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Tarte maladroite

C’est le retour de la tarte tatin. Si vous souvenez bien, j’avais déjà expérimenté des tartelettes tatins ici. Je les avais réalisées un peu rapidement et je n’étais pas satisfaite de leur esthétisme. Cette fois-ci, j’ai réfléchi et regardé plusieurs recettes avant de trouver la technique qui me correspondait le mieux. Et pour m’amuser, j’ai même essayé de sculpter une demie pomme. Sur les photos, on distingue assez peu le motif, mais cette tarte est vraiment une réussite.

D’autre part, le format de cette tarte est un peu particulier, je n’avais plus d’assiette à tarte en aluminum (je n’ai pas encore trouvé de moule de la taille qui me plaît). De plus, la seule plaque de cuisson ronde que j’ai fait plus de 32 cm (13 po) de diamètre : la tarte aurait eue l’air dégarnie avec les 3 pommes que j’avais sous la main! J’ai donc opté pour une barquette d’aluminum qui trainait dans l’armoire. Au final, j’aime bien la forme de cette tarte et elle était parfaite pour deux personnes.

Une dernière petite chose avant de passer à la recette : j’ai utilisé la recette de pâte des gourmandises d’Isa et pour la garniture, je me suis basée sur la recette de tarte tatin du livre Pomme de Benoît Witz.

Pomme sculptée
Tarte tatin
Pour 3 personnes

Pâte à tarte
¾ de tasse ou 90 g de farine
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre
1 pincée de sel
⅓ de tasse ou 80 g de beurre non salé froid, coupé en dès
3 cuillères à soupe d’eau glacée

Garniture
2 pommes*
½ tasse ou 100 g de sucre
1½ cuillère à soupe ou 15 g de beurre
½ gousse de vanille ou ½ cuillère à thé
  de pâte de vanille, facultatif
1 ou 2 cuillères à soupe de sucre supplémentaire

Pâte à tarte
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre et le sel. Incorporer le beurre dans la farine à l’aide d’un coupe-pâte ou de deux couteaux afin d’obtenir une texture granuleuse. Verser graduellement l’eau dans le mélange de farine en remuant avec une fourchette. Ajouter de l’eau au besoin, juste assez pour que la pâte se tienne lorsqu’elle est pressée entre les doigts. Former un disque avec la pâte et l’emballer dans un film plastique. Réfrigérer la pâte environ 30 minutes.

Garniture
Éplucher, épépiner et couper les pommes** en quartiers. Réserver.

Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Dans une poêle, verser le sucre et faire cuire jusqu’à ce que le sucre prenne une jolie couleur dorée. Il est possible de brasser le sucre avec une cuillère vu que c’est un caramel à sec : il ne devrait pas se cristalliser. Quand le caramel à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer), ajouter 1 cuillère à soupe ou 10 g du beurre et laisser fondre. Couper en deux la demi-gousse de vanille, gratter les graines et les ajouter au caramel.

Retirer le caramel du feu et verser le caramel dans un moule rectangulaire de 10 cm par 20 cm (4 po par 8 po)*** préalablement beurré. Répartir les pommes sur le caramel. Couper en lamelle les quartiers de pommes restant et les déposer dans le moule. Saupoudrer les pommes avec le sucre supplémentaire et y répartir des petits morceaux du beurre restant.

Sur une surface légèrement enfarinée, abaisser la pâte en un rectangle légèrement plus grand que votre moule. La pâte devrait avoir une épaisseur de 4 mm ou plus (plus ou moins ¼ de pouce). Couvrir les pommes avec la pâte à tarte en insérant bien l’excédent de pâte sur les bords. Enfourner et cuire pendant 50 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée.

À la sortie du four, retourner la tarte sur une assiette de service. Déguster tiède ou froid.

*Selon la taille de votre moule et de vos pommes, il se peut que vous ayez besoin de 3 pommes. Préférer des pommes qui tiennent bien à la cuisson comme des Pink Lady, des Lobo ou des Boskoop.
**Si désiré, il est possible de sculpter un motif sur une demi-pomme. Dans ce cas, laisser la pelure de la pomme. Je me suis inspirée de cette vidéo.
***Il est possible d’utiliser un moule de 18 cm (7 po) de diamètre sans changer les proportions. Pour une tarte plus grande, doubler les quantités de la pâte à tarte et de la garniture.

P.S. Désolée de ne pas vous avoir proposé de menu pour la Saint-Valentin. Je me suis rabattue sur un menu que nous aimons bien mon chéri et moi : les crêpes chinoises!

