Mot-clé : feuille de laurier

Ce qu’il y a dans mes placards…

Je n’aime pas être prise au dépourvu, alors j’anticipe mes achats et je fais des réserves d’ingrédients plus ou moins habituels. Donc dans ma cuisine, j’ai du tahini (crème de sésame), de la farine de châtaigne, du quinoa, des graines de courge et de la farine de riz gluant que je n’ai jamais utilisé! Le pire, c’est que je sais pour quelle recette j’ai acheté chacun de ces ingrédients. Cependant, il y a des ingrédients que j’achète sans savoir à quoi ils serviront. C’est comme ça que je m’étais constitué une réserve de bières : blonde, brune et noire. Il y a quelques temps, je cuisinais régulièrement avec de la bière et j’aimais bien avoir le choix en ouvrant simplement les portes de mon placard. Cette réserve était presque épuisée et il me restait qu’une cannette de Guinness. En y réfléchissant, j’aurais pu utiliser cette bière noire bien plus tôt : il y a une recette de gâteau au chocolat et à la Guinness qui me trotte toujours dans la tête que je n’arrête pas de me promettre d’essayer.

J’ai finalement utilisé cette bière pour faire des côtes levées. Cette recette m’a particulièrement surprise : le goût est plus fin en bouche et il se différencie davantage des recettes que j’ai faites précédemment. J’ai pris cette recette sur le site Les gourmandises d’Isa.

Bière noire, miel et sirop d'érable
Côtes levées à la bière noire et miel
Pour 3 personnes

Côtés levées
600 g à 700 g (1,5 lb) de côtes levées
¾ de tasse ou 180 g de bière noire
1 oignon
1 branche de céleri
1 gousse d’ail
1 feuille de laurier
¼ de cuillère à thé de thym séché
½ cuillère à thé de poivre noir, concassé
Sel

Sauce
½ cuillère à thé de poudre d’oignon
½ tasse ou 125 g de bière noire
⅓ de tasse ou 80 g de miel*
¼ de tasse ou 60 g de sauce barbecue**
3 cuillères à soupe de pâte de tomate
1 cuillère à thé de flocons de piment fort ou de piment moulu

Côtés levées
Éplucher et couper l’oignon en quatre. Tailler le céleri en petits tronçons. Déposer les légumes et la viande dans un grand chaudron. Ajouter la bière noire, l’ail, la feuille de laurier, le thym séché, le poivre noir concassé et le sel. Ajouter de l’eau jusqu’à ce que la viande soit recouverte de liquide. Porter à ébullition et cuire pendent 50 minutes. Pendant la cuisson, écumer la mousse grisâtre.

Sauce
Pendant que les côtes levées cuisent, préparer la sauce. Dans un bol, mélanger la poudre d’oignon, la bière noire, le miel, la sauce barbecue, la pâte de tomate et les flocons de piment fort (ou le piment moulu). Réserver.

Lorsque les côtes levées ont fini de bouillir, les égoutter et les laisser tiédir 15 minutes. Déposer les côtes levées dans un plat ou dans un sac de plastique et verser la sauce sur la viande pour bien l’enrober. Réfrigérer pendant 2 à 12 heures.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Déposer les côtes levées sur une plaque de cuisson anti-adhésive ou recouverte d’un papier d’aluminium légèrement huilé. Enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner la viande avec le restant de marinade. Laisser cuire encore 10 minutes et badigeonner la viande de nouveau. Laisser cuire une dernière fois pendant 10 minutes. Au besoin, baisser la température du four à 190°C (375°F) si la marinade semble sur le point de brûler (si elle est très noire et qu’elle ne bouillonne plus). Servir et déguster.

*J’ai remplacé une partie du miel par du sirop d’érable. Il est également possible de remplacer en partie ou entièrement le miel par de la mélasse.
**J’ai utilisé de la sauce HP anglaise. Utiliser une sauce barbecue que vous trouvez facilement dans votre épicerie qu’elle soit de style américaine ou « smokey » (avec un goût de « fumé »).

Et vous, qu’avez-vous comme réserve dans vos placards?

Des pâtes, mais des pâtes maisons!

