Mot-clé : vanille

Les mystères de la poste…

La poste est un truc mystérieux. On y dépose des lettres ou des colis et l’on n’a jamais la certitude totale que l’envoi se rendre à destination. Parfois les délais sont courts et d’autre fois, l’attente semble interminable. C’est le seul truc qui peut être d’une rapidité à faire peur et également, d’une lenteur à craindre que le tout se soit perdu en route. Tout ça pour dire que malgré les nombreux envois que je fais et reçois du Canada, je n’ai toujours pas percé les mystères qui expliquent ces variations.

Pour rester dans les choses obscures, je vous propose une tarte un peu noire, soit une tarte forêt-noire. Cette recette est tirée du magazine Ricardo volume 10, numéro 1.

Tarte forêt-noire
Tarte forêt-noire
Pour 8 personnes

Pâte sucrée
1 tasse ou 125 g de farine
3 cuillères à soupe ou 38 g de sucre
¼ de cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
6 cuillères à soupe ou 82 g de beurre non salé ou demi-sel froid
1 oeuf

Garniture
1 pot de 540 ml (19 onces) ou 1 boîte de 420 g de cerises
  griottes (ou bigarreaux)
¾ de tasse ou 150 g de sucre
2 cuillères à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
½ tasse ou 125 g de crème 35 % ou entière
1 oeuf
2 cuillères à soupe ou 30 g de kirsch (facultatif)
115 g (4 onces) de chocolat noir

Crème chantilly
1 tasse ou 250 g de crème 35 % à fouetter
  ou de crème entière
3 cuillères à soupe ou 38 g de sucre
½ cuillère à thé d’extrait de vanille

Pâte sucrée
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre et la poudre à pâte (ou la levure chimique). Ajouter le beurre coupé en cubes. Mélanger avec le bout des doigts jusqu’à ce que la préparation ait une texture sablonneuse. Ajouter l’oeuf et mélanger jusqu’à ce que la pâte se tienne. Emballer d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant 1 heure.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte à tarte et garnir un moule à tarte de 23 cm (9 pouces) de diamètre. Réfrigérer pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Enfourner la pâte à tarte et cuire pendant 15 minutes ou jusqu’à ce qu’elle soit bien dorée. Laisser totalement refroidir la pâte.

Garniture
Égoutter les cerises et verser le jus dans un chaudron. Porter à ébullition et laisser réduire jusqu’à ce qu’il reste environ 125 ml (½ tasse). Laisser tiédir.

Hacher le chocolat noir et réserver.

Dans un autre chaudron, mélanger le sucre et la fécule de maïs (maïzena). Incorporer la crème, l’oeuf, le kirsch et le jus de cerises réduit. En brassant régulièrement, porter à ébullition et laisser mijoter pendant 30 secondes. Retirer du feu et ajouter le chocolat. Laisser fondre pendant 2 minutes et mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Ajouter les cerises et répartir le tout dans la croûte. Laisser tiédir. Couvrir avec une pellicule plastique ou d’une assiette renversée et réfrigérer pendant 4 heures.

Crème chantilly
Dans un bol, fouetter la crème, le sucre et l’extrait de vanille jusqu’à la formation de pics fermes. Répartir sur la tarte refroidie. Si désiré, décorer de copeaux de chocolat ou de cerises fraîches. Servir froid et déguster avec gourmandises.

Et vous, trouvez-vous que les services postaux sont illogiques?

Politique, religion et sport…

Je ne suis pas de très près la campagne électorale québécoise, mais certains propos vu ici et là m’hérisse profondément. Plutôt que de vous faire un billet d’humeur, je me suis souvenue des paroles d’un de mes professeurs d’histoire du secondaire : « Il y a trois sujets qu’il faut éviter en famille : la politique, la religion et le sport ». Pour lui, ces trois sujets devaient être tabous si l’on voulait éviter les chicanes particulièrement lors des rassemblements de famille.

Sur ces sages paroles, je vous propose une recette de biscuits; parce qu’il n’y a rien qui rassemble plus les gens que des biscuits aux pépites de chocolat. La recette que je vous propose est tirée de la revue « Cuisiner avec les Canadiens » saison 2011-2012.

