Nutella vs pacanes

Depuis quelques jours, je rêvais de brioches pour le déjeuner. Mais pas n’importe lesquelles : celles qui sont roulées sur elles-même et qui sont parfumées à la canelle. Je regarde quelques recettes et je ne trouve pas exactement ce que je désire… Il n’y aura pas de cannelle au final.

Je m’attelle pour faire une demi-recette… et j’oublie de diviser le liquide. Étrangement, la pâte était molle, collante et coulante… J’ai réajusté les autres ingrédients pour revenir à une recette complète et à ce moment, j’ai décidé de faire deux garnitures différentes. Je dois avouer, que c’était également pour en faire manger à mon chéri et ne pas avoir à manger de la brioche pendant plus de huit jours.

La recette originale vient du site Une irrésistible envie de…C’est un blog que j’ai découvert récemment et qui me plaît bien… il faudra que je l’explore un peu plus. Pour la garniture au Nutella, je l’ai improvisée sur le moment, mais le mélange est excellent et rend la brioche un peu plus moelleuse.

Brioches au Nutella vs aux pacanes
Brioches roulées au nutella et aux pacanes
Pour 8 brioches

Pâte briochée
2 tasses et 1 cuillère à soupe ou 250 g de farine
1½ cuillère à thé ou 4 g de levure sèche
7 cuillères à thé ou 30 g de sucre
½ cuillère à thé de sel
100 ml (un peu moins d’une ½ tasse) ou 100 g de lait
1 oeuf
3 cuillères à soupe ou 40 g de beurre non salé
  à la température ambiante

Garniture au Nutella*
3 cuillères à soupe de Nutella ou d’une autre
  pâte à tartiner, au goût
2 cuillères à soupe de noisettes en poudre (facultatif)
¼ de tasse ou 40 g de brisures de chocolat et plus si désiré

Garniture aux pacanes
⅓ de tasse ou 75 g de pacanes hachées grossièrement
  (ou noix de pécan)
3 cuillères à soupe ou 30 g de cassonade
1 cuillère à soupe de beurre fondu (salé ou non salé, au goût)
1 cuillère à soupe de lait
1 cuillère à soupe de sirop d’érable

Pâte briochée
Dans un chaudron, verser le lait et le faire tiédir, il doit être chaud au toucher tout en étant supportable. Ajouter la levure et laisser reposer pendant 5 minutes.

Dans un bol, mélanger la farine, le sucre et le sel. Former un puit au centre. Verser le mélange de lait et de levure ainsi que l’oeuf. Mélanger à la main ou à l’aide d’une fourchette jusqu’à ce que tous les indrédients soient amalgamés. Déposer la pâte sur un plan de travail légèrement enfariné et pétrir la pâte pendant 5 minutes ou jusqu’à ce qu’elle soit homogène et lisse. Incorporer le beurre petit à petit et pétrir de nouveau jusqu’à ce que la pate soit homogène. Déposer la pâte dans un bol légèrement huilé, couvrir d’un linge humide et laisser lever la pâte dans un endroit sec sans courant d’air pendant 30 minutes.

Garniture au Nutella
Sortir la pâte de son bol et la dégonfler avec le poing. Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte en un rectangle de moins de 1 cm d’épaisseur. Placer le côté de la pâte le plus large vers vous. Couper le rectangle en deux. Badigeonner les deux moitiés de beurre.

Sur l’une, étendre le Nutella, saupoudrer de noisettes en poudre et répartir les brisures de chocolat. Rouler la pâte sur elle-même sans trop serrer, en commençant par le côté le plus près de vous vers le côté le plus éloigné. Découper le rouleau en quatre et déposer les tronçons, les spirales vers le haut, dans un moule d’au moins 20 cm de diamètre. Préférer un moule avec des bords assez haut.

Garniture aux pacanes
Sur la deuxième moitié, saupoudrer la cassonade et répartir les morceaux de pacanes. Rouler la pâte sur elle-même sans trop serrer, en commençant par le côté le plus près de vous vers le côté le plus éloigné. Découper le rouleau en quatre tronçons, les déposer dans le même moule et de la même façon que les brioches garnies de Nutella. Couvrir d’un linge légèrement humide et laisser lever dans un endroit sec sans courant d’air pendant 1 heure**.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

À l’aide d’un pinceau ou des mains, badigeonner le dessus des brioches avec le lait. Enfourner et cuire pendant 20 à 25 minutes.

