres bourgeonner et qu’en regardant attentivement, on peut même observer une fleur sur un abricotier. Pendant que les agriculteurs suisses se préparent à lutter contre les risques de gel, moi, je ne peux m’empêcher de penser aux acériculteurs. Quand je vois le temps radieux et le ciel bleu, je m’imagine difficilement les producteurs acéricoles entailler les érables. Il faut bien l’avouer, les printemps québécois et suisse sont deux univers totalement différents.

En ce moment, je rêve d’aller à la cabane à sucre… il y a si longtemps que je n’y suis pas allée. Je réfléchis même à me préparer un peu de tire sur la « neige » (plus probablement sur de la glace, car je ne pense pas aller à plus de 2000 mètres d’altitude pour me faire une provision de neige). Pour combler mes envies du temps des sucre, je me suis préparée un gâteau des anges à l’érable. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 11, numéro 8.

Gâteau des anges à l'érable
Gâteau des anges au sirop d’érable
Pour 8 personnes

1 tasse ou 320 g de sirop d’érable
5 blancs d’oeufs
⅔ de tasse et 1 cuillère à thé ou 85 g de farine

Préchauffer le four à 165°C (325°F).

Dans un grand chaudron*, verser le sirop d’érable et porter à ébullition. Laisser bouillir à feu moyen jusqu’à ce qu’un thermomètre à bonbon indique 120°C (250°F), environ 15 minutes.

Pendant ce temps, dans un grand bol, fouetter les blancs d’oeufs en neige souple ou jusqu’à ce qu’ils forment des pics mous. Lorsque le sirop est à 120°C (250°F), verser doucement le sirop en filet sur les blancs d’oeufs en fouettant continuellement. Réduire la vitesse du batteur électrique pour éviter les éclaboussures. Fouetter jusqu’à ce que les blancs d’oeufs forment des pics fermes.

Tamiser la farine sur la préparation de blancs d’oeufs et mélanger délicatement en pliant à l’aide d’une spatule ou d’un fouet jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Verser la pâte dans deux moules rectangulaires** d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces), non beurrés. Enfourner et cuire pendant 30 à 35 minutes ou jusqu’à ce que le gâteau reprenne sa forme après une pression du doigt à sa surface.

Retourner les gâteaux au dessus d’une grille et les laisser refroidir à l’envers. Démouler les gâteaux et conserver sous une cloche à gâteau jusqu’à la dégustation.

*L’utilisation d’un grand chaudron est pour éviter les débordements… et le nettoyage de votre plaque de cuisson.
** Vous pouvez utiliser un moule à chemin ou un plus grand moule rectangulaire pour ne réaliser qu’un seul gâteau.

Et vous, comment entrevoyez-vous le printemps?

Influençable…

Pour les livre de cuisine j’ai deux méthodes d’achat. La première, je feuillète longuement l’ouvrage et que je le prends lors d’un second, voire un troisième ou plus, passage en librairie. La seconde méthode est plus expéditive : j’agis sous l’impulsion. Dans le deuxième cas, il me faut soit une confiance aveugle en l’auteur, soit il a été présenté sur un site que j’aime bien. Habituellement, cette méthode d’achat est plutôt rare : j’ai tendance à rationaliser un peu, beaucoup, trop… Pourtant dans les derniers mois, je me suis procurée deux livres de cuisine de manière impulsive.

Un des livres acquis dans ces conditions est Oreo des éditions Larousse. Issu de ce livre, je vous propose la recette de gâteau marbré.

Gâteau marbré aux Oréo
Gâteau marbré aux Oréo
Pour 6 à 8 personnes

½ tasse ou 120 g de beurre non salé, fondu
2 oeufs
½ tasse et 2 cuillères à soupe ou 120 g de sucre
1 tasse ou 120 g de farine
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
3½ cuillère à soupe ou 20 g de cacao non sucré
1 pincée de sel
10 biscuits Oréo

Préchauffer le four à 210°C (410°F). Beurrer et enfariner ou chemiser de papier parchemin un moule rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces).

Casser les oeufs et séparer les blancs des jaunes. Réserver.

Dans un bol, mélanger la farine et la poudre à pâte (ou la levure chimique).

Dans un bol, fouetter le beurre fondu avec le sucre*. Ajouter un à un les jaunes d’oeufs, puis incorporer la préparation de farine. Diviser la pâte en deux et ajouter le cacao dans une des portions de pâte.

Dans un bol, fouetter les blancs d’oeufs avec le sel jusqu’à la formation de blancs en neige ferme. Diviser les blancs d’oeufs montés en deux et ajouter une partie dans chaque pâte (la pâte nature et la pâte au cacao).

Couper en quatre, quatre des biscuits Oréo. Écraser grossièrement les autres biscuits.

Dans le moule rectangulaire, verser la moitié de la pâte au cacao. Saupoudrer de biscuits émiettés et couvrir avec la moitié de la pâte nature. Parsemer de nouveau de biscuits émiettés, puis verser le restant de pâte au cacao. Répartir le restant de biscuits émiettés et couvrir de pâte nature. Disposer les biscuits coupés en quatre sur le dessus du gâteau. Enfourner et cuire pendant 40 minutes** ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Démouler le gâteau et laisser tiédir avant de déguster.