Biscuits aux pépites de chocolat de Travis Moen
Biscuits aux pépites de chocolat de Travis Moen
Pour 30 biscuits

1 cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
1 cuillère à thé d’eau chaude
1½ tasse ou 190 g de farine
1 cuillère à thé de sel
1 tasse ou 220 g de beurre non salé, tempéré
¾ de tasse ou 150 g de sucre
¾ de tasse ou 150 g de cassonade ou de sucre roux
2 oeufs
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
2 tasses ou 250 g de flocons d’avoine
1 tasse ou 150 g de pacanes ou de noix de pécan
  ou de noix de Grenoble hachées
1¾ tasse ou 315 g de pépites de chocolat

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un petit bol, mélanger le bicarbonate de soude (ou de sodium) et l’eau chaude.

Dans un second bol, mélanger la farine, le sel et les flocons d’avoine.

Dans un troisième bol, fouetter le beurre avec le sucre et la cassonade (ou le sucre roux). Ajouter les oeufs, la vanille et le bicarbonate de soude. Bien mélanger avant d’incorporer la préparation de farine. Ajouter les pacanes (ou les noix de pécan ou de Grenoble) et les pépites de chocolat.

Prélever environ 2 cuillères à soupe de pâte par biscuits et les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin ou légèrement beurrée. Enfourner et cuire environ 13 minutes ou jusqu’à ce que les biscuits soient bien dorés. Laisser tiédir les biscuits sur la plaque de cuisson avant de les déplacer sur une grille. Laisser refroidir. Répéter l’opération avec le restant de pâte.

Et vous, quels sont vos sujets tabous?

Crêpes et pancakes

Les crêpes apparaissaient rarement au menu quand j’habitais chez mes parents. Je préférais largement les « toasts » dorées (pains dorés ou pains perdus) aux crêpes. Il faut dire qu’elles étaient toujours servies avec du sirop d’érable. Je ne crois pas que mes parents auraient pensé à proposer une version salée… Il faut dire qu’avec les deux difficiles qu’ils avaient à la maison, il valait mieux éviter les expérimentations.

Bref, je n’explore sans doute pas assez le monde des crêpes et des pancakes. Cette fois, j’ai craqué pour la recette de pancakes aux épices de Lorraine Pascale. Cette recette est tirée de son livre Fast, Fresh and Easy Food.

Pancakes aux épices
Pancakes aux épices
Pour 4 personnes ou 2 gourmands

1¾ tasse ou 225 g de farine
3 cuillères à soupe de cassonade ou de sucre roux
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 cuillère à thé de cannelle moulue
1 cuillère à thé de gingembre moulu
1 pincée de sel
½ citron
½ gousse de vanille ou 1 cuillère à thé d’extrait de vanille
1¼ tasse moins 1 cuillère à soupe ou 300 g de lait
1 oeuf
Huile végétale, en quantité suffisante

Dans un bol, mélanger la farine, la cassonade (ou le sucre roux), la poudre à pâte (ou la levure chimique), la cannelle, le gingembre et le sel. Incorporer le zeste du demi-citron. Ouvrir la gousse de vanille en deux, gratter les grains de vanille (ou l’extrait de vanille) et les ajouter aux ingrédients secs.

Au centre des ingrédients secs, former un puit et y déposer l’oeuf. Ajouter peu à peu le lait et fouetter de manière à incorporer graduellement les ingrédients secs dans les ingrédients humides. Mélanger jusqu’à ce que la pâte soit homogène*.

Chauffer à feu modéré une poêle et la badigeonner légèrement d’huile. Verser un peu de pâte dans la poêle et laisser cuire jusqu’à ce que des bulles apparaissent à la surface. Retourner le pancake et poursuivre la cuisson pendant 2 minutes. Procéder de la même manière pour cuire les autres pancakes. Servir avec du sirop d’érable, du bacon (ou de la pancetta grillée), de la crème sure (ou de la crème fraîche) ou selon vos envies.

*Dans son émission sur la BBC, Lorraine Pascale propose de verser tous les ingrédients dans un robot de type « blender » et de mixer. Libre à vous d’essayer cette façon de préparer la pâte.

Et vous, avec quoi aimez-vous déguster vos crêpes ou vos pancakes?

Courir, courons…

Comment faire pour étirer les journées? Le temps file, il s’égraine à une vitesse folle et je n’arrive pas à m’adapter. Beaucoup de petites choses que je souhaite réaliser et pourtant, je crains de devoir courir pour arriver à effectuer tout ce qui est sur ma liste mentale. Pour vous donner une idée de la situation, depuis lundi, je pense tester un gâteau et il n’y a toujours aucune pâtisserie qui cuise.

