Mot-clé : chocolat

Petites gourmandises…

Il y a déjà un moment que je n’avais pas fait de petites gourmandises de chez moi. Il me faut une envie de sucre importante pour faire du sucre à la crème ou des bonbons aux patates… ce qui est plutôt rare. Je suis plutôt une « bibitte » à chocolat… il faut dire que mon chéri m’encourage dans cette voie! C’est en voyant une recette de fudge que j’ai soudainement eu envie d’en faire. J’avais un souvenir plutôt vague d’une gourmandise très sucrée, mais cette recette a fait disparaître cette idée! Je dois reconnaître que j’en n’ai pas mangé beaucoup, j’ai préféré glisser ces petits fudges dans mes paniers gourmands. J’espère que les gens qui les ont reçus craqueront autant que moi.

C’est une recette fort simple et rapide à réaliser (omis quelques heures d’attente pour que la préparation fige). J’ai trouvé cette recette de fudge sur le site de Beau à la louche.

Fudge
Fudge au chocolat et aux pacanes
Pour 30 à 40 bouchées (selon la taille)

⅔ de tasse (un peu moins) ou 200 g de lait condensé sucré
1 tasse ou 100 g de pacanes ou de noix de pécan*
250 g (9 onces) de chocolat noir à environ 55% de cacao**
1 cuillère à soupe d’extrait de vanille

Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Étaler les pacanes (noix de pécan) sur une plaque de cuisson allant au four. Enfourner et faire griller les pacanes pendant 10 à 15 minutes. Le temps variera en fonction du four et du goût désiré. Laisser tiédir*** avant de concasser grossièrement les noix et réserver.

Pendant ce temps, hacher le chocolat et le déposer dans le bol d’un bain-marie. Faire fondre le chocolat et le retirer du bain-marie quand il est bien lisse. Ajouter le lait condensé sucré et bien mélanger. Quand la préparation est homogène, ajouter l’extrait de vanille et bien intégrer avant d’incorporer les pacanes. La préparation est assez épaisse et peu malléable.

Sur un plan de travaille, disposer une feuille de papier parchemin et y verser la préparation. Étaler la pâte sur une épaisseur de 2 cm (¾ de pouce) et lisser la surface à l’aide d’une spatule. Couvrir d’une seconde feuille de papier parchemin et réfrigérer pendant 3 à 10 heures ou jusqu’à ce que la pâte soit ferme. Découper la pâte en petits cubes et conserver dans une boîte à température ambiante.

*Il est possible de remplacer les pacanes (noix de pécan) par des amandes ou des noisettes.
**Préférer un chocolat noir. Personnellement, j’ai utilisé un chocolat noir à 66 % de cacao.
***Vous pouvez faire griller vos noix plusieurs jours à l’avance si désiré.

Et vous, comment aimez-vous le fudge?

Entre l’Halloween et Noël…

Et oui, encore un Muffin Monday! Je ne vous parle pas de ma tête quand j’ai vu le premier thème de cette vingt-troisième édition : l’Halloween! Je trouvais le choix un peu osé puisque la date limite était en décembre. Je ne savais pas si j’allais y participer n’ayant point d’idée. Cependant, quelques jours plus tard, j’ai pensé à marier l’Halloween avec Noël comme l’avait fait Tim Burton avec son film, L’étrange Noël de monsieur Jack. J’ai décidé de conserver cette idée, même si Daphné, l’organisatrice de cette édition, et les autres membres du jury ont décidé de modifier le thème pour les « muffins fériés ».

Bref dans mes muffins, j’ai mélangé de la courge pour l’Halloween et les épices à pain d’épices pour Noël… Cependant, il y a un intrus qui s’est glissé dans la composition de mes muffins : des bleuets (myrtilles)! Une envie de bleuets que je n’ai pas pu contrôler ou peut-être une envie de réduire les réserves de mon congélateur… D’autre part, j’ai décidé de décorer mes muffins avec de la pâte à sucre, mais c’est facultatif. J’ai aussi employé de la pâte de chocolat pour couvrir les muffins, cet élément est également facultatif. La recette de pâte de chocolat est titrée de la revue Ricardo, volume 5, numéro 5.

