Catégorie : Pâtes et riz

Euphorique

Avant que j’oublie ou que ça ne fasse trop longtemps, je vais vous parler d’une de nos journées de vacances au Québec. Avant de partir, mon chéri et moi avions planifié de faire un petit saut à Montréal. Mes parents n’habitent pas à proximité de la métropolitaine, donc nous arrêtons rarement autre part qu’à l’aéroport. C’est avec plaisir que mes parents devaient s’occuper de Mini-nous pendant notre absence, sauf que Mini-nous en a décidé autrement.

Un rhume s’est invité rendant les nuits de Mini-nous très agitées, en plus d’une fièvre qui s’est manifestée à deux reprises. Nous avons donc décidé d’annuler la chambre d’hôtel et la voiture de location avant d’être pénalisé. Cependant, nous avions des billets pour aller voir les Canadiens et nous ne pouvions pas les revendre. Heureusement le jour du match, Mini-nous allait beaucoup mieux. Mon père nous a prêté la voiture puisque nous ne faisions qu’un aller-retour. Notre passage à Montréal était encore plus bref qu’initialement, donc nous sommes allés à l’essentiel : Le match, la boutique du Tricolore… et l’Espace Ricardo à Saint-Lambert!

Arrivée à l’Espace Ricardo, j’étais euphorique : mon sourire avait envie de monter jusqu’à mes oreilles et je me retenais de ne pas émettre des petits « hi » d’hystérique. Je vous remets en situation pour que vous comprenez bien mon état. Premièrement, j’habite en Suisse (au cas, où vous l’auriez oublié) et les magasins dédiés exclusivement au matériel de cuisine sont rarissimes. Deuxièmement, c’est peu commun que nous arrêtions à Montréal ou encore à Québec, alors Saint-Lambert n’est pas vraiment dans nos priorités. Troisièmement, 24 heures avant, j’avais fait une croix sur l’idée de réaliser ce saut à Montréal et à l’Espace Ricardo. Bref, mon euphorie s’explique mieux dans ce contexte (même si j’étais abasourdie moi-même d’être dans cet état). Côté dépense, je n’ai pas trop exagéré et j’ai respecté mon budget. Est-ce que j’aurais acheté plus de chose? Oui, mais il y a des trucs qui sont vraiment trop encombrant ou trop lourds pour être glissés dans une valise! Je regrette un peu de ne pas avoir pris une boîte de chocolat Mama Choka, mais mon chéri avait raison : c’est ridicule d’acheter du chocolat pour le ramener en Suisse! Un jour, peut-être que je m’arrêterais à nouveau. Le prochain objectif sera à Montréal pour découvrir Patrice Pâtissier

Pour conclure cette article, il est évident que je vais vous proposer une recette de Ricardo. Je vous propose mon dernier coup de coeur : des spaghettini au saumon et au citron. Cette recette est tiré du magazine Ricardo volume 14, numéro 2.

Spaghettini au saumon et au citron
Spaghettini au saumon et au citron
Pour 2 personnes

2 oignons
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
200 g de filet de saumon sans la peau*
1½ cuillère à soupe ou 23 g de jus de citron
1 gousse d’ail ou 1 cuillère à thé de fleur d’ail
¼ de cuillère à thé de flocons de piment fort**
2 portions ou 210 g de spaghettini ou de spaghetti
½ tasse ou 23 g de basilic frais***
Zeste de ½ citron
Sel et poivre

Émincer les oignons, hacher finement l’ail et ciseler le basilic. Couper le saumon en 4 morceaux.

Dans une grande poêle anti-adhésive, verser l’huile d’olive et chauffer à feu moyen. Ajouter les oignons et les faire revenir jusqu’à ce qu’ils commencent à colorer. Ajouter les morceaux de saumon et le jus de citron. Poursuivre la cuisson 5 minutes ou jusqu’à ce que le poisson commence à se défaire. Incorporer l’ail (ou la fleur d’ail) et le piment. Poursuivre la cuisson pendant 1 minute. Saler et poivrer.

Entre-temps, remplir un grand chaudron d’eau. Porter l’eau à ébullition. Quand l’eau bout, saler généreusement. Déposer les pâtes dans l’eau et cuire selon les indications du fabricant. Quand les pâtes sont presque cuites, prélever environ ½ tasse ou 125 ml d’eau de cuisson et réserver. Égoutter les pâtes.

