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Pas de pots…

Au sens littéral, sans jeu de mot : en fin de semaine, j’ai manqué de pots! Depuis qu’Isabelle, Les gourmandises d’Isa, a lancé son défi culinaire sur la confiture, gelée, coulis et sirop, j’avais mon idée pour participer et je cherchais du temps pour la concrétiser.

Accaparée par d’autres projets, j’attendais la fin de semaine dernière avec impatience pour faire ma confiture. Évidemment, il y a toujours des imprévus : j’avais quelques kilos de fraises qui dépérissaient à vu d’oeil, impossible de les conserver pour réaliser un fraisier (snif!), une opération « Confiture de fraises » s’imposait. Le problème survient après le sauvetage des fraises : il ne me restait aucun pot pour tester ma nouvelle confiture et pour améliorer les choses, le dimanche les magasins sont fermés et lundi était férié. Il m’a fallu attendre mardi pour pouvoir me procurer l’objet de convoitise.

Les pots en mains, je n’ai pas perdu mon temps et je me suis mise à la préparation d’une confiture aux fraises et au melon. J’avais goûté ce mélange dans un jus qui m’avait bien séduite et je voulais retrouver ces saveurs. Au final, une confiture avec un goût inhabituel qui est délicieuse avec un bon morceau de pain.

Fraises et melon
Confiture aux fraises et au melon
Pour 2 pots de 150 ml

1⅔ tasses ou 250 g de fraises
1¼ tasse ou 250 g de melon de type charentais
  ou de cantaloup*
1¾ tasse ou 350 g de sucre
1 gousse de vanille (facultatif)
1 citron
½ orange

Presser l’orange et le citron pour récupérer le jus. Réserver.

Laver, équeuter et couper en quatre ou huit morceaux les fraises. Détailler en moyens cubes le melon (ou le cantaloup). Déposer les fruits dans un chaudron à fond épais (de préférence) et ajouter le sucre, la gousse de vanille fendue en deux avec les grains de vanille, le jus d’orange et le jus de citron.

Mettre le chaudron sur le feu, porter à ébullition puis baisser le feu et laisser mijoter en remuant régulièrement jusqu’à ce que la température atteigne 104°C (219°F), soit environ 45 minutes.

Pour vérifier la cuisson sans thermomètre : placer 2 ou 3 petites assiettes en verre ou en porcelaine au congélateur avant de commencer la cuisson, verser une cuillère à thé de confiture sur l’assiette bien froide et remettre au congélateur pendant 2 minutes. Après ce temps de repos, sortir l’assiette et l’incliner : si la confiture est épaisse et coule doucement, elle est prête.

Mettre dans des pots stérilisés**, si désiré, en laissant 0,5 cm (¼ de pouce) d’espace sous le goulot. Stériliser ensuite les pots pendant 15 minutes dans de l’eau bouillante. Déguster au moment désiré.

*Goûter le melon ou le cantaloup pour vous assurer qu’il est bien mûr et qu’il a un bon goût : un bon melon (ou cantaloup) fera une bonne confiture.
**Pour la méthode de stérilisation, je vous propose de lire cet article ou celui-ci. Si vous ne voulez pas stériliser vos pots, les conserver au réfrigérateur et les déguster rapidement ou les congeler, mais je n’ai aucune idée de l’incidence de la congélation sur le goût et la texture de la confiture.

Et vous, est-ce que vous avez déjà dégusté une confiture au melon ou au cantaloup?

Je vous offre à boire?

Aujourd’hui, je vous propose un petit rafraîchissement qui sera probablement mon coup de coeur de l’été. Vous vous attentez peut-être à une boisson alcoolisée? Dans ce cas, ne comptez pas sur moi : j’adore cuisiner le vin et les alcools forts, mais je n’en bois pas, je n’aime pas le goût de l’alcool! Cependant, rien ne vous empêchera de créer des cocktails avec le jus que je vous propose.

Je fonds, je craque pour le jus de fraise! En plus, pas besoin de centrifugeuse pour recueillir le nectar de ce fruit, juste un peu de temps et de patience pour obtenir un élixir aux plaisirs gustatifs multiples. Je vous propose la recette de Patrice Demers issue de son livre La carte des desserts. Il parle de consommé de fraises, mais je le vois davantage comme un jus : à vous de voir.

