Catégorie : Pâtes et riz

La vastitude des pâtes

Ma culture des pâtes s’est longtemps limitée aux macaronis avec une sauce tomate à la viande, aux macaronis au fromage (blanc, je n’ai jamais mangé de macaronis au fromage jaune ni du commerce), aux spaghettis blancs (oui, sans beurre et sans sauce), aux fettucinis Alfredo et à la lasagne qui était très rarement présentes à la table. Les pâtes étaient toujours servies en plat principal, jamais utilisées comme un accompagnement pour un ragoût par exemple. Difficile de découvrir d’autres pâtes, surtout quand certains n’aimaient pas vraiment ce type de plat et que d’autres étaient récalcitrants à toutes nouveautés et à beaucoup de légumes (oui, je faisais partie de cette catégorie). Bref, il a fallu des années pour que ma mère puisse apprêter des penne et découvrir d’autres formes de pâtes.

Aujourd’hui, j’ai un peu moins de souci avec les légumes. De plus, je suis beaucoup plus ouverte aux autres pâtes et aux autres sauces. Je vous propose donc une recette de pâtes au citron auquel j’ai ajouté du saumon. C’est un gros coup de coeur. Cette sauce est réalisée avec peu d’ingrédients (et sans légumes, mais avec des asperges, ça doit être délicieux) et devrait plaire aux plus difficiles, petits ou grands. J’ai découvert cette recette sur le blog d’Edda, Un déjeuner de soleil.

Spaghettis au citron et au saumon
Spaghettis au citron et au saumon
Pour 2 personnes

2 petites portions ou 140 g de spaghettis ou de tagliolinis
¼ de tasse ou 60 g de crème 35 % ou entière
1½ cuillère à soupe ou 20 g de beurre
1 citron*
Persil plat, au goût,
200 g de filet de saumon**
1 cuillère à soupe d’huile végétale neutre
Sel et poivre

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Saler généreusement et plonger les pâtes dans l’eau bouillante. Cuire les pâtes 2 minutes de moins que les indications du fabricant.

Dans une poêle, faire fondre le beurre. Ajouter le zeste de citron et réduire le feu. Cuire pendant 1 minute et ajouter la crème. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la crème commence à montrer des signes d’ébullition. Retirer la poêle du feu.

En parallèle, dans une autre poêle, chauffer l’huile. Saler et poivrer le saumon et le déposer dans la poêle. Cuire le poisson jusqu’à ce que la chair se détache facilement en flocons. Émietter le saumon et réserver au chaud.

Égoutter rapidement les pâtes en réservant une partie de l’eau de cuisson. Déposer les pâtes dans la poêle contenant la crème citronnée et remettre sur le feu. Cuire pendant deux minutes et remuant les pâtes pour qu’elles s’enrobent de sauce. Au besoin, ajouter un peu de crème ou d’eau de cuisson. Arroser avec le jus d’un demi-citron ou plus au goût, ajouter le persil ciselé, saler et poivrer. Garnir de saumon, servir et déguster sans attendre. Ajouter un peu de parmesan râpé si désiré.

*Même pour deux portions, je vous conseille d’utiliser la totalité du zeste du citron, mais vous pouvez n’employer que la moitié.
**Le saumon est facultatif, juste les pâtes au citron se suffisent à elles-même pour être servies en plat principal.

Et vous, quel est votre histoire avec les pâtes?

Il était une fois…

Dans un monde moderne, un continent s’unit pour créer l’Union européenne où le pouvoir économique de l’euro dominait tout…Tout? Non, un petit pays encerclé par cette monnaie résiste encore : les irréductibles Helvètes! Dans ce petit bout de terre cohabite, presque, paisiblement une multitude de tribus. Et en remontant le Rhône, on découvre une vallée bordée de vignes et de vergers qui abrite les plus irascibles Helvètes, les Valaisans! Cette tribu s’unit seulement sous la bannière du FC Sion quand il atteint la finale de la Coupe de Suisse… Chaque commune de ce territoire prône une spécificité pour se distinguer : terre de l’abricot, village du Johannisberg, etc. Et un village voulant se démarquer encore plus que les autres décida de cultiver le crocus et ainsi, produire du safran. Mund réussit cet exploit et demeure la seule ville suisse à produire cette épice des plus recherchée.

