Temps gaspillé…

Hier, j’avais un peu de temps devant moi, donc j’ai décidé de l’utiliser pour tester des recettes de bûches de Noël. Déjà, mon organisation n’était pas optimum : j’ai lu un peu trop en diagonale les recettes… Je commence les recettes en parallèle, puisque les bases sont similaires, sans me poser de question ni les relire. Dès le départ, j’aurais dû me méfier : les recettes commencent par la préparation des gâteaux. Si l’on réalise une bûche roulée, il est évident qu’on commence par le gâteau, mais les recettes de bûche que j’avais sous les mains sont sous le principe des entremets avec des inserts au centre des mousses.

La deuxième erreur est survenue assez rapidement : en lisant les recettes, j’ai cru qu’il fallait verser la pâte dans un moule rectangulaire… N’ayant pas de moule de la taille donnée, j’ai fait des petits calculs pour trouver un moule qui correspondait. Je chemise le moule en veillant à réaliser une division au centre (bonjour l’origami!) pour séparer mes deux pâtes. L’erreur ne vient pas du fait que j’ai oublié de diviser les recettes : elle vient du fait que j’ai utilisé un moule plutôt qu’une plaque de cuisson pour cuire mes dacquoises! Les dacquoises sont des biscuits (ou gâteaux) qui sont réalisés avec une meringue additionnée, en générale, de poudre d’amandes ou de noisettes. Après avoir verser mes pâtes dans le moule, je suis un peu surprise par l’épaisseur (près de 1,5 cm, soit un peu plus qu’un demi-pouce). J’enfourne, me disant que les gâteaux ne devraient pas trop gonfler puisque la base est une meringue et qu’il n’y a pas d’agent levant (poudre à pâte, levure chimique, bicarbonate de soude, etc.) dans la pâte. Pendant la cuisson, je nettoie et prépare la suite de la recette. Le temps est presque écoulé quand je décide de jeter un coup d’oeil au four. La surprise : les gâteaux ont levé et font presque 5 cm (2 pouces) de haut! À ce moment-là, je sais que j’ai raté mon coup. Je prolonge la cuisson des gâteaux, mais je perds patience et je vois bien que c’est inutile. En fin de compte, je n’ai réalisé que les inserts et ils attendent bien sagement au congélateur que je retrouve de l’énergie pour recommencer : en ayant cette fois bien relu les recettes et en ayant tous les ingrédients sous la main… Et oui, il y a mieux comme organisation!

Pour conclure, je vous propose une recette de pouding qui ne m’a donné aucun fil à retordre et qui se prépare facilement. Cette recette est tirée du magazine Ricardo volume 3, numéro 2.

Pouding aux pépites de chocolat
Pouding aux pépites de chocolat
Pour 8 à 10 personnes

Sauce au chocolat
1¾ tasse ou 430 g d’eau bouillante
½ tasse ou 100 g de sucre
½ tasse ou 52 g de cacao
¼ de tasse ou 80 g de sirop de maïs ou de glucose

Gâteau
1 tasse moins 2 cuillères à soupe ou 105 g de farine*
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, tempéré
1 tasse ou 200 g de sucre
2 oeufs
120 g (4 onces) de chocolat noir
⅓ de tasse ou 80 g de lait

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer un moule rectangulaire de 20 cm par 30 cm (8 pouces par 12 pouces).

Sauce au chocolat
Dans un bol, mélanger l’eau, le sucre, le cacao et le sirop de maïs (ou de glucose). Brasser jusqu’à ce que les ingrédients se soient bien dissous et forment un mélange homogène. Réserver.

Gâteau
Dans un bol, mélanger la farine et la poudre à pâte (ou la levure chimique).

Hacher le chocolat et réserver.

Dans un second bol, fouetter le beurre avec le sucre et les oeufs pendant 3 minutes. Incorporer les morceaux de chocolat. Ajouter la préparation de farine en alternant avec le lait. Verser la pâte dans le moule rectangulaire et bien l’étaler. Verser doucement la sauce sur la pâte à gâteau. Enfourner et cuire pendant 45 à 50 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent insérer au centre du gâteau en ressorte propre.

*Vous pouvez utiliser de la farine à pâtisserie. Dans ce cas, il vous faudra 1 tasse ou 110 g de farine à pâtisserie.

