Catégorie : Biscuits et gâteaux

Je veux du chocolat!

Comme la plupart des gens, j’aime bien le chocolat. En étant dans un des pays rois du chocolat, on prend certaines habitudes. Par exemple, il y a toujours quelques plaques de chocolats qui traînent dans le réfrigérateur. Bref, le chocolat est très apprécié à la maison. Alors pour la Saint-Valentin, difficile de résister à l’envie de réaliser un dessert chocolaté. Cette année, mon choix s’est porté sur un moelleux au chocolat.

On peut lui donner divers noms : moelleux, juste cuit, mi-cuit, volcano… mais le centre du gâteau doit toujours être coulant. J’ai une préférence pour les recettes où on n’a pas à insérer un morceau de chocolat pour faire le coeur coulant. Cependant, il est toujours possible de rajouter un fruit (cerise, fraise, etc.), une cuillère de confiture, un caramel et autres. La recette que je vous propose vient du blog Les délices d’Hélène.

Moelleux fondant
Moelleux fondant au chocolat
Pour 2 personnes

1 oeuf
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre
2 cuillères à soupe ou 15 g de farine
3 cuillères à soupe ou 50 g de beurre non salé
2 once ou 50 g de chocolat noir haché
Un peu de beurre pour les moules

Préchauffer le four 200°C (400°F).

Dans un bol, fouetter l’oeuf et le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporer la farine.

Dans un chaudron ou au bain-marie, faire fondre le chocolat et le beurre. Ajouter le chocolat et le beurre fondus au mélange d’oeuf.

Beurrer deux moules ou deux ramequins et y répartir le mélange*. Enfourner pendant 10 à 12 minutes : les côtés doivent être pris, mais le centre doit être encore coulant. Démouler délicatement à la sortie du four et déguster.

*Il est possible de préparer le mélange à l’avance, de le répartir dans les ramequins et de les conserver au réfrigérateur. Il ne reste plus qu’à les enfourner au moment le plus propice pour servir le dessert bien chaud.

Pour les plus gourmands, je suis certaine qu’on peut doubler la recette, mais je dis ça, je ne dis rien…

Les indécollables

Il y a des jours où tout va bien et d’autre pas. Aujourd’hui, j’ai un petit problème d’ordre culinaire. Je n’ai rien fait brulé, mais j’ai un petit soucis avec un moule… J’ai fait deux fournées : une en graissant et en enfarinant le moule, et l’autre en appliquant une bonne épaisseur de beurre. Aucune différence : le moule et la gourmandise ne veulent plus se séparer. Cependant, cette mignardise en vaut la peine : des madeleines pain d’épices!

D’accord, ce n’est pas vraiment la saison pour les pains d’épices, mais après tout c’est encore l’hiver. Petit conseil avant de commencer : prenez un moule à madeleine en silicone ou revêtu de téflon ou encore un moule à muffins avec des caissettes en papier. N’oublier pas votre patience : un imprévu est si vite arrivé!

Ces moelleuses madeleines épicées proviennent du blog Les gourmandises d’Isa : les madeleines pain d’épices au chocolat noir.

Madeleine épicée
Madeleines pain d’épices au chocolat d’Isa
Pour environ 20 madeleines

¼ de tasse ou 60 g de beurre non salé à température ambiante
½ tasse ou 100 g de sucre
⅓ de tasse ou 90 g de mélasse
Le zeste d’un demi citron haché finement
1 oeuf
1 tasse ou 120 g de farine
1 cuillère à thé de bicarbonate de sodium
½ cuillère à thé de cannelle moulue
½ cuillère à thé de gingembre en poudre
1 pincée de clous de girofle moulus
¼ de cuillère à thé de sel
2 cuillères à soupe de crème sure ou 2 cuillères à soupe de lait mélanger avec un peu de vinaigre
⅓ de tasse ou 90 g d’eau bouillante
100 g de chocolat noir (facultatif)

Crémer le beurre avec le sucre. Ajouter la mélasse, le zeste de citron et l’oeuf. Incorporer la farine, le bicarbonate de sodium, le sel et les épices; mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Rajouter la crème sure et l’eau bouillante. Réfrigérer la pâte au moins deux heures.

