Pour F et P

Il y a quelques temps, nous sommes allés voir un couple d’amis. Quelques jours avant, je ruminais un peu pour trouver quoi leur apporter. Je sais seulement que lui aime bien les framboises et la vanille. Je ne connais pas plus leur goût et ça m’a laissée bien perplexe. C’est en regardant un restant de Petite Arvine que je me suis souvenue qu’ils prenaient parfois l’apéro en tête à tête. Est-ce qu’ils ont gardé cette habitude depuis qu’ils ont des enfants? Mystère et boule de gomme. Cependant qui dit apéro, dit vin! Et le vin se cuisine aussi en sucré.

En ayant le vin en tête, j’ai eu envie d’essayer des biscuits italiens : les Zézettes de Sète. Ce fut un choix judicieux et délicieux : ces biscuits se mange sans fin et en prime, l’on m’a demandé la recette! J’ai pris cette recette sur le blog La Cuisine de Bernard.

Zézettes de Sète
Zézettes de Sète
Pour 50 biscuits

1¾ tasse ou 250 g de farine
¾ de cuillère à thé ou 3 g de poudre à pâte ou de levure
  chimique
⅓ de tasse et 1 cuillère à thé ou 70 g de sucre
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre vanillé
1 pincée de sel
5 cuillères à soupe et 2 cuillères à thé ou 75 g d’huile de colza
  ou d’arachide
5 cuillères à thé ou 20 g d’huile de noisette*
⅓ de tasse ou 80 g de vin blanc (Petite Arvine)

Sucre supplémentaire pour enrober les biscuits

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte, le sucre, le sucre vanillé et le sel. Ajouter l’huile de colza et celle de noisette. Mélanger à l’aide d’une fourchette ou des doigts jusqu’à ce que les huiles soient bien incorporées aux ingrédients secs. La préparation doit avoir une texture sablonneuse. Verser le vin blanc. Mélanger jusqu’à ce que la pâte s’amalgame.

Préchauffer le four à 170°C (340°F).

Diviser la pâte en petites boulettes d’environ 10 g, environ ½ cuillère à soupe. Façonner chaque boulette en petit boudin dont les extrémités sont plus fines**.

Verser le sucre supplémentaire dans un bol. Rouler chaque boudin de pâte dans le sucre. Déposer les biscuits sur une (ou deux) plaque de cuisson recouverte de papier parchemin.

Enfourner et cuire pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que les Zézettes soient bien dorées. Laisser totalement refroidir les biscuits et les conserver dans une boîte qui ferme hermétiquement***. Déguster avec gourmandise.

*L’huile de noisette est mon petit ajout de ma part, mais vous pouvez la remplacer par de l’huile de colza, d’arachide, d’olive, d’olive au citron, de noix, etc.
**Les extrémités des biscuits n’ont pas besoin d’être pointues, il faut qu’elles soient un peu plus étroites que le centre. Je les ai faites pointues parce que je trouvais cela plus esthétique.
***En théorie, ces biscuits peuvent se conserver très longtemps, peut-être plus d’un mois. Je n’ai pas pu tester, ils ont disparu en moins de 24 heures… De plus, j’ai failli ne pas avoir le temps de les photographier!

Et vous, avez-vous déjà réalisé des desserts contenant du vin?

Entre froid et chaud…

Entre le début de la semaine et la fin de semaine, la météo s’est grandement améliorée. Nous avons eu droit à beaucoup de pluie qui se transformait en neige par intermittence. Alors que pour les derniers jours, nous avons eu droit à du soleil qui nous a permis de bien profiter de l’extérieur. Dans le coin, j’ai bonne espoir que le temps s’améliore et demeure. Par contre, je sais que ce n’est pas nécessairement le cas au Québec…

Alors avant qu’il ne fasse trop chaud pour vous en parler, je vous propose une recette de ragoût. Je me suis inspirée d’une recette de Ricardo issue de son magazine volume 13, numéro 3.