Muffins entre Halloween et Noël
Muffins à la courge, aux bleuets et aux épices
Pour 6 muffins

Muffins
¼ de tasse ou 60 g de purée de courge*
1 oeuf
½ tasse ou 60 g de farine
½ tasse ou 50 g de flocons d’avoine
⅓ de tasse ou 67 g de sucre
½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
½ cuillère à thé d’épices à pain d’épices
¼ de cuillère à thé de sel
⅔ de tasse ou 80 g de bleuets (myrtilles)
12 demi-pacanes (ou noix de pécan)

Pâte de chocolat
84 g (3 onces) de chocolat noir**
2 cuillères à soupe ou 32 g de sirop de maïs ou de glucose
½ cuillère à soupe de cacao non sucré
½ cuillère à soupe de sucre glace

1 cuillère à soupe de confiture au choix
Pâte à sucre pour la décoration (facultatif)

Muffins
Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Dans un bol, mélanger la farine, les flocons d’avoine, le sucre, la levure chimique, les épices et le sel. Réserver.

Dans un autre bol, mélanger la purée de courge et l’oeuf. Ajouter les ingrédients secs et brasser jusqu’à ce que les ingrédients secs soient humectés. Incorporer les bleuets (myrtilles).

Placer des caissettes de papier dans les alvéoles du moule à muffin et y répartir la pâte. Sur chaque muffin, déposer deux demi-pacanes (noix de pécan) et enfourner pendant 20 à 25 minutes. Sortir les muffins du moule et laisser tiédir.

Pâte de chocolat***
Hacher le chocolat et le déposer dans le bol d’un bain-marie. Faire fondre le chocolat et le retirer du bain-marie quand il est bien lisse. Ajouter le sirop de maïs (ou de glucose) et mélanger jusqu’à ce que la préparation soit ferme et homogène. Emballer la pâte dans une pellicule plastique et réfrigérer pendant 2 heures.

Dans un bol, mélanger le cacao et le sucre glace. Sortir la pâte de chocolat du réfrigérateur. Saupoudrer le plan de travail avec le mélange de cacao et de sucre glace et abaisser la pâte de chocolat. Découper des cercles du même diamètre que les muffins. Badigeonner les muffins avec un peu de confiture et y déposer un cercle de pâte de chocolat. Décorer avec de la pâte à sucre si désiré.

*Il est facile de réaliser une purée de courge, il suffit de la faire cuire dans de l’eau bouillante jusqu’à tendreté et de la réduire en purée à l’aide d’un robot ou d’une fourchette. Il est également possible d’utiliser une autre purée de légume ou même une purée pour bébé.
**On peut réaliser la pâte de chocolat avec du chocolat au lait ou du chocolat blanc. La pâte au chocolat blanc peut être colorée pour réaliser des décorations sur des muffins ou des gâteaux.
***Il devrait vous rester de la pâte de chocolat. Elle se conserve très longtemps au réfrigérateur. Il est également possible de la congeler. Il suffit alors de la déposer dans le réfrigérateur pendant 12 heures et de la sortir quelques minutes avant de la travailler. Les gâteaux et les muffins se conservent à température ambiante un fois recouvert de pâte de chocolat.

Alors, est-ce que vous croyez qu’on peut marier l’Halloween et Noël?

Chocolat et de deux!

Voici la suite de l’articles sur le tempérage du chocolat : mouler les chocolat et quelques idées de garniture. Pour les garnitures, j’ai utilisé plusieurs sources : Jasmine, Katia au pays des merveilles et Beau à la louche de Loukoum.

Pour ce jour, j’aurais aimé vous présenter un dessert un peu plus élaboré, mais je n’ai pas vu le temps passer… Et oui, Une souris dans ma cuisine fête déjà ses deux ans! Merci à celles et ceux qui passent et qui prennent le temps de lire ce que j’écris. J’espère également que vous trouvez des idées et des recettes qui vous plaisent.

