Catégorie : Pâtes et riz

Quand on détourne une recette…

Habituellement, je suis assez consciencieuse quand je réalise une recette pour la première fois : je la suis à la lettre. J’admets que j’omets des fois un ou deux ingrédients que je n’aime pas (ou que mon chéri n’aime pas), mais je respecte assez bien l’idée de base. Cette fois, je suis sortie un peu plus du cadre.

J’ai lu rapidement la liste des ingrédients dans un livre et mon cerveau a fait le tri entre ce que j’avais et ce que je devais acheter : des raisins sans pépin et du basilic. Le soir, je reprends mon livre et regarde plus attentivement la recette. Première surprise, il y a des noix de pin : ce n’est pas un problème, je les remplace par des pacanes. Deuxième surprise, il y a de la pâte de tomates… c’est drôle, je n’avais pas remarqué cela à la première lecture. En regardant la photo, je n’aurais jamais deviné qu’il y avait de la pâte de tomates dans la recette (c’est entre autre cette photo qui m’a incité à acheter ce livre). J’observe la quantité de crème et là ça coince. Mon chéri n’est pas fanatique des sauces rosées pour les pâtes et je trouve qu’il y a beaucoup de pâte de tomates pour la quantité de crème. J’enlève la pâte de tomate finalement et pour parfaire le tout, j’ajoute une échalote, je fais chauffer le prosciutto et une partie du basilic. Et vous croyez que c’est tout? Pour terminer, j’ai remplacé le poulet par de la fausse viande. Alors, est-ce que j’ai assez détourné cette recette?

Pour votre information, la recette originale est issue du deuxième livre de Louis-François Marcotte : Sexy, cuisiner pour deux.

Pâtes pleines de saveurs
Pâtes au prosciutto et aux raisins
Pour 3 personnes

3 portions ou 220 g de spaghettinis ou autres pâtes longues
200-250 g d’émincé de fausse viandes
  ou de poitrines de poulet
1 échalote
20 pacanes (noix de pécans) ou plus au goût
½ cuillère à thé d’ail en poudre ou 1 gousse d’ail hachée
5 cuillères à soupe ou 75 g de vin blanc
¾ de tasse ou 180 g de crème à cuisson 15% ou demi-crème
½ tasse ou 80 g de raisins rouges sans pépin
5-6 tranches de prosciutto ou plus au goût*
6 feuilles de basilic frais
3 cuillères à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre

Dans un premier temps, remplir un chaudron d’eau, saler et porter à ébullition. Quand l’eau bout, ajouter les pâtes.

Pendant ce temps, couper les raisins en deux, hacher l’échalote et concasser grossièrement les pacanes. Laver les feuilles de basilic et les ciseler. Déchirer les tranches de prosciutto. Réserver le tout.

Découper l’émincé de fausse viande ou le poulet en cubes de 2 cm (¾ de pouce). Verser l’huile dans une poêle et faire revenir la fausse viande selon les instructions (environ 4 minutes) ou faire revenir les morceaux de poulet pendant 5 minutes ou jusqu’à ce qu’ils commencent à dorer. Ajouter l’échalote et les pacanes concassées, poursuivre la cuisson pendant 2 minutes. Saler, poivrer et saupoudrer l’ail en poudre. Déglacer avec le vin blanc et ajouter la crème.

Deux minutes avant que les pâtes soient cuites, ajouter le prosciutto dans la sauce pour le réchauffer. Conserver quelques morceaux froid pour décorer, si désiré. Une minute plus tard, ajouter la moitié du basilic à la sauce. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin. Si nécessaire, allonger la sauce avec un peu d’eau de cuisson des pâtes.

Servir les pâtes arrosées de sauce. Garnir de raisins, du restant de basilic et du prosciutto froid. Déguster!

*Si vous ne trouvez pas de prosciutto, utilisez un autre jambon cru si possible ou du jambon cuit.

Ces pâtes sont pleines de goûts et si vous êtes comme mon chéri… mettez de côté les raisins!

Quand ragoût et vite peuvent s’entendre

Il y a des jours où l’on planifie mal les repas. Pour le souper, j’avais de la viande à ragoût et j’avais passé la journée à l’extérieur… à quelques heures de train de la maison pour être plus précise. De retour à la maison, je voulais vite mettre à cuire le repas pour ne pas manger trop tard.

Dans le train, j’avais déjà réfléchi à mon « affaire ». Le porc se marie très bien avec les pommes. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime bien le porc pour faire des plats mijotés
« sucrés »… style tajine (oui, je sais c’est une aberration, une ineptie de mettre « porc » et «tajine» dans la même phrase). Alors, voici ma recette de ragoût au porc qui se prépare rapidement et sans prise de tête.