La semaine dernière, j’ai fait des pâtes maisons. Je me suis demandée pourquoi je n’en réalisais pas plus souvent… La réponse est simple, je n’anticipe pas assez. Pourtant, j’aime voir la transformation de la pâte entre ses divers passages dans le laminoir jusqu’au moment où les pâtes prennent leur forme finale. Mon laminoir remis à sa place aurait pu y rester plus longtemps si Mélanie, La tête dans le chaudron, n’avait pas publié cette recette de pâtes. Je n’ai pas pu résister, j’ai refait des pâtes maisons pour la deuxième fois en moins de sept jours!

Je vous propose donc une recette de pâtes accompagnée d’une sauce tomate aux saucisses de porc. Cette sauce est une petite improvisation qui s’est révélée délicieuse.

Tagliatelle maison
Tagliatelle maison, sauce tomate aux saucisses de porc
Pour 4 personnes

Pâtes
2 oeufs à température ambiante*
1⅔ tasse ou 200 g de farine**
2 ou 3 cuillères à thé d’huile d’olive (facultatif)
Farine supplémentaire pour saupoudrer la pâte

Sauce
300 g de saucisses de porc (italienne douce ou forte,
  chipolata, etc.)
1 aubergine
3 moyennes carottes
1 oignon
2 tasses ou 500 g de sauce tomates
½ cuillère à thé d’épices à spaghetti*** ou plus, au goût
¼ de tasse ou 60 g d’huile d’olive
1 cuillère à soupe d’huile neutre (colza, canola
  ou de tournesol)
Sel et poivre

Pâtes
Verser la farine dans un bol. Avec la main, creuser un puits au centre de la farine. Casser les oeufs dans le puits et ajouter l’huile d’olive. À l’aide d’une fourchette ou d’une main, incorporer petit à petit la farine au mélange d’oeufs et d’huile d’olive. La pâte formera une masse collante au début et deviendra de moins en moins collante. Terminer d’incorporer la farine sur une surface de travail : la pâte doit être dure et très difficile à pétrir. Déposer la pâte dans un bol et laisser reposer à température ambiante pendant 1 heure.

Prendre une partie de la pâte et l’aplatir avec les mains. Enfariner la pâte si elle est humide. Ajuster le laminoir à la plus grande ouverture et faire passer le morceau de pâte en tournant la manivelle d’un mouvement régulier. Plier la pâte sur elle-même en portefeuille (comme pour une lettre). Passer une seconde fois la pâte dans le laminoir. Réduire l’ouverture du laminoir d’un cran et y passer la pâte. Si la pâte semble humide, saupoudrer de farine avant de la faire circuler dans le laminoir. Répéter cette opération jusqu’à ce que la pâte ait l’épaisseur désirée. À l’aide d’un couteau, couper l’abaisse de pâte en des bandes d’environ 25 cm (10 pouces) pour avoir des pâtes de même longueur. Découper en tagliatelle (ou spaghetti) les bandes de pâte avec les couteaux du laminoir. Si la pâte est mal découpée par le laminoir, ajouter de la farine, la pâte est trop humide. Si, au contraire, la pâte s’effrite en petits morceaux, elle est trop sèche, il faut humidifier légèrement la pâte avec un peu d’eau. Suspendre les pâtes sur un séchoir ou sur un manche à balai propre pour les laisser sécher. Recommencer toutes ces étapes jusqu’à épuisement de la pâte.

Pour conserver les pâtes une fois qu’elles sont sèches, les envelopper dans un linge propre et les conserver à l’abri de l’humidité. Les pâtes se conservent pendant 7 jours, voire 2 semaines.

Sauce
Tailler les carottes en petits dès. Ciseler l’oignon en petits morceaux. Éplucher**** et découper l’aubergine en petit dès. Réserver.

Dans une poêle, verser l’huile d’olive. Ajouter les cubes d’aubergine et brasser pour enrober les cubes d’huile. Faire revenir l’aubergine jusqu’à ce qu’elle relâche le surplus d’huile et qu’elle soit dorée. Saler et poivrer. Égoutter l’aubergine et en recueillant l’huile dans un autre contenant. Éponger le surplus d’huile de l’aubergine avec un essuie-tout (papier ménage) si désiré. Remettre 1 cuillère à soupe d’huile de cuisson de l’aubergine dans la poêle et faire revenir les morceaux de carottes jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Retirer les carottes de la poêle et réserver avec l’aubergine. Ajouter de l’huile réserver et faire revenir l’oignon. Quand l’oignon est translucide, ajouter la chair des saucisses débarrassée des boyaux. Ajouter l’huile neutre et cuire la viande. Quand la viande est cuite, remettre les légumes dans la poêle, ajouter les épices à spaghetti et la sauce tomate. Laisser mijoter à feu doux le temps que les pâtes soient cuites. Quelques minutes avant de cuire les pâtes : saler, poivrer et rectifier l’assaisonnement de la sauce.

