Un peu de chocolat…

Pour vaincre la grisaille, pour se réchauffer ou simplement fondre de plaisir, il n’y a rien de mieux que le chocolat. Que ce soit en gâteau, en tarte ou en crème, le chocolat a toujours un petit côté réconfortant. Cette fois, j’ai eu envie… enfin, on m’a suggéré de réaliser une mousse. Pour cette mousse, il fallait réaliser un sabayon : ça m’effrayait un peu, mais après avoir lu la recette et sa technique de réalisation, mes craintes se sont envolées.

La mousse au chocolat que je vous propose est une recette d’Isabelle, Les gourmandises d’Isa. Évidemment, une recette délicieuse et simple à réaliser.

Mousse au chocolat noir à base de sabayon
Mousse au chocolat noir à base de sabayon
Pour 12 personnes (1 litre de mousse)

2 tasses ou 500 g de crème 35 % à fouetter
  ou de crème entière, froide
5 jaunes d’oeufs
2 oeufs
½ tasse ou 100 g de sucre
2 cuillères à soupe et 2 cuillères à thé (40 ml) ou 40 g d’eau
300 g (10,5 onces) de chocolat noir à environ 66 % de cacao

Dans un bol, verser la crème froide. Fouetter pour obtenir une chantilly. Couvrir le bol d’une pellicule plastique et réfrigérer.

Dans le bol d’un batteur sur socle, déposer les jaunes d’oeufs et les oeufs. Fouetter doucement pour commencer.

En parallèle, dans un chaudron, verser le sucre et l’eau. Porter à ébullition et chauffer jusqu’à ce qu’un thermomètre à bonbon indique 120°C (248°F)*. Quand la température est atteinte, augmenter la puissance du batteur au maximum et verser en filet le sirop chaud sur les oeufs. Battre jusqu’à ce que la préparation refroidisse. Réserver le sabayon.

Hacher le chocolat et le déposer dans un bol d’un bain-marie. Faire fondre le chocolat. Retirer le bol du bain-marie quand le chocolat est totalement fondu. Verser le chocolat sur le sabayon et mélanger doucement. Incorporer ensuite délicatement la crème fouettée. Verser la mousse dans des petites coupes** et réfrigérer jusqu’au moment de la dégustation.

*Dès que le sirop atteint 118°C (244°F), il est possible de le verser sur les oeufs.
**Il est possible de dresser la mousse seulement après son passage au réfrigérateur. Dans ce cas, verser la mousse dans une poche à pâtisserie munie d’une douille cannelée ou lisse et dresser selon votre fantaisie.

Et vous, dans quel moment fondez-vous pour le chocolat?

Réflexion, expérimentation et planification

Depuis le début de la semaine, je n’arrête pas de réfléchir à un système de planification des repas. Il y a bien longtemps que j’y songe et il est temps de passer à l’action. Pour l’instant, je tâtonne encore : je ne sais pas exactement comment je vais gérer cette tâche hebdomadaire. Je voudrais quelque chose d’assez précis où pour chaque jour, une recette soit planifiée. Pour cette semaine, j’ai une idée assez claire de ce que nous allons manger jusqu’à vendredi prochain, mais il me reste encore à sélectionner des recettes dans certains cas.

En attendant de voir le résultat de cette première semaine de planification, je vous propose une recette de poulet tirée du livre Volaille & cie des éditions Marabout. Je crois que ce livre va souvent revenir dans mes planifications…

Poitrines de poulet à la crème et aux trois moutardes
Poitrines de poulet à la crème et aux trois moutardes
Pour 3 personnes

1 cuillère à soupe d’huile végétale
1 cuillère à soupe de beurre
300 g de poitrines de poulet
¾ de tasse et 2 cuillères à thé ou 200 g de crème à cuisson
  ou de demi-crème ou de crème fraîche
1 cuillère à soupe de moutarde à l’ancienne
1 cuillère à thé de moutarde de Dijon
1 cuillère à thé de moutarde jaune (préparée ou douce)
3 cuillères à soupe de persil frais, haché
Sel et poivre

Dans une grande poêle, chauffer l’huile et le beurre. Quand les corps gras sont bien chauds, déposer les poitrines de poulet et les cuire à feu vif pendant environ 15 minutes. Retourner une seule fois les poitrines pour qu’elles soient bien dorées. Saler et poivrer. Quand les poitrines de poulet sont cuites, les retirer de la poêle et les réserver au chaud.

