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Douce, pas amère…

En parcourant les fruits et légumes à l’épicerie, je suis tombée sur un joli étalage de clémentines. Évidemment, je n’ai pas résisté à la tentation d’en prendre quelques unes. Le soir, j’en ai déshabillé une et j’ai découvert à quel point elles étaient délicieuses. Le lendemain, je salivais encore sur ces fruits savoureux et je savais que j’allais en racheter rapidement pour en faire de la marmelade. Il faut dire qu’il y a un moment que je n’ai pas mangé de marmelade : en Suisse, on trouve surtout, pour ne pas dire uniquement, de la marmelade d’orange amère! Je n’aime pas, mais absolument pas la marmelade d’orange amère. Je n’ai jamais trouvé de marmelade douce : un fois, j’ai bien acheté un pot où il y avait que la mention « marmelade » et j’ai déchanté rapidement quand l’amertume s’est répandue dans ma bouche. À l’occasion, je me suis rabattue sur la marmelade de citron (qui n’est pas amère elle), mais ce n’est tout de pas la même chose.

Après avoir regardé quelques recettes où les photos ne correspondaient pas à ce que je cherchais, je me suis retournée vers mes valeurs sûres : les recettes de Ricardo. C’est dans le livre La Chimie des desserts que j’ai trouvé une recette qui correspondait à ce que je voulais… Je me demande encore pourquoi je n’ai pas regardé dans ce livre en premier. Cette marmelade est délicieuse, je ne me souvenais pas à quel point c’était bon. Je compte bien en refaire et ne plus me priver de marmelade. À mon avis, c’est une belle idée de cadeau, surtout si vos paniers gourmands ne sont pas déjà complets.

Marmelade douce
Marmelade de clémentines et d’oranges
Pour 3 pots de 150 ml

8 clémentines*
1 orange sans pépin
1 tasse ou 250 g de jus d’orange** fraîchement pressé
2¾ ou 550 g de sucre
½ citron

Peler les clémentines et l’orange à vif pour récupérer les suprêmes, la chair. Découper la chair en cubes d’environ 1,5 cm (½ pouce) de côté et les réserver dans un grand chaudron.

Émincer finement les écorces d’agrumes. Déposer les écorces dans un autre chaudron, couvrir d’eau froide et porter à ébullition. Quand l’eau bout, égoutter les écorces et répéter l’opération deux autres fois.

Ajouter les écorces blanchies, le jus d’orange et le sucre dans le chaudron contenant la chair des agrumes. Mélanger et porter à ébullition. Laisser mijoter environ 1 heure à feu moyen en brassant régulièrement la préparation jusqu’à ce que la température atteigne 105°C (220°F).

Pour vérifier la cuisson sans thermomètre : placer 2 ou 3 petites assiettes en verre ou en porcelaine au congélateur avant de commencer la cuisson, verser une cuillère à thé de marmelade sur l’assiette bien froide et remettre au congélateur pendant 2 minutes. Après ce temps de repos, sortir l’assiette et l’incliner : si la marmelade est épaisse et coule doucement, elle est prête.

Ajouter le jus du demi-citron et poursuivre la cuisson 1 minute.

Mettre la marmelade dans des pots stérilisés***, si désiré, en laissant 0,5 cm (¼ de pouce) d’espace sous le goulot. Stériliser ensuite les pots pendant 10 minutes dans de l’eau bouillante. Éteindre le feu et laisser les pots dans l’eau chaude encore 5 minutes avant de les retirer. Offrir ou déguster au moment désiré.

*Choisissez de préférence des clémentines qui ont la peau lisse plutôt que granuleuse. La peau est généralement plus mince et la partie blanche (le ziste), qui est amère, est moins importante.
**Il faut 3 ou 4 oranges pour récolter cette quantité de jus. Il est aussi possible de récupérer le jus obtenu en pelant les agrumes à vif.
***Pour la méthode de stérilisation, je vous propose de lire cet article ou celui-ci. Si vous ne voulez pas stériliser vos pots, les conserver au réfrigérateur et les déguster rapidement ou les congeler, mais je n’ai aucune idée de l’incidence de la congélation sur le goût et la texture de la marmelade.

Et vous, est-ce que vous avez une marmelade que vous préférez?

Idée fixe

Cet automne, j’ai eu un fil conducteur dans mes recettes sucrées : la pomme. On pourrait même dire que c’était une idée fixe; je n’ai pas souvenir de vous avoir proposé autant de recettes à base de ce fruit les années précédentes. D’un autre côté, j’ai été guidée par cette interrogation qui revenait sans cesse : comment utiliser les pommes qui envahissent mon réfrigérateur? Cette question qui revenait régulièrement va bientôt s’évaporer de mon esprit. Oui, il ne me reste plus que 3 pommes à cuisiner! Étrangement, je n’ai pas songé à les mettre dans un plat salé, peut-être l’automne prochain?