*La prochaine fois, j’essaierai de fouetter le beurre non fondu, mais tempéré, avec le sucre pour obtenir plus de volume. Je trouve que le beurre fondu et le sucre ont de la difficulté à s’amalgamer pour former une belle masse.
**Si votre gâteau commence à trop se colorer, le couvrir de papier d’aluminium ou réduire la température du four à 180°C (350°F).

Et vous, qu’est-ce qui vous influence dans l’achat d’un livre de cuisine?

Amour et chocolat

Le mois de février met souvent en avant les recettes chocolatées et cuisinées avec amour. J’admets que je ne suis pas du genre à élaborer un menu spécialement pour l’occasion de la Saint-Valentin. Il faut dire que mon menu est le même depuis plusieurs années… Cependant pour le dessert, il n’y a rien de déterminé, sauf qu’il doit y avoir du chocolat!

Cette année, je vous propose un gâteau réconfortant, gourmand et simple à réaliser. Qu’il soit à partager à deux, à dix ou à déguster en solitaire, je vous invite à essayer ce gâteau « truffe » au chocolat issu du magazine Ricardo volume 11, numéro 4.

Gâteau « truffe » au chocolat
Gâteau « truffe » au chocolat
Pour 10 personnes

225 g (8 onces) de chocolat noir
¾ de tasse ou 165 g de beurre non salé
5 oeufs
1 tasse ou 200 g de cassonade
¼ de cuillère à thé de sel
¼ de tasse ou 30 g de farine
1 cuillère à soupe de cacao (facultatif)

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer un moule à charnière de 20 cm (8 pouces) de diamètre.

Hacher le chocolat et le déposer dans un bol d’un bain-marie. Ajouter le beurre coupé en cubes et faire fondre avec le chocolat. Retirer le bol du bain-marie quand le tout est totalement fondu. Laisser tempérer.

Dans un autre bol, fouetter les oeufs avec la cassonade et le sel. Battre jusqu’à ce que la préparation soit lisse et homogène. Incorporer la farine, puis le beurre et le chocolat fondu. Verser la pâte dans le moule.

Enfourner et cuire pendant 40 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte avec quelques miettes. Laisser refroidir pendant 3 heures.

Démouler le gâteau et le déposer dans un plat de service. Saupoudrer le dessus du gâteau de cacao et servir avec amour.

Et vous, est-ce que vous avez un menu spécial pour le 14 février?

Distance parcourue inutilement…

Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller faire un petit achat. Pour me procurer l’objet, je devais me rendre dans une autre commune… bref pas très loin, mais assez pour faire quelques kilomètres sur l’autoroute. Arrivée au magasin, je m’engouffre dans la section qui m’intéresse et là, l’objet recherché n’est point présent. Je demande tout de même à une vendeuse qui me répond que le produit devrait être disponible au cours de la semaine. Pas très précis comme réponse. J’ai vraiment eu l’impression de parcourir des kilomètres pour pas grand chose. Heureusement, la voiture m’a réclamé un petit passage à la station service, je ne suis donc pas sortie pour rien.

Pour la recette du jour, je vous propose la dernière que j’ai glissé dans mes paniers gourmands : des biscottis. J’en réalise à chaque année et malheureusement, ils ne sont pas toujours à la hauteur de mes attentes. Cette fois, impossible de ne pas être satisfaite puisqu’il s’agit d’une recette d’Isabelle, Les gourmandises d’Isa. Cette recette est tirée de son dernier livre Citron (À avoir absolument dans sa bibliothèque!).

Biscottis au citron d'Isa
Biscottis au citron d’Isa
Pour 100 biscottis

2¾ tasses ou 360 g de farine
1½ cuillère à thé ou 7 g de poudre à pâte
  ou de levure chimique
¼ cuillère à thé de sel
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, fondu
1 tasse ou 200 g de sucre
3 oeufs
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
2 cuillères à soupe ou 20 g de zeste de citron râpé*

Préchauffer le four à 160°C (325°F). Chemiser une plaque de cuisson de papier parchemin.

Dans un bol, mélanger la farine, la levure chimique et le sel.

Dans un second bol, fouetter le beurre avec le sucre jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Ajouter les oeufs un à la fois, en les incorporant bien entre chaque addition. Incorporer la vanille et le zeste de citron. Ajouter petit à petit le mélange de farine, une pâte molle va se former.

Diviser la pâte en trois parts égales. Enfariner légèrement vos mains pour façonner chaque part de pâte en un rouleau de 30 cm (12 pouces) de long et 5 cm (2 pouces) de large. Déposer les rouleaux de pâte sur la plaque de cuisson en les espaçant de 10 cm (4 pouces). Enfourner et cuire pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit ferme et commence à dorer.