Réduire le feu à doux et verser la crème. Ajouter les trois moutardes et cuire pendant 2 à 3 minutes sans faire bouillir*. Ajouter le persil et poivrer généreusement.

Au besoin, déposer les poitrines de poulet dans la sauce pour les réchauffer. Servir en nappant les poitrines de poulet de sauce à la crème et aux trois moutardes.

*Si vous utilisez de la crème fraîche, il est important qu’elle ne bouille pas. Par contre, si vous utilisez de la crème à cuisson ou de la demi-crème, vous pouvez la porter à ébullition et ajouter un peu de fécule de maïs ou de maïzena délayée dans de l’eau froide pour épaissir la sauce à votre convenance.

Et vous, planifiez-vous vos repas de la semaine, comment gérez-vous cette tâche?

Distance parcourue inutilement…

Aujourd’hui, j’ai décidé d’aller faire un petit achat. Pour me procurer l’objet, je devais me rendre dans une autre commune… bref pas très loin, mais assez pour faire quelques kilomètres sur l’autoroute. Arrivée au magasin, je m’engouffre dans la section qui m’intéresse et là, l’objet recherché n’est point présent. Je demande tout de même à une vendeuse qui me répond que le produit devrait être disponible au cours de la semaine. Pas très précis comme réponse. J’ai vraiment eu l’impression de parcourir des kilomètres pour pas grand chose. Heureusement, la voiture m’a réclamé un petit passage à la station service, je ne suis donc pas sortie pour rien.

Pour la recette du jour, je vous propose la dernière que j’ai glissé dans mes paniers gourmands : des biscottis. J’en réalise à chaque année et malheureusement, ils ne sont pas toujours à la hauteur de mes attentes. Cette fois, impossible de ne pas être satisfaite puisqu’il s’agit d’une recette d’Isabelle, Les gourmandises d’Isa. Cette recette est tirée de son dernier livre Citron (À avoir absolument dans sa bibliothèque!).

Biscottis au citron d'Isa
Biscottis au citron d’Isa
Pour 100 biscottis

2¾ tasses ou 360 g de farine
1½ cuillère à thé ou 7 g de poudre à pâte
  ou de levure chimique
¼ cuillère à thé de sel
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, fondu
1 tasse ou 200 g de sucre
3 oeufs
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
2 cuillères à soupe ou 20 g de zeste de citron râpé*

Préchauffer le four à 160°C (325°F). Chemiser une plaque de cuisson de papier parchemin.

Dans un bol, mélanger la farine, la levure chimique et le sel.

Dans un second bol, fouetter le beurre avec le sucre jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Ajouter les oeufs un à la fois, en les incorporant bien entre chaque addition. Incorporer la vanille et le zeste de citron. Ajouter petit à petit le mélange de farine, une pâte molle va se former.

Diviser la pâte en trois parts égales. Enfariner légèrement vos mains pour façonner chaque part de pâte en un rouleau de 30 cm (12 pouces) de long et 5 cm (2 pouces) de large. Déposer les rouleaux de pâte sur la plaque de cuisson en les espaçant de 10 cm (4 pouces). Enfourner et cuire pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit ferme et commence à dorer.

Retirer du four et laisser tiédir sur une grille pendant 10 minutes. Déposer un des rouleaux de pâte sur une planche à découper. À l’aide d’un couteau dentelé, couper la pâte légèrement en biais pour réaliser de fines tranches. Les biscuits ne doivent pas faire plus de 5 mm (¼ de pouce) d’épaisseur. Déposer les biscottis sur des plaques de cuisson.