À la sortie du four, badigeonner le dessus des brioches avec le sirop d’érable pour leur donner un aspect lustré. Déguster chaud ou tiède. Ces brioches se conservent bien pendant 3 jours si on les couvre avec une pellicule plastique. Après, elles commencent à sécher.

*Il es possible de réaliser seulement une des deux garnitures pour l’ensemble des brioches. Il suffit alors de doubler les quantités. Pour les brioches à la pacanes, je vous ai donné le double des quantités que j’ai utilisées. Je crois qu’elles seront plus agréable ainsi. Il est également possible de saupoudrer un peu de cannelle moulue… Je n’y ai pensé qu’une fois les brioches cuites.
**Après 30 minutes de levée, vérifier la pâte. Si elle a doublé de volume, la préparer pour l’enfourner. Moi, j’ai prolongé la période de levée, car ma pâte n’avait pas vraiment levé après 30 minutes.

Alors, êtes-vous Nutella ou pacanes?

Parce que je n’ai pas fait de photos

Habituellement, quand je rédige un article, je commence par écrire la recette. C’est ce que j’ai fait avant d’aller voir mes photos… qui n’étaient pas celles que je croyais. Dans une courte période de temps, j’ai fait deux sortes de gâteaux avec exactement les mêmes parfums… C’est ce qui m’a induite en erreur. De plus, quand j’ai réalisé cette recette, je me doutais que les conversions allaient être problématiques et difficiles. C’est pourquoi je n’avais pas pris de photos. Donc, après m’être donné tout ce mal, j’opte pour la facilité et je vous donne une recette dans un tout autre genre : des biscuits au fromage.

J’ai pris cette recette sur le site Le plaisir de gourmandise.

Biscuits au fromage
Montecaos au fromage
Pour 20 biscuits

1 tasse ou 125 g de farine
6 cuillères à soupe ou 80 g de beurre non salé
  à température ambiante
1 tasse ou 80 g de fromage*
  (gruyère, parmesan, cheddar, etc.) râpé finement
1 jaune d’oeuf
Poivre au goût

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans le bol d’un robot**, verser la farine, le fromage et le beurre. Actionner par petits coups (pulser) le robot. Lorsque la pâte à une texture sableuse, ajouter le jaune d’oeuf et le poivre. Mélanger de nouveau avec l’aide du robot jusqu’à ce que la pâte forme un boule.

Prélever une 1 cuillère à soupe de pâte et avec les mains, la façonner en boule. Déposer le biscuit sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et poursuive l’opération jusqu’à épuisement de la pâte. Enfourner et cuire pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que les montecaos soient dorés. Déguster chaud, tiède ou froid.

*Il est possible de faire un mélange de fromage. Éviter de n’utiliser que du parmesan en poudre du commerce, le goût sera moins intéressant.
**Il est certainement possible de réaliser cette recette à la main en utilisant deux couteaux ou un coupe-pâte. Il vous faudra, cependant, un peu plus de patience.

J’espère que ce genre de mésaventure ne se reproduira pas trop souvent… Pour les montecaos, personnellement, je les préfère quand ils sont froids, mais ça dépend certainement des fromages que vous utilisez.

Nouvelle pièce de viande

En allant à l’épicerie avec mon chéri, ce dernier a été attiré par un paquet de viande de porc. Évidemment, nous l’avons mis dans notre panier. L’intitulé sur le paquet était : steaks de porc quasi. Certains connaissent peut-être, mais moi, je n’en avais jamais entendu parler. Je connaissais les tranches dans le cou qui sont entrecoupées par des lanières de gras, mais ce n’était pas tout à fait ça. Visuellement, les steaks étaient parcourus par de mince filaments de gras, un peu plus comme le persillage sur le boeuf.

Pour découvrir cette viande, j’ai opté pour un plat asiatique. Comme souvent dans ces plats, j’ai fait griller ma viande et je l’ai réservée pendant un petit moment. À ma grande surprise, la viande était restée très tendre et ne s’était pas asséchée. Bref, une pièce de viande à se rappeler.

Je dois avouer qu’au départ, j’hésitais entre un émincé de porc et un pad thaï. Au final, j’ai combiné les deux! J’ai mélangé la recette de Sauté de boeuf de Philippe issue du magasine Ricardo (volume 8, numéro 3) et le pad thaï de Tuky Chanhda présenté à Curieux Bégin.

