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D’osso buco à canard, il n’y a qu’un pas

J’ai beau avoir une liste de recettes pris sur Internet qui en effrayeraient plus d’un, il y a quand même des jours où je ne sais pas quoi faire. Dans ces cas-là, j’achète une pièce de viande selon l’envie et je brode autour pour réaliser le repas. Ma première idée était de faire un osso buco et au final, j’ai pris un magret de canard et une mangue. À l’épicerie, je m’étais dit que je pourrais faire cuire la mangue au four. Cependant au moment de cuisiner mon magret, j’opte pour une cuisson à basse température et de faire une sauce au vin en accompagnement. Je ne sais pas pour vous, mais je me voyais mal intégrer une mangue dans ce nouveau menu. Bref, j’ai laissé tomber la mangue.

Pour cette recette, j’ai pris le mode de cuisson sur le site Pagaïe, sors de la cuisine de Jean-Marc. Sa méthodologie de cuisson et sa recette originale sont ici, mais j’ai préféré faire une sauce à ma façon (oui, c’est une petite création de ma part).

Tendre et moelleux
Magret de canard cuit à basse température
et sa sauce au vin rouge et au citron

Pour 3 personnes

1 magret de canard ou 1 poitrine de canard d’environ 300 g
6 tasses ou 1,5 litre de bouillon de poulet
2 feuilles de laurier
½ cuillère à thé de thym*
½ cuillère à thé de romarin
1 échalote
1 cuillère à soupe de sucre
1 cuillère à soupe de vinaigre de balsamique ou de cidre**
½ tasse ou 125 g de vin rouge
1 ou 2 cuillères à soupe de marmelade de citron ou d’orange douce***
1¼ tasse ou 300 g de bouillon de poulet
1 cuillère à thé de fécule de maïs
Sel et poivre

Préchauffer le four à 65°C (150°F).

Dans un premier temps, hacher l’échalote, réserver. Ensuite, dégraisser le magret de canard (enlever la peau).

Dans un chaudron allant au four, verser les 6 tasses (1,5 litre) de bouillon de poulet, le thym, le romarin et les feuilles de laurier. Porter le tout à ébullition. Dès que le mélange bout, retirer du feu et placer un thermomètre dans le liquide. Laisser la température descendre à 75°C (170°F), déposer le magret dans le bouillon et enfourner pendant 30 minutes.

Dans une poêle à feu doux, déposer la peau du magret de canard. La laisser fondre pour récupérer environ 1 cuillère à soupe de gras de canard. Retirer la peau de la poêle et faire revenir l’échalote dans ce corps gras. Saupoudrer de sucre et le laisser colorer pour obtenir un caramel doré. Déglacer avec le vinaigre. Ajouter le vin rouge et la marmelade. Laisser réduire de moitié avant d’ajouter 1 tasse (250 g) de bouillon de poulet. Laisser mijoter doucement. Mélanger la fécule de maïs avec le restant de bouillon de poulet et verser dans la sauce quand il reste 5 minutes de cuisson à viande.

À la sortie du four, retirer le magret du bouillon et le trancher. Napper de sauce et servir.

*Il est possible d’omettre le thym, le romarin et les feuilles de laurier. Vous pouvez également parfumer le bouillon avec du gingembre, de la cannelle, de l’anis étoilé, de l’oignon, etc. Le magret de canard va s’imprégnier de ces goûts.
**Prenez le vinaigre (de framboise, de vin, etc.) que vous avez sous la main, mais évitez si possible le vinaigre blanc.
***En Suisse, j’ai découvert la marmelade d’orange amère et je n’aime pas le goût. Je n’ai pas trouvé de marmelade d’orange douce, alors j’ai pris de la marmelade de citron. Vous pouvez utiliser une autre marmelade d’agrumes, une gelée ou une confiture. Changer les parfums en prenant une gelé de pommes ou une confiture d’abricot.

Pour le moment, j’ai une mangue esseulée dans mon réfrigérateur et je n’ai aucune idée de comment elle va finir. Et vous, vous avez une idée?

Hop Suisse!

J’imagine que pour plusieurs ce titre ne signifie pas grand chose. On entend le « Hop Suisse! » lors des compétitions sportives quand l’ensemble des Suisses (allemands, romands et italiens) encourage leurs équipes. C’est un peu l’équivalent du « Go habs Go! » des supporteurs du Canadien de Montréal. Tout ça pour dire, qu’en ce 1er août, c’est la fête nationale suisse.

