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Bonne année 2012!

Je ne crois pas qu’en ce premier jour de l’année vous serez nombreux à lire ce billet. J’attendais ce changement d’année avec impatience : bien que 2011 ait été riche en événements et d’heureuses rencontres, elle a été, pour moi, très éprouvante du point de vue émotionnel. J’espère repartir du bon pied avec une année remplie de belles promesses et de joies. Je ne peux pas faire autrement pour vous qui me lisez que de vous souhaiter une très heureuse année 2012, de l’amour, de l’amitié et la santé. Que vos voeux s’exaucent, que cette année soit douce et parsemée de bonheurs de toutes sortes.

Pour commencer l’année, je vous propose une recette de recette de soupe. Comme les années précédentes, j’aime bien vous présenter un repas léger pour vous remettre des excès. Je me suis largement inspirée d’une recette de Madame Carrée, La casserole carrée. C’est assez rare que je fasse autant de modifications dans une recette, mais j’ai quand même conservé l’esprit sa recette.

Courge et échalote
Potage à la courge et crème d’échalote
Pour 2 personnes*

Potage de courge**
½ courge ou un morceau d’environ 300 g de courge
  avec la pelure***
¼ de tasse ou 50 g de poireau
1 cuillère à soupe de beurre
¼ de cuillère à thé de thym séché
1 pincée de curry doux
1¾ tasse ou 438 g de bouillon de poulet ou plus au besoin

Crème d’échalote
2 ou 3 échalotes, selon leur taille
½ cuillère à soupe de beurre
2 ou 3 cuillères à soupe de bouillon de poulet****
3 cuillères à soupe ou 45 g de crème à cuisson
   ou de demi-crème

Graines de courges grillées ou non pour décorer (facultatif)
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Retirer les graines de la courge au besoin. Déposer le morceau de courge, la chair vers le bas, sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Enfourner et cuire pendant 40 minutes ou jusqu’à ce que la lame d’un couteau s’enfonce facilement dans la courge. Sortir du four et laisser tiédir pour pouvoir la manipuler avec les mains*****. Retirer la peau de la courge et réserver la chair.

Couper en fines demi-rondelles le poireau.

Dans un chaudron, faire fondre le beurre à feu moyen. Ajouter le poireau et le faire revenir environ 5 minutes pour l’attendrir. Ajouter la chair de la courge (environ 1½ tasse ou 250 g) et poursuivre la cuisson 1 minutes en remuant fréquemment. Verser le bouillon pour couvrir à hauteur. Ajouter le thym et le curry. Porter à ébullition et laisser mijoter 20 minutes. Verser le potage dans un mélangeur (blender) et mélanger pour le rendre lisse. Reverser dans le chaudron, saler et poivrer. Réchauffer au besoin, goûter et rectifier l’assaisonnement.

Crème d’échalote
Hacher finement les échalotes.

Dans une poêle, faire fondre le beurre à feu doux. Ajouter les échalotes et les attendrir doucement pendant 5 à 8 minutes ou jusqu’à ce que les échalotes soient translucides et prennent une teinte rosée. Verser le bouillon de poulet juste pour couvrir le fond de la poêle. Augmenter légèrement le feu et laisser réduire presque à sec. Mettre la préparation d’échalotes dans un robot (ou dans un contenant étroit pour utiliser un pied mélangeur) avec la crème et réduire en purée. Ajouter de la crème si la préparation est trop épaisse. Saler et poivrer. Réserver au chaud jusqu’au moment de servir******.

Servir le potage et répartir la crème d’ail à l’aide d’un contenant muni qu’un petit bec verseur, d’une seringue ou d’une cuillère pour créer des motifs (pois, spirale, etc.). Parsemer de graines de courge et déguster sans attendre.

*Il est possible de doubler, tripler cette recette selon vos besoins.
**Plutôt qu’un potage de courge, vous pouvez réaliser un autre potage avec les légumes de votre choix selon cette méthode et l’accompagner de la crème d’échalote.
***Selon la taille de la courge que vous utilisez, vous aurez peut-être un peu trop de chaire après la cuisson au four. Réduisez le surplus en purée et l’utiliser pour faire un dessert ou des galettes cuitent à la poêle en ajoutant de la farine et 1 oeuf.
****Si vous le désirez, il est possible d’utiliser du vin blanc, du cognac, de la bière… pour déglacer la poêle plutôt que du bouillon de poulet.
*****Vous pouvez cuire la courge quelques jours avant et la conserver au réfrigérateur dans un sac ou un plat qui ferme hermétiquement.
******Il est possible de réaliser la crème d’échalote une journée plus tôt, la conserver au réfrigérateur et de la réchauffer qu’au moment de servir.