En attendant de trouver le moyen d’étirer le temps ou de le suspendre, je vous propose une petite recette de biscuits au chocolat des plus réconfortantes. J’ai pris cette recette sur La popotte de Manue.

Biscuits doublement chocolatés de Gü
Biscuits doublement chocolatés de Gü
Pour 30 biscuits

⅔ de tasse ou 150 g de beurre non salé, tempéré
1 tasse et 2 cuillères à soupe ou 220 g de sucre
1 oeuf
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
1¾ tasse et 1 cuillère à soupe ou 220 g de farine
4 cuillères à soupe de cacao non sucré
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 pincée de sel
270 g (9,5 onces) de chocolat au choix*

Hacher le chocolat plus ou moins grossièrement et réserver.

Dans un bol, mélanger la farine, le cacao, la poudre à pâte (ou la levure chimique) et le sel.

Dans un second bol, crémer le beurre avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse légèrement. Incorporer l’oeuf et l’extrait de vanille. Mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Ajouter le mélange de farine. Ajouter les morceaux de chocolat et mélanger brièvement. Couvrir la pâte de pellicule plastique et réfrigérer pendant 24 heures**.

Préchauffer le four à 170°C (340°F).

Couvrir une plaque de cuisson de papier parchemin. Sortir la pâte du réfrigérateur, façonner des petites boules d’environ 3 cm de diamètre et les déposer sur la plaque de cuisson en les espaçant bien. Avec la main, aplatir légèrement les biscuits. Enfourner et cuire pendant 12 à 14 minutes. À la sortie du four, les biscuits sont encore mous. Laisser tiédir 10 minutes puis les transférer sur une grille pour les laisser totalement refroidir. Déguster avec gourmandise.

*Toutes les combinaisons sont possibles : utilisez un seul type de chocolat (noir, au lait ou blanc), en utilisez deux ou mélangez les trois chocolats! À vous de choisir.
**J’ai cuit une partie des biscuits après 12 heures de repos et une autre partie après 24 heures : au final, il n’y a pas une grande différence, l’important c’est que la pâte ait refroidi.

Et pour vous, est-ce que les journées sont assez longues?

Enrichir…

Récemment, j’ai consulté mon index par catégorie et j’ai été surprise de constater qu’il y avait aussi peu de recettes dans la section pain et viennoiserie. Étonnant, quand on sait que je cuisinais un pain à toutes les semaines… Ce temps est un peu révolu, mais j’espère bien reprendre cette habitude.

Question d’étoffer un peu cette section, je vous propose une viennoiserie : des escargots. Cette recette est tirée du livre Pâtisserie! L’ultime référence de Christophe Felder.

Escargots aux raisins et aux noix
Escargots aux raisins et aux noix
Pour 12 à 15 pains

Pâte
1½ tasse ou 187 g de farine
1 cuillère à soupe ou 12 g de sucre
1 cuillère à thé ou 4 g de sel
3¼ cuillères à thé ou 7 g de lait en poudre
2 cuillères à thé ou 6 g de levure sèche*
½ oeuf ou 1 petit oeuf
¼ de tasse ou 57 g d’eau
⅔ de tasse ou 145 g de beurre non salé, tempéré

Crème pâtissière**
1 tasse ou 250 g de lait
1 cuillère à thé de beurre non salé
½ gousse de vanille ou 1 cuillère à thé d’extrait de vanille
2 jaunes d’oeufs
¼ de tasse ou 50 g de sucre
8 cuillères à thé ou 20 g de fécule de maïs (maïzena)
1 cuillère à soupe de farine

Garniture
½ tasse et 1 cuillère à soupe ou 100 g de raisins secs***
6 cuillères à soupe ou 50 g de noix de Grenoble concassées****

Dorure et finition
¼ tasse ou 50 g de sucre
3 cuillères à soupe et 1 cuillère à thé ou 50 g d’eau
1 cuillère à soupe d’eau de fleur d’oranger
1 oeuf
1 jaune d’oeuf