Ragoût de boeuf à la crème et aux petits pois
Ragoût de boeuf à la crème et aux petits pois
Pour 4 personnes

450 g de cubes de boeuf à ragoût
1 cuillère à soupe d’huile végétale
1 oignon
1 tasse ou 250 g de vin blanc
2 tasse ou 500 g de bouillon de boeuf
2 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne
½ cuillère à thé de romarin séché
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
1½ tasse ou 225 g de petits pois surgelés
3 cuillères à soupe ou 45 g de crème à cuisson
  ou de demi-crème
Sel et poivre

Hacher l’oignon.

Dans un chaudron, verser l’huile. Quand le corps gras est chaud, saisir les cubes de viande de tous les côtés : procéder en plusieurs fois si nécessaire. Saler et poivrer. Retirer les cubes de viande du chaudron et les réserver sur une assiette.

Ajouter l’oignon dans le chaudron et le cuire jusqu’à ce qu’il commence à dorer. Déglacer avec le vin et laisser réduire d’un tiers. Remettre la viande dans le chaudron et ajouter la moutarde à l’ancienne ainsi que le romarin. Verser le bouillon de boeuf. Porter à ébullition et baisser le feu. Laisser mijoter pendant 2 heures.

Délayer la fécule de maïs dans la crème.

Ajouter les petits pois et la préparation de crème dans le chaudron. Poursuivre la cuisson pendant 4 minutes. Rectifier l’assaisonnement et servir sans attendre. Déguster avec plaisir sur un lit de pâtes ou avec des pommes de terre.

Et vous, voyez-vous le printemps arriver?

Pauvre mixette…

Ma chère mixette,
Tu as été fort utile et bien apprécié pendant tes années de service. Tu as vaillamment remplacé ton prédécesseur qui a succombé face à une ganache trop dense… Quand je t’ai choisi, j’avais des doutes : les fixations de tes batteurs me semblaient peu fiable. Ce n’est pas non plus tes 16 vitesses qui m’ont fait craquer, mais ton câble rétractable et ta base plate qui me permettait de te déposer sur le plan de travail sans crainte. Toujours à la porté de ma main, tu m’as rendu service de nombreuses fois et tu as répondu présente pendant la préparation des paniers gourmands. Hélas, ma maladresse et ma fatigue à ce moment m’ont rendue gaffeuse et tu as malheureusement rencontré le sol à deux reprises. Pourtant, tu t’es relevée et tu as continué à cuisiner avec moi. C’est en préparant ce gâteau de Trois fois par jour que tu as montré des signes de faiblesse, mais tu as tenu le coups jusqu’à ce que la pâte soit assez fouettée. Te remplacer n’aura pas été facile…

Gâteau renversé chocolaté aux ananas
Gâteau renversé chocolaté aux ananas
Pour 8 personnes

Garniture
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, tempéré
½ tasse ou 100 g de cassonade ou de sucre roux
8 tranches d’ananas*

Gâteau
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, tempéré
½ tasse ou 100 g de cassonade ou de sucre roux
1 oeuf
½ tasse ou 125 g de yogourt nature
½ tasse ou g d’huile végétale
1 tasse ou 135 g de farine
½ tasse ou 52 g de cacao
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
½ cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
¼ de cuillère à thé de sel

Préchauffer le four à 190°C (375°F). Chemiser de papier parchemin le fond d’un moule rond de 23 cm (9 pouces) de diamètre.

Garniture
Dans un bol, fouetter le beurre et la cassonade jusqu’à ce que le mélange pâlisse. Étaler le mélange au fond du moule. Déposer des tranches d’ananas** sur le mélange de beurre et de cassonade. Couper les tranches d’ananas restantes en deux et les poser à la verticale sur les rebords du moule. Réserver.

Gâteau
Dans un bol, mélanger la farine, le cacao, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude et le sel.