Bon début d’année!

Tout est dans le beurre…

Je ne sais pas si vous connaissez les « café de Paris ». Je ne vous parle pas des établissements parisiens qui servent du café, mais d’un beurre aux herbes qui porte le nom de « Café de Paris » et qui accompagne parfois les steaks de boeuf. Personnellement, je ne connaissais pas du tout ce truc avant d’arriver en Suisse. C’est mon chéri qui m’a fait découvrir ce produit. J’étais un peu récalcitrante : je suis vendue depuis toute petite à l’association de la sauce aux poivres et du steak. De plus, n’oublions pas que j’adore accompagner ou faire baigner (en exagérant un peu) la viande rouge dans une sauce. J’ai essayé, puis je me suis dit que ça changeait et que ce n’était pas si mauvais. Par la suite, j’ai goûté à d’autres beurres aromatisés et j’ai eu envie d’expérimenter.

C’est en allant sur le site de Ricardo cuisine que je suis tombée une recette de steak servi avec deux sauces faites avec du beurre. Plutôt que du steak, j’ai préféré préparer les deux sauces pour accompagner une côte de boeuf.

Deux sauces
Côte de boeuf et ses deux sauces rapides
Pour 3 personnes

1 côte de boeuf* d’environ 400 g
1 cuillère à soupe d’huile
1 cuillère à soupe de beurre

Beurre marchand de vin
1 échalotes
¼ de tasse ou 55 g de beurre salé, à température ambiante
½ cuillère à soupe de vinaigre de vin rouge**
2 cuillères à soupe de vin rouge
¼ cuillère à thé de thym séché

Beurre noisette au vinaigre balsamique et à la crème
¼ de tasse ou 55 g de beurre
¼ de tasse ou 60 g de crème à cuisson
2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
1 cuillère à thé de sauce soja

Sel et poivre

Beurre marchand de vin
Hacher finement l’échalote. La déposer dans un chaudron avec ½ cuillère à soupe de beurre. Faire revenir l’échalote jusqu’à ce qu’elle soit tendre et translucide. Déglacer avec le vinaigre et laisser réduire presque jusqu’à sec (il doit rester à peine un peu de liquide). Ajouter le vin rouge et laisser aussi réduire presque à sec. Retirer du feu et laisser refroidir totalement ou placer au réfrigérateur pendant 15 minutes.

Dans un bol, mélanger le restant de beurre, le thym et la préparation d’échalote. Couvrir le plan de travail d’une pellicule plastique et verser le beurre. À l’aide de la pellicule plastique, façonner un boudin de beurre de 3 à 4 cm (1¼ à 1½ pouce) de diamètre. Refermer le cylindre et réfrigérer pendant au moins 2 heures.

Beurre noisette au vinaigre balsamique et à la crème
Dans un chaudron***, déposer le beurre et le faire fondre à feu doux. Poursuivre la cuisson du beurre, en remuant fréquemment, jusqu’à ce qu’il prenne une couleur ambrée et dégage une légère odeur de noisette (beurre noisette). Ajouter la crème, le vinaigre balsamique et la sauce soja. Poursuivre la cuisson 2 minutes en brassant constamment. Réserver au chaud.

Sortir la côte de boeuf du réfrigérateur environ 30 minutes avant de la cuire.

Dans une poêle, mettre le beurre et l’huile. Faire chauffer les corps gras. Quand les corps gras sont bien chauds, saler et poivrer la viande puis la déposer dans la poêle. Cuire la côte pendant environ 5 à 7 minutes de chaque côté, selon la cuisson désirée. Retirer la pièce de viande de la poêle, la poser sur une assiette et la couvrir d’un papier d’aluminium. Laisser la viande reposer pendant 5 à 10 minutes.

Rincer la lame d’un couteau sous l’eau très chaude, l’essuyer et couper des rondelles de beurre marchand de vin, préalablement déballé, à l’épaisseur désirée.

Découper la viande puis la servir avec une rondelle de beurre marchand de vin et le beurre noisette au vinaigre balsamique et à la crème.