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Saler généreusement l’eau et plonger les pâtes dans l’eau bouillante. Cuire les pâtes pendant 1 à 3 minutes, vérifier régulièrement la cuisson. Les pâtes fraîches cuisent rapidement, mais ce temps peut être plus ou moins long selon l’humidité ambiante. Déposer les pâtes dans un bol et couvrir de sauce avant de servir.

*La pâte est plus facile à préparer si les oeufs sont à température ambiante. Il suffit de les sortir du réfrigérateur 1 heure avant de réaliser la pâte.
**Il est possible d’utiliser de la farine blanche, complète, de la semoule de blé dur… ou de faire un mélange de diverses farines.
***Pour cette recette, j’ai utilisé le mélange d’épices à spaghetti d’Épices de cru. Ce mélange est composé de poivre noir, d’origan, de macis, de thym, de sauge et de laurier. Comme ces épices sont entières, j’ai moulu environ 1½ cuillère à thé de ce mélange d’épices.
****Il est possible de laisser la peau sur l’aubergine. Cependant, elle passe plus facilement inaperçue si l’on retire sa peau. Cette méthode permet d’intégrer plus facilement cet aliment à alimentation des gens (ou des enfants) qui y sont récalcitrant.

Et vous, est-ce que vous avez déjà fait des pâtes maisons (avec ou sans laminoir)?

Avant que l’hiver soit fini…

Dans la région où j’habite, j’ai droit à des températures, selon moi, printanières. Dans ces conditions, difficile de croire que nous sommes toujours en hiver. J’aimerais bien, comme plusieurs, qu’il neige pour pouvoir aller skier ou luger, mais ce souhait semble de plus en plus improbable. En attendant que le printemps s’établisse définitivement, on peut toujours profiter de l’hiver en préparant des petits plats mijotés longuement.

Cette fois, je vous propose une blanquette de poulet. Je dois reconnaître que je préfère les mijotés avec du vin rouge, mais ce plat a quand même un petit côté réconfortant des plats d’hiver. Cette recette est tirée de la revue Ricardo volume 9, numéro 2.

Un poulet en crème
Blanquette de poulet
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet
1½ tasse ou 375 g de bouillon de poulet
½ céleri-rave*
6 champignons blancs**
3 carottes
3 échalotes
½ tasse ou 125 g de vin blanc
¼ de cuillère à thé de thym séché
1 feuille de laurier
1½ cuillère à soupe de beurre
2 cuillères à soupe de farine
¼ de tasse ou 60 g de crème à cuisson ou fraîche
1 jaune d’oeuf
1 cuillère à soupe de jus de citron
2 cuillères à soupe de ciboulette fraîche ciselée
Sel et poivre

Découper les poitrines de poulet en cubes d’au moins 1,5 cm de côté (⁵⁄₈ de pouce). Tailler les champignons en quatre, détailler les carottes épluchées en rondelles d’environ 1 cm (½ pouce) d’épaisseur, découper le céleri-rave épluché en cubes et éplucher les échalotes. Réserver.

Dans un grand chaudron, verser le bouillon, le vin blanc, les champignons, les carottes, le céleri-rave, les échalotes, le thym séché et la feuille de laurier. Porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que les légumes soient tendres. Filtrer la préparation, réserver les légumes et le bouillon séparément. Il devrait rester 1½ tasse ou 375 g de jus de cuisson, au besoin compléter avec de l’eau ou du bouillon de poulet.

Nettoyer le chaudron. Remettre le chaudron sur le feu et faire fondre le beurre. Dorer les morceaux de poulet dans le corps gras. Saler et poivrer. Quand le poulet est coloré, saupoudrer la farine et poursuivre la cuisson pendant 1 minute en brassant constamment. Ajouter le jus de cuisson et porter à ébullition en remuant fréquemment. Laisser mijoter doucement pendant 5 minutes.