En attendant de savoir ce qui va advenir de mes derniers fruits, je vous propose une recette qui a été un gros coup de coeur ici : un gâteau crumble aux pommes. Une recette à refaire que j’ai trouvé dans le magazine Ricardo volume 10, numéro 8.

Un gâteau et un crumble
Gâteau crumble aux pommes
Pour 8 personnes

Crumble
½ tasse ou 50 g de flocons d’avoine*
¼ de tasse ou 30 g de farine
¼ de tasse ou 50 g de cassonade ou de sucre roux
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé,
  à température ambiante

Garniture aux pommes
3 tasses ou 450 g de pommes** McIntosh, Golden ou autre
¼ de tasse ou 50 g de cassonade ou de sucre roux
2 cuillères à soupe ou 30 g de jus de citron

Gâteau
1¼ tasse ou 150 g de farine
½ cuillère à thé de cannelle moulue
½ cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
½ tasse ou 110 g de beurre non salé à température ambiante
¾ de tasse ou 150 g de cassonade ou de sucre roux
2 oeufs
¼ de tasse ou 60 g de crème sure ou de demi-crème acidulée

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer une moule rond de 20 cm (8 pouces) de diamètre.

Crumble
Dans un bol, mélanger les flocons d’avoine, la farine et la cassonade (ou le sucre roux). Incorporer le beurre et mélanger jusqu’à ce que tous les ingrédients soient humectés. Réserver.

Garniture aux pommes
Éplucher, épépiner et couper en dés d’environ 1 cm (⅜ de pouce) de côté les pommes. Déposer les dés de pommes dans un bol, ajouter la cassonade (ou le sucre roux) et je jus de citron. Mélanger et réserver.

Gâteau
Dans un bol, combiner la farine, la cannelle moulue et le bicarbonate de soude (ou de sodium).

Dans un autre bol, fouetter le beurre avec la cassonade (ou le sucre roux). Ajouter un à un les oeufs en mélangeant bien entre chaque addition. Incorporer en alternance, les ingrédients secs et la crème sure (ou demi-crème acidulée). Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit lisse et homogène.

Verser la pâte dans le moule et au besoin lisser la surface. Égoutter légèrement les pommes et les répartir sur le dessus du gâteau. Saupoudrer le crumble sur les fruits. Enfourner le gâteau et cuire pendant 65 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Laisser tiédir et déguster chaud ou à température ambiante.

*Je ne le précise pas en général, mais j’utilise toujours des flocons d’avoine à cuisson rapide et de petite taille. Si j’utilise des flocons d’avoine à l’ancienne (ou de grande taille), je vais l’indiquer dans les ingrédients.
**Comptez environ 6 pommes. Vous pouvez également varier les sortes de pommes pour obtenir différentes textures.

Et vous, avez-vous beaucoup cuisiné les pommes cet automne?

Ça a pris!

Cette année, mes périples avec la confiture ont été plutôt malheureux : confiture trop épaisse, pots qui ne veulent pas se stériliser, équilibre de goût raté, etc. J’ai laissé cela de côté et puis devant l’amoncellement de pommes dans la cuisine, je me suis relevé les manches et je me suis lancée dans la préparation de gelée. Ce n’est pas la première fois que je prépare de la gelée de pommes : c’est la troisième fois. La première fois, j’avais obtenu une très bonne gelée; la deuxième fois, elle était trop sucrée et un peu trop épaisse; et cette fois, elle est de nouveau excellente! Pour la réaliser, j’ai surtout utilisé des pommes « Diva », je vous en ai déjà parlé ici. Contrairement à l’année dernière, mes pommes n’étaient pas farineuses (elles ont probablement vieilli moins vite), alors j’en ai mangé plusieurs à la main et j’ai constaté qu’elles étaient autant acidulées que sucrées. Bref, je me suis dit qu’elles donneraient une très bonne gelée et je peux vous assurer que c’est le cas.

Je ne crois pas que la variété de pommes « Diva » se retrouve dans toutes les épiceries, elle n’est pas essentielle pour obtenir une bonne gelée de pommes. Cependant, je vous invite à utiliser un mélange de pommes où certaines sont plutôt acidulées et d’autres sucrées. Pour la recette, je me fie toujours à la même, soit celle de Ricardo tirée du livre La chimie des desserts.