*Plutôt que de servir une côte de boeuf, vous pouvez préparer des steaks de boeuf.
**Il est possible de remplacer le vinaigre de vin rouge par un autre vinaigre parfumé (vinaigre de framboise, vinaigre de cidre, etc.). Vous pouvez également substituer le vinaigre de vin rouge par ¾ de cuillère à thé de vinaigre blanc et ¾ de cuillère à thé de vin rouge.
***Pour réaliser le beurre noisette, je vous conseille d’utiliser un chaudron à fond clair (éviter les revêtements anti-adhésif) pour bien voir la coloration du beurre. Au besoin, retirer le chaudron du feu pour le laisser tempérer et le sentir. Il vaut mieux avoir un beurre moins coloré (noisette) qu’un beurre brûlé.

Et vous, est-ce que vous avez déjà fait des beurres aromatisés pour accompagner une viande?

Ce qu’il y a dans mes placards…

Je n’aime pas être prise au dépourvu, alors j’anticipe mes achats et je fais des réserves d’ingrédients plus ou moins habituels. Donc dans ma cuisine, j’ai du tahini (crème de sésame), de la farine de châtaigne, du quinoa, des graines de courge et de la farine de riz gluant que je n’ai jamais utilisé! Le pire, c’est que je sais pour quelle recette j’ai acheté chacun de ces ingrédients. Cependant, il y a des ingrédients que j’achète sans savoir à quoi ils serviront. C’est comme ça que je m’étais constitué une réserve de bières : blonde, brune et noire. Il y a quelques temps, je cuisinais régulièrement avec de la bière et j’aimais bien avoir le choix en ouvrant simplement les portes de mon placard. Cette réserve était presque épuisée et il me restait qu’une cannette de Guinness. En y réfléchissant, j’aurais pu utiliser cette bière noire bien plus tôt : il y a une recette de gâteau au chocolat et à la Guinness qui me trotte toujours dans la tête que je n’arrête pas de me promettre d’essayer.

J’ai finalement utilisé cette bière pour faire des côtes levées. Cette recette m’a particulièrement surprise : le goût est plus fin en bouche et il se différencie davantage des recettes que j’ai faites précédemment. J’ai pris cette recette sur le site Les gourmandises d’Isa.

Bière noire, miel et sirop d'érable
Côtes levées à la bière noire et miel
Pour 3 personnes

Côtés levées
600 g à 700 g (1,5 lb) de côtes levées
¾ de tasse ou 180 g de bière noire
1 oignon
1 branche de céleri
1 gousse d’ail
1 feuille de laurier
¼ de cuillère à thé de thym séché
½ cuillère à thé de poivre noir, concassé
Sel

Sauce
½ cuillère à thé de poudre d’oignon
½ tasse ou 125 g de bière noire
⅓ de tasse ou 80 g de miel*
¼ de tasse ou 60 g de sauce barbecue**
3 cuillères à soupe de pâte de tomate
1 cuillère à thé de flocons de piment fort ou de piment moulu

Côtés levées
Éplucher et couper l’oignon en quatre. Tailler le céleri en petits tronçons. Déposer les légumes et la viande dans un grand chaudron. Ajouter la bière noire, l’ail, la feuille de laurier, le thym séché, le poivre noir concassé et le sel. Ajouter de l’eau jusqu’à ce que la viande soit recouverte de liquide. Porter à ébullition et cuire pendent 50 minutes. Pendant la cuisson, écumer la mousse grisâtre.

Sauce
Pendant que les côtes levées cuisent, préparer la sauce. Dans un bol, mélanger la poudre d’oignon, la bière noire, le miel, la sauce barbecue, la pâte de tomate et les flocons de piment fort (ou le piment moulu). Réserver.

Lorsque les côtes levées ont fini de bouillir, les égoutter et les laisser tiédir 15 minutes. Déposer les côtes levées dans un plat ou dans un sac de plastique et verser la sauce sur la viande pour bien l’enrober. Réfrigérer pendant 2 à 12 heures.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Déposer les côtes levées sur une plaque de cuisson anti-adhésive ou recouverte d’un papier d’aluminium légèrement huilé. Enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner la viande avec le restant de marinade. Laisser cuire encore 10 minutes et badigeonner la viande de nouveau. Laisser cuire une dernière fois pendant 10 minutes. Au besoin, baisser la température du four à 190°C (375°F) si la marinade semble sur le point de brûler (si elle est très noire et qu’elle ne bouillonne plus). Servir et déguster.