Tout cela pour vous parler d’une spécialité de Mund : le risotto au safran. Cette spécialité est assez étonnante, car la production de riz en Suisse est plutôt récente. De surcroît, le riz suisse n’est pas produit en Valais. J’ai découvert cette recette dans le livre Cuisine suisse de Betty Bossi.

Risotto au safran
Risotto au safran de Mund
Pour 3 personnes

2 cuillère à soupe de beurre
1 oignon
1 gousse d’ail
⅔ de tasse ou 140 g de riz à grain rond
2 tomates*
1 cuillère à thé de thym
½ cuillère à thé de safran
3 tasse ou 750 g de bouillon de boeuf
5 tranches de bacon coupées en lardons ou 50 g de lardons
300 g de viande de veau
Sel et poivre

Hacher finement l’oignon et l’ail. Peler, épépiner et couper en dés les tomates.

Dans une poêle, chauffer la moitié du beurre. Quand le corps gras est bien chaud, faire revenir l’oignon. Quand l’oignon est translucide, ajouter l’ail et poursuivre la cuisson pendant une minute. Verser le riz et cuire encore 1 ou 2 minutes pour nacrer le riz. Ajouter la tomate, le thym et les filaments de safran, puis déglacer avec un peu de bouillon de boeuf en brassant continuellement le riz. Quand le liquide est presque totalement absorbé, rajouter du bouillon et ainsi de suite jusqu’à ce que le riz soit tendre.

Pendant ce temps, dans une autre poêle, faire revenir lentement les lardons. Quand ils sont bien dorés, les retirer de la poêle et les égoutter sur un papier absorbant.

Émincer la viande de veau.

Dans la poêle qui a servi à griller les lardons, ajouter le restant de beurre et bien chauffer. Griller la viande. Saler et poivrer. Ajouter la viande et les lardons au risotto. Mélanger et servir sans attendre.

*Vous pouvez remplacer les tomates par ¼ de tasse ou 60 g de sauce tomate.

Bon début de semaine!

Un plat de risotto

Je n’ai pas l’habitude de cuisiner du risotto. Je le prépare plus souvent pour le servir en accompagnement. Les rares fois où je l’ai préparé pour le servir en plat principal, il lui manquait toujours quelque chose pour le rendre irrésistible. Cependant, quand j’ai vu cette recette chez Gabrielle de Eat cook and love, j’ai voulu l’essayer sans attendre.

De surcroit, j’avais presque tous les ingrédients au réfrigérateur. J’ai un peu adapté la recette et j’en ai également profité pour y glisser un petit morceau de chorizo au destin incertain ainsi que du poulet. Le goût est délicieux et j’adore le maïs rôti mélangé au risotto : totalement irrésistible!

Risotto au maïs rôti
Risotto au poulet, chorizo et maïs
Pour 3 personnes

1 ou 2 épis de maïs
1 cuillère à soupe de beurre
300 g de poitrine de poulet
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
¼ tasse ou 35 g de chorizo coupé en dés
1 poireau
1 oignon
⅔ tasse ou 140 g de riz à grain rond
½ cuillère à thé de paprika doux ou fort (et fumé, si possible)
½ tasse ou 125 g de vin blanc
4 tasses ou 1 litre de bouillon de poulet*
3 cuillères à soupe de crème ou de mascarpone**
Sel et poivre

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Égrainer les épis de maïs. Hacher l’oignon et le poireau. Couper les poitrines de poulet en lanières.