Baisser la température du four à 150°C (300°F)**. Enfourner une plaque recouverte de biscuits à la fois et cuire pendant 15 minutes. À mi-cuisson, retourner la plaque de cuisson. Idéalement les biscottis doivent devenir secs sans brunir. Laisser les biscottis refroidir sur les plaques de cuisson. Ces biscottis se conservent au moins deux semaines dans une boîte en métal.

*Il faut utiliser une râpe ou un zesteur traditionnel pour prélever les zestes. J’ai utilisé un zesteur de type microplane et après huit citrons, je n’avais que 1 cuillère à soupe ou 10 g de zeste.
**Si la première fournée de vos biscottis a un peu trop bruni, réduisez la température du four à 140°C (285°F).

Et vous, parcourez-vous certaines distances inutilement?

Lecture à l’horizon

La période des fêtes a bien enrichi ma bibliothèque culinaire. Ma famille m’a offert pas un ni deux, mais trois livres de cuisine! Avant notre dernière échange de cadeaux, je me suis arrêtée à la librairie et j’ai craqué pour deux livres : un que je désirais depuis un moment, mais que je n’avais vu en librairie et un autre qui était offert à un prix des plus alléchants. Et lors du dernière échange de présent, étant déjà bien gâtée, j’ai eu la surprise de recevoir deux autres livres! Bref, sept nouveaux livres de cuisine à explorer et à dévorer.

À mon grand regret, j’ai à peine effleuré la moitié des volumes… Les choses devraient changer d’ici quelques temps, mais comme souvent le temps s’écoule beaucoup plus vite que je ne le voudrais. En attendant que je vous propose des recettes de mes nouveaux livres, je vous présente une autre recette de Ricardo (oui, encore et toujours lui) tirée de son magazine volume 12, numéro 2.

Boeuf braisé au vin rouge
Boeuf braisé au vin rouge
Pour 4 personnes

1 rôti de palette de boeuf désossé d’environ 750 g
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
2 échalotes
1 cuillère à thé de baies de genièvre concassées
¼ de cuillère à thé de poivre concassé
1 pincée de muscade moulue
1 cuillère à soupe de farine
1 tasse ou 250 g de vin rouge*
1 tasse ou 250 g de bouillon de boeuf ou de fond de veau
½ cuillère à soupe de ketchup
2 carottes
60 g de bacon ou de pancetta
½ cuillère à soupe de miel (facultatif)
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Hacher les échalotes, détailler les carottes en dés et couper en dés le bacon (ou la pancetta).

Dans un grand chaudron allant au four, chauffer l’huile. Quand le corps gras est bien chaud, dorer la viande sur toutes les faces. Saler et poivrer. Retirer la viande du chaudron et réserver.

Dans le même chaudron, attendrir les échalotes avec les baies de genièvre, le poivre concassé et la muscade. Saupoudrer la farine et bien mélanger. Déglacer avec le vin et porter à ébullition en remuant régulièrement le mélange. Remettre la viande dans le chaudron avec la moitié du bouillon de boeuf (ou le fond de veau) et le ketchup. Porter de nouveau à ébullition.

Couvrir et enfourner pendant 90 à 120 minutes. Retourner la pièce de viande à 2 ou 3 reprises pendant la cuisson et l’arroser avec le restant de bouillon.

Ajouter le bacon (ou la pancetta) et les carottes. Poursuivre la cuisson pendant 1 heure ou jusqu’à ce que la viande se défasse à la fourchette et que les carottes soient cuites.

Pour créer un belle croûte à la viande. Placer la grille dans le haut du four et allumer le gril (broil). Égoutter la viande et la déposer sur une plaque de cuisson. Réserver la sauce et les légumes au chaud. Badigeonner le dessus de la viande avec le miel et enfourner sous le gril pendant 3 minutes ou jusqu’à ce que la surface commence à grésiller. Servir sans attendre avec la sauce et les carottes.