Un bol de pad thaï
Pah thaï de porc
Pour 2 personnes

200 g de steak ou de filet de porc
1½ cuillère à thé d’épices de Montréal*
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
2 portions ou 180 g de nouilles de riz
  d’environ 3 mm d’épaisseur
3 cuillères à soupe d’huile végétale
¼ de tasse ou 50 g de sucre
¼ cuillère à thé d’ail en poudre ou plus au goût
1¼ tasse ou 310 g de bouillon de poulet
1 cuillère à soupe de sauce de poisson
1 cuillère à soupe de sauce soja
1 cuillère à soupe de sauce aux huîtres

Dans un bol, verser de l’eau froide et faire tremper les nouilles de riz pendant 2 ou 3 heures**.

Préparer la viande en la coupant en lamelles d’environ 1 cm (moins de ½ po) d’épaisseur. Dans un bol, mélanger l’huile d’olive et les épices de Montréal. Ajouter la viande et laisser macérer à température ambiante pendant 15 minutes.

Dans un wok ou une grande poêle, verser un peu d’huile et chauffer. Déposer la viande et la faire saisir de tous les côtés. Retirer la viande du wok et réserver.

À l’aide d’un essuie-tout ou d’un papier ménage, essuyer le work pour retirer les épices et l’huile excédentaire. Verser l’huile végétale et ajouter le sucre quand cette dernière est chaude. Laisser le sucre se colorer pour obtenir un caramel. Ajouter l’ail en poudre et retirer le wok du feu. Verser, en faisant couler sur la paroi, le bouillon de poulet. Remettre sur le feu et ajouter la sauce de poisson, la sauce soja et la sauce aux huîtres.

Quand le tout est bien mélangé, ajouter les nouilles de riz égouttées. Poursuivre la cuisson en brassant régulièrement jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus de liquide. Ajouter la viande et cuire encore de 2 ou 3 minutes avant de servir.

*Les épices de Montréal sont habituellement un mélange de poivres utilisé sur les viandes rouges. Personnellement, j’utilise la recette de Vibi de la Casserole carrée. Il suffit de mélanger 1 cuillère à soupe de poivre noir, 1 cuillère à soupe de paprika, ½ cuillère à soupe de sel, ½ cuillère à soupe d’ail en poudre, ½ cuillère à soupe de poudre de chili (ou de piment de Cayenne), ½ cuillère à soupe de coriandre moulue, ½ cuillère à soupe d’aneth séché, ¾ de cuillère à thé de thym et ¾ de cuillère à thé de romarin.
**J’ai décidé un peu tard de faire des pah thaï. Si vous êtes pressés, laisser tremper les nouilles de riz pendant que vous préparer vos autres ingrédients et l’accompagnement, environ 30 minutes. Dans un chaudron, porter de l’eau à ébullition, plonger les nouilles de riz et cuire 2 minutes. Égoutter les nouilles et les ajouter rapidement à la sauce. Poursuivre la recette comme indiquée.

Est-ce que vous connaissiez le steak de porc? Et comment le cuisinez-vous?

Ananas et chocolat

J’adore réaliser des gâteaux de fête, c’est l’une des rares occasions où je peux préparer un gros gâteau. Le mot « gros » est un peu exagéré puisque mon moule ne fait que 18 cm (7 po) de diamètre, mais à deux, ça nous prend un temps fou pour le manger. Pour l’anniversaire de mon chéri, je lui ai demandé ce qu’il désirait comme parfum; après la pomme et le chocolat de l’année dernière, il a demandé du chocolat, encore, et de l’ananas. Au début, j’avais envie de réaliser un gâteau recouvert avec un fondant, mais je n’avais pas envie d’intégrer des morceaux d’ananas dans une pâte au chocolat. Je me suis ravisée et j’ai opté pour un genre de bavarois.

Pour la partie chocolatée, j’ai décidé de réaliser un brownie et pour la partie fruitée, j’ai opté pour une coupe Hawaï. La coupe Hawaï est un dessert qu’une des grand-mères de mon mari réalise et qui est grandement appréciée par toute la famille. J’ai repris la recette et j’y ai ajouté de la gélatine pour mon gâteau. Le résultat est très agréable.

Pour le décor, j’ai essayé une nouvelle technique. J’ai réalisé un biscuit au cacao sur lequel j’ai dessin un Wile E. Coyote en chocolat. Je ne vous donne pas la recette de biscuits, car à la cuisson, la pâte a gonflée et déformée le dessin. Ensuite, il faut refaire le dessin à la main levée et je ne suis pas certaine que tout le monde soit à l’aise pour reprendre cette technique. C’est pourquoi, je préfère vous référer à la technique que j’ai utilisé l’année dernière pour le Tux.