Déposer les grains de maïs sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Émietter le beurre sur le maïs, saler et poivrer. Enfourner et cuire pendant 30 à 40 minutes ou jusqu’à ce que les grains soient rôtis. Pendant la cuisson, remuer à une ou deux reprises les grains de maïs.

Pendant ce temps, verser l’huile dans la poêle. Quand le corps gras est bien chaud, y cuire les lanières de poulet. Saler et poivrer. Quand les morceaux de poulet sont cuits, les retirer de la poêle et les réserver.

Dans la même poêle, faire revenir l’oignon et le poireau pendant 4 à 5 minutes. Ajouter le paprika et le chorizo. Cuire encore pendant 1 minute, puis ajouter le riz et cuire encore 1 ou 2 minutes pour nacrer le riz.

Déglacer la poêle avec le vin blanc. Ajouter un peu de bouillon de poulet en brassant continuellement le riz. Quand le liquide est presque totalement absorbé, rajouter du bouillon et ainsi de suite jusqu’à ce que le riz soit tendre. Quand le riz à la texture désirée, remettre le poulet dans le risotto pour le réchauffer et ajouter la crème (ou du mascarpone). Ajouter le maïs rôti au four et servir sans attendre.

*Personnellement, je porte à ébullition le bouillon de poulet et je le tiens au chaud pendant la cuisson du risotto, mais il est tout à fait possible d’utiliser du bouillon à la température ambiante.
**Il est possible de remplacer la crème ou le mascarpone par un fromage râpé de votre choix.

Et vous, que mettez-vous dans votre risotto?

Pâtes en boîte

Je crois que c’est universel : dans chaque pays, le repas classique des étudiants est une préparation de pâtes du commerce. En Suisse, c’est la boîte de raviolis et au Québec, c’est le macaroni au fromage orangé. J’ai goûté les raviolis et je n’ai pas vraiment apprécié : d’un autre côté, c’est normal, ça ne fait pas partie de ma culture. D’autre part, je me suis rendu compte que au Québec, je n’avais jamais, au grand jamais, mangé le célèbre macaroni au fromage du commerce. Est-ce que j’ai vraiment raté quelque chose? Je ne pense pas.

J’ai pensé à ces choses après avoir découvert une recette de Lilipuce, Lili popotte : des pâtes style Hamburger Helper. Je ne saurais dire si c’est un autre repas classique des étudiants, mais là aussi, je n’en avais jamais goûté avant d’avoir réalisée cette recette.

Hamburger Helper maison
Pâtes style Hamburger Helper
Pour 3 personnes

1 cuillère à soupe d’huile d’olive
1 oignon
300 g de boeuf haché
2 cuillères à soupe de farine
1 cuillère à soupe de poudre de chili
½ cuillère à thé d’origan séché
¾ tasse ou 190 g de sauce tomate
2 tasse ou 500 g de bouillon de boeuf
3 portions ou 220 g de pâtes courtes au choix
Eau en quantité suffisante
Sel et poivre

Hacher finement l’oignon.

Dans un grand chaudron, verser l’huile et la faire chauffer. Quand le corps gras est bien chaud, ajouter l’oignon et faire revenir jusqu’à ce qu’il soit tendre. Ajouter la viande et la cuire jusqu’à ce qu’elle soit bien colorée. Saler et poivrer.

Saupoudrer la farine, la poudre de chili et l’origan sur la viande. Poursuivre la cuisson pendant une minute. Verser la sauce tomate et le bouillon de boeuf. Porter à ébullition.

Ajouter les pâtes. Ajouter de l’eau pour couvrir les pâtes. Réduire le feu et laisser mijoter en brassant régulièrement pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que les pâtes soient tendres. Saler et poivrer au besoin. Servir et déguster sans attendre.

Et vous, quelle est votre culture des pâtes en boîte?

Note : Je cherche des idées de recettes pour un buffet froid, auriez-vous des suggestions?