Dans un autre bol, fouetter le beurre et la cassonade jusqu’à ce que le mélange pâlisse. Incorporer l’oeuf et fouetter pendant 5 minutes.

Ajouter le yogourt et l’huile végétale. Incorporer délicatement la préparation de farine à l’aide d’une spatule. Verser la pâte sur les tranches d’ananas. Enfourner et cuire pendant 45 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Laisser tiédir 15 minutes avant de démouler. Déguster avec gourmandise.

*J’ai utilisé de l’ananas frais, mais vous pouvez opter pour de l’ananas en conserve.
**Vous pouvez également couper les rondelles en quatre et créer un autre motif.

Et vous, quel est le dernier appareil que vous avez fait trépasser?

Un peu redondant…

Au moment d’écrire cet article, je me suis rendu compte que j’avais beaucoup de plats salés à vous proposer, mais qu’ils venaientt d’une même source… Oui, encore du Ricardo. Actuellement, les plats que je mitonne sont principalement inspirés de ses recettes. Il faut dire que je ne m’en lasse pas et que ça ne risque pas de s’améliorer : dans le dernier numéro, il y a plein de recettes qui me font envie!

En attendant que je réussisse à varier davantage mes sources, je vous propose une recette à la mijoteuse. Cette recette est tirée de son livre La mijoteuse.

Lapin braisé au vin rouge et à la pancetta à la mijoteuse
Lapin braisé au vin rouge et à la pancetta à la mijoteuse
Pour 6 personnes

6 cuisses de lapin*
2 cuillères à soupe de beurre
1 oignon
150 g de pancetta coupé en lardons**
2 cuillères à soupe de farine
1 tasse ou 250 g de vin rouge
1 tasse ou 250 g de bouillon de poulet
2 carottes
1 cuillère à soupe de pâte de tomates
1 branches de thé frais ou ¼ de cuillère à thé de thym séché
Sel et poivre

Hacher l’oignon et couper en rondelles les carottes.

Dans une poêle, faire fondre le beurre. Quand le beurre est bien chaud, dorer les cuisses de lapin. Saler et poivrer. Déposer les cuisses de lapin dans la mijoteuse.

Dans la même poêle, dorer l’oignon et la pancetta. Quand le tout est bien doré, saupoudrer de farine et cuire pendant 1 minute. Déglacer avec le vin rouge et porter à ébullition. Verser le contenu de la poêle dans la mijoteuse. Ajouter le bouillon, les carottes, la pâte de tomates et le thym.

Couvrir et cuire à base température (Low) pendant 4 heures. Saler et poivrer au besoin. Servir avec des pâtes ou une purée de pommes de terre. Déguster avec plaisir.

*Vous pouvez également utiliser un lapin entier couper en 6 morceaux.
**Préférez de la pancetta tranchée assez épaisse, environ 5 mm (¼ de pouce). Pour varier le goût, il est possible de remplacer la pancetta par du chorizo.

Et vous, avez-vous une source qui domine dans votre cuisine?

Cette ville à une heure de route de plus…

Lorsque j’étais jeune, j’adorais quand mes parents nous proposaient de descendre à Hampton Beach. Je garde de beaux souvenirs de cet endroit, même si nous ne restions jamais assez longtemps à mon goût. Avec le recul, je me rends compte que nous étions assez proche de Boston et pourtant, nous n’avons jamais pris la direction de cette ville. En même temps, nous avions amplement de quoi nous occuper entre la mer, les châteaux de sable, les arcades et la piscine de l’hôtel. Je ne sais pas si un jour je vais remettre les pieds à Hampton Beach (qui doit avoir changé depuis le temps) ni si je vais poursuivre la route jusqu’à Boston.