Préchauffer le four à 220°C (425°F)

Beurrer les empreintes du moule à madeleines si nécessaire et verser s’y la pâte. Cuire pendant 10 à 12 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre en ressorte propre.

Laisser tiédir les madeleines avant de les démouler. Une fois les madeleines à la température ambiante, faire fondre le chocolat au bain-marie et y tremper les madeleines.

Et vous, comment s’est passé le démoulage?

Quand on a des doutes

Il est difficile de prévoir le déroulement d’un repas : est-ce qu’il y a assez de bouchées pour l’apéritif, est-ce qu’il y a des aliments qu’il faut éviter… et surtout, est-ce que les convives auront faim pour le dessert? Dans un contexte comme Noël vaut mieux prévoir un dessert frais et léger (tout au moins en sensation). Évidemment, pour moi, il était inconcevable de ne pas avoir de bûche de Noël sur la table. L’idée d’une bûche à la française ne m’a pas effleurée et le gâteau roulé s’imposait naturellement. Et là, surviens un autre problème : la garniture! Une confiture de fruits rouge : elle ne m’inspirait pas et je n’avais pas envie d’obtenir une forêt noire roulée. Une crème au beurre… j’en ai un très mauvais souvenir et ce n’est pas, en général, une garniture qui fait l’unanimité. Alors, il me reste la possibilité de faire une ganache ou plutôt des ganaches.

Cette bûche se compose donc d’une génoise au chocolat, d’une ganache montée au chocolat Toblérone (selon la méthode de Mercotte, la spécialiste des macarons) et d’une ganache au chocolat blanc et aux épices.

Pour la génoise et la ganache au chocolat blanc, je me suis inspirée des recettes du livre La chimie des desserts.

Bûche entière
Bûche de Noël aux chocolats et aux épices
(ou gâteau roulé aux chocolats)

Pour 16 personnes

Génoise au chocolat
¾ de tasse ou 100 g de farine
¼ de tasse ou 30 g de cacao
1 tasse ou 200 g de sucre
6 oeufs
¼ de tasse ou 60 g de beurre non salé, fondu et tempéré

Ganache au chocolat blanc et aux épices
250 g ou 9 oz de chocolat blanc haché
¾ de tasse ou 180 g de crème à fouettée
¼ de tasse ou 60 g de beurre non salé froid et coupé en dés
¾ de cuillère à thé de cannelle moulue*
½ cuillère à thé de gingembre en poudre*
¼ de cuillère à thé de muscade moulue*
¼ de cuillère à thé de coriandre en poudre*

Ganache montée au chocolat Toblérone
200 g ou 7 oz de chocolat Toblérone haché
⅓ ou 90 g de crème à fouettée
1 tasse ou 250 g de crème à fouettée bien froide

Génoise au chocolat
Préchauffer le four à 180°C (350°F). Tapisser un plaque de cuisson de papier parchemin.

Dans un bol, mélanger la farine et le cacao. Ajouter 2 cuillères à table de sucre prélevées dans la tasse mesurée (ou sur les 200 g de sucre).

Dans un autre bol, fouetter les oeufs avec le sucre restant au batteur électrique jusqu’à ce que le mélange blanchisse, triple de volume et fasse un ruban en retombant du fouet (environ 10 minutes). Incorporer le beurre fondu délicatement à la spatule.

Ajouter le mélange de farine et de cacao sur le mélange d’oeufs en l’incorporant délicatement, au fur et à mesure, en pliant à l’aide d’une spatule.

Étaler la pâte sur la plaque tapissée et faire cuire au four pendant 12 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre.