*On le mentionne rarement, mais certains vins rouges donnent de meilleurs résultats que d’autres en cuisine. Privilégier des vins rouges plus robustes, qui sont à servir avec du gibier ou de l’agneau ou du boeuf. Testez différents vins de différents cépages et voyez ce que vous préférez. Un même plat cuisiné avec deux vins peut donner des résultats très différents.

Et vous, quel livre de cuisine dévorez-vous?

Prête pour le sucre à la crème…

Croyez le ou non, la Québécoise que je suis n’a jamais réalisé de sa petite existence de sucre à la crème. Pourquoi? Parce qu’il n’y a pas assez de « bibites à sucre » dans mon entourage et que je ne suis pas assez gourmande pour manger l’entièreté d’une recette de sucre à la crème. Cependant, je songe bien à réaliser cette gourmandise après l’épreuve du caramel à la crème.

Pour mes paniers gourmands, j’ai réalisé des caramels à la crème. Je ne sais pas pourquoi, mais plusieurs membres de ma belle-famille aime le caramel… granuleux! J’ai goûté plusieurs fois ces caramels typiques de la Suisse (et peut-être de l’Europe?), sans vraiment les apprécier. Puis, après avoir visionné cette vidéo de Swissmilk, je me suis dit pourquoi pas. Étant certaine de faire plaisir, je me suis mise à la tâche et j’ai brassé pendant 20 minutes la préparation. Les bras sortant d’une belle séance d’entraînement, je me suis risqué à grignoter quelques miettes : surprise, ça fond en bouche et c’est plutôt addictif. Bref, j’ai bien aimé et cette expérience m’a donné le goût de faire du sucre à la crème qui sera bien moins exigeant pour les muscles de mes bras. La recette que je vous propose est celle de Swissmilk.

Caramels à la crème
Caramels à la crème
Pour 100 caramels

2 tasses ou 500 g de crème à 35 % ou entière*
2½ tasses ou 500 g de sucre
2 cuillères à thé ou 8 g de sucre vanillé
  ou 2 cuillères à thé d’extrait de vanille
3 cuillères à soupe ou 40 g de beurre non salé, tempéré

Chemiser de papier parchemin une plaque de cuisson**.

Dans un chaudron, verser la crème avec le sucre et le sucre vanillé (ou l’extrait de vanille). Porter à ébullition en remuant constamment. Au besoin, réduire un peu le feu et poursuivre la cuisson en brassant continuellement jusqu’à ce que la préparation épaississe, dore et commence à se détacher*** des bords de la casserole. Cette étape prend un peu plus de vingt minutes.

Retirer du feu et ajouter le beurre. Quand le beurre est bien incorporé, verser la préparation sur la plaque de cuisson chemisée et étaler le mélange à l’aide d’une spatule ou d’un rouleau à pâtisserie**** pour obtenir une épaisseur de 5 mm (³∕₁₆ de pouce).

Laisser la préparation au caramel refroidir et durcir. Détailler des carrés d’environ 2 cm (¾ de pouce) de côté. Déguster et laisser fondre en bouche ou les cacher dans une boîte.

*La recette ne précise pas le type de crème à privilégier. À vous de choisir.
**Si les rebords de la plaque de cuisson sont hauts, retourner la plaque et chemiser l’envers pour facilité la manipulation.
***La préparation ne doit pas totalement se détacher comme pour une pâte à choux. Visionner cette vidéo pour mieux comprendre.
****Si vous utilisez un rouleau à pâtisserie, recouvrez les caramels d’une seconde feuille de papier parchemin. Vous pouvez également varier l’épaisseur de vos caramels ainsi que les dimensions.

Et vous, quelle recette trouvez-vous exigeante physiquement?