Pâte
Dans un bol, verser la farine, le sucre, le sel, le lait en poudre et la levure. Ajouter l’oeuf et l’eau. Avec les mains, mélanger les ingrédients. Quand la pâte est homogène, ajouter 1½ cuillère à soupe ou 20 g de beurre (réserver le reste de beurre au frais). Toujours à la main, malaxer la pâte jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Envelopper la pâte d’une pellicule plastique et réfrigérer la pâte pendant 90 minutes.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte pour former un rectangle plus long que large d’environ 6 mm (¼ de pouce) d’épaisseur. Déposer le beurre refroidi entre deux morceaux de pellicule plastique et l’étaler pour qu’il puisse recouvrir la moitié de la pâte. Déposer le beurre sur la moitié inférieure de la pâte. Recouvrir le beurre avec la partie supérieure de la pâte; le beurre doit être totalement enveloppé par la pâte. Tourner la pâte d’un quart de tour. Dans le sens de la longueur, étaler la pâte sur une épaisseur de 6 à 7 mm (¼ de pouce). Replier la partie inférieure de la pâte au deux tiers de la longueur de la pâte. Replier la partie supérieur pour qu’elle touche la partie précédemment pliée. Plier le rectangle obtenu en deux sur lui-même pour arriver à quatre couches de pâte qui se superposent. Envelopper la pâte dans une pellicule plastique et la réfrigérer pendant 35 minutes.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser de nouveau la pâte sur une épaisseur de 6 à 7 mm (¼ de pouce). Plier un tiers de la pâte, puis l’autre tiers pour obtenir trois couches de pâte superposées. Emballer la pâte dans une pellicule plastique et laisser reposer au réfrigérateur pendant 1 heure.

Crème pâtissière
Dans un chaudron, verser le lait et le beurre. Ajouter la demie gousse de vanille fendue en deux ainsi que les grains de vanille grattés ou l’extrait de vanille. Faire chauffer le mélange.

Dans un bol, fouetter les jaunes d’oeufs avec le sucre. Quand le mélange a pâli, incorporer la fécule de maïs (maïzena) et la farine. Retirer la gousse de vanille du lait. Verser le liquide chaud sur la préparation de jaunes d’oeufs et de sucre en fouettant constamment. Remettre le mélange dans le chaudron et chauffer à feu moyen en brassant sans arrêt jusqu’à ce que la crème épaississe. Verser la crème dans un bol, couvrir de film plastique et réserver au réfrigérateur.

Montage
Toujours sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte sur une épaisseur de 4 mm (⅛ de pouce). Verser la crème pâtissière sur la pâte et l’étaler uniformément en laissant sur une des longueurs un espace de 1,5 cm (⅝ de pouce) sans crème. Mélanger les raisins et les noix, puis saupoudrer sur la crème. Avec les mains ou un rouleau à pâtisserie, appuyer sur les fruits pour les enfoncer légèrement dans la crème. Badigeonner l’espace sans garniture d’un peu d’eau. Rouler la pâte sur elle-même en commençant par le côté opposé à celui qui vient d’être humidifié. Rouler en serrant le plus possible la pâte et terminer en roulant sur la partie humidifiée pour le sceller. Déposer le rouleau de pâte sur une planche à découper et réserver pendant 30 minutes au congélateur.

Quand la pâte a légèrement durci, la couper en rondelle d’environ 2 cm (¾ de pouce) de large. Déposer les rondelles de pâte sur une (ou plusieurs) plaque de cuisson recouverte de papier parchemin en les espaçant bien. Couvrir lâchement d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 2 heures 30 à température ambiante.

Pendant que les viennoiseries lèvent, préparer le sirop. Verser le sucre et l’eau dans un chaudron. Porter à ébullition. Dans que la préparation boue, retirer le chaudron du feu et laisser tiédir. Ajouter l’eau de fleur d’oranger et réserver.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un petit bol, fouetter le jaune d’oeuf et l’oeuf jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Retirer la pellicule plastique des escargots. S’ils se sont légèrement déroulés en levant, glisser l’extrémité sous la viennoiserie. Badigeonner les escargots avec la préparation d’oeufs et enfourner. Cuire pendant 12 à 15 minutes ou jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés. À la sortie du four, badigeonner de sirop les escargots. Laisser tiédir avant de déguster.

*Il est possible d’utiliser de la levure fraîche. Dans ce cas, il faut 2½ cuillères à thé ou 12 g de levure fraîche.
**Il y aura un peu trop de crème pâtissière. Réserver le surplus pour réaliser des tartelettes ou des verrines.
***Si vous le désirez, utilisez un mélange de différents types de raisins secs.
****Il est possible de remplacer les noix et les raisins secs selon les envies : canneberges séchées, bleuets, noisettes, amandes, pépites de chocolat, etc.

Et vous, boulangez-vous régulièrement?