Pourtant le nom de Boston, m’évoque deux choses : le nom d’un arrêt d’autobus en Suisse et une sorte de beigne. Le premier m’a vraiment marqué en arrivant en Suisse : avec l’accent, j’avais l’impression d’entendre « l’arrêt Gaston »… Pour le second, c’est la sorte de beigne préféré de ma mère qui est garni de crème pâtissière et recouvert d’un glaçage chocolaté. Cependant, il n’y a pas que des beignes qui portent ce nom, il y a aussi un gâteau dans lequel on retrouve les mêmes éléments que dans le beigne.

Il y avait longtemps que je voulais réaliser un gâteau Boston : j’ai même plusieurs recettes différentes dans mes dossiers! Pour une première tentative, j’ai opté pour une recette de Ricardo tirée du magazine Ricardo spécial : « Nos meilleurs gâteaux ».

Gâteau Boston
Gâteau Boston
Pour 10 personnes

Génoise
4 oeufs
¾ de tasse ou 150 g de sucre
1½ cuillère à thé d’extrait de vanille
3 cuillères à soupe ou 41 g de beurre non salé, fondu
¾ de tasse ou 110 g de farine

Crème pâtissière
2 cuillères à thé ou 5 g de gélatine en poudre*
1¾ tasse ou 430 g de lait
1 gousse de vanille
⅓ de tasse ou 67 g de sucre
3 cuillères à soupe ou 25 g de farine
3 jaunes d’oeufs

Ganache
2 cuillères à soupe ou 30 g d’eau
55 g (2 onces) de chocolat noir
1 cuillère à soupe ou 14 g de beurre

Génoise
Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer les parois et chemiser le fond de papier parchemin un moule à charnière de 20 cm (8 pouces) de diamètre.

Dans un bol, fouetter les oeufs, le sucre et l’extrait de vanille pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que le mélange ait triplé de volume. À l’aide d’une spatule, incorporer délicatement le beurre fondu, puis la farine préalablement tamisée. Verser la pâte dans le moule et enfourner. Cuire pendant 25 à 30 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Démouler le gâteau et le laisser totalement refroidir, idéalement sur une grille.

Couper le gâteau en deux à l’horizontal. Déposer une des deux tranches de gâteau dans le moule à charnière propre.

Crème pâtissière
Saupoudrer la gélatine sur ¼ de tasse ou 62 g de lait et la laisser gonfler pendant 5 minutes.

Dans une casserole, verser 1 tasse ou 250 g de lait. Couper la gousse de vanille en deux, gratter les grains et ajouter le tout au lait. Chauffer doucement le mélange.

Dans un bol, mélanger le sucre et la farine. Incorporer les jaunes d’oeufs et la ½ tasse ou 125 g de lait. En fouettant, ajouter graduellement le lait chaud vanillé. Reverser le mélange dans la casserole et porter le mélange à ébullition en remuant constamment. Passer la crème pâtissière au tamis.

Dans une petite casserole ou au four micro-ondes, faire fondre la gélatine. Verser la gélatine fondue dans la crème pâtissière et bien mélanger. Verser la crème pâtissière sur le gâteau placer dans le moule. Couvrir avec l’autre moitié de gâteau. Réfrigérer pendant 2 heures.

Ganache
Hacher le chocolat et le déposer dans un chaudron. Ajouter l’eau. À feu doux, faire fondre le chocolat dans l’eau en brassant régulièrement. Quand le chocolat est fondu, retirer le mélange du feu et ajouter le beurre en fouettant. Laisser tiédir.

Sortir le gâteau du réfrigérateur et le démouler. Étaler la ganache sur le gâteau et laisser tempérer pendant 30 minutes avant de servir. Déguster avec gourmandise.

*Vous pouvez utiliser des feuilles de gélatine. Dans ce cas, il faudra 2½ feuilles de gélatine (5 g). Faites gonfler la gélatine dans de l’eau froide, bien l’essorer et l’ajouter au ¼ de tasse ou 62 g de lait. Chauffer le mélange pour dissoudre la gélatine avant de l’ajouter à la crème pâtissière.

Et vous, Boston vous évoque-t-il quelque chose d’autre que la ville?