Je n’ai rien planifié de particulier… pour ne pas dire que je n’y ai pas pensé avant jeudi soir, oups! Donc, un peu dans la précipitation, j’ai demandé à mon chéri ce qu’il voulait comme dessert… J’imaginais déjà des décors pour des petits gâteaux quand il m’a répondu qu’il voulait des tartelettes au citron. Stupéfaction! C’est rare qu’il me donne une réponse aussi précise. C’est ainsi que j’ai décoré quelques tartelettes citronnées avec du sucre coloré rouge… Le résultat n’est pas entièrement satisfaisant, mais acceptable vu les quelques minutes qui y ont été consacrées.

Pour la pâte des tartelettes, j’ai choisi la recette des tartelettes rustiques aux pêches de Ricardo publié dans le magasine volume 6, numéro 5. Pour la garniture, j’ai opté pour la simplicité en prennant celle de la tarte au citron magique de Jasmine.

Tartelette Hop Suisse
Tartelettes au citron
Pour 8 tartelettes

Pâte à tarte
1¾ tasse ou 210 g de farine
1 cuillère à soupe de cassonade ou de sucre
1½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
¼ cuillère à thé de sel
½ tasse ou 110 g de beurre non salé froid et coupé en cubes
1 oeuf
½ tasse ou 125 g de yogourt nature*

Garniture au citron
½ boîte (300 ml) ou 150 g de lait condensé sucré
1 oeuf
⅓ de tasse ou 80 g de jus de citrons (environ 1½ à 2 citrons)
Zeste d’un citron, facultatif

Pâte à tarte
Dans un bol, mélanger la farine, la cassonade, la poudre à pâte et le sel. Incorporer le beurre dans le mélange de farine à l’aide d’un coupe-pâte ou de deux couteaux afin d’obtenir une texture granuleuse. Ajouter l’oeuf et le yogourt, bien mélanger. Ajouter de l’eau au besoin, juste assez pour que la pâte se tienne lorsqu’elle est pressée entre les doigts. Façonner un rouleau avec la pâte et l’emballer dans un film plastique. Réfrigérer la pâte environ 30 minutes.

Préchauffer le four à 220°C (425°F).

Sortir la pâte du réfrigérateur et la diviser en huit parts égales. Enfariner chaque morceau de pâte et les abaisser à la dimension adaptée au moule choisi. Placer la pâte dans les moules à tartelette. Piquer la pâte avec une fourchette, déposer un morceau de papier parchemin et remplir d’haricots secs ou de poids à tarte**. Enfourner et cuire pendant 10 minutes. Autrement dit, cuire à blanc.

À la sortie du four, laisser tièdir les croûtes à tartelettes.

Baisser la température du four à 180°C (350°F).

Garniture au citron***
Dans un bol, fouetter l’oeuf et le lait condensé sucré. Ajouter le jus de citron et le zeste. Verser la préparation dans les tartelettes. Enfourner pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que la préparation soit légèrement prise. À déguster tiède ou froid selon votre patience.

Pour décorer les tartelettes, verser un peu de sucre dans un sac en plastique, ajouter quelques gouttes de colorant alimentaire et secouer le sac. Ajouter du colorant jusqu’à l’obtention de la couleur souhaitée. Dans du papier, découper une forme (ici une petite croix) et la déposer sur la tartelette. Répartir le sucre coloré sur la tartelette et retirer délicatement le motif en papier. Vous pouvez également utiliser un pochoir pour avoir le motif au centre en relief plutôt que le contour comme ici.

*Vous pouvez remplacer le yogourt nature par un yogourt à la vanille ou d’un autre parfum. Prenez des yogourts sans morceau de fruit.
**Il est très important de mettre du poids sur la tartelette pendant la cuisson à blanc, sinon la pâte lève et laisse moins de place pour la garniture. D’ailleurs, je songe sérieusement à invertir dans un sac de haricots…
***Vous pouvez doubler la recette de garniture pour faire une tarte plutôt que des tartelettes. Vous devrez prévoir environ 35 minutes de cuisson pour une tarte.