Les absents ont toujours tords… ou ratent un bon repas

Il y a quelques semaines, mon chéri demanda un service à une personne et profita de l’occasion pour l’inviter à dîner. Sachant que cette personne aime la cuisine italienne, j’ai choisi de réaliser une sauce bolognaise selon une recette italienne avec des pâtes fraiches. Le hasard a voulu que ce matin-là, je m’extirpe du lit plus tard qu’à l’accoutumée. Donc dès que j’ai eu les yeux en face des trous et avant même de prendre mon déjeuner, je me suis attaqué à la préparation du dîner. Heureusement, la veille, j’avais préparé les légumes ce qui m’a permis de gagner du temps. J’ai fini de préparer les pâtes fraîches en ayant la crainte que notre invité arrive à tout moment… Voyez-vous, des pâtes qui sèchent entre deux chaises et de la farine sur le sol ne sont pas mes décorations de prédilection pour recevoir.

Notre invité n’étant pas arrivé à l’heure convenue, nous ne nous sommes point inquiétés, la ponctualité étant parfois relative pour cette personne, aimant bien faire la grâce matinée, ou pouvant être pris dans les travaux routiers… bref, nous n’étions pas à la minute. Cependant, après une heure de retard, c’était plutôt inhabituel. Mon chéri se décida finalement à l’appeler… et son répondant, confus, avait royalement oublié notre invitation et avait planifié autre chose!

Sur le moment, un petit nuage noir est passé au-dessus de ma tête : j’avais vraiment faim et je n’ai pas tardé à mettre de l’eau à bouillir pour cuire mes pâtes. Une fois à table et dès la première bouchée, la seule chose à laquelle nous avons pensé mon chéri et moi : c’est que notre invité ne savait pas du tout ce qu’il ratait!

Je vous propose donc la recette de sauce à la bolognaise, que notre invité absent n’aura pas la chance de déguster. J’ai découvert cette sauce sur le site Un Déjeuner de Soleil.

Sauce bolognaise selon une Italienne
Sauce à la bolognaise
Pour 6 personnes

2½ tasse ou 600 g de sauce tomate*
300 g de boeuf ou de veau haché
130 g de saucisse
5 tranches de bacon coupées en lardons ou 50 g de lardons
¼ de tasse ou 50 g de beurre
1 carotte
1 branche de céleri
1 oignon
⅔ de tasse ou 180 g de vin rouge
⅓ de tasse ou 80 g de lait**
2 feuilles de laurier
Sel et poivre

Détailler en petits dés la carotte, préalablement épluchée, et la branche de céleri. Hacher finement l’oignon.

Dans un chaudron, faire fondre le beurre. Ajouter l’oignon, la carotte et la branche de céleri, puis faire revenir à feu modéré jusqu’à ce que les légumes commencent à colorer. Ajouter le bacon en morceaux (ou les lardons) et griller légèrement. Ajouter la viande hachée et la chair à saucisse retirée des boyaux. Mélanger et cuire jusqu’à ce que l’ensemble de la viande soit grillé.

Déglacer avec le vin et laisser réduire presqu’à sec. Verser le lait et mélanger avant d’ajouter la sauce tomate et les feuilles de laurier. Saler légèrement. Laisser mijoter à feu doux pendant 2 heures en remuant fréquemment. Rectifier l’assaisonnement avec le sel et le poivre. Servir immédiatement sur des pâtes ou réserver pour une utilisation ultérieure*** : par exemple, pour des lasagnes.

*Il est possible de remplacer la sauce tomate par la même quantité de tomates (entières, en dès, etc.) en boîte.
**Cet ingrédient est surprenant, mais ne l’omettez pas : il adoucit la saveur de la viande et l’acidité de la sauce tomate.
***Cette sauce se réchauffe très bien, certains diront même qu’elle est meilleure ainsi. De plus, il est possible de la congeler.

Et vous, que pensez-vous des gens qui oublient leur invitation?