Dans un bol, mélanger la crème, le jaune d’oeuf et le jus de citron. Ajouter un peu de sauce chaude pour réchauffer le mélange de crème en brassant continuellement. Verser cette préparation dans le chaudron en fouettant bien. Remettre les légumes dans le chaudron pour les réchauffer sans porter la préparation à ébullition pour éviter de cuire l’oeuf. Rectifier l’assaisonnement au besoin et servir parsemé de ciboulette fraîche.

*Selon si vous aimez ou non ce légume vous pouvez en mettre plus ou moins.
**Je n’aime pas les champignons blancs, c’est pour ça que j’en ai mis si peu. Vous pouvez facilement augmenter la quantité de champignons à 100 g (4 onces).

Et pour vous, est-ce que ce plat est réconfortant?

Une petite note, pour vous rappeler le KKVKVK #38 chez Very Easy… Kitchen. Je vous encourage fortement à participer à cette nouvelle édition, mais n’oubliez pas le Muffin Monday!

Un lapin, mais pas en chocolat…

Je ne sais plus quand j’ai goûté mon premier lapin. Je suis certaine que ce n’était pas quand j’habitais chez mes parents. Je me rappelle, cependant, que ma mère avait déjà préparé du lièvre en disant à mon frère que c’était du coq… Et oui, les expérimentations culinaires n’ont jamais été facile pour ma mère : mon frère et moi qui étions plus que difficile et pas pour les mêmes aliments pour compliquer les choses.

Bref, comment est atterri le lapin dans nos assiettes : je n’en ai aucune idée, mais j’aime bien cuisiner cette viande qui est très tendre. En plus, elle n’est pas difficile à préparer, il suffit de la saisir et de la laisser mijoter dans un liquide comme pour un ragoût. La recette la plus connue est sans doute le lapin à la moutarde, mais puisque c’est la saison des sucres au Québec, je préfère vous proposer une recette de lapin au sirop d’érable. Cette recette est tirée d’une des premières revues des Saisons de Clodine (aujourd’hui, l’émission s’appelle Tout simplement Clodine).

Une patte ou une cuisse de lapin?
Lapin à l’érable de Clodine
Pour 3 personnes

½ lapin, coupé en morceaux*
3 cuillères à soupe de farine
2 cuillères à soupe de beurre
1 cuillère à soupe d’huile végétale au choix
5 tranches de bacon ou de lard à griller**
2 échalotes
½ cuillère à thé d’ail en poudre
½ cuillère à thé de romarin séché
½ cuillère à thé de thym séché
1 feuille de laurier
2 tasses ou 500 g de bouillon de poulet
½ tasse ou 125 g de vin blanc
½ tasse ou 160 g de sirop d’érable ou de miel***
Sel et poivre

Dans un premier temps, couper le bacon en lardons et hacher les échalotes.

Dans un bol, déposer la farine et enfariner les morceaux de lapin.

Dans un grand chaudron, faire cuire doucement les morceaux de bacon. Quand les lardons sont cuits, retirer les morceaux de bacon du chaudron en laissant la matière grasse pour faire revenir la viande. Réserver les lardons.

Dans le même chaudron, ajouter l’huile et le beurre selon les besoins. Dans les corps gras bien chauds, faire dorer la viande sur toutes les faces. Saler et poivrer la viande pendant la cuisson. Quand la viande est dorée, retirer du chaudron et réserver. Déposer les échalotes dans le chaudron et les faire revenir. Remettre le lapin et les morceaux de bacon dans le chaudron, ajouter l’ail en poudre, le romarin, le thym, la feuille de laurier, le vin et le bouillon de poulet. Porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter à feu doux pendant 1 heure à 1 heure et demi ou jusqu’à ce que la viande se détache facilement des os.

Retirer les morceaux de lapin du chaudron et les réserver au chaud en les couvrant d’un papier d’aluminium.

Ajouter le sirop d’érable au jus de cuisson et à feu élevé, faire réduire la préparation pour obtenir une sauce sirupeuse. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin. Servir les morceaux de lapin nappés de sauce.

