Mot-clé : sauce soja

Bon à s’en lécher les doigts!

Il existe plusieurs recettes qui se mangent avec les doigts : les ailes de poulet, les croquettes, les bâtonnets de poisson, le blé d’Indes (les épis de maïs), les frites, etc. Certaines laissent les doigts collant, mais le plaisir qu’ils ont procuré à notre bouche en valaient les maigres inconvénients. C’est le cas des côtes levées.

J’ai découvert plutôt tardivement les côtes levées. Bien sûr, je les connaissais de nom et d’apparence, mais je n’en avais jamais dégusté. J’ai goûté et j’adore. C’est un plat que j’ai réalisé à trois reprises. La première recette était très bonne, la deuxième que j’ai testée un peu moins réussie et la troisième, celle donc je vais vous parler, n’est pas seulement très bonne, elle est également excellente et mérite d’être testée au moins une fois dans votre vie, si vos convictions ne vous empêchent pas de manger du porc, évidemment. De plus, cette pièce de viande est plutôt abordable en Suisse (et sans doute en Europe). Au Québec, je vous conseille de surveiller les spéciaux ou de vous faire plaisir une fois de temps en temps.

J’ai trouvé cette recette sur le site de Katia au pays des merveilles. La recette semble longue vu qu’elle s’exécute en plusieurs étapes, mais honnêtement, ça ne prend pas beaucoup de temps de préparation, il y a seulement beaucoup de temps d’attente. Essayez et vous vous exclamerez probablement comme Katia et moi : « Oh, my god! ».

Côtes levées de Valérie
Côtes levées de Valérie
Pour 2 à 3 personnes

700 g à 1 kg de côtes levées de porc ou de spare ribs*
1 cuillère à soupe de cumin moulu
½ cuillère à soupe de poudre de chili
½ cuillère à soupe de moutarde sèche**
½ cuillère à soupe de sel
¾ de cuillère à thé de poivre de cayenne ou de paprika fort
¾ de cuillère à thé de cardamome moulue***
¾ de cuillère à thé de cannelle
½ tasse ou 75 g de cassonade
2 cuillères à soupe de ketchup
2 cuillères à soupe de sauce soja
2 cuillères à soupe de sauce worcestershire
2 cuillères à soupe de rhum brun ou blanc
¼ de tasse ou 60 g de sauce chili
1 cuillère à soupe de poudre d’ail ou 2 gousses d’ail hachées
½ cuillère à thé de moutarde sèche
Poivre au goût

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger le cumin moulu, la poudre de chili, la moutarde sèche, le sel, le poivre de cayenne (ou le paprika fort), la cardamome moulue et la cannelle. Frotter la viande de tous les côtés avec cet assaisonnement. Emballer la viande**** d’une double couche de papier d’aluminium. Déposer sur une plaque de cuisson si désiré et enfourner pendant 1 heure et demie.

À la sortie du four, ouvrir la papillote et laisser tiédir la viande.

Pendant que la viande tiédit, préparer la marinade. Dans un bol, mélanger la cassonade, le ketchup, la sauce soja, la sauce worcestershire, le rhum, la sauce chili, l’ail et la moutarde sèche. Poivrer au goût.

Déposer les côtes levées dans un plat ou dans un sac de plastique et verser la marinade sur la viande pour bien l’enrober. Ajouter également le jus de cuisson à la marinade. Réfrigérer pendant 12 à 24 heures.


Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Déposer les côtes levées sur une plaque de cuisson anti-adhésive ou recouverte d’un papier d’aluminium légèrement huilé. Enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner la viande avec le restant de marinade. Laisser cuire encore 10 minutes et badigeonner la viande de nouveau. Laisser cuire une dernière fois pendant 10 minutes. Pendant les 10 dernières minutes de cuisson, baisser la température du four à 190°C (375°F) si la marinade semble sur le point de brûler (si elle est très noire et qu’elle ne bouillonne plus).

Avant que la cuisson ne soit terminée, verser le restant de marinade dans un chaudron. Faire chauffer et réduire légèrement pour servir en sauce d’accompagnement si désiré.

*En Suisse (et peut-être en Europe aussi), on retrouve les côtes levées sous d’autres appellations : spare ribs, spare ribs américain, « rack » de ribs (je n’invente rien, j’ai vu ce genre d’annotation dans diverses épiceries). Préférer les côtes levées de dos de porc, si possible.
**Si vous n’avez pas de moutarde sèche, omettez-la. Dans la marinade, remplacer la moutarde sèche par 1 cuillère à soupe ou moins de moutarde préparée, mi-forte ou de dijon.
***N’ayant pas de cardamome, je l’ai remplacée par ¼ de cuillère à thé de mélange d’épices pour le pain d’épices et ¼ de cuillère à thé de garam masala. Il est également possible d’omettre la cardamome ou toutes autres épices que vous n’avez pas.
****Ma viande était divisée en trois sections, j’ai emballé chacune des sections dans une double couche de papier d’aluminium et je l’ai fait cuire 1 heure et demie comme indiqué dans la recette.