Gelée de pommes nature ou parfumée
Gelée de pommes
Pour 4 pots de 250 ml

2,8 kg ou 6 lb de pommes mélangées*
6 tasses ou 1,5 kg d’eau
¼ de tasse ou 60 g de jus de citron
3¾ tasses ou 750 g de sucre**

Couper les pommes en cubes en conservant la pelure et les pépins. Déposer les fruits dans un grand chaudron. Ajouter l’eau et le jus de citron. Porter à ébullition puis réduire le feu et laisser mijoter doucement pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que les pommes soient tendres.

Tapisser une passoire de plusieurs couches de coton à fromage (étamine) ou d’un grand mouchoir en tissu. Placer la passoire au-dessus d’un grand bol. Verser les pommes et le jus dans la passoire. Laisser égoutter pendant 2 heures, voire toute une nuit, sans presser ou écraser les pommes. Après l’égouttage, il devrait y avoir environ 1,25 litre (5 tasses) de jus.

Verser le jus*** dans une casserole avec le sucre et porter à ébullition. Réduire le feu et laisser mijoter jusqu’à ce qu’un thermomètre à bonbon indique 104°C (220°F)****. Mettre dans des pots stérilisés*****, si désiré, en laissant 0,5 cm (¼ de pouce) d’espace sous le goulot. Stériliser ensuite les pots pendant 15 minutes dans de l’eau bouillante. Déguster au moment désiré.

*Comptez environ 22 à 24 pommes de taille moyenne pour avoir 2,8 kg (ou 6 lb) de fruits.
**Pour chaque 1 tasse ou 250 ml de jus obtenu, il faut compter ¾ de tasse ou 150 g de sucre.
***À ce moment, il est possible de parfumer la gelée avec un bâton de cannelle, une gousse de vanille, une anis étoilée, etc.
****Pour vérifier la cuisson de la gelée sans thermomètre, placer plusieurs cuillères en métal au congélateur avant de cuire la gelée, plonger une cuillère froide dans la gelée et laisser tomber la gelée en inclinant la cuillère sur le côté. Quand la gelée est prête, la gelée tombe en nappe, formant un ruban sur presque toute la largeur de la cuillère.
*****Pour la méthode de stérilisation, je vous propose de lire cet article ou celui-ci. Si vous ne voulez pas stériliser vos pots, les conserver au réfrigérateur et les déguster rapidement ou les congeler, mais je n’ai aucune idée de l’incidence de la congélation sur le goût et la texture de la gelée.

Et vous, quels confitures ou gelées avez-vous réussies cette année?

Pomme, prise 2

La semaine dernière, j’ai eu la chance de recevoir en primeur par la poste le livre « Pomme » d’Isabelle Lambert. Je ne vous dis pas ma joie. Une fois ce bijou entre mes mains, je n’ai pas pu résister à le feuilleter. Les illustrations sont magnifiques : elles donnent envie de tout essayer et elle donnent terriblement faim! Oui, j’ai eu la mauvaise idée de regarder ce livre juste avant de préparer le repas et je ne vous parle pas des gargouillis que mon estomac a fait par la suite. Après les recettes de soupes, de salades, d’idées pour le brunch, les muffins, les plats principaux, les conserves et les desserts d’Isabelle, vous découvrez 12 recettes de chefs québécois qui vous mettront tout autant l’eau à la bouche que les recettes précédentes. Comment ne pas craquez?

Ma première intention avant de feuilleter le livre était de vous proposer une recette salée, mais dès que j’ai vu le gâteau renversé à la pâte d’amande et aux pommes, ma bonne résolution s’est effondrée pour le plus grand plaisir de ma gourmandise.

Gâteau à la pâte d'amande et aux pommes
Gâteau renversé à la pâte d’amande et aux pommes
Pour 8 à 10 personnes

¾ de tasse ou 180 g de beurre non salé, tempéré
½ tasse ou 100 g de cassonade
4 pommes
210 g (7 onces) de pâte d’amande*
½ tasse ou 100 g de sucre
4 oeufs
Le zeste d’un citron
½ tasse ou 75 g de farine
½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
2 pincée de sel

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer un moule de 23 cm (9 pouces) de diamètre ou 2 moules rectangulaires** d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces).

Peler, épépiner et couper en quatre les pommes. Réserver.

Dans un chaudron, mettre ¼ de tasse ou 60 g de beurre et la cassonade. Faire chauffer le mélange jusqu’à ce qu’il soit fondu en brassant régulièrement. Verser la préparation dans le ou les moules préparés. Déposer les morceaux de pommes selon l’envie sur la couche de sucre. Réserver.