Et vous, avez-vous déjà été surpris par l’expansion qu’a pris un gâteau en cuisant?

Entrecoupé…

Alors que la soupe termine de mijoter, je suis devant mon écran d’ordinateur à me demander quel propos j’ai envie de vous tenir. J’ai des bribes d’idées, mais rien de satisfaisant. L’esprit vagabonde et je me mets à penser au repas de demain soir et à ceux qui suivront. Et là, l’article n’avance pas d’avantage.

Maintenant, le repas a été servi, tous le monde a mangé et la vaisselle est rangée. Je me remets devant mon écran et c’est toujours un peu confus dans ma tête. Je reviens aux repas de la semaine passé : pas trop de nouvelles recettes marquantes, mais j’avais toujours une idée assez précise de ce que j’allais préparer le soir. La semaine, j’aime de plus en plus avoir des recettes rapides sous la main. Et là, je pense à un endroit où il y a des tonnes de recettes de ce genre et que je n’ai pas visité depuis un certain temps : le site de Qu’est-ce qu’on mange pour souper? Il faut que j’aille faire un petit tour d’ici peu, mais en attendant, je vous propose une recette de ce site qui nous a bien plu : un filet de porc au paprika.

Filet de porc au paprika
Filet de porc au paprika
Pour 4 personnes

1 filet de porc d’environ 450 g
1 cuillère à soupe de paprika doux
2 cuillères à soupe de beurre
1 oignon
1 barquette de champignon ou 227 g de champignons blanc
¾ de tasse ou 180 g d’eau*
1 cuillère à soupe de moutarde de Dijon
1 cuillère à thé de sauce Worcestershire
½ tasse ou 125 g de crème sure ou de demi-crème acidulée
Sel et poivre

Trancher les champignons ou les couper en quartiers. Émincer l’oignon.

Couper le filet de porc en tranches de 2 cm (⅝ pouce) d’épaisseur. Assaisonner la viande avec le paprika, le sel et le poivre.

Dans une poêle, faire fondre le beurre. Quand le corps gras est bien chaud, saisir les tranches de porc pendant 2 minutes de chaque côté. Retirer la viande de la poêle et la réserver dans une assiette.

Dans la même poêle, ajouter les champignons et l’oignon. Cuire pendant 4 minutes. Déglacer avec l’eau. Ajouter la moutarde et la sauce Worcestershire. Laisser réduire de moitié.

Déposer les tranches de porc ainsi que son jus dans la sauce pour les réchauffer. Retirer la poêle du feu et ajouter la crème sure (ou la demi-crème acidulée). Servir sans attendre sur un lit de pâte.

*Si vous servez ce plat avec des pâtes, prélever une partie de l’eau de cuisson pour réaliser la sauce.

Maintenant, c’est le temps de se détendre avant d’aller au lit et demain, attaquer une nouvelle semaine. Bonne soirée!

Rose plutôt que effrayant…

Pas de recette effrayante pour cette année… comme les dernières années. Je ne sais pas pourquoi, je ne pense pas à préparer des gourmandises aux couleurs de l’Halloween. Il faut dire qu’on n’a jamais eu cette habitude à la maison. Bref, je me contente de faire une bonne réserve de bonbons et de les distribuer avec générosité (enfin, je crois vu les commentaires des enfants des dernières années).

Voilà, je vous propose plutôt du rose : après tout, c’est la couleur du mois d’octobre. Il s’agit de la recette pour laquelle j’ai préparé des pralines roses. À force de lire Pucebleue de J’en reprendrai bien un bout décrivant son amour pour ce gâteau, je ne pouvais qu’essayer cette recette de gâteau lyonnais. Elle l’a décliné avec de multiples fruits, alors essayez-le avec ceux qui vous font envie.

Gâteau lyonnais
Gâteau lyonnais
Pour 8 personnes

113 g (4 onces) de chocolat blanc
½ tasse moins 2 cuillères à thé ou 100 g de beurre non salé
2 oeufs
⅓ de tasse ou 67 g de sucre
1 pincée de sel
⅔ de tasse ou 167 g de ricotta
1 tasse moins 1 cuillère à soupe ou 113 g de farine
2 cuillères à thé ou 8 g de poudre à pâte
  ou de levure chimique
2 ou 3 poires bien mûres
¾ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 135 g de pralines roses,
  concassées

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer un moule rond* de 23 cm (9 pouces) de diamètre.