Avant de vous donner la recette, je vous précise que la recette de brownie est tirée du livre La chimie des desserts de Christina Blais et Ricardo Larrivée. Autre petite note à propos du décor, j’ai tempéré le chocolat (c’était une première pour moi), mais je vous en reparlerai une autre fois.

Le chocolat, l'ananas et sa mousse
Gâteau au chocolat et à l’ananas
Pour 6 personnes

Brownie
2 cuillères à soupe de farine
1½ cuillère à soupe de caca non sucré
1 pincée de sel
57 g (2 onces) de chocolat mi-amer ou à 50% de cacao*
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé
1 oeuf
¼ de tasse ou 45 g de cassonade

Mousse à l’ananas
1 moyenne boîte d’ananas coupé en petits morceaux**
  (environ 250 g d’ananas égoutté)
1 tasse ou 250 g de crème à 35 % à fouetter ou entière
1 oeuf
5 cuillères à soupe ou 61 g de sucre
1¼ de cuillère à thé de fécule de maïs (maïzena)
2¼ cuillères à thé de gélatine en poudre
  ou 2¾ feuilles (5,5 g) de gélatine

Brownie
Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Dans un bol, tamiser la farine, le cacao et le sel. Réserver.

Hacher le chocolat, couper le beurre en morceaux et les déposer dans un bain-marie. Faire fondre le chocolat et le beurre. Retirer du bain-marie, laisser tiédir et réserver.

Dans un autre bol, fouetter les oeufs avec la cassonade jusqu’à ce que le mélange commence à blanchir. Incorporer délicatement les ingrédients secs et ensuite, le mélange de chocolat et de beurre fondus. Verser le mélange dans un moule circulaire à charnière de 18 cm ou 20 cm (7 ou 8 po) de diamètre préalablement beurré, si nécessaire. Enfourner et cuire pendant 15 et 20 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du brownie en ressorte avec quelques grumeaux. Laisser refroidir et réserver.

Ajouter une bande de rhodoïd (ou un protège-feuille découpé en bandes de 10 cm de large) sur le pourtour pour faciliter le démoulage.

Mousse à l’ananas
Faire temper les feuilles de gélatine dans de l’eau froide ou faire gonfler la gélatine en poudre dans 1 ou 2 cuillères à soupe d’eau froide pendant 5 minutes.

Égoutter l’ananas en réservant le jus de côté. Découper l’ananas en petits morceaux si nécessaire. Mesurer 1 tasse ou 250 g de jus d’ananas. Réserver.

Dans un chaudron, mélanger le sucre et la fécule de maïs. Ajouter l’oeuf et fouetter jusqu’à ce que le mélange soit homogène et légèrement mousseux, compter 2 à 3 minutes. Incorporer le jus d’ananas et porter le mélange à ébullition en fouettant régulièrement. Retirer le chaudron du feu dès les premiers bouillonnements. Ajouter la gélatine et bien mélanger avant incorporer les morceaux d’ananas. Verser la préparation dans un bol et réfrigérer jusqu’à refroidissement complet, environ 2 heures.

Fouetter la crème jusqu’à l’obtention de pics mous. Incorporer délicatement la crème au mélange d’ananas et verser sur le brownie. Réfrigérer et laisser le mélange prendre pendant au moins 4 heures.

Le lendemain matin décorer le gâteau, si désiré, avec un dessin en chocolat réaliser la veille en suivant cette méthode.

Au moment de servir, retirer le moule à charnière et la bande de rhodoïd ou de protège-feuille. Ce gâteau se conserve bien pendant 4 jours.

*Vous pouvez utiliser un chocolat mi-sucré ou un mélange de chocolat au lait et de chocolat noir. Éviter de prendre un chocolat trop amer ou avec plus de 65 % de cacao pour ne pas perdre le goût de l’ananas.
**L’ananas frais (ou son jus) empêche la prise en gel de la gélatine. Cependant, après un légère cuisson, il n’y a plus de problème. Les fruits en boîte ont subi une cuisson, donc l’ananas en boîte ne va pas altérer les propriétés de la gélatine.