Ragoût sur couscous
Ragoût de porc au jus de pommes et son couscous
Pour 3 personnes

300 g de cubes de porc à ragoût
2 tasses ou 500 g de bouillon de poulet
1 tasse ou 250 g de jus de pommes
2 ou 3 échalotes
1 cuillère à thé de ras el hanout*
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel et poivre
¾ de tasse ou 185 g de couscous
1¾ ou 375 g d’eau
2 cuillères à soupe de raisins secs ou au goût
1 cuillère à soupe de canneberges séchées ou au goût

Dans un grand chaudron, verser l’huile. Quand l’huile est chaude, faire saisir les cubes de porc sur toutes les faces. Retirer du chaudron, réserver. Faire revenir les échalotes (épluchées, mais entières) pour les colorer un peu. Remettre la viande, ajouter les épices et bien mélanger. Ajouter le jus de pomme et le bouillon de poulet. Porter à ébullition, couvrir et baisser le feu. Laisser mijoter pendant 1 h 30 au minimum. Saler, poivrer et rectifier l’assaisonnement dans les dernières 30 minutes de cuisson.

Quelques minutes avant de servir préparer le couscous. Dans un chaudron, verser l’eau, les raisins et les canneberges. Porter à ébullition. Quand l’eau bout, retirer le chaudron du feu, ajouter le couscous et couvrir. Laisser reposer pendant 5 minutes. Gratter la semoule avec une fourchette pour séparer les grains et servir avec le ragoût de porc. Accompagner d’un légume au choix.

*Le ras el hanout est un mélange d’épices originaire du Maroc. Vous pouvez le remplacer par du curry ou par un mélange de même proportion de cannelle, de gingembre, de coriandre, de cardamome, de muscade, de poivre noir et de curcuma.

Alors, qu’est-ce que vous pensez de mon ragoût? J’aime bien pouvoir vous offrir mes propres recettes.

Les légumes de saison…

Je vous ai déjà mentionné que je fréquentais un marché depuis un certain temps. J’essaie de faire un effort et d’opter pour des légumes de saison. Disons seulement que l’hiver qui approche me fait peur (en terme de légumes, ce n’est certainement pas l’hiver suisse qui m’inquiète, je suis Québécoise tout de même!), je n’aime pas les choux ni les salades. Alors, j’essaie d’introduire de nouveaux aliments dans nos assiettes : la courge, seulement en potage ou dans un mijoté puisque mon chéri ne l’aime pas autrement; le panais n’a pas passé le test; le topinabour, ce n’est pas extraordinaire… Dernièrement, j’ai opté pour l’aubergine (d’accord, ce n’est pas un légume pour l’hiver, mais vu le nombre d’échec, on change son fusil d’épaule pour quelques temps).

Quand j’ai annoncé à mon chéri que j’allais tenter une recette avec de l’aubergine, il m’a fait un regard qui dit : « Tu crois réellement que tu vas être capable de nous faire avaler ça? ». Oui, nous avons avalé l’aubergine sans râler et c’était très bon. Peut-être que je n’arriverais pas à en faire manger sans sauce tomate à mon chéri, mais moi, j’ai été conquise.

J’ai trouvé cette recette dans le magasine de Ricardo, volume 7, numéro 5.

Pâte, sauce tomate et aubergine
Pâte à la sicilienne
Pour 2 personnes

1 échalote
⅓ de tasse ou 90 g d’huile d’olive
¼ de cuillère à thé de flocons de piment
1½ tasse ou 375 g de sauce tomate
1 petite aubergine
2 portions ou 160 g de pâtes longues*
125 g de boeuf haché**
Sel et poivre

Préparer les légumes : hacher l’échalote, éplucher, si désiré, l’aubergine et la découper en cubes.

Dans une poêle, verser l’huile d’olive. Ajouter les cubes d’aubergine et brasser pour enrober les cubes d’huile. Faire revenir l’aubergine jusqu’à ce qu’elle relâche le surplus d’huile et qu’elle soit dorée. Saler et poivrer. Égoutter l’aubergine et conserver 1 ou 2 cuillères d’huile.

Remplir un chaudron d’eau, saler et porter à ébullition.

Dans la poêle, qui a servi à la cuisson de l’aubergine, remettre l’huile réserver. Faire revenir le boeuf haché et l’échalote. Quand la viande est cuite, ajouter la sauce tomate et l’aubergine. Saler et poivrer. Laisser mijoter la sauce pendant que les pâtes cuisent.

Ajouter les pâtes dans la sauce et servir.

*Choisissez les pâtes que vous préférez. Dans mon cas, j’ai utilisé des tagliatelles que j’avais réalisé avec mon chéri.
**Pour faire un plat végétarien, omettez la viande et augmenter la quantité d’aubergine.

P.S.: C’est mon 100e article!

Déculpabiliser…

J’aimerais trouver un livre qui propose diverses façons d’apprêter les légumes rapidement. Cuisson à l’eau, vapeur, au four et allouette, c’est difficile de sortir de ces habitudes. Souvent, c’est les idées qui manquent : par exemple, je ne pense jamais à braiser mes légumes. Et il y a les soirs, où on n’a pas envie de se casser la tête. Cependant, par bonne conscience, on veut quand même mettre des légumes dans l’assiette. Dans ces cas, j’opte pour un riz « complet ». Bref, je mets des légumes dans le riz qui sera le seul accompagnement au final.