Quand ragoût et vite peuvent s’entendre

Il y a des jours où l’on planifie mal les repas. Pour le souper, j’avais de la viande à ragoût et j’avais passé la journée à l’extérieur… à quelques heures de train de la maison pour être plus précise. De retour à la maison, je voulais vite mettre à cuire le repas pour ne pas manger trop tard.

Dans le train, j’avais déjà réfléchi à mon « affaire ». Le porc se marie très bien avec les pommes. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime bien le porc pour faire des plats mijotés
« sucrés »… style tajine (oui, je sais c’est une aberration, une ineptie de mettre « porc » et «tajine» dans la même phrase). Alors, voici ma recette de ragoût au porc qui se prépare rapidement et sans prise de tête.

Ragoût sur couscous
Ragoût de porc au jus de pommes et son couscous
Pour 3 personnes

300 g de cubes de porc à ragoût
2 tasses ou 500 g de bouillon de poulet
1 tasse ou 250 g de jus de pommes
2 ou 3 échalotes
1 cuillère à thé de ras el hanout*
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel et poivre
¾ de tasse ou 185 g de couscous
1¾ ou 375 g d’eau
2 cuillères à soupe de raisins secs ou au goût
1 cuillère à soupe de canneberges séchées ou au goût

Dans un grand chaudron, verser l’huile. Quand l’huile est chaude, faire saisir les cubes de porc sur toutes les faces. Retirer du chaudron, réserver. Faire revenir les échalotes (épluchées, mais entières) pour les colorer un peu. Remettre la viande, ajouter les épices et bien mélanger. Ajouter le jus de pomme et le bouillon de poulet. Porter à ébullition, couvrir et baisser le feu. Laisser mijoter pendant 1 h 30 au minimum. Saler, poivrer et rectifier l’assaisonnement dans les dernières 30 minutes de cuisson.

Quelques minutes avant de servir préparer le couscous. Dans un chaudron, verser l’eau, les raisins et les canneberges. Porter à ébullition. Quand l’eau bout, retirer le chaudron du feu, ajouter le couscous et couvrir. Laisser reposer pendant 5 minutes. Gratter la semoule avec une fourchette pour séparer les grains et servir avec le ragoût de porc. Accompagner d’un légume au choix.

*Le ras el hanout est un mélange d’épices originaire du Maroc. Vous pouvez le remplacer par du curry ou par un mélange de même proportion de cannelle, de gingembre, de coriandre, de cardamome, de muscade, de poivre noir et de curcuma.

Alors, qu’est-ce que vous pensez de mon ragoût? J’aime bien pouvoir vous offrir mes propres recettes.

Retour du salé

Il y a un moment que je n’ai pas publié de recette salée. Habituellement, je fais attention et j’alterne le sucré et le salé. Mais en cette période où je rêve de faire milles et une recettes de biscuits, le sucré s’est imposé de lui-même. Tâchons donc de rectifier la situation.

Aujourd’hui, je vous propose un pain de viande. Je dois reconnaître que ça ne fait pas des années que j’ai recommencé à apprécier ce met. Mes parents en faisaient régulièrement et ils mettaient… des oignons! Je vous l’ai déjà dit : j’apprivoise tranquillement les oignons, même si j’ai déjà adopté les échalotes hachées finement. Bref, j’étais suspicieuse à chaque bouchée et si par malheur je tombais sur un morceau d’oignon, c’était fini : j’arrêtais de manger. Chacun à ses dégoûts, il faut bien l’avouer.

Cette recette est tirée de la revue Ricardo, volume 7, numéro 5. Voici donc la recette pour vous réconcilier avec le pain de viande.

Pain de viande au porc et aux pommes avant la découpe
Pain de viande au porc et aux pommes
Pour 4 personnes

400 g de porc haché
1 tasse ou 2 pommes pelées et râpées
¼ de tasse ou 30 g de chapelure
½ cuillère à soupe de poudre de chili ou de paprika fort
¾ cuillère à thé de moutarde sèche*
¾ cuillère à thé de sauce worcestershire
7 tranches de bacon ou de lard à griller ou plus au besoin
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la viande, les pommes râpées, la chapelure, la poudre de chili, la moutarde et la sauce worcestershire. Saler et poivrer.

Sur une plaque de cuisson recourverte de papier parchemin, étaler en diagonale les tranches de bacon, en chevauchant légèrement. Poser la viande sur les tranches et façonner un pain d’environ 20 cm par 10 cm (8 po par 4 po). Replier les tranches de bacon sur le pain de viande en veillant à bien le recouvrir, omis les extrémités qui restent légèrement à découvert. Retourner le pain de viande pour que les extrémitées des tranches de bacon soient en dessous.