Je suis très contente de cette réalisation. En plus, elle permet de faire de nombreuses déclinaisons : ne réaliser que l’une ou l’autre des parties du gâteau ou encore réaliser la mousse à l’ananas sans gélatine pour obtenir une coupe Hawaï, verser dans une verrine et déposer ou non des morceaux de brownie, etc.

P.S. S’il y a des personnes qui désirent plus d’informations sur la technique que j’ai employée pour le décor, laissez-moi un commentaire, ça me fera plaisir de vous répondre.

Une approche vers la pastilla

Certains d’entre vous connaissent certainement les pastillas, mais pour les autres, les pastillas sont généralement composées de feuilles de brick, de volaille, d’amandes et de sucre. C’est un classique de la cuisine marocaine et peut-être d’autres pays de l’Afrique du Nord. La pastilla est, à mon avis, le meilleur exemple de la cuisine sucrée-salée… et peut-être l’extrême de ce style de cuisine. J’avoue, j’aimerais bien expérimenter la vraie pastilla, mais quand je songe qu’on saupoudre du sucre glace… j’ai peur que ce soit vraiment trop pour mon chéri et moi. De plus, on ne va pas le nier, la cuisine marocaine est généreuse…

Pour m’initier à ce plat, j’ai opté pour une recette de Ricardo : pastillas de boeuf braisé aux figues. Je l’ai servi comme entrée avec un peu de salade et elles ont été grandement appréciées. La recette est tirée du magasine Ricardo, volume 8, numéro 2.

Pastilla individuelle
Pastillas de boeuf braisé aux figues
Pour 6 personnes

450 g (1lb) de bavette de boeuf
  ou de cubes de boeuf à ragoût*
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 échalote
¼ de cuillère à thé de curcuma moulu
¼ de cuillère à thé de cannelle moulue
¼ de cuillère à thé de cumin moulu
¼ de cuillère à thé de coriandre moulue
1 pincée de poudre de chili ou de poivre de Cayenne
1 tasse ou 250 g de bouillon de poulet
¼ de tasse ou 60 g de sauce tomate
3 ou 4 figues séchées
½ cuillère à soupe de miel
6 feuilles de brick**
3 cuillères à soupe de beurre fondu
Sel et poivre

Hacher l’échalote et découper en petits cubes les figues. Réserver.

Détailler la viande de boeuf en cubes et retirer l’excédent de gras si nécessaire. Verser l’huile d’olive dans un chaudron et la chauffer. Ajouter la viande et la dorer de tous les côtés. Saler et poivrer. Retirer du chaudron et réserver.

Dans le même chaudron, faire revenir l’échalote. Au besoin, ajouter de l’huile. Remettre la viande dans le chaudron et ajouter le curcuma, la cannelle, le cumin, la coriandre et la poudre de chili (ou le poivre de Cayenne). Brasser la viande pour bien l’enrober des épices et verser le bouillon de poulet et la sauce tomate. Porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter doucement pendant 2 h 30. Brasser quelques fois pendant la cuisson.

Découvrir avant d’ajouter les figues découpées et le miel. Laisser réduire pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que le bouillon soit sirupeux***. Goûter et rectifier l’assaissonnement si nécesssaire. Laisser tiédir au moins 30 minutes et réfrigérer.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Dans un chaudron, faire fondre le beurre et réserver.

Séparer la viande du bouillon et conserver le bouillon de côté. Effilocher la viande, ajouter les morceaux de figues et du bouillon pour bien lier la préparation, mais pas trop pour ne pas détremper la pâte lors du montage.

Badigeonner une feuille de brick de beurre et la couper en deux. Superposer les deux bandes en croix et déposer un sixième de la préparation au centre. Rabattre la feuille sur la garniture de façon à donner une forme ronde. Déposer la pastilla, côté pilé en dessous, sur une plaque de cuisson. Répéter l’opération avec les autres feuilles de brick****. Enfourner et cuire environ 20 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

*Il est également possible d’utiliser de la palette de boeuf. Il faut prendre une viande qui demande une longue cuisson, sans os et qui ne contient pas trop de gras.
**Il est possible de remplacer les feuilles de brick par de la pâte phyllo, mais elles n’ont pas la même texture. La pâte phyllo peut prendre un peu plus de temps à cuire.
***Si vous ne voulez pas faire les pastillas, vous pouvez le servir en ragoût avec un couscous. Vous obtiendrez entre 3 et 4 portions selon les mangeurs.
****Il est possible de congeler les pastillas à cette étape.

Et vous, est-ce que vous avez déjà réalisé une pastilla?