Ajouter les spaghettini dans la préparation de poisson, verser ¼ de tasse ou 60 ml d’eau de cuisson. Ajouter le basilic et le zeste de citron. Mélanger délicatement. Ajouter de l’eau de cuisson ou de l’huile d’olive pour allonger la sauce au besoin. Rectifier l’assaisonnement. Servir sans attendre et déguster avec plaisir.

*Vous pouvez prendre un autre poisson comme de l’aiglefin. C’est même plus facile, car ce type de poisson se défait facilement quand il est cuit.
**Il est aussi possible d’utiliser du piment d’Alep ou de type d’Espelette.
***Remplacer le basilic par de la coriandre, de la ciboulette, du persil plat… Utilisez les herbes que vous aimez et que vous avez sous la main.

Et vous, quels établissements aimeriez-vous découvrir?

On ne « riz » pas avec le basmati

Pour accompagner les repas, je cuisine régulièrement du riz. Le riz qui revient le plus souvent à notre table est le riz étuvé. Ensuite, j’ai introduit le riz au jasmin (mon préféré, j’adore son parfum), puis mon chéri m’a fait découvrir le risotto. Ce n’est que beaucoup plus tard qu’une boîte de riz basmati est venue prendre place dans le garde manger. Pour la cuisson, j’ai opté les premières fois pour les méthodes de Philippe de Vienne. Un jour où j’étais pressée, j’ai suivi la méthode proposée sur la boîte de riz… Quelle bêtise! Il ne faut jamais suivre ces absurdités; dans mon cas, le riz n’était absolument pas cuit. Bref, maintenant je prends toujours le temps de relire les méthodes de Monsieur de Vienne : le riz est parfait à chaque fois.

Récemment, j’ai découvert une autre méthode et je dois reconnaître que le résultat est fabuleux : le riz est aérien et en prime, il y a une petite croûte de pain bien croustillante qui l’accompagne. J’avoue, cette méthode demande un peu plus de temps, mais c’est aussi pour ça qu’il est intéressant de le préparer quand on reçoit. D’un autre côté, n’attendez pas de recevoir pour essayer ce riz : il accompagne merveilleusement les curry et ravira votre famille. J’ai pris cette recette sur le site de Radio-Canada sur la page de l’émission Ricardo.

Riz croustillant de Razak
Riz croustillant de Razak
Pour 6 personnes

2 tasses ou 400 g de riz basmati
3 cuillères à soupe de sel
¼ de tasse ou 52 g d’huile végétale neutre
  (canola, colza, etc.)
1 pain pita
1 cuillère à soupe d’eau

Dans un grand bol, déposer le riz. Rincer le riz à l’eau chaude, en brassant délicatement pour ne pas abîmer les grains de riz, jusqu’à ce que l’eau soit claire. Couvrir le riz d’eau chaude et ajouter le sel. Laisser tremper*.

Pendant ce temps, prendre un chaudron, idéalement anti-adhésif**, et remplir d’eau au trois quarts. Porter l’eau à ébullition. Quand l’eau bout, égoutter le riz et l’ajouter délicatement dans l’eau bouillante. Cuire le riz pendant 4 à 5 minutes. Le riz doit être semi-transparent et sera encore très croquant. Égoutter le riz.

Nettoyer la casserole qui a servi à cuire le riz. Ajouter 3 cuillères à soupe d’huile (ou 39 g) et placer le chaudron sur un feu moyen pour faire chauffer le corps gras. Retirer le chaudron du feu, séparer le pain pita en deux disques, déposer un disque de pita, le côté lisse vers le bas, au fond du chaudron. Déchirer la seconde moitié de pain et placer les morceaux pour couvrir entièrement le fond de la casserole. Verser délicatement le riz sur le pain pour le couvrir totalement en commencent par les côté et en terminant au centre. Il ne faut pas presser le riz, cette étape permet d’aérer le riz.

Couvrir le chaudron, le mettre sur un feu à moyen-vif et cuire pendant 5 minutes.

Après ce temps, ajouter le restant d’huile et la cuillère à soupe d’eau. Couvrir à nouveau et baisser le feu à moyen-doux. Poursuivre la cuisson pendant 20 à 25 minutes ou jusqu’à ce que le riz soit cuit. Retirer du feu et laisser tiédir 2 minutes.