Enfourner et cuire pendant 35 à 40 minutes ou jusqu’à ce qu’un thermomètre à viande indique 82°C (180°F). En fin de cuisson, allumer le grill (broil), si nécessaire, pour colorer le bacon et le rendre croustillant**. Servir avec des légumes, de la purée de pommes de terre et si désiré, de la compote de pommes.

*Vous pouvez remplacer la moutarde sèche par de la moutarde préparée (de la moutarde américaine).
**Si vous désirez glacer le pain de viande : faire fondre 2 cuillères à soupe de gelée de fruits (gelée de pommes ou d’abricots), badigeonner le pain de viande en fin de cuisson et le laisser dorer quelques minutes sous le grill (broil).

Pourquoi ne pas réaliser cette recette pour recevoir? Seule petite contrainte, si vous modifiez les quantités, le temps de cuisson varie également : comptez 1 heure de cuisson pour 675 g (1½ lb).

Sushi que de soucis!

Honnêtement, quand j’ai vu le nouveau thème d’Aurore pour le KKVKVK #33 (les makis sucrés ou salés), j’ai cru que j’allais encore laisser passer une édition. J’aime bien les makis (et les sushis), mais je ne suis jamais vraiment satisfaite quand j’en fais. Je réussis, hélas, à uniformiser le goût de mes différents sushis. Cependant, l’idée de faire des makis sucrés m’interpellait. De plus, pour me compliquer la vie, je me suis imposé quelques restrictions supplémentaires : pas de crêpes (qui remplace la feuilles nori dans les versions sucrées comme ici), pas de riz au lait et ni de « carrés » rices krispies vu que mon chéri ne raffole pas de ces deux éléments (pour ne pas dire qu’il ne les aime pas).

Les premiers jours, je n’arrêtais pas de réfléchir à ce que je pourrais utiliser. Au moins j’avais des idées, mais je percevais toujours un problème technique. Je me suis enfin arrêtée sur une idée de pâte de fruits, crème pâtissière et chocolat. J’ai réalisé une crème pâtissière, mais elle n’était pas assez consistante à mon goût, je l’ai réservé au réfrigérateur en attendant que je réalise ma pâte de fruits… Elle a un peu trop attendu et elle a pris un drôle de goût. Entre-temps, je m’étais dit que le chocolat n’était peut-être pas une bonne idée. J’avais déjà envisagé que mes rouleaux séjourneraient dans le réfrigérateur avant de les découper et le chocolat durcit au froid (ce qui ne facilite nullement la découpe!). Finalement, j’ai réalisé ma pâte de fruits cette semaine et le lendemain, plutôt que de refaire une crème pâtissière, j’ai décidé de faire une ganache. Les idées se sont emboîtées et j’ai utilisé des fruits pour garnir mes makis sucrés.

Le bilan : je suis très contente de l’association des saveurs et des textures, mais je dois avouer que le roulage des makis a été quelque peu difficile.

Pâte de fruits, chocolat et fruits
Makis sucrés à ma façon
Pour environ 30 bouchées

Ganache de chocolat noir
160 g ou 6 onces de chocolat noir
⅔ de tasse ou 160 g de crème 15 % ou 35 %
(demi-crème ou entière)
¼ de tasse ou 56 g de beurre non salé

Pâte de fruits*
1¼ tasse ou 300 g de compote aux pomme et aux fraises
ou une compote d’autres fruits, au goût
1 tasse ou 200 g de sucre
2 ou 3 cuillères à soupe ou 25 g de pectine en poudre
(Gelfix 2:1)
2 cuillères à thé de jus de citron

Garniture au choix
Pomme
Poire
Clémentine
Sucre (ou amandes en poudre)

Ganache de chocolat noir
Hacher le chocolat et le déposer dans un bol. Mettre la crème dans un chaudron et porter à ébullition. Quand la crème bout, la verser sur le chocolat. Brasser jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux et mélanger jusqu’à ce qu’il soit totalement incorporé. Couvrir d’un film plastique et réfrigérer pendant 2 heures.

Pâte de fruits
Couvrir une grande plaque de cuisson d’un papier parchemin, réserver.