Dans les prochaines semaines, je vais essayer de vous faire découvrir quelques spécialités suisses. Par la même occasion, je vais les découvrir aussi…

Parce qu’on me l’a demandé

J’aime bien recevoir, mais je me rends compte que je manque un peu d’organisation… je passe un peu trop de temps dans la cuisine à mon goût. Pour pallier à ce problème, j’avais décidé de faire des brochettes. J’ai opté pour des brochettes de poulet plutôt que du boeuf (c’est facile de trop le cuire et ce n’est pas tout le monde qui aime le même type de cuisson). Quand on reçoit, il vaut mieux maîtriser ce qu’on fait, non? Bref, cette recette a été bien appréciée (enfin, je crois vu qu’on m’a demandé la recette).

Cette recette vient du site, que je cite assez souvent, Recette du Québec. Cependant, je l’ai un tout petit peu agrémentée à ma façon.

Brochettes de poulet
Brochettes de poulet mariné au ketchup
Pour 5 personnes

500 g de poitrine de poulet
⅔ de tasse ou 170 g de ketchup
½ tasse ou 75 g de cassonade* ou de sucre brun
2 cuillères à thé d’ail en poudre ou 1 gousse d’ail hachée
3 cuillères à soupe de sauce soja
2 cuillères à soupe de sauce HP** (facultatif)
1 cuillère à thé de jus de citron
½ cuillère à thé d’origan
½ cuillère à thé de thym
6 gouttes de sauce tabasco ou plus
5 tranches de bacon ou de lard à griller
1 poivron jaune, orange ou rouge

Dans un bol, préparer la marinade en mélangeant le ketchup, la cassonade, l’ail en poudre, la sauce soja, la sauce HP, le jus de citron, l’origan, le thym et la sauce tabasco. Réserver.

Détailler les poitrines de poulet en cubes de tailles similaires (dans la mesure du possible). Ajouter les cubes de poulet à la marinade. Couvrir d’un film plastique et laisser mariner au moins 1 heure au réfrigérateur.

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Rincer sous l’eau froide ou faire tremper quelques minutes les piques à brochette en bois. Découper le poivron en carré et couper les tranches de bacon en deux. Réserver.

Préparer les brochettes en piquant une demi-tranche de bacon repliée en deux pour commencer, alterner les morceaux de poulet et de poivron avant de terminer la brochette par une autre demi-tranche de bacon pliée en deux. Déposer les brochettes sur une plaque de cuisson légèrement huilée. Arroser les morceaux de viande avec un peu de marinade avant d’enfourner. Cuire 20 minutes en retournant une fois les brochettes à mi-cuisson. Servir avec du riz et une salade.

*Petite précision, j’utilise souvent la cassonade qui peut être remplacée par du sucre de canne ou du sucre blanc. Pour moi, la cassonade est un sucre auquel on a ajouté du sirop de raffinage (une sorte de mélasse), les cristaux amalgamés ressemblent à des flocons. Il existe de la cassonade dorée et foncée, le choix dépend des goûts. Dans les épiceries en Suisse, on retrouve plus couramment, sous appellation de « cassonade », du sucre de canne.
**La sauce HP est une sauce anglaise fabriquée avec, entre autre, du vinaigre de Malt, des tomates et de la mélasse. Elle peut être remplacée par une sauce BBQ (style américaine) du commerce ou une sauce « smokey » (avec un goût de « fumé »).

En passant, ce n’est certainement pas la seule fois que vous allez voir des recettes de brochettes… j’adore les brochettes (surtout en été)!

Lunch

Si vous êtes attentifs, vous avez dû remarquer que mes recettes sont habituellement pour trois personnes alors que nous sommes que deux. La troisième portion finit, habituellement, dans la boîte à lunch de mon chéri. Cependant, il y a des repas où il n’y a pas de restes. Dans ce cas, je lui prépare des tortellinis avec une sauce à la crème : simple et rapide. Il y a toujours des exceptions (ou des demandes spéciales) et je fais des wraps.

Je me rabats souvent, pour ne pas dire toujours, sur les wraps au thon à la niçoise issus d’un des magasines Ricardo: ici, le volume 5 numéro 5.