*Il est possible de réaliser la recette en utilisant un lapin entier sans modifier les proportions des autres ingrédients. En Suisse, je trouve facilement des demi-lapins découpés en morceaux. Si vous avez des difficultés à trouver du lapin ou du lapin découpé, pensez à contacter un boucher de votre région : il pourra vous en commander un et le découper pour vous.
**Il est possible de remplacer le bacon ou le lard à griller par un morceau de lard (environ 50 g) découpé en dés.
***Dans la recette originale, il utilisait ¾ de tasse (180 g) de sirop d’érable. Personnellement, je trouvais le plat un peu trop sucré, j’ai donc réduit la portion. Il est toujours possible de remplacer en partie ou en totalité le sirop d’érable par du miel ou de la mélasse.

En cette période des sucres, j’aimerais vraiment être au Québec pour me sucrer le bec dans une de ces jolies érablières. Pour les Européens, c’est le seul moment (pour la plupart des gens) et endroit (la cabane à sucre) dans l’année où l’on met du sirop d’érable partout. Sinon, est-ce que vous avez déjà mangé du lapin? Comment l’apprêtez-vous?

Tête à tête

Je savais que ce tête à tête serait long, pénible, fatiguant et éreintant. Je l’ai retardé autant que possible. Des jours, des semaines et des mois sont passés. Je savais que plus j’attendais, plus ce serait ennuyant. Et voilà, je me suis enfin décidée : je me suis lancée dans le nettoyage de mon four!

Le four suisse (et européen) présente des avantages et des inconvénients comparativement à son cousin québécois (ou canadien et américain). Il est plus petit, donc moins de surface à nettoyer et aussi moins de place pour se retourner. L’élément du fond est caché, donc une surface de plus à nettoyer au lieu de glisser un papier d’aluminium qu’on retire quand il est trop sale. Le seul point commun des deux, c’est que le nettoyage est toujours aussi désagréable…

Après avoir fini cette tâche, il fallait bien que j’utilise mon four tout propre. J’ai fait un osso buco selon une recette de Ricardo. Je sais encore lui, mais avec ses recettes, on se trompe rarement. J’ai testé plusieurs de ses recettes et je n’en ai raté qu’une seule sur tout le lot. En plus, je suis sûre que c’est ma faute et non celle de la recette (rire).

Osso buco et brunoise de légumes
Osso buco selon Ricardo
Pour 3 personnes

3 tranches de jarret de veau (plus de 450 g)
3 cuillères à soupe de farine ou plus si nécessaire
2 échalotes ou 1 oignon*
1½ tasse ou 375 g de vin blanc
1½ tasse ou 375 g de sauce tomate**
1 courgette
2 ou 3 carottes
2 cuillères à soupe de pâte de tomate
1 tasse ou 250 g de bouillon de boeuf
2 feuilles de laurier
1 cuillère à thé de thym séché
Huile d’olive
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Couper en dès, les carottes, la courgette et les échalotes, réserver.

Dans un bol, mettre la farine et enfariner les jarrets de veau. Verser un peu d’huile dans un chaudron allant au four. Déposer les jarrets de veau et les faire dorer. Saler et poivrer. Quand les jarrets sont dorés sur les deux faces, les retirer du chaudron et les garder de côté. Essuyer le chaudron avec un papier absorbant, verser un peu d’huile et faire revenir les échalotes jusqu’à ce qu’ils soient transparents. Déglacer avec le vin. Ajouter la sauce tomate, la viande, la courgette, les carottes, la pâte de tomate, le bouillon de boeuf, les feuilles de laurier et le thym. Saler et poivrer.

Porter le tout à ébullition, couvrir et cuire 45 minutes. Après ce temps, réduire la température du four à 160°C (325°F) et poursuivre la cuisson 1 heure. Avant de servir, goûter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.

*Je vous propose souvent d’utiliser des échalotes, mais vous pouvez les remplacer par des oignons. Je ne suis pas encore une grande adepte des oignons (j’y travaille, avant je ne mangeais même pas d’échalote).
**Vous pouvez remplacer la sauce tomate par une boîte de tomates de 540 ml (19 oz ou d’environ 450 g).

Avant d’enfourner mon plat, j’ai quand même glissé une feuille d’aluminium dans le fond du four. Il n’y a pas eu de dégât, ouf! Je l’ai laissé en place, c’est drôle de voir la feuille voleter quand j’utilise la chaleur tournante. Et vous, comment nettoyez-vous votre four : avec l’auto-nettoyant de votre four, c’est quelqu’un autre qui s’en charge ou hélas vous devez le faire vous même?