Retirer du four et laisser tiédir sur une grille pendant 10 minutes. Déposer un des rouleaux de pâte sur une planche à découper. À l’aide d’un couteau dentelé, couper la pâte légèrement en biais pour réaliser de fines tranches. Les biscuits ne doivent pas faire plus de 5 mm (¼ de pouce) d’épaisseur. Déposer les biscottis sur des plaques de cuisson.

Baisser la température du four à 150°C (300°F)**. Enfourner une plaque recouverte de biscuits à la fois et cuire pendant 15 minutes. À mi-cuisson, retourner la plaque de cuisson. Idéalement les biscottis doivent devenir secs sans brunir. Laisser les biscottis refroidir sur les plaques de cuisson. Ces biscottis se conservent au moins deux semaines dans une boîte en métal.

*Il faut utiliser une râpe ou un zesteur traditionnel pour prélever les zestes. J’ai utilisé un zesteur de type microplane et après huit citrons, je n’avais que 1 cuillère à soupe ou 10 g de zeste.
**Si la première fournée de vos biscottis a un peu trop bruni, réduisez la température du four à 140°C (285°F).

Et vous, parcourez-vous certaines distances inutilement?

Pourquoi pas marbré?

Dans les prochaines semaines, je vais vous présenter les gourmandises que j’ai glissées dans mes paniers gourmands. Pour commencer, je vous propose un élément qui est à chaque année présent dans mes paniers : les madeleines. La recette de l’année dernière ayant beaucoup plu, j’ai eu envie de la reprendre et je me suis dit pourquoi pas les faire marbrées? Après un test et quelques ajustements, voilà des madeleines aux deux tons et aux deux goûts. Pour la base de la recette, j’ai utilisé celle d’Isabelle issue de son premier livre, Les gourmandises d’Isa.

Madeleines marbrées
Madeleines marbrées
Pour 48 madeleines

Pâte à la vanille
2 oeufs
⅔ de tasse et ½ cuillère à soupe ou 140 g de sucre
1⅓ tasse ou 160 g de farine
1¼ cuillère à thé ou 7 g de poudre à pâte ou de levure
  chimique
¼ de tasse et 1 cuillère à thé ou 66 g de lait
½ tasse et 2¼ cuillères à thé ou 130 g de beurre non salé,
  fondu et tempéré
1 cuillère à thé de vanille ou les graines d’une gousse
  de vanille
1 pincée de sel

Pâte au chocolat
2 oeufs
⅔ de tasse et ½ cuillère à soupe ou 140 g de sucre
¾ de tasse et 4 cuillères à thé ou 110 g de farine
½ tasse ou 50 g de cacao
1¼ cuillère à thé ou 7 g de poudre à pâte ou de levure
  chimique
¼ de tasse et 1 cuillère à thé ou 66 g de lait
½ tasse et 2¼ cuillères à thé ou 130 g de beurre non salé,
  fondu et tempéré

Pâte à la vanille
Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte (ou la levure chimique) et le sel.

Dans un grand bol, fouetter les oeufs avec le sucre, l’extrait de vanille (ou les graines d’une gousse de vanille) jusqu’à ce que la masse blanchisse. Ajouter la préparation de farine en alternant avec le lait. Ajouter le beurre fondu et bien mélanger. Couvrir la pâte d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant 10 à 12 heures*.

Pâte au chocolat
Dans un bol, mélanger la farine, le cacao et la poudre à pâte (ou la levure chimique).

Dans un grand bol, fouetter les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que la masse blanchisse. Ajouter la préparation de farine en alternant avec le lait. Ajouter le beurre fondu et bien mélanger. Couvrir la pâte d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant 10 à 12 heures*.

Préchauffer le four à 220°C (425°F). Beurrer et enfariner les moules à madeleine si nécessaire.

Verser la pâte à la vanille dans une poche à pâtisserie**, puis verser la pâte au chocolat dans une autre poche à pâtisserie. Insérer les deux poches à pâtisserie dans une troisième poche à pâtisserie. Remplir les alvéoles aux trois quarts et effectuant des zigzags. Si désiré, utiliser un cure-dent ou la pointe d’un couteau pour accentuer les marbrures des madeleines. Enfourner et cuire pendant 11 à 13 minutes. Démouler les madeleines dès la sortie du four et laisser refroidir sur une grille. Ces madeleines se conservent jusqu’à 1 mois dans une boîte hermétique.

*Les pâtes peuvent attendre jusqu’à 20 heures dans le réfrigérateur.
**Pour réaliser des madeleines marbrées, il n’est pas nécessaire d’utiliser des poches à pâtisserie. À l’aide de cuillères à thé, déposer en alternance la pâte à la vanille et au chocolat ou verser une pâte puis l’autre par dessus.

Ce soir, je n’ai pas vraiment le moral : la semaine a plutôt mal commencé et aujourd’hui, ça atteint l’apogée… Pourvu que les choses n’aillent pas en s’empirant, car je suis déjà bien fatiguée et je ne sais pas comment je vais m’en remettre si ça perdure. Bonne soirée!