À première vue
Wraps au thon à la niçoise
Pour 1 ou 2 personnes

1 boîte de 200 g (ou 198 g, 7oz) de thon dans l’huile, égoutté
1 oeuf
2 cuillères à soupe de mayonnaise ou plus*
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
½ cuillère à soupe de jus de citron**
2 grandes tortillas ou 4 petites
¼ de concombre***
¼ ou ½ poivron rouge, orange ou jaune
6 feuilles de basilic
Sel et poivre

Dans un chaudron, déposer l’oeuf et le couvrir d’eau froide. Ajouter un peu de vinaigre et porter à ébullition. Quand l’eau bout, compter 10 minutes de cuisson. Rincer l’oeuf à l’eau froide, c’est ce qui empêche la formation d’un cerne vert autour du jaune d’oeuf. Écailler l’oeuf et le couper en petits morceaux. Réserver.

Pendant ce temps, préparer les légumes : couper le concombre en julienne et émincer le poivron en lamelles. Retirer la tige des feuilles de basilic si désiré. Réserver.

Dans un bol, mélanger le thon émietté, la mayonnaise, l’huile d’olive, le jus de citron et l’oeuf. Saler et poivrer.

Déposer une tortilla sur le plan de travail. Plier le bas pour créer un repère et facilité le pliage. Déplier et étendre la moitié du mélange de thon au dessus du pli. Déposer trois feuilles de basilic, la moitié des juliennes de concombre et quelques lanières de poivron. Replier le bas et ramener un des côtés vers le centre. Rouler fermement la tortilla en faisant attention aux fuites. Emballer dans un papier parchemin pour le lunch. Procéder de même pour la seconde tortilla.

*Il est possible d’utiliser de la mayonnaise maison si vous en avez à disposition.
**Vous pouvez également ajouter le zeste d’un demi-citron au mélange de thon.
***Pour éviter que vos tortillas soient détrempées le lendemain, retirer les parties provenant du centre du concombre. Vous pouvez également remplacer le concombre par des tranches de tomates ou mélanger les deux.

Ça vous étonnerait si je vous disais que je n’en mange pas? Je n’aime pas l’odeur du thon en boîte ni la mayonnaise, mais ça ne me dérange pas de préparer ces wraps.

Jamais deux sans trois

Voici le troisième billet acidulé qui va clôturer cette trilogie jaune. Je sais qu’il existe plusieurs façons d’apprêter le citron : il suffit de songer au nombreux desserts acidulés. Cependant, mon chéri va se lasser… et aussi mon estomac. Toute bonne chose à une fin : la modération a bien meilleur goût. De plus, ma réserve de citrons n’est pas sans fin.

Je vous propose une recette qui est ni un dessert, ni un plat pricipal, ni une entrée : c’est un pain! Cette recette a attiré mon regard, elle est extraite du livre 80 pains maison des Éditions Atlas.

Croûte citronnée
Pain au citron
Pour 1 pain

1⅔ de tasse ou 200g de farine*
½ cuillère à thé de levure sèche (ou 7 g de levure fraîche)
100 ml à ½ tasse ou 100 g à 125 g d’eau
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
½ citron
¼ de cuillère à thé de sel

Prélever le zeste du citron et le râper finement. Presser le demi-citron et filtrer le jus si nécessaire, réserver.

Mélanger la levure et l’eau. Dans un bol, verser la farine et incorporer la levure et l’eau. Ajouter ensuite l’huile d’olive, le sel, le zeste du citron et le jus. Rajouter de l’eau au besoin (si la pâte est trop sèche). Pétrir pendant 10 minutes.

Déposer la pâte dans un bol, couvrir d’un linge propre et laisser lever pendant 1 heure dans un endroit à l’abri des courants d’air (par exemple, le four avec la lumière allumée ou dans le four micro-ondes).

Avec le poing, dégonfler la pâte et façonner le pain pour obtenir une forme allongée. Déposer la pâte sur la plaque de cuisson légèrement farinée. Couvrir d’un linge et laisser reposer pendant 2 heures dans un endroit à l’abri des courants d’air.

Après ce temps de repos, préchauffer le four à 240°C (450°F). Déposer un bol d’eau tiède dans le bas du four. Badigeonner le dessus du pain avec un peu d’eau et l’enfourner pendant 25 minutes. Diminuer la température à 210°C (410°F) et cuire environ 10 minutes de plus.

*Vous pouvez remplacer une partie de la farine (⅓ de tasse ou 50 g) par de la farine de blé complet ou une autre que vous avez dans vos armoires.

Selon le livre, ce pain accompagne très bien avec des fruits de mer. Pour ma part, je vous le propose avec une mousse de thon ou de saumon ou encore avec une tranche de saumon fumé. Cependant, je l’ai surtout dégusté avec une fondue au fromage…