Assortiment de chocolats
Chocolats fourrés
Matériel nécessaire

Chocolat tempéré
Moules en silicone ou en polypropylène
Pinceau
Contenant avec un embout fin (facultatif)
Garniture au choix

Moule en silicone
Remplir au tiers les empreintes du moule en silicone avec du chocolat tempéré. À l’aide d’un pinceau, peindre de chocolat les côtés des empreintes. Déposer le moule au réfrigérateur pendant 15 minutes. Quand la première couche de chocolat a figé, en appliquer une deuxième pour rendre les coques bien étanches. Réfrigérer pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que la seconde couche soit figée. Remplir l’empreinte avec une garniture au choix en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Couvrir la garniture avec du chocolat pour combler l’empreinte et compléter le chocolat fourré. Taper légèrement le moule sur une surface plane pour faire sortir les bulles d’air. Réfrigérer pendant 15 à 20 minutes avant de démouler.

Moule en polypropylène
À l’aide d’un essuie-tout ou d’un morceau de coton, frotter les empreintes du moule en polypropylène jusqu’à ce qu’elles dégagent de la chaleur. Remplir au tiers les empreintes du moule avec du chocolat tempéré. À l’aide d’un pinceau, peindre de chocolat les côtés des empreintes. Déposer le moule au réfrigérateur pendant 15 minutes. Quand la première couche de chocolat a figé, en appliquer une deuxième pour rendre les coques bien étanches. Réfrigérer pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que la seconde couche soit figée. Remplir l’empreinte avec une garniture au choix en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Couvrir la garniture avec du chocolat pour combler l’empreinte et compléter le chocolat fourré. Taper légèrement le moule sur une surface plane pour faire sortir les bulles d’air. Réfrigérer pendant 15 à 20 minutes avant de démouler.

Ces moules sont plus délicats que les moules en silicone, il faut les nettoyer de préférence à l’eau froide et surtout, sans savon.


Idées de garniture

Chocolat au cerise

Chocolat au cerise
⅔ de tasse ou 100 g de sucre glace*
10 cerises au marasquin ou à cocktail avec le sirop

À l’aide d’essuie-tout, retirer l’excédent de sirop des cerises sans trop les déformer et réserver.

Dans un bol, déposer le sucre glace et ajouter 1 cuillère à thé de sirop de cerise. Mélanger et ajouter du sirop au besoin jusqu’à ce que la préparation soit très légèrement coulante. Dans les chocolats, les cerises rendront un peu de sirop même après les avoir essuyer, c’est pourquoi la préparation ne doit pas être trop liquide.

Une fois que les coques des empreintes sont figées, déposer un peu du mélange de sucre glace et de sirop. Ajouter une cerise entière, si l’empreinte est assez grande, ou une demi-cerise et fermer le chocolat fourré avec une couche de chocolat. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Chocolat au Spéculoos

Chocolat au Spéculoos** inspiré de Jasmine
¼ de tasse de pâte de Spéculoos
Cannelle moulue au goût

Dans un bol, mélanger la pâte de Spéculoos avec la cannelle moulue. Goûter et ajouter plus de cannelle selon le parfum désiré.

Une fois que les coques sont figées, remplir les empreintes avec la préparation de Spéculoos en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Fermer le chocolat fourré avec une couche de chocolat. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Chocolat à la ganache

Chocolat à la ganache de Katia
60 g (2 onces) de chocolat noir ou au lait
½ tasse ou 120 g de crème à 35 % ou de crème entière

Hacher finement le chocolat et le déposer dans un bol.

Dans un chaudron, porter la crème à ébullition. Dès que la crème bout, la verser sur le chocolat et attendre pendant 1 minute. Ensuite, mélanger jusqu’à ce que le chocolat soit totalement fondu et que la préparation soit homogène. Laisser refroidir à température ambiante jusqu’à ce que la préparation soit tartinable.

Une fois que les coques sont figées, remplir les empreintes avec la ganache en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Fermer le chocolat fourré avec une couche de chocolat. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Chocolat à la ganache aux framboises

Chocolat à la ganache aux framboises*** selon Jasmine
⅔ de tasse ou 112 g de framboises
⅓ de tasse ou 80 g de crème à 35 % ou de crème entière
250 g (9 onces) de chocolat noir ou au lait

Hacher finement le chocolat et le déposer dans un bol.