Dans un petit bol, tamiser la farine et la poudre à pâte (ou la levure chimique).

Hacher finement le chocolat blanc et le déposer dans le bol d’un bain-marie. Couper le beurre et l’ajouter au bol. Faire fondre le chocolat et le beurre**. Retirer le bol du bain-marie quand le tout est totalement fondu. Réserver.

Dans un bol, fouetter les oeufs avec le sucre et le sel jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporer la ricotta. Ajouter la préparation de farine et mélanger pour homogénéiser la pâte. Incorporer la préparation de chocolat fondu et de beurre.

Éplucher, épépiner et couper en lamelles d’environ 7 mm (¼ de pouce) les poires.

Verser la moitié de la pâte dans le moule et disposer la moitié des tranches de poires en rosace. Parsemer la moitié des pralines roses sur les fruits. Répartir le restant de pâte dans le moule. Déposer à nouveau les tranches de poires en rosace et saupoudrer le restant de pralines. Enfourner et cuire pendant 50 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Si le gâteau est bien coloré, mais qu’il manque encore de cuisson : le couvrir d’une feuille de papier d’aluminium pour éviter qu’il ne brûle. Laisser le gâteau totalement refroidir dans le four la porte ouverte***. Sortir du four et démouler.

*J’ai réalisé le gâteau dans un moule rectangulaire, je ne pensais pas qu’il gonflerait autant… La prochaine fois, ce sera dans un moule rond.
**Il est possible de réaliser cette étape au four micro-ondes.
***Pour ma part, j’étais pressée quand j’ai réalisé ce gâteau, alors je l’ai laisser refroidir à l’extérieur du four.

Et vous, êtes-vous plutôt en mode rose ou effrayant?

Retour en arrière

Les goûts et les couleurs sont indiscutables. En cuisine, cela est particulièrement vrai : certains vont fondre pour tel ou tel plat alors qu’il peut laisser totalement indifférent les gens qui l’entourent. Comme j’aime le dire : « À chacun, son mauvais goût ». J’ai deux amies pour qui le repas idéal se compose d’un buffet de salades! Alors que moi, la salade, c’est le truc qui me fait fuir. C’est pratique, ça accompagne tout, il y a toutes sortes de recettes, de variantes, mais rien à faire, j’ai de la difficulté à en prendre deux ou trois bouchées sans me sentir mal.

Cependant, quand je reçois, il m’arrive de l’inscrire au menu (mais je me prépare une portion de crudité pour moi). C’est comme ça que pour le premier août dernier, j’ai préparé une salade de pommes de terre. J’y ai goûté et j’y ai survécu. Sans blague, elle est plutôt bonne et je pourrais songer à la refaire pour ma petite famille, ce qui est un très grand pas pour moi. J’ai pris cette recette chez Caroline B., Tomates cerises et basilic.

Salade de pommes de terre au vinaigre balsamique
Salade de pommes de terre au vinaigre balsamique
Pour 8 personnes

1 kg de pommes de terre grelots ou de petites tailles
¼ de tasse ou 52 g d’huile d’olive
1 oignon
¼ de tasse ou 60 g de vinaigre balsamique
1 cuillère à soupe d’eau
1 cuillère à thé de graines de moutarde
1 cuillère à thé de moutarde de Dijon
2 cuillères à soupe de ciboulette fraîche ciselée
6 tranches de bacon ou de lard à griller
Sel et poivre ½

Déposer les pommes de terre dans un chaudron, couvrir d’eau froide et porter à ébullition. Dès l’ébullition, compter 15 à 20 minutes de cuisson ou jusqu’à ce qu’il soit aisé de piquer une pomme de terre avec un couteau. Égoutter l’eau et rincer les pommes de terre à l’eau froide pour les refroidir plus rapidement*. Si désiré, éplucher les pommes de terre et au besoin, les couper en deux. Réserver.

Émincer finement l’oignon en demi-rondelles.

Dans une poêle, griller le bacon (ou le lard à griller) jusqu’à ce qu’il soit croustillant. Déposer les tranches de bacon sur un essuie-tout (ou papier ménage) pour retirer l’excédent de gras. Émietter le bacon.