Consommé de fraises
Jus de fraise
Pour environ 600 à 700 ml

8 tasses ou 1 kg de fraises fraîches, lavées et équeutées
½ à 1 tasse ou 100 à 200 g de sucre*
1 gousse de vanille** (facultatif)

Couper les fraises en quatre ou huit morceaux et les déposer dans un bol en acier inoxydable ou en verre résistant à la chaleur. Ajouter le sucre et la gousse de vanille coupée en deux avec les grains de vanille. Mélanger délicatement et couvrir hermétiquement le bol à l’aide d’une pellicule plastique. Réserver.

Verser de l’eau dans un chaudron, déposer le bol de fraises et vérifier que l’eau ne touche pas le fond du bol. Retirer le bol et amener l’eau à frémissement. Placer le bol de fraises pour créer un bain-marie et baisser le feu. Laisser cuire pendant 1 à 2 heures en veillant à ce que le bain-marie ne manque pas d’eau. Les fraises vont perdre leur couleur et le liquide va devenir de plus en plus rouge et se concentrer en saveur.

À l’aide d’une passoire fine ou d’un chinois de cuisine, filtrer le jus sans presser les fruits. En laissant la gravité agir, le jus s’écoulant naturellement sera parfaitement clair. Verser dans une bouteille et conserver au réfrigérateur ou congeler le liquide dans des bacs à glaçons (ensuite transférer dans un sac) pour en profiter plus longtemps.

Il y a plusieurs façons de servir le jus de fraise : remplir un verre à shooter avec de la glace pilée et ajouter le jus de fraise; mélanger le jus de fraises avec de l’eau ou une boisson gazéifiée (7up, Sprite, Perrier, etc.) ou un autre jus de fruit (maison ou du commerce) ou un alcool (cidre, rhum, vodka, etc.); faire réduire le jus de fraise pour obtenir un sirop et servir sur de la crème glacée ou un gâteau; etc.

*La quantité de sucre variera selon les fraises que vous utilisez et votre goût : mettez moins de sucre si les fraises sont sucrées et plus, si elles sont acides. Cette année, je trouve les fraises suisses peu sucrées comparativement à ce que j’avais l’habitude au Québec, j’ai donc mis 1 tasse (200 g) de sucre.
**Il est possible de parfumer votre jus de fraise avec d’autre épice : de la cannelle, de l’anis étoilée, etc. Vous pouvez également ne le faire qu’avec des fraises et du sucre.

Et vous, quel sera votre boisson de l’été?

Comme un collier de perles

Depuis quelques semaines, j’ai l’impression d’enfiler des perles sur un fil : bonnes et mauvaises nouvelles s’enchaînent. Je me sens comme dans des montagnes russes où l’allégresse se suit de coups de massue. Ce qui m’embête le plus ce sont que les mauvaises nouvelles arrivent toujours après les bonnes et qu’elles les amoindrissent. Puis-je demander qu’on me fasse parvenir en groupe les mauvaises nouvelles avant d’accueillir les bonnes? Je n’ai qu’une hâte, c’est que ce vague à l’âme se dissipe et laisse à nouveau, un sourire se dessiner sur mes lèvres. Heureusement, ça ira mieux demain.

Dans ces moments, rien ne vaut un gâteau léger en bouche qu’on peut garnir sans hésitation de crème fouettée et de petits fruits : j’ai nommé le gâteau chiffon. J’ai pris cette recette dans un de mes livres de références : La chimie des desserts de Christina Blais et Ricardo Larrivée.

Un gâteau aérien
Gâteau chiffon
Pour 4 à 6 personnes

7 cuillères à soupe ou 50 g de farine
¼ de cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 pincée de sel
½ tasse ou 100 g de sucre
5 cuillères à thé ou 25 g d’huile végétale neutre
5 cuillères à thé ou 25 g d’eau
1 cuillère à thé de jus de citron
Le zeste de 1 citron* (facultatif)
2 jaunes d’oeufs tempérés
2 blancs d’oeufs tempérés
½ cuillère à thé d’extrait de vanille

Placer la grille dans le bas du four. Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Dans un bol, tamiser la farine, la poudre à pâte (ou la levure chimique) et le sel. Réserver.