Râper finement la pâte d’amande. Dans un bol, mélanger le restant de beurre (½ tasse ou 120 g) avec la pâte d’amande jusqu’à ce que cette préparation soit lisse et homogène. Incorporer le sucre en continuant de fouetter jusqu’à ce que la préparation soit légère. Racler les parois du bol au besoin. Ajouter les oeufs un à un, en fouettant bien entre chaque ajout. Incorporer le zeste de citron.

Dans un autre bol, mélanger la farine, la poudre à pâte (ou la levure chimique) et le sel. À l’aide d’une spatule, ajouter les ingrédients secs à la préparation d’oeufs et de pâte d’amande. Mélanger délicatement jusqu’à ce que la préparation de farine soit bien incorporée. Verser la pâte sur les pommes. Au besoin, lisser le dessus de la pâte avec une spatule.

Enfourner et cuire pendant 60 à 65 minutes pour un moule de 23 cm (9 pouces) de diamètre ou 45 à 50 minutes pour deux moules rectangulaires. Laisser le gâteau tiédir 10 minutes puis passer une lame de couteau entre la parois du moule et le gâteau. Retourner le gâteau sur un plat de servir et laisser totalement refroidir avant de déguster.

*Lorsque vous achetez la pâte d’amande, appuyez légèrement sur le rouleau pour vérifier que la pâte est tendre. Si la pâte d’amande est dure, elle s’incorporera difficilement au beurre.
**Je n’ai pas de moule de 23 cm (9 pouces) de diamètre, mais deux moules rectangulaires d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces) offrent presque la même contenance et font de parfaits substituts.

Ce livre devrait sortir autour du 7 septembre en France et en Belgique. Pour la Suisse, c’est toujours un peu difficile à prévoir, mais vous pouvez le commander sans problème par les éditions Modus Vivendi ou vous pouvez vous renseigner auprès de votre libraire préféré.

Phase biscuits

En ce moment, j’aime bien faire des biscuits. Peut-être parce ces gourmandises ne me demandent pas trop de temps à la préparer… et qu’elles se grignotent à tout moment! Pour varier du chocolat, quoi de mieux que du chocolat blanc? Honnêtement, j’avais tout simplement envie de biscuits qui mariaient le chocolat blanc et le citron. Au dernier moment, j’ai décidé de rajouter des bleuets (myrtilles) séchés. J’avais oublié ces petites billes bleues dans mes armoires depuis belle lurette! Je crois que je vais veiller à avoir toujours des bleuets séchés sous la main : le goût et la texture sont vraiment agréables.

Pour cette recette, je me suis basée sur une recette de Jasmine que j’ai adapté selon mon envie citronnée.

Chocolat blanc, bleuets et citron
Biscuits au chocolat blanc, bleuets et citron
Pour 30 biscuits

2 tasses ou 240 g de farine
½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
½ cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
1 tasse ou 200 g de sucre
¼ tasse ou 49 g de cassonade ou de sucre roux
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, à température ambiante
1 oeuf
Le zeste de 2 citrons*
½ cuillère à thé d’extrait de vanille
175 g (6 onces) de chocolat blanc
½ tasse ou 85 g de bleuets (ou myrtilles) séchés**

La veille, si possible, mélanger le sucre et les zestes de citron dans une boîte qui ferme hermétiquement. Laisser le sucre se parfumer pendant 12 heures.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte (ou la levure chimique) et le bicarbonate de soude (ou de sodium).

Hacher le chocolat blanc en dés.

Dans un second bol, fouetter le beurre avec le sucre citronné et la cassonade (ou le sucre roux). Incorporer l’oeuf et l’extrait de vanille. Ajouter la préparation de farine, puis les dés de chocolat blanc et les bleuets (myrtilles) séchés.

Prélever environ 2 cuillères à soupe de pâte par biscuits et les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin en les espaçant d’au moins 5 cm (2 pouces). Aplatir légèrement le dessus des biscuits avec les doigts. Enfourner et cuire 10 à 12 minutes ou jusqu’à ce que les biscuits commencent à blondir. À la sortie du four, les centres des biscuits seront encore mous et ils se raffermiront en refroidissant. Laisser les biscuits tiédir sur la plaque de cuisson 5 à 10 minutes avant de les transférer sur une grille pour les laisser totalement refroidir. Déguster avec gourmandise.

*Il est également possible d’utiliser le zeste de deux limes.
**Si vous ne trouvez pas de bleuets ou myrtilles séchés, vous pouvez les remplacer par des canneberges séchées ou les omettre totalement.

Et vous, est-ce que vous avez déjà utilisé des bleuets séchés?