Sur votre surface de travail, étaler un papier parchemin de la même dimension que le gâteau (ou plus grand) et saupoudrez-y du sucre. Renverser la génoise sur ce papier et retirer le papier parchemin qui a cuit avec le gâteau. Rouler le gâteau encore tiède dans le nouveau papier parchemin. Laissez refroidir.

Ganache au chocolat blanc et aux épices**
Placer le chocolat blanc haché dans un bol. Dans une casserole, porter à ébullition la crème. Retirer du feu et verser sur le chocolat. Laisser reposer 2 minutes sans remuer.

À l’aide d’un fouet, mélanger jusqu’à ce que la ganache soit lisse. Incorporer le beurre. Couvrir et réfrigérer 1 heure ou jusqu’à ce que la ganache soit froide mais tartinable. Ajouter les épices au goût. Au besoin, fouetter la ganache refroidit pour qu’elle se tienne.

Ganache montée au chocolat Toblérone**
Au bain marie, faire fondre le chocolat Toblérone. Dans un chaudron porter à ébullition le ⅓ de tasse ou les 90 g de crème à fouetter. Ajouter la crème chaude au chocolat en trois fois en brassant bien entre chaque addition. Incorporer la tasse ou les 250 g de crème froide et lisser l’appareil. Couvrir d’un film plastique et réserver au frais au moins 3 heures.

Fouetter le mélange pour obtenir une crème fouetté bien ferme. Réserver.

Montage
Dérouler le gâteau et étendre la ganache au chocolat blanc et aux épices. Enrouler le gâteau sur lui-même et glacer avec la ganache au chocolat Toblérone. Égaliser les bouts si désiré. Décorer la bûche avec des copeaux de chocolat ou selon votre fantaisie. Conserver au frais jusqu’au moment de servir.

*Les mesures pour les épices sont à titre indicatif, ajuster selon vos goûts. Il est également possible d’omettre les épices.
**Les ganaches peuvent être préparées la veilles et conserver au frais jusqu’à leur utilisation. Pour la ganache montée au chocolat Toblérone, fouetter au dernier moment, juste avant de glacer le gâteau.

Ce dessert a été bien apprécié malgré le repas copieux qu’il l’a précédé. C’était stratégique, j’avoue : en Suisse, il est rare de rencontrer quelqu’un qui puisse résister au chocolat…

Vous avez dit Vassilopittes Smyrnis…

Qu’est-ce que des Vassilopittes Smyrnis? Ce sont des biscuits à l’orange grecs, mais ne me demander pas comment il faut prononcer le nom… Ce n’est pas indiqué dans mon livre.

Je ne sais pas si vous connaissez le village du livre de Saint-Pierre-de-Clages en Valais, mais l’événement a lieu chaque année en août. On y trouve plein de livres d’occasion et d’autres plus rares pour les collectionneurs. J’aurais pu « craquer » pour plusieurs livres de cuisine… non de desserts, mais ma collection est assez complète dans ce domaine sans parler de ma liste de recettes issues d’Internet. J’ai tout de même rapporté un petit livre : « Noël, le goût de la tradition » publié en 1994 aux éditions Mondo. C’est un petit livre de poche avec des recettes de desserts d’un peu partout dans le monde et je ne parle pas du rapport qualité-prix… Une vraie aubaine!

Vous vous rendez compte, c’est ma deuxième recette avec de l’orange alors que ce n’est pas un fruit que je mange. C’est peut-être la saison qui veut ça?

Étoiles à l'orange des Grecs
Biscuits à l’orange grecs ou Vassilopittes Smyrnis
Pour environ 24 biscuits

½ tasse ou 100 g de beurre à température ambiante
½ tasse ou 100 g de sucre
1 oeuf (le blanc et le jaune séparés)
Le zeste d’une orange ou moins (au goût)
Le jus d’une demi-orange
2 tasses et 1 cuillère à table ou 250 g de farine
½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
Une pincée de sel
¼ de tasse ou 25 g d’amandes effilées

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Travailler le beurre et le sucre à l’aide d’un fouet jusqu’à ce que le mélange blanchisse et soit onctueux. Ajouter le jaune d’oeuf, le zeste et le jus d’orange sans cesser de battre. Incorporer la farine, la poudre à pâte et le sel à la préparation.