*J’ai remplacé une partie du miel par du sirop d’érable. Il est également possible de remplacer en partie ou entièrement le miel par de la mélasse.
**J’ai utilisé de la sauce HP anglaise. Utiliser une sauce barbecue que vous trouvez facilement dans votre épicerie qu’elle soit de style américaine ou « smokey » (avec un goût de « fumé »).

Et vous, qu’avez-vous comme réserve dans vos placards?

On en entend parler…

Si vous circulez régulièrement sur les blogs culinaires, vous devez avoir entendu parler de certains chefs… et il y en a des plus populaires que d’autres. Je pense surtout à un chef médiatique anglais qui est également le chouchou de plusieurs cuisinières : Jamie Oliver. Je le connais de nom, j’ai vu quelques épisodes épars de ses séries, mais je ne me suis jamais décidée à acheter un de ses livres. J’ai l’impression que ce n’est pas mon genre de cuisine et qu’il y a trop de recettes avec des ingrédients que nous n’apprécions pas ici. Cependant, rien ne vaut l’expérimentation pour juger.

C’est donc avec cette recette trouvée sur le site d’Anne de Papilles et pupilles que j’ai découvert la cuisine de monsieur Oliver. À mon avis, cette recette est assez convaincante pour me faire refeuilleter ses livres…

Poulet de Jamie Oliver
Poitrines de poulet aux bacons et aux poireaux
de Jamie Oliver

Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet
2 poireaux
8 ou 12 tranches de bacon ou de lard à griller*
2 ou 3 brin de thym frais ou ½ cuillère à thé de thym séché**
⅓ de tasse ou 90 g de vin blanc
1 cuillère à soupe d’huile d’olive

Couper les poireaux en deux dans le sens de la longueur et le laver. Détailler les poireaux en demi-rondelles de 1 cm (moins de ½ pouce).

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Saler l’eau et y plonger les morceaux de poireau. Cuire pendant 5 minutes puis bien les égoutter. Réserver.

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Dans un plat allant au four, déposer les poireaux. Saler légèrement et ajouter le thym. Verser le vin blanc et l’huile d’olive. Mélanger la préparation.

Entourer les poitrines de poulet de bacon (ou de tranche de lard à griller), il faut environ 4 tranches par morceau de poulet. Poivrer généreusement et déposer les poitrines de poulet enrubannées de lard sur la préparation de poireaux. Enfourner et cuire pendant 30 à 35 minutes ou jusqu’à ce que le poulet soit cuit. Si désiré, allumer le gril (broil) pendant les dernières minutes de cuisson pour griller le bacon (ou le lard). Servir avec des pâtes ou un riz.

*Le nombre de tranches de bacon ou de lard, dépend du nombre de morceau de poulet et de leur taille.
**Ajuster la quantité de thym selon votre goût.

Et vous, est-ce que vous avez des livres de Jamie Oliver? Qu’est-ce que vous aimez de sa cuisine?

À décliner…

Depuis le début de l’été, j’ai réalisé quelques terrines. J’aime bien préparer ce genre de recette : il y a tellement de déclinaisons possibles! Le problème, c’est qu’il ne faut pas en abuser, ce n’est quand même pas le plat le plus santé…

Le principe d’une terrine est simple : il faut deux tiers de viande de porc (viandes grasses) pour un tiers de viande au choix (poulet, canard, cerf, lapin, etc.), ensuite il suffit de les faire mariner dans un alcool (vin, whisky, cognac, etc.) et des aromates (herbes ou épices). Il reste qu’à hacher les viandes et ajouter des ingrédients selon l’envie (noix, pistaches, filet de lapin, fruits secs, etc.). Cette fois, j’ai improvisé une terrine de canard à l’orange qui fut fort délicieuse.

Des morceaux d'orange
Terrine de canard à l’orange
Pour 4 à 6 personnes

175 g de poitrine ou magret de canard avec la peau*
300 g de tranches de porc dans le cou**
1 grosse orange
½ cuillère à thé de thym séché***
1¼ cuillère à thé ou 7 g de sel****
1 tasse ou 250 g de Porto, éventuellement plus
1 échalote
1 cuillère à thé de beurre
1 oeuf
Sel et poivre

À l’aide d’un économe ou d’un zester, prélever sur la moitié de l’orange de gros zeste. Couper l’orange en deux et presser l’un des moitiés pour en récolter le jus. À l’aide d’un couteau, retirer la pelure de la demi-orange restante et prélever les suprêmes. Découper les suprêmes en petits cubes. Réserver.