Est-ce une recette? Peut-être pas, mais c’est une façon de faire qui peut vous donner d’autres idées. Alors voici mon riz aux carottes et aux petits pois.

Petits pois-carottes
Riz aux carottes et aux petits pois
Pour 2 personnes

½ tasse ou 125 g de riz à grain long
1½ tasses ou 375 g de bouillon de boeuf ou de poulet*
⅓ ou ½ tasse ou 100 g de petits pois congelés
1 ou 2 carottes selon leur taille
1 échalote
2 clous de girofle
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
Poivre au goût

Éplucher et hachr finement l’échalote et les carottes. Réserver.

Dans un chaudron, verser l’huile et déposer les carottes. Faire suer les carottes jusqu’à ce qu’elles changent de couleur. Ajouter l’échalote et faire revenir rapidement. Ajouter le riz, le poivre, les clous de girofle et mélanger pour que le riz soit recouvert d’huile avant de verser le bouillon de boeuf.

Porter à ébullition, couvrir, baisser le feu et cuire pendant 9 minutes.

Au besoin, augmenter le feu après les 9 minutes de cuisson, soulever le couvercle et ajouter les petits pois congelés. Couvrir à nouveau et poursuivre la cuisson encore 6 minutes. Retirer le surplus d’eau et servir.

*Idéalement, utiliser un bouillon en poudre ou concentré. Ajouter un peu plus de poudre qu’habituellement pour que le riz se parfume mieux du bouillon.

Et vous, quels sont vos manières rapides d’apprêter les légumes quand vous n’avez pas le temps ou pas envie?

Le style carbonara

Je ne vous propose pas souvent des recettes de pâte, il faut dire que je fais souvent les mêmes et qu’elles n’ont rien d’originales. Ma recette préférée à la crème est l’improvisation. Je mets les épices qui m’inspirent, je goûte et rectifie. Bref, c’est difficile de vous donner des quantités et je crois que tout le monde à ses petites recettes « rapido presto » de pâte.

Aujourd’hui pour faire changement, je vous propose une recette de pâte style carbonara. Remarquez bien le mot « style », ce ne sont pas des vraies pâtes carbonara, car elles contiennent de la crème et non de l’oeuf comme les recettes traditionnelles, etc. En plus, un blanc de poulet accompagne ces pâtes. Cette recette est tirée du livre Éric Frechon, un chef dans ma cuisine d’Éric Frechon et de Clarisse Ferreres.

Poulet et pâte
Poulet sur pâte style carbonara
Pour 2 personnes

200 g ou 2 poitrines de poulet*
2 petites portions ou 150 g de spaghettinis**
8 feuilles de basilic
¼ de cuillère à thé de thym séché
½ cuillère à thé d’ail en poudre ou 1 gousse d’ail
3 cuillères à soupe d’huile végétale
½ tasse ou 125 g de lardons ou de bacons
1 échalote
½ tasse ou 125 g de vin blanc
¾ de tasse ou 200 g de crème à 35% ou de crème à cuisson
¼ de tasse ou 50 g de bouillon de poulet
Sel et poivre

Pour commencer, hacher les feuilles de basilic, couper finement l’échalote et l’ail (si besoin). Découper le lard ou le bacon en morceaux (lardons) si nécessaire. Réserver.

Dans une poêle, faire revenir les lardons avec un peu d’huile pendant 3 minutes. Ajouter l’échalote et poursuivre la cuisson jusqu’à ce que l’échalote soit translucide. Retirer l’excédent de gras et déglacer la poêle avec le vin. Laisser réduire complètement avant d’ajouter le bouillon de poulet. Laisser réduire de moitié et ajouter la crème. Laisser cuire jusqu’à ce que la sauce soit nappante. Saler, poivrer et garder au chaud.

Pendant ce temps, porter à ébullition un chaudron rempli d’eau salée. Déposer les pâtes et les faire cuire selon les indications sur l’emballage.

Parallèlement, verser un peu d’huile dans une poêle. Assaisonner le poulet avec le thym, l’ail, le sel et le poivre. Déposer les poitrines de poulet dans la poêle et les laisser colorer à feu doux pendant 4 minutes de chaque côté.

Égoutter les pâtes et verser la sauce sur ces dernières. Ajouter le basilic et servir avec les poitrines de poulet.

*Vous pouvez omettre le poulet et servir uniquement les pâtes à la carbonara comme plat principal.
**Pour votre information, j’ai utilisé des spaghettinis au quinoa à la tomate. Vous pouvez aussi utiliser d’autres pâtes longues comme des tagliatelles, c’est à votre choix. Vous pouvez également augmenter la quantité de pâte selon vos besoins.

Et vous quel est votre recette de pâte fétiche?