Dans un chaudron, porter la crème et les framboises à ébullition. Dès que la crème bout, la verser avec les framboises sur le chocolat et attendre pendant 1 minute. Ensuite, mélanger jusqu’à ce que le chocolat soit totalement fondu et que la préparation soit homogène. Laisser refroidir à température ambiante jusqu’à ce que la préparation soit tartinable.

Une fois que les coques sont figées, remplir les empreintes avec la ganache aux framboises en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Fermer le chocolat fourré avec une couche de chocolat. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Chocolat croustillant

Chocolat croustillant
Chocolat au lait ou noir fondu, en quantité suffisante
Céréales Rice Krispies
Biscuits gavottes, dentelles ou sablés émiettés

Dans un bol, mélanger les céréales et les biscuits émiettés. Réserver.

Une fois que les coques sont figées, remplir les empreintes avec le mélange de céréales et verser du chocolat fondu pour compléter le chocolat fourré. Taper légèrement le moule sur une surface plane pour faire sortir les bulles d’air. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Chocolat au caramel citronné selon Loukoum
Dès que j’ai vu cette recette de caramel sur le blog Beau à la louche, j’ai eu envie de l’utiliser pour garnir des chocolats. Honnêtement, ce sont mes favoris et de plus, ils ont eu un grand succès. Ce caramel peut être employé autrement : tartiné sur une tranche de pain, versé sur un gâteau, mélangé à de la crème glacée, etc. Bref, si vous aimez le caramel et le citron, essayez cette recette.

Chocolat au caramel citronné
5 cuillères à soupe ou 60 g de sucre
100 ml ou 100 g de crème à 35 % ou de crème entière
2 cuillères à soupe ou 25 g de beurre non salé, coupé en morceaux
Zeste de 2 petits citrons

Dans un chaudron, verser le sucre et faire cuire jusqu’à ce que le sucre prenne une jolie couleur dorée. Il est possible de brasser le sucre avec une cuillère vu que c’est un caramel à sec : il ne devrait pas se cristalliser. Quand le caramel à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer), retirer le chaudron du feu. Ajouter le beurre en trois fois en mélangeant bien entre chaque addition. Ensuite, incorporer petit à petit la crème. Remettre le chaudron sur le feu et porter à ébullition. Dès que le caramel bout, baisser le feu et laisser mijoter pendant 4 minutes en brassant de temps en temps. Retirer du feu et ajouter les zestes de citrons. Verser dans un pot, laisser refroidir et réfrigérer jusqu’à utilisation.

Une fois que les coques sont figées, remplir les empreintes avec le caramel citronné en laissant un espace d’environ 2 mm (¹⁄₈ de pouce) pour pouvoir refermer le chocolat. Fermer le chocolat fourré avec une couche de chocolat. Terminer, selon le moule utilisé, comme détaillé plus haut.

Les chocolats maisons se conservent assez longtemps à température ambiante dans une boîte hermétique : de 2 semaines à 2 mois selon la garniture. Les chocolats avec une garniture contenant de la crème qui a été portée à ébullition se conserve pendant 2 semaines à température ambiante. Personnellement, je préfère quand même les conserver au frais. Habituellement, je réalise mes chocolats fourrés sur plusieurs jours : je fais en premier ceux dont les garnitures ne comportent pas de crème et je fais en dernier, une ou deux journées avant d’offrir les chocolats, ceux qui contiennent de la crème. Ainsi, je n’ai pas besoin de conserver mes chocolats au réfrigérateur où ils perdraient leur brillance.

*Idéalement, il faut utiliser du fondant en poudre, mais ce produit est difficile à trouver en dehors des magasins spécialisés.
**Plutôt que de garnir des chocolats avec de la pâte de Spéculoos, il est possible d’utiliser du Nutella additionné de noisettes grossièrement concassées, etc. Utilisez votre imagination pour agrémenter les pâtes à tartiner et garnir vos chocolats de ces préparations.
***Il est possible d’utiliser la ganache aux framboises pour faire des truffes. Il suffit de verser la préparation dans un moule et de la réfrigérer quelques heures. Découper la ganache, la rouler dans vos mains pour former des boules, enrober de chocolat et terminer en les roulant dans le cacao. Réserver au frais

Alors, est-ce que vous allez faire des chocolats maison cette année ou l’année prochaine (elle arrive bientôt après tout)?