Dans un second bol, fouetter la moitié du sucre avec l’huile, l’eau, le jus de citron, le zeste de citron, les jaunes d’oeufs et l’extrait de vanille. Ajouter les ingrédients secs et mélanger délicatement avec le fouet. Réserver.

Dans un dernier bol, verser les blancs d’oeufs. Fouetter doucement le mélange et augmenter progressivement la vitesse. Quand les blancs d’oeufs forment des pics mous, ajouter graduellement le sucre restant sans arrêter de fouetter. Les blancs sont assez fermes quand ils forment des pics droits et qu’en inclinant le bol, le mélange ne bouge pas.

Incorporer un quart des blancs en neige à la pâte. Ajouter le restant des blancs en neige et mélanger en pliant délicatement (en faisant des mouvements de bas en haut). Verser la préparation dans un moule non graissé et non antiadhésif de 20 cm (8 pouces) de diamètre. Enfourner et cuire pendant 35 à 45 minutes. Pour vérifier la cuisson, presser la surface du gâteau à l’aide d’un doigt et s’il reprend sa forme, il est prêt.

À la sortie du four, renverser immédiatement le moule en le plaçant sur une grille à pâtisserie sans que le gâteau touche à la grille ou en le surélevant à l’aide de sous-plats. Laisser le gâteau refroidir à l’envers pendant 3 heures. Pour le démouler, passer une fine lame de couteau entre le rebord du moule et du gâteau.

*Il est possible de remplacer le zeste de citron par le zeste d’une orange ou d’une lime.

Mon chéri aime bien recouvrir ce gâteau avec de la crème vanille avant de l’enterrer sous une montagne de fraises coupées en petits morceaux. Et vous, avec quoi mangeriez-vous ce gâteau?

L’appel du sucre

Ces temps-ci, je ne pense qu’au sucre : j’ai envie de faire que des pâtisseries! Pour vous donner une idée, récemment, j’ai fait des biscuits, du sucre vanillé, des macarons, de la compote de rhubarbe, des cannelés et j’ai effectué un test avec de la pâte à sucre. Ce n’est pas fini, si l’on remonte quelques jours plutôt : j’ai réalisé des brioches à la cannelle, des tartelettes au chocolat et aux pacanes, des crèmes brûlées, un gâteau chiffon et j’en oublie? Ne vous inquiétez pas, je cuisine de petites quantités et j’en ai donné. Le pire, c’est que je veux encore faire des vacherins glacés, un fraisier, des muffins que j’ai aperçus il y a quelques jours et sûrement d’autres belles recettes que je n’ai pas encore découvertes!

Je vous propose donc une recette de biscuits au chocolat noir et à l’orange confite qui m’a laissé un agréable souvenir : bref, une recette que je vais probablement refaire. J’ai pris cette recette sur le site de Jasmine.

Biscuits moelleux au chocolat et à l'orange
Biscuits au chocolat noir et à l’orange confite
Pour 15 biscuits

¾ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 105 g de farine
¼ de cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
1 pincée de sel
¼ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 82 g de beurre non
  salé, fondu et à température ambiante
½ tasse de cassonade bien tassée ou 90 g de sucre roux
1 jaune d’oeuf
¼ de cuillère à thé d’extrait de vanille
Le zeste d’une orange ou d’un citron
1 cuillère à soupe de jus d’orange
  ou de citron fraîchement pressé
¼ de tasse ou 45 g d’écorces d’orange confite
½ tasse ou 80 g de pépites de chocolat noir*

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la farine, le bicarbonate de soude (ou de sodium) et le sel. Réserver.

Dans un second bol, mélanger à l’aide d’une cuillère en bois ou d’une spatule le beurre fondu, la cassonade, le jaune d’oeuf, le jus d’orange (ou de citron), les zestes et l’extrait de vanille jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Incorporer les ingrédients secs. Ajouter ensuite les écorces d’orange confite et les pépites de chocolat noir.

Sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, répartir la pâte, environ 1½ cuillère à soupe par biscuit, en les espaçant. Enfourner et cuire pendant 9 à 11 minutes ou jusqu’à ce que les biscuits soient légèrement dorés sur les côtés et que le centre soit encore mou. Déguster tiède ou totalement refroidir. Conserver ces biscuits dans une boîte hermétique ou en métal.