Au moment de servir, retirer délicatement le riz et le répartir entre les assiettes (ou le mettre sur une assiette de service). Décoller le pain pita, le découper et déposer les morceaux de pain sur le riz en prenant soit de placer le côté doré vers le haut. Déguster avec plaisir.

*Le riz peut être mis à tremper plusieurs heures avant d’être cuit. Dans ce cas, la première cuisson sera beaucoup plus courte, vérifiez l’apparence du riz.
**Un chaudron anti-adhésif augmentera vos chances de réussite et garantira que le pain se décolle facilement la casserole.

Et vous, est-ce que le riz basmati prend place dans votre garde-manger?

À l’apéro, il faut…

À l’apéro, il faut des bouchées! Personnellement, je vis très bien un apéro où il n’y a que des crudités. J’adore les crudités et je peux en faire un repas en ajoutant un peu de pain et des noix. Cependant, ce n’est pas au goût de tout le monde et c’est lors des fêtes qu’on cherche des idées pour satisfaire tous les goûts.

Dernièrement, j’ai découvert une recette d’arancinis au four et j’ai été déconcertée par sa facilité. La recette de base est fort simple, il faut d’abord avoir un surplus de risotto, après il ne reste plus qu’à l’agrémenter selon notre envie. J’ai découvert cette recette sur le site de Cuisine futée, parents pressés.

Arancinis au four
Arancinis au four
Pour 12 arancinis

1¼ tasse ou 250 g de risotto cuit et refroidi
½ tasse ou 120 g de chapelure
2 cuillères à thé de mélange d’herbes séchées

Garniture au choix : fromage râpée*, canard confit, tomates séchées, herbes fraîches ciselées, du thon, etc. (facultatif)

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Hacher finement, au besoin, la garniture choisie et l’ajouter au risotto**. Mélanger pour bien répartir la garniture dans le riz. Prélever du riz et façonner un boule de la taille d’une balle de ping-pong, soit environ 12 boule.

Dans un bol, verser la chapelure et ajouter le mélange d’herbes séchées. Rouler les boules de risotto dans la chapelure et les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin.

Enfourner et cuire pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que l’extérieur des arancinis soit croustillant. Laisser tiédir et déguster accompagnée ou non d’une sauce de votre choix (sauce tomate, sauce aux herbes, etc.).

*Personnellement, je mets peu de fromage dans mes risottos, alors ça ne me gêne pas d’en ajouter.
Si vous le désirez, vous pouvez farcir les arancinis avec une garniture. Dans ce cas, il faut aplatir une portion de risotto dans la main, déposer une petite cuillère à thé de garniture au centre du riz et refermer le riz sur la garniture pour former un boule. Cette méthode demande un peu plus de doigter et de temps.

Et vous, qu’est-ce que vous aimez grignoter à l’apéro?

À la recherche d’un goût

Après notre retour de Toscane, j’avais en tête de reproduire la merveilleuse sauce tomate italienne. J’ai lu un peu à gauche et à droite pour voir comment je pouvais retrouver ce goût. La plupart des recettes sont simples, mais le résultat dépend de la qualité des ingrédients : la base de la cuisine italienne! Dans le meilleur des mondes, il faudrait utiliser des tomates cueillies sur un plant qui a grandi les racines dans la terre… Peut-être qu’un jour, je planterais des tomates juste pour en faire de la sauce.

En attendant, il y a une solution plus simple et plus facile que de faire pousser des tomates en hiver : il suffit d’utiliser des tomates en conserve. Sur le marché, il y a plusieurs marques et il faudra peut-être plusieurs essais pour dénicher celle qui séduira votre palais. La recette que je vous propose est celle d’Edda du blog Un déjeuner de Soleil (à ajouter d’urgence s’il ne se trouve pas dans vos favoris).

Sauce tomate italienne
Sauce tomate italienne
Pour 4 personnes

600 g de tomates en boîte entières ou concassées*
1 gousse d’ail
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 piment oiseau (facultatif)
1 pincée d’origan séché ou 12 feuilles de basilic frais ciselés
Sel et poivre

Éplucher et couper en deux la gousse d’ail.

Dans une grande poêle, verser l’huile d’olive et chauffer. Ajouter la gousse d’ail et le piment. Faire revenir dans la poêle jusqu’à ce que l’ail commence légèrement à dorer. Ajouter d’un coup les tomates. Saler et porter à frémissement à feu moyen.