Un joli feuilletage

Je regardais les anciens billets de Sylvie du blog Amuses bouche, quand j’ai vu ces chocolatines… Ces images ne m’étaient pas inconnues… j’avais déjà relevé cette recette depuis 2009 pour la tester! Je crois qu’il était temps que je l’essaie. De plus, il y avait presque un an que je n’ai pas réalisé de chocolatines. Dire que c’est une des gourmandises préférées de mon chéri… Oups!

Pour cette recette, j’ai pris mon temps pour la réaliser (contrairement à mon habitude) et j’ai réussi un joli feuilletage avec des feuilles bien fines et bien croustillantes. Je suis vraiment étonnée par le résultat de cette recette et je suis contente de pouvoir dire : « C’est fait maison ».

Comme mentionné plus haut, j’ai pris cette recette de chocolatines sur le beau blog Amuses bouche de Sylvie. Allez faire un tour si vous ne le connaissez pas, vous y ferez sans doute de belles découvertes.

Un feuilletage cachant une barre de chocolat
Chocolatines de Christophe Felder
Pour 8 chocolatines

2 tasse ou 250 g de farine
⅔ de tasse ou 150 g de lait tiède
7 cuillères à thé ou 30 g de sucre
1 cuillère à thé de levure sèche
1 cuillère à thé de sel
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, froid
8 ou 16 bâtonnets de chocolat*
1 jaune d’oeuf (facultatif)

Dans un bol, verser le lait, la levure, le sucre, la farine et le sel. Mélanger et pétrir jusqu’à ce que la pâte soit homogène et qu’on puisse former une boule**. Emballer la pâte dans une pellicule plastique et la réserver au réfrigérateur pendant 10 heures ou toute une nuit.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte en un carré d’environ 25 cm (10 pouces) de côté. Au centre de la pâte, déposer le beurre et rabattre les côtés de la pâte vers le centre pour emprisonner le beurre. À l’aide d’un rouleau à pâte, taper la pâte pour commencer à l’étaler et ainsi éviter de déchirer la pâte. Étaler la pâte pour former un long rectangle qui est trois fois plus long que large, replier la pâte sur elle même en trois, en porte-feuille*** (comme pour une lettre). Emballer la pâte dans une pellicule plastique et la réfrigérer pendant 20 minutes. Recommencer cette opération deux fois.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte en un rectangle d’environ 32 cm sur 40 cm (13 pouces par 16 pouces). Couper la pâte en 8 rectangles de même taille (environ 8 cm par 10 cm ou 3¼ pouces par 4 pouces). Déposer 1 ou 2 bâtonnets de chocolat au bord de chaque rectangle et rouler la pâte autour sans trop serrer pour que la pâte puisse lever et feuilleter. Sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, déposer les chocolatines et les couvrir d’un linge propre. Laisser lever la pâte à température ambiante pendant 2 heures.

Préchauffer le four à 200°C (400°F)****.

Si désiré, dorer les chocolatines avec un peu d’oeuf et enfourner pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que les chocolatines soient bien dorées.

*Choisissez de préférence un chocolat noir. Si vous ne trouvez pas de bâtonnets de chocolat, vous pouvez utiliser des carrés de chocolat que vous couperez et placerez selon la forme voulue.
**Éviter de trop pétrir cette pâte, dès que vous pouvez former une boule homogène, l’emballer et la réfrigérer.
***Pour mieux comprendre comment faire le tourage de la pâte, je vous invite à cliquer ici et .
****Dans la recette originale, Christophe Felder cuit ses chocolatines à 210°C (410°F). Après 12 minutes, mes chocolatines étaient bien colorées et presque brûlées… La prochaine fois, je les ferais cuire à 200°C (400°F).

Et vous, qu’est-ce que vous préférez : une chocolatine bien feuilletée ou un pain au lait avec des pépites de chocolat?