Retirer la peau de la poitrine (magret) de canard, en l’abîmant le moins possible, et la réserver. Découper la viande de canard ainsi que la viande de porc en cubes d’environ 1,5 à 2 cm (½ pouce). Déposer la viande dans un bol, ajouter le jus d’orange, le thym et le sel (1¼ de cuillère à thé ou 7 g de sel). Réserver 2 cuillères à soupe de Porto et verser le reste pour couvrir les morceaux de viandes. Mélanger puis couvrir le bol d’une pellicule plastique et laisser mariner au réfrigérateur pendant 8 heures*****.

Hacher finement l’échalote. Dans une poêle, faire fondre le beurre. Ajouter l’échalote et la cuire jusqu’à ce qu’elle soit translucide. Déglacer avec les 2 cuillères à soupe de Porto, réservé plus tôt, et laisser réduire totalement. Retirer la préparation de la poêle et laisser refroidir.

Découper les zestes d’orange en juliennes (en petits bâtonnets). Les déposer dans un chaudron et couvrir d’eau froide. Porter à ébullition et laisser bouillir pendant 1 minute. Égoutter, rincer et essuyer les zestes avec un essuie-tout (un papier ménage). Réserver.

Préchauffer le four à 140°C (300°F).

Retirer les viandes de la marinade, puis à l’aide d’un robot muni d’une lame (ou d’un hachoir à viande) hacher les viandes en actionnant le robot par intermittence. Les morceaux de viandes hachées doivent mesurer moins de 1 cm (³⁄₈ pouce). Déposer les viandes hachées dans un bol, incorporer l’oeuf, l’échalote, les zestes d’orange, les morceaux de suprême d’orange, du poivre et un peu de sel.

Déposer la préparation de viandes dans un moule à terrine ou un petit plat rectangulaire en pressant bien. Couvrir le dessus de la préparation de viandes avec la peau de canard. Placer la terrine dans un plat allant au four et verser de l’eau chaude jusqu’au deux tiers de la hauteur du moule. Enfourner et cuire pendant 90 minutes ou jusqu’à ce qu’un thermomètre inséré au centre de la terrine atteigne 75°C (167°F).

Quand la terrine est cuite, la sortir du four et la retirer du bain-marie. Laisser tiédir pendant 10 à 15 minutes. Retirer la peau de canard et, si désiré, égoutter le liquide dans lequel baigne la terrine (ce liquide est principalement composé de gras). Déposer ensuite une petite planchette (ou un morceau de carton rigide) de la forme du moule à terrine et recouvert de papier d’aluminium sur la terrine. Installer un poids pour presser la terrine et l’entreposer au réfrigérateur pendant 24 à 48 heures avant de la déguster. Cette terrine se conserve pendant une semaine au réfrigérateur.

*Si vous ne voulez pas utiliser la peau de canard, il est possible de la remplacer par des tranches de bacon, du lard à griller ou de la crépine (de porc, d’agneau ou autre). Avant d’utiliser la crépine, il est important de la nettoyer en la faisant tremper dans l’eau pendant 1 heure, changer l’eau au besoin, puis de l’égoutter et de l’essorer. Avant de mettre la viande dans la terrine, il suffit de la couvrir le fond et les côtés avec la crépine. Mettre la farce et terminer d’emballer la préparation de viandes avec la crépine.
**Les pièces de viande prises dans le cou du porc sont généralement bien persillées de gras et conviennent parfaitement à la réalisation d’une terrine. Au besoin, demander conseil à votre boucher.
***Vous pouvez augmenter la quantité ou utiliser 1 ou 2 brins de thym frais. Il est également possible de remplacer le thym par une autre herbe ou épice au choix.
****Ça peut sembler beaucoup, mais il ne faut pas diminuer cette quantité de sel. Comme on déguste la terrine froide, il faut saler davantage pour relever les goûts que pour un mets servi chaud.
*****Il est possible de faire mariner les viandes que 2 heures (elles seront moins parfumées) à 24 heures (le goût de l’alcool sera plus présent), c’est une question de goût.

Et vous, qu’est-ce que vous mettez dans vos terrines?