Enfariner légèrement le plan de travail et étendre la pâte sur une épaisseur de ½ à 1 cm (¼ de pouce). Découper les biscuits avec des emporte-pièce (si possible en forme d’étoile ou de demi-lune) et les déposer sur un plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. À l’aide d’un pinceau, enduisez les biscuits de blanc d’oeuf et saupoudrez-les d’amandes.

Cuire 10 à 15 minutes jusqu’à ce qu’ils soient dorés et laisser refroidir sur une grille.

Ces biscuits peuvent se conserver dans une boîte hermétique pendant 2 à 3 semaines. Idéal pour les Fêtes plutôt que la traditionnelle orange dans le bas de Noël…

Quand les scones s’américanisent

Les scones faisaient partie des recettes qui ne m’inspiraient pas. Je ne sais pas pourquoi, peut-être à cause de la texture sec que je leurs attribuais? Bref, il y a des recettes que je ne regarde pas à cause de mes goûts ou de ceux de mon chéri ou des deux.

En août, j’ai reçu des bleuets sauvages (myrtilles) et j’ai décidé de faire des muffins… Bien que j’ai fait une demi-recette qui devait me donner 6 muffins, je me suis retrouvée avec 12 muffins! Le problème, c’est que mon chéri en a mangé que un seul et unique… Je vous laisse deviner avec quoi j’ai déjeuné pendant plus d’une semaine. Depuis ce temps, je suis plus méfiante, et les scones me semblaient une zone à risque.

Récemment, je suis tombé sur le thème du KiVeuKiVienKuisiner 28 : les scones organisé par La petite pâtisserie d’Iza. Et si j’essayais… J’ai regardé quelques recettes et j’ai réalisé que je pouvais faire une petite portion (comme ça j’en n’ai pas pour une semaine). Verdict : surprise, étonnée… à recommencer!

La recette de base vient du livre Pâtisseries maison de Florence Edelmann.

Scones, leur texture
Scones américanisés
Pour 4 scones
¾ de tasse et 1 cuillère à table ou 100 g de farine
½ de cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
2 cuillères à table ou 30 g de sucre et ¼ de cuillère à thé d’extrait de vanille (ou 25 g de sucre et 5 g de sucre vanillé)
Une pincé de sel
1 barre chocolatée d’environ 50 g coupé en morceaux (Mars, Kit Kat par exemple)
2 cuillères à table ou 30 g de beurre
50 ml ou 50 g de lait
Dans un bol mélanger la farine, la poudre à pâte, les sucres et le sel. Ajouter le beurre et l’incorporer avec les doigts, deux couteaux ou un coupe-pâte jusqu’à ce que les morceaux de beurre aient la grosseur de petits pois. Mouiller progressivement avec le lait et l’extrait de vanille en mélangeant avec une fourchette pour obtenir une pâte molle et collante. Incorporer la barre chocolatée coupée en morceaux. Former un boule avec la pâte, emballez-la dans un film alimentaire et réserver au congélateur pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 200°C (400°F). Fariner le plan de travail et abaisser la pâte sur une épaisseur de 2 cm. Découper les scones avec un emporte-pièce ou un verre*.

Déposer les scones sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et cuire 14 minutes au four ou jusqu’à ce qu’ils soient bien dorés.

*On peut rouler la pâte en boudin dans le film alimentaire et la découper en tranches de 2 cm plutôt qu’à l’emporte-pièce.

Ces scones s’accompagnent merveilleusement bien avec un grand verre de lait. La barre chocolat enlève aux scones ce petit côté « Tea time » et « British », voilà pourquoi je les ai nommées « scones américanisés ».