Parce qu’il y a longtemps…

Je ne sais pas si c’est la nouvelle tempéreuse de Katia ou l’approche de Noël et des paniers cadeaux, mais j’ai envie de vous parler du tempérage du chocolat. Celles et ceux qui s’en souviennent, j’avais déjà promis de vous parler ici. Je pensais réaliser cet article après Pâques… mais la motivation n’était pas au rendez-vous et puis le temps s’est écoulé sans faire de bruit, mais à vive allure.

C’est ma belle-soeur qui m’a initiée à l’art chocolaté. Elle a suivi un cours à Sherbrooke et pour Pâques, elle a décidé d’en faire pour la famille et les amis. Les volontaires étaient les bienvenus pour réaliser quelques kilos de chocolats fourrés. Nous avons perpétué cette tradition pendant plusieurs années. Maintenant avec 6 000 kilomètres de distance, la tâche est plus difficile. Cependant, j’ai voulu faire déguster à ma belle-famille les chocolats maisons et je m’y suis remise. Suite à quelques déconvenues, j’ai décidé de tempérer mon chocolat pour améliorer la qualité de mon travail. Le chocolat tempéré a une texture incroyable : il est cassant (croquant) et brillant. À la dégustation, c’est un réel bonheur : tempérer le chocolat fait vraiment une différence.

Pour cette article, je me suis inspirée de mes lectures sur divers sites et des livres suivants : La décoration en pâtisserie de Christophe Felder, Le Larousse du chocolat de Pierre Hermé et La chimie des desserts de Christina Blais et de Ricardo Larrivée.

Chocolat bien brillant
Techniques pour tempérer du chocolat
Matériel nécessaire

200 g* ou plus de chocolat noir, au lait ou blanc
1 thermomètre précis et à lecture directe de préférence
1 bain-marie
1 bol rempli d’eau froide
Quelques glaçons
1 linge propre

Dans un premier temps, hacher le chocolat s’il n’est pas en pastilles. Plus le chocolat est haché finement, plus rapidement il fondra : ainsi, on évite de le surchauffer ou de le brûler. Déposer le chocolat dans le bol du bain-marie et le faire fondre. L’eau du bain-marie doit être frémissante, elle ne doit jamais bouillir. La température du chocolat** noir ne doit jamais dépasser 55°C (131°F)***, pour le chocolat au lait et blanc, il ne faut pas dépasser 48°C (118°F). Quand tout le chocolat est fondu, retirer le chocolat du bain-marie.

Après avoir fait fondre le chocolat, il existe plusieurs méthodes pour tempérer le chocolat en voici quelques unes :

Technique professionnelle
Verser ¾ du chocolat fondu sur un plan de travail (de préférence en marbre ou en acier inoxydable) et réserver le ¼ de chocolat fondu au chaud.

À l’aide d’une ou deux maryses (spatules, cornes, etc.) travailler le chocolat en l’étalant sur la surface de travail et en ramenant les côtés de la masse vers le centre pour ainsi refroidir le chocolat. La température du chocolat noir doit descendre à 28-29°C (82-84°F), le chocolat au lait à 27-28°C (80-82°F) et le chocolat blanc à 26-27°C (79-80°F). Quand le chocolat a atteint la bonne température, il faut verser une partie du chocolat réservé au chaud (essuyer le fond du bol avec le linge pour éviter qu’une goutte d’eau n’entre en contact le chocolat) pour faire remonter sa température en continuant de le travailler. Le chocolat noir doit atteindre 32-33°C (90-91°F), le chocolat au lait et le chocolat blanc doivent atteindre 29-30°C (84-86°F). Après cette étape, le chocolat est prêt pour enrober ou être moulé.

Mon opinion : Cette technique de tempérage est plutôt longue, surtout si le plan de travail ne reste pas frais (d’où l’intérêt du marbre et de l’acier inoxydable). Il faut de la patience et une certaine habileté pour remettre le chocolat tempéré dans un bol ou un autre contenant… De plus, il y a le plan de travail à nettoyer. Cependant cette technique est amusante et permet d’observer les différentes textures que prend le chocolat.