Note : La marinade va noircir sur certaines extrémités, ne vous inquiétez pas. Badigeonner bien ces endroits pendant la cuisson et vous aurez un bon goût de caramélisation et une texture croustillante. Regardez bien les photos : au goût, il n’y avait rien de brûlé.

Au fait, la viande se détache tellement bien des os, que vous pouvez utiliser une fourchette pour manger ces côtes levées si vous n’aimez pas vous salir les doigts. Vous avez des restes : désossez les côtes et mangez la viande froide comme telle ou dans un sandwich avec de la laitue, du concombre, des carottes et peut-être une sauce au yogourt, à vous de voir.

À l’eau

Ces derniers temps, les journées sont plutôt humides, pour ne pas dire carrément qu’il pleut. Je n’aime pas ce temps mitigé entre la pluie et le ciel bleu. Alors pour correspondre à ce temps désobligeant, voici une recette de poisson cuit à l’asiatique selon À la di Stasio.

Poisson et lime
Poisson cuit à l’asiatique
Pour 2 personnes

250 à 300 g de poisson à chair blanche, flétan par exemple
2 limes
1 cuillère à soupe de gingembre en poudre ou un morceau de gingembre
2 cuillères à soupe de sauce soja ou plus
½ tasse ou 125 g de lait de coco*
2 cuillères à thé de pâte de curry au choix ou de curry en poudre
Huile d’olive
Poivre

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Couper une des deux limes en rondelles et presser la seconde pour en extraire le jus, réserver. Si vous utilisez du gingembre frais, éplucher-le et couper-le en tranches.

Dans un plat allant au four, verser un filet d’huile d’olive et y répartir les tranches de lime et de gingembre.

Poivrer les filets de poisson et saupoudrer le gingembre en poudre. Déposer les filets sur les tranches de lime.

Dans un bol ou une tasse à mesurer, mélanger le lait de coco, le jus de lime, la sauce soja et le curry. Verser ce mélange sur le poisson et enfourner de 15 à 20 minutes selon l’épaisseur des filets.

*Si vous n’aimez pas le lait de coco, remplacer la moitié par de l’eau ou utiliser un mélange d’eau (¼ de tasse ou 60 g) et de crème (¼ de tasse ou 60 g).

Vivement le retour des beaux jours pour pouvoir manger dehors.

Quand on n’a pas le temps ou qu’on n’a pas relu une recette

Il y a des jours où l’on prévoit un repas et on se rend compte, un peu tard, qu’il fallait faire mariner la viande… Ce genre de chose arrive toujours quand on a eu une grosse journée et qu’on a faim plus tôt que d’habitude. Selon les recettes, il est possible d’accélérer le processus. C’est ce que j’ai fait avec une recette de poulet aux 4 C (coriandre, cannelle, cumin et citron). J’ai trouvé cette recette sur Une-Recette.

En assiette
Poulet aux 4 C
Pour 4 personnes

400 g de poitrines de poulet désossées
1 poivron orange ou rouge*
1 cuillère à soupe de sucre
1½ tasse ou 375 g de bouillon de poulet
Le jus d’un citron
2 cuillères à soupe de sauce soja
1 cuillère à thé de coriandre en poudre
1 cuillère à thé d’ail en poudre
1 cuillère à thé de cannelle
1 cuillère à soupe de cumin
2 cuillères à soupe d’huile végétale au choix

Dans un bol, mélanger la coriandre, l’ail, la cannelle et le cumin. Couper le poulet en lanières et le rouler dans le mélange d’épices. Couvrir avec le jus de citron et la sauce soja. Réserver.

Couper le poivron en lanières.

Verser une cuillère à soupe d’huile dans une grande poêle. Quand elle est chaude, ajouter le poivron. Quand le poivron a légèrement ramolli, ajouter le sucre. Le sucre va fondre et prendre une couleur caramel. Retirer de la poêle le caramel et le poivron, réserver dans une assiette.

Verser le restant d’huile dans la poêle. Ajouter le poulet. Quand le poulet est devenu blanc, ajouter la marinade et laisser réduire de moitié. Ajouter le bouillon de poulet et laisser frémir environ 15 minutes. Servir avec du riz.