Dans la même poêle, ajouter un peu de l’huile d’olive au besoin et faire revenir à feu moyen l’oignon. Cuire en brassant régulièrement pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que l’oignon soit tendre. Retirer l’oignon de la poêle et le réserver dans une assiette. Déglacer la poêle avec le vinaigre balsamique et l’eau. Ajouter les graines de moutarde et la moutarde de Dijon. Cuire jusqu’à ce que le tout forme une pâte.

Verser la pâte sur les pommes de terre, ajouter le bacon, la ciboulette et l’huile d’olive restante. Bien mélanger et réfrigérer jusqu’au moment de servir. Déguster avec le plat de votre choix.

*Vous pouvez également servir cette salade de pommes de terre tiède. Dans ce cas, assurez-vous que la taille des pommes de terre vous convienne et les éplucher, si désiré, avant la cuisson. Égoutter les pommes de terre et ajouter 1 cuillère à soupe d’huile d’olive. Bien mélanger le tout et poursuivre la recette.

Et vous, aimez-vous la salade?

Entre l’Halloween et Noël…

L’Halloween n’est pas encore passé que je suis déjà à me poser des questions sur des friandises à réaliser pour mes paniers gourmands ainsi que le menu pour Noël (et oui, c’est moi qui sera derrière les fourneaux cette année). En prime, il y a la réflexion des cadeaux de Noël et comme chaque année, je n’ai pas d’inspiration. Bref, en plus des choses habituelles qui me trottent dans l’esprit (et une réserve de bonbons à planifier), j’ai dû mal à coordonner mes idées. Dans mon cas, la solution est simple : sortir un bout de papier, m’armer d’un stylo pour tout écrire et y voir plus clair par la suite.

En attendant, je vous propose une recette de pralines roses. À force de voir des recettes qui utilisent ces petites choses roses, je n’ai pas hésité une seconde avant d’essayer cette recette de Pucebleue, J’en reprendrai bien un bout… Et oui, déjà une idée de cadeau gourmand, mais j’ai également une recette à vous proposer qui les emploie.

Pralines roses maison
Pralines roses maison
Pour environ 300 g ou 2 tasses de pralines

1¼ tasse ou 200 g d’amandes entières
½ tasse ou 100 g de sucre
3 cuillères à soupe ou 50 g d’eau
¾ cuillère à thé ou 2 g de poudre de vanille* (facultatif)
Colorant alimentaire rose ou rouge** (en poudre, en gel
  ou liquide)

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Déposer les amandes sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin***. Enfourner et laisser torréfier pendant 15 à 30 minutes****. Remuer 2 ou 3 fois les amandes pendant la cuisson.

Quand il reste 10 minutes de cuisson pour les amandes, verser le sucre, l’eau, la poudre de vanille et le colorant alimentaire***** dans un chaudron. Porter à ébullition sans brasser. Laisser bouillir jusqu’à ce que la température atteigne 115°C (240°F) ou que la préparation ait une texture sirupeuse******.

Retirer le chaudron du feu et ajouter les amandes. Mélanger vigoureusement jusqu’à ce que le sucre blanchisse et enrobe les amandes. Si désiré, remettre sur le feu en brassant continuellement jusqu’à ce que la majorité du sucre soit amalgamée aux amandes.

Verser sur une plaque recouverte de papier parchemin et laisser totalement refroidir. Quand les pralines sont froides, les placer dans un pot en verre ou dans un contenant qui ferme hermétiquement. Déguster comme tel ou les ajouter sur une glace ou dans une recette de votre choix.

*La vanille en poudre est simplement des gousses de vanille séchées et réduite en poudre. Vous pouvez l’omettre ou la remplacer par les grains d’une demi-gousse de vanille.
**La quantité de colorant alimentaire dépendra de la couleur que vous souhaitez obtenir.
***Le papier parchemin aide à la manipulation des amandes pour les verser dans le sirop de sucre. Vous pouvez l’omettre.
****Personnellement, j’aime mes amandes peu torréfiées, alors 15 à 20 minutes me semble idéal.
*****Vous pouvez ajouter le colorant seulement après que le sirop ait atteint 115°C (240°F). Remuer brièvement pour que la coloration soit homogène puis ajouter les amandes.
******Si vous n’avez pas de thermomètre, vous pouvez vérifier la cuisson du sucre en utilisant cette méthode. Le sucre doit être cuit au petit boulé.

Et vous, où en êtes-vous avec l’Halloween et Noël?