Technique avec du chocolat non fondu
Au bain-marie, faire fondre ¾ du chocolat. La température du chocolat noir ne doit jamais dépasser 55°C (131°F), pour le chocolat au lait et blanc, il ne faut pas dépasser 48°C (118°F). Quand tout le chocolat est fondu, retirer le chocolat du bain-marie et ajouter peu à peu le chocolat restant jusqu’à ce que la température atteigne 28-29°C (82-84°F) pour le chocolat noir, 27-28°C (80-82°F) pour le chocolat au lait et 26-27°C (79-80°F) pour le chocolat blanc. Remettre le bol de chocolat sur le bain-marie et amener le chocolat à la température idéale, soit 32-33°C (90-91°F) pour le chocolat noir et 29-30°C (84-86°F) pour le chocolat au lait et le chocolat blanc.

Mon opinion : Je n’ai jamais essayé cette méthode, mais on la voit fréquemment.

Technique avec de l’eau froide
Faire fondre le chocolat au bain-marie. Le retirer du bain-marie quand il est totalement fondu. Déposer le bol du bain-marie dans un second bol plus grand et rempli d’eau froide. Selon la matière de votre bol (acier, verre, aluminium, etc.), le chocolat refroidira plus ou moins rapidement. Au besoin, ajouter des glaçons dans l’eau. Brasser régulièrement le chocolat, car il refroidit plus vite sur les côtés et le fond. La température doit descendre à 28-29°C (82-84°F) pour le chocolat noir, 27-28°C (80-82°F) pour le chocolat au lait et 26-27°C (79-80°F) pour le chocolat blanc. Remettre le bol de chocolat sur le bain-marie et amener le chocolat à la température de travail en le brassant régulièrement, soit 32-33°C (90-91°F) pour le chocolat noir et 29-30°C (84-86°F) pour le chocolat au lait et le chocolat blanc. Essuyer le fond du bol avec un linge avant de manipuler le chocolat ou de le verser dans un autre contenant pour être certain que l’eau n’entre jamais en contact avec le chocolat.


Mon opinion : C’est la technique que j’emploie habituellement. Par contre, il faut être attentif à quelques points.
– Quand on place le bol de chocolat fondu dans le bol d’eau froide, il faut surveiller le thermomètre et parfois sortir le bol de l’eau pour ne pas descendre en dessous de la température désirée.
– Il faut faire attention quand on est au-dessus du bol d’eau froide. Il m’est arrivé d’envoyer de l’eau dans mon chocolat. Dans le meilleur des cas, on retire l’eau avec le chocolat autour sans le mélanger et on poursuit; au pire, il faut le mettre de côté (La texture du chocolat va devenir granuleuse et il est irrécupérable. Au mieux, on peut l’utiliser dans un gâteau) et recommencer depuis de début avec d’autre chocolat.
– Pour amener le chocolat à la température de travail, je préfère travailler sur un bain-marie hors du feu. L’eau demeure habituellement assez chaude et on a un meilleur contrôle sur la température du chocolat.

Il ne vous reste qu’à essayer les techniques et à adopter celle qui vous convient le mieux. Vous pouvez également mélanger les étapes des différentes techniques pour créer la méthode qui vous convient le mieux.

*La quantité est à titre indicatif. Il est préférable de faire tempérer une quantité plus importante de chocolat (400-500 g ou 14-17,5 onces) : car une fois tempérée, le chocolat maintiendra plus longtemps sa température idéale et ainsi, vous aurez plus de temps pour le travailler.
**Sur l’emballage de certain chocolat, vous retrouverez un graphique avec des températures. Il s’agit de la courbe de cristallisation (ou de tempérage). Suivez ces températures pour un résultat optimum.
***Les températures sont très importantes lorsqu’on tempère le chocolat. À chaque étape, un degré en moins ou en plus peut modifier la cristallisation de votre chocolat et faire que votre chocolat ne soit pas brillant ni cassant comme il se doit. C’est pourquoi il faut un thermomètre précis et prendre son temps.

Pour plus d’information sur le tempérage du chocolat (quand tempérer le chocolat, pourquoi tempérer, etc.), je vous invite à consulter cet article de Mercotte et aussi cet extrait sur Wikipédia qui apporte quelques informations complémentaires.