Laisser mijoter 15 minutes ou le temps que la sauce épaississe et que les saveurs se concentrent. Retirer du feu, saler au besoin et ajouter l’origan ou le basilic. Si désiré, mixer la sauce pour obtenir une texture lisse. Utiliser la sauce tomate selon votre envie.

*Pour les gens au Québec, utilisez une boîte de tomate de 28 onces.

Et vous, comment faites-vous votre sauce tomate?

Entre planification et improvisation

Pour la fin de semaine, nous avions décidé de bouger samedi et de rester tranquille chez nous le dimanche. Cela était sans compter sur le talent de ma belle-famille pour improviser un repas à la dernière minute. Samedi, nous avions croisé ma belle-mère chez la grand-mère de mon chéri. Par le hasard des conversations, nous avions glissé quelques mots comme quoi nous prévoyons une brisolée (un repas avec des châtaignes) pour le dimanche. L’idée a enchanté ma belle-mère et de fil en aiguille, nous nous sommes dit que nous pourrions partager ce repas. Quelques téléphones plus tard et un petit passage à la dernière minute à l’épicerie, toute la famille de mon chéri s’était entendu pour se retrouver le dimanche midi pour une brisolée. Voilà comment un dimanche tranquille se transforme en une journée beaucoup plus mouvementée.

Je ne sais pas trop comment enchaîner pour vous présenter la recette du jour. Je veux vous proposer une recette de pâte à la bolognaise. La recette est simple et délicieuse : la texture de la viande est incroyable. J’ai même testé cette recette dans une lasagne : dans ce cas, il faut réduire la quantité de bouillon pour ne pas avoir une préparation trop liquide. J’ai pris cette recette sur le site de Qu’est-ce qu’on mange pour souper?.

Fusilli à la bolognaise selon Danny St Pierre
Fusilli à la bolognaise selon Danny St Pierre
Pour 4 personnes

2 tranches de pancetta de 1 cm d’épaisseur*
1 petit oignon
1 carotte
½ branche de céleri
1 tasse ou 250 g de lait
1 pincée de graines de fenouil (facultatif)
1 feuille de laurier
1 cuillère à thé d’origan séché
1 cuillère à thé de sauce Worcestershire
¼ de tasse ou 80 g de pâte de tomate
⅓ de tasse ou 80 g de vin rouge
1¼ tasse ou 310 g de bouillon de boeuf
400 g de boeuf haché**
4 portions ou 300 g de fusilli ou d’autres pâtes courtes
  (farfalle, penne, etc.)
Sel et poivre

Remplir une grande casserole d’eau et porter à ébullition.

Hacher grossièrement l’oignon, la carotte et le céleri. Déposer les morceaux de légumes dans un robot culinaire muni d’une lame en « s ». Mixer jusqu’à ce que les légumes soient finement hachés. Réserver.

Couper la pancetta en dés. Déposer la pancetta dans un chaudron et la faire griller. Quand la pancetta est bien dorée, ajouter les légumes et cuire pendant 4 minutes. Ajouter la viande et le lait. Défaire la viande à l’aide d’une cuillère en bois ou d’un fouet. Laisser réduire, puis ajouter les graines de fenouil, la feuille de laurier et l’origan.

En parallèle, saler l’eau à ébullition et ajouter les pâtes. Faire cuire les pâtes pendant 6 minutes. Prélever 1 tasse ou 250 g d’eau de cuisson et réserver. Égoutter les pâtes.

Quand il ne reste presque plus de liquide dans le chaudron contenant la viande, ajouter la sauce Worcestershire, la pâte de tomate, le vin rouge et le bouillon de boeuf. Laisser mijoter pendant 10 minutes.

Ajouter les pâtes à la sauce et poursuivre la cuisson pendant 2 minutes ou jusqu’à ce que les pâtes soient cuites. Au besoin, ajouter l’eau de cuisson pour allonger la sauce. Saler et poivrer. Servir et si désiré, ajouter un filet d’huile d’olive, du persil ciselé et du parmesan. Déguster avec plaisir.

*Il est possible de remplacer la pancetta par 3 ou 4 tranches de bacon ou de lard à griller ou de lardons.
**Vous pouvez remplacer le boeuf haché par une autre viande hachée ou mélange de viandes hachées.

Et vous, est-ce que votre famille (ou belle-famille) a du talent pour planifier un repas à la dernière minute?