*Plutôt que d’utiliser des pépites de chocolat du commerce, hacher une tablette de chocolat (80 g ou 3 onces) de votre choix pour varier le résultat.

Et vous, est-ce qu’il vous arrive de ressentir l’appel du sucre?

Quand le dessert n’est pas à la carte

Il y a quelque temps, je me trouvais dans un restaurant avec une parente de mon chéri. Après avoir avalé un plat de pâtes (bien consistant), elle se met à me parler de leur crème brûlée : à sa dernière visite, la carte proposait une crème brûlée à la pistache qui lui avait laissé un bon souvenir. Malgré la satiété bien atteinte, je me faisais une joie de déguster une de ces crèmes brûlées. Mon envie fut brève, la serveuse nous informa que le restaurant n’offrait plus de crème brûlée à cette époque de l’année.

Avec le recul, je me demande si la crème brûlée était servi dans les règles : brûlée juste au moment de servir. Je sais que plusieurs restaurants les préparent à l’avance et les servent complètement froides. De plus, comme la serveuse a prétexté la hausse des températures pour expliquer l’absence de crème brûlée… ça m’a inquiété.

Cependant, mon envie de crème brûlée demeura et comme qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même, je n’ai pas attendu très longtemps avant de la satisfaire. J’ai choisi de faire la recette de Laurent Godbout (j’ai déjà eu un gros coup de coeur pour son pain perdu ici). Cette crème brûlée est à la vanille (oui, encore une fois), mais ce qui m’a attiré dans cette recette, c’est la présence de lait. Certains crieront à l’hérésie, mais la texture de la crème est magnifique, soyeuse et carrément envoûtante. Bref, à essayer avant d’hurler : « Au scandale! ». J’ai pris cette recette dans une brochure distribuée avec le Journal de Montréal, mais elle se trouve probablement dans son livre Comme au chalet. La recette originale est composée d’une couche de gruau que j’ai omis et j’ai ajouté une gousse de vanille.

Crème brûlée avec du lait
Crème brûlée de Laurent Godbout
Pour 2 ou 3 portions

½ tasse ou 125 g de crème 35 % ou de crème entière
2 cuillères à soupe de sirop d’érable*
1 gousse de vanille ou 1 cuillère à thé d’extrait de vanille
½ tasse ou 125 g de lait
2 jaunes d’oeuf
Cassonade ou sucre

Préchauffer le four à 135°C (275°F).

Remplir un chaudron ou une bouilloire d’eau et porter à ébullition. Cette eau chaude servira à la cuisson des crèmes.

Dans un chaudron, verser la crème et le sirop d’érable. Couper la gousse de vanille en deux, gratter les grains de vanille et les déposer dans la crème ainsi que la gousse (ou verser l’extrait de vanille dans la crème quand elle est chaude). Porter le mélange à ébullition. Retirer du feu et réserver.

Dans un bol, fouetter les jaunes d’oeufs avec le lait. Ajouter doucement la préparation de crème chaude au mélange de jaunes d’oeufs et de lait. Retirer la gousse de vanille. Verser la préparation dans des ramequins ou des plats à crème brûlée.

Prendre un grand plat à gratin ou une plaque de cuisson profonde et déposer un linge dans le fond du plat. Répartir les ramequins sur le linge et verser de l’eau chaude jusqu’à mi-hauteur des ramequins afin d’obtenir une cuisson vapeur. Enfourner pendant 40 minutes ou jusqu’à ce que les bords de la crème soient pris et que le centre soit encore légèrement tremblotant.

À la sortie du four, retirer les ramequins du bain-marie, laisser tiédir 30 minutes à la température ambiante avant de réfrigérer pendant au moins 2 heures.

Au moment de servir, saupoudrer la crème d’une bonne couche de cassonade ou de sucre et caraméliser à l’aide d’un fer à crème brûlée ou d’une torche. Il est également possible de caraméliser la crème sous le gril (broil) du four préchauffé, il faut environ 2 minutes. Servir et déguster sans attendre.

*Le sirop d’érable que j’ai utilisé était clair et apportait peu de parfum, peut-être qu’un sirop plus foncé développerait plus de saveur.

Et vous, à quel parfum réalisez-vous vos crèmes brûlées?

Pour celles qui veulent connaître le résultat du concours de MiniBoy Only, c’est ici.