*Vous pouvez omettre le poivron. Si vous le souhaitez, ajoutez un oignon ou d’autres légumes.

Si vous avez du temps devant vous, vous pouvez essayer la recette originale en faisant mariner le poulet pendant au moins deux heures. C’est à vous de voir.

Riz, patates et pâtes…

Ces trois comparses accompagnent presque l’ensemble de mes repas. Il y a aussi le pain qui vient se greffer une fois de temps en temps, mais rien n’empêchent le riz, les pommes de terre et les pâtes de revenir dans l’assiette semaine après semaine. Heureusement, ces accompagnements se déclinent un peu, beaucoup, assez pour ne pas m’ennuyer : riz aux légumes, riz au jasmin, risotto, purée de pomme de terre, frites, patates au four, pâtes longues, pâtes courtes, etc. Est-ce qu’il y a d’autre possibilité omis les quatre mentionnés plus haut? Sans doute, mais aucun autre féculant ou produit céréalier me vient à l’esprit. Il y a peut-être les nouilles croustillantes… mais je crois qu’elle rentre dans la catégorie des pâtes. C’est un point à débattre.

Les nouilles croustillantes étant un accompagnement, elles accompagneront ici une recette de boulettes chinoises. Une autre recette extraite du site Recette du Québec et l’idée des nouilles croustillantes provient de la revue Ricardo, volume 7, numéro 2. Pour découvrir d’autres textures ou simplement pour surprendre vos papilles, essayez-les.

Nouilles croustillantes
Boulettes chinoises et nouilles croustillantes
Pour 3 personnes

300 g de boeuf haché
1 oeuf battu, facultatif
2 cuillères à soupe de chapelure
2 cuillères à soupe ou 30 g de lait
½ cuillère à soupe de sauce soja
½ tasse ou 125 g de bouillon de boeuf
2 cuillères à soupe de sauce soja
1 tasse ou 250 g de sauce aux prunes*
3 portions** ou 160 g de nouilles aux oeufs ou de ramen
Sel et poivre

Dans un bol, mélanger le lait, la chapelure, le boeuf haché, l’oeuf et
½ cuillère à soupe de sauce soja. Saler et poivrer au goût. Façonner des boulettes de 2 cm de diamètre (1 pouce).

Dans une poêle, ajouter un peu d’huile et du beurre*** et griller les boulettes de viande.

Quand les boulettes sont bien colorées, retirer le surplus de gras, si désiré, et ajouter le bouillon de boeuf, la sauce aux prunes et 2 cuillères à soupe de sauce soja. Laisser mijoter à feu doux pendant 15 à 20 minutes.

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Quand l’eau bout, plonger-s’y les nouilles et retirer du feu. Laisser reposer 4 minutes. Égoutter et rincer à l’eau froide.

Dans une poêle, verser un peu d’huile**** et faire revenir les nouilles jusqu’à ce qu’elles soient légèrement dorées et croustillantes (environ 3 à 5 minutes). Servir avec les boulettes.

*La sauce aux prunes peut être remplacée par une autre sauce sucrée, par exemple, une sauce du commerce à l’ananas.
**Il est difficile de définir une portion sans donner de poids, car la contenance d’un paquet de nouilles aux oeufs varie d’une compagnie à l’autre. Mesurer la quantité de nouilles comme s’il s’agissait de pâtes longues.
***Vous pouvez utiliser seulement de l’huile ou du beurre selon votre envie.
****Suggestion : utiliser un peu d’huile de sésame grillé pour parfumer les nouilles si vous en possédez dans vos armoires.

Peut-être n’y a-t-il pas assez de légumes pour vous? N’hésiter pas à ajouter un poivron, des courgettes dans la sauce et un oignon dans les boulettes. Cependant, pour certains, le meilleur légume est la viande!

Chacun ses envies…

Mon chéri a toujours une petite hésitation au moment de choisir un menu dans un restaurant asiatique. Il a souvent envie de commander que des entrées plutôt qu’un seul plat. C’est vrai qu’il y a souvent des tonnes de choses appétissantes sur les menus et bien souvent un plat est bien suffisant comme repas; prendre que des entrées permettraient de découvrir de nouvelles saveurs. C’est cette petite idée qui m’a inspiré un repas composé que de petites bouchées. J’ai sorti du congélateur mes carrés de légumes et des rouleaux impérieux. Il manquait quelque chose pour avoir un repas complet et varié : des raviolis!