Verser dans un chaudron la compote de fruits et porter à ébullition. Quand la compote est chaude, ajouter le sucre, la pectine et le jus de citron. Porter à nouveau à ébullition et laisser bouillir pendant 3 minutes. Verser le mélange sur la plaque de cuisson sur une épaisseur de 2 mm (⅛ po). Laisser prendre pendant 4 à 12 heures à température ambiante. Déposer une nouvelle feuille de papier parchemin sur la pâte de fruits et retourner. Décoller la pâte de fruits de la première feuille. Réserver à température ambiante jusqu’à son utilisation.

Garniture et montage
Préparer vos fruits, détailler en quartier une clémentine, couper en bâtonnents ou en juliennes la pomme et la poire. Réserver.

Déposer la pâte de fruits devant vous. Tailler une bande d’environ 10 cm (4 po) de large. Si désiré, saupoudrer du sucre ou des amandes en poudre sur la pâte de fruits. Retourner la pâte et étendre la ganache au chocolat sur la pâte de fruits en laissant 1 à 1,5 cm (½ po) dans le haut de la pâte de fruits. Déposer les morceaux de fruits de votre choix sur la ganache en formant une ligne. Rouler en pressant légèrement afin de refermer le rouleau**. Répéter l’opération en variant les fruits. Quand tous vos rouleaux sont terminés, les déposer sur une assiette recouverte de papier parchaemin et réfrigérer pendant 1 heure ou jusqu’à ce que la ganache soit prise.

Au moment de servir, découper les rouleaux comme pour des sushis (ou makis). Selon les fruits utilisés, ces makis se conservent 2 ou 3 jours au réfrigérateur.

*Vous pouvez également utiliser une autre recette de pâte de fruits, vous devez cependant étendre la pâte sur une fine couche. Si vous le désirez, remplacer la pâte de fruits par des rouleaux de fruits séchés vendus en épicerie (au Québec du moins).
**Pour vous aider à rouler vos makis, vous pouvez utiliser un tapis à sushi (makisu). Pour mieux visualiser comment faire des sushis cliquez-ci.

Alors que pensez-vous de mes makis?

Recette rustique… mais néanmoins bonne

Dernièrement, je suis tombée sur une pomme farineuse. Pour moi, ça annonce la fin (peut-être temporaire) des pommes à croquer et le début du compotage. Comme vous pouvez le deviner, j’ai transformé les pommes restantes en compote. En voyant cette purée de fruits, je me suis souvenu des carrés aux pommes de ma mère. Évidemment, je n’ai pas sa recette, et les quelques heures de décalage horaire sont parfois embêtantes pour avoir la recette rapidement. Je me suis donc inspirée d’une recette trouvée sur le site Recettes du Québec.

Compote de pommes en croûte
Carrés aux pommes
Pour 6 personnes

¾ de tasse ou 75 g de flocons d’avoine (gruau)
½ tasse ou 60 g de farine
6 cuillères à soupe ou 75 g de cassonade ou de sucre roux
¼ de cuillère à thé de sel
¼ de cuillère à thé de bicarbonate de sodium ou de soude
6 cuillères à soupe ou 80 g de beurre non salé, tempéré
1 tasse ou 250 g de compote de pommes*
1 cuillère à thé de fécule de maïs ou maïzena (facultatif)
Cannelle au goût

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Dans un bol, mélanger les flocons d’avoine, la farine, la cassonade, le sel et le bicarbonate de soude. Incorporer le beurre pour obtenir une masse granuleuse. Déposer la moitié de la pâte dans un plat rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 po par 8 po). Étaler et presser ce mélange pour former une croûte.

Dans un contenant, mélanger la compote de pommes et la fécule de maïs. Ajouter de la cannelle au goût. Verser la compote sur la croûte et répartir le restant de la pâte sur le dessus comme pour un crumble.

Enfourner et cuire pendant 20 à 25 minutes. Servir chaud, tiède ou froid.

*Vous pouvez remplacer la compote de pommes par 1 tasse ou 250 g de pommes coupées en petits dés. Dans ce cas, omettez la fécule de maïs. Si vous réalisez votre compote, vous pouvez la parfumer à la vanille plutôt qu’à la cannelle.

Mon chéri a grandement aprécié cette gourmandise. Selon lui, c’est aussi bon que des petits gâteaux au chocolat (son dessert favori)! Je lui ai demandé de répéter pour m’assurer que mon cerveau ait bien enregistré l’information, analysé et traduit comme il se doit. Après cette vérification, je peux confirmer que j’avais bien entendu la première fois. Et bien, ce dessert classique (du moins au Québec) aura su nous combler. mais la prochaine fois, je fais la recette de ma mère : ce sera encore meilleur!