J’avais les pâtes, il ne me restait plus qu’à choisir la garniture. Les crevettes de l’épicerie ne m’inspiraient pas, alors j’ai opté pour le porc. Je regarde quelques livres et une revue : je dresse un liste des ingrédients utilisés et je crée ma composition. Arrive le moment du façonnage, je fais des raviolis destinés à une cuisson à la vapeur et là, j’ai un doute : est-ce que ça va être bon? Je plie un autre ravioli en le sellant pour essayer la friture. En plein milieu de la recette, je teste les deux modes de cuisson! Le ravioli cuit dans l’huile est excellent, j’attends que celui à la vapeur termine de cuire… et c’est bien meilleur que je ne l’avais imaginé. Au final, j’ai préparé les deux types de raviolis : c’est bien d’offrir du choix.

Dans les références consultées, on peut citer la recette de dumplings au porc et aux crevettes de Ricardo dans le volume 7 numéro 2, une autre recette venant du livre Le tour du monde de la cuisine Chine et ainsi qu’une du livre Cuisine chinoise. La sauce d’accompagnement à l’huile de sésame que je vous propose est, quant à elle, tiré de la revue Ricardo cité ci-dessus.

Raviolis chinois
Raviolis chinois à la vapeur et frits*
Pour 25 raviolis

300 g de porc haché**
1 cuillère à soupe de sauce soja
1 cuillère à thé de mirin ou de vin blanc sec
1 cuillère à thé de gingembre en poudre ou ½ cuillère à thé de gingembre frais rapé
2 cuillères à soupe de sauce aux huîtres
1 cuillère à soupe de sauce au poisson
½ à 1 cuillère à thé de sambal oeleck
1 paquet de pâtes à raviolis chinois ou de pâtes Wonton
½ tasse ou 125 g d’huile végétale pour la friture

Sauce d’accompagnement au sésame
1 cuillère à soupe de vinaigre
1 cuillère à soupe de sucre
½ cuillère à thé de gingembre en poudre
2 cuillères à thé de sauce soja
¼ de cuillère à thé d’huile de sésames grillés**

Dans un chaudron de petite taille, préparer la sauce d’accompagnement en portant à ébullition le vinaigre, le sucre et le gingembre. Lorsque le sucre est dissous, retirer le chaudron du feu et ajouter la sauce soja et l’huile de sésame. Réserver au frais.

Pour préparer les raviolis, mélanger dans un bol la sauce soja, le mirin, le gingembre, la sauce aux huîtres, la sauce de poisson et le sambal oelek. Incorporer la viandes hachés et bien mélanger jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Pour les raviolis cuits à la vapeur, déposer une cuillère à soupe au centre d’un carré de pâte et ramener la pâte vers le haut tout autour de la farce sans le fermer complètement, on doit entrevoir la farce à l’intérieur. Presser bien pour faire adhérer la pâte sur la garniture. Réserver au réfrigérateur jusqu’au moment de la cuisson.

Pour les raviolis frits, déposer une cuillère à soupe de farce sur l’un des deux côtés. Humidifier le contour de la pâte avec un peu d’eau. Replier la pâte sur la farce pour obtenir un rectangle. Presser la pâte tout autour de la farce pour retirer le plus d’air possible du raviolis et le sceller. Réserver au frais jusqu’au moment de la friture.

Pour la cuisson des raviolis à la vapeur, déposer une feuille de papier parchemin légèrement huilée dans une étuveuse en bambou ou dans une marguerite et déposer le nombre de raviolis que vous voulez cuire. Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Déposer l’étuveuse en bambou ou la marguerite sur le chaudron et cuire 10 minutes. Servir ou réserver les raviolis dans l’étuveuse en bambou sans l’ouvrir jusqu’au moment de les manger.

Pour les raviolis frits, verser l’huile dans un wok (ou utiliser une friteuse). Quand l’huile est chaude, presque fumante, déposer quelques raviolis et frire 1 minute et demi de chaque côté. Égoutter les raviolis sur un papier absorbant et servir.

Accompagner les raviolis de la sauce à l’huile de sésame ou d’une sauce du commerce comme de la sauce aux prunes.

*Je vous propose deux méthodes pour préparer et faire cuire les raviolis, mais vous pouvez bien sûr ne réaliser qu’une seule des deux variétés.
**Il est possible de remplacer le porc en partie ou en totalité par du poulet, des crevettes ou du crabe. Dans ce cas, passer les crustacés ou le poulet dans un robot pour les hacher et ajouter un oeuf à la garniture pour que la farce se tienne bien.

J’ai fait fort : j’ai servi ce style de repas alors que mon mari devrait repartir rapidement. J’oublie toujours ses activités du mardi…