Mot-clé : amandes

Un parfum suisse…

Aujourd’hui, je vous propose encore une gourmandise qui s’est retrouvée dans mes paniers gourmands. J’avais envie depuis longtemps de faire des leckerli et en relisant la recette, je me suis dis que c’était le bon moment. Qu’est-ce que les leckerli? Je dirais que c’est le pain d’épices suisse. Ils ont une texture qui leur est propre : elle ne ressemble pas à celle des pains d’épices ni celle des biscuits aux épices. On retrouve quelques variantes, mais les plus connus sont sans doute les leckerli de Bâle ou « Basler Läkerli ».

Honnêtement, je crois que c’est une des gourmandises que j’ai le mieux réussie : le goût et la texture ressemble vraiment à ceux qu’on trouve sur le marché, ils n’ont même rien à leur envier. Pour ceux et celles qui n’ont pas la chance de venir en Suisse (et même si vous y habitez), je ne peux que vous encourager à essayer cette recette. Les quantités d’épices risquent de vous surprendre, mais je peux vous assurer qu’il n’y a pas d’erreur. J’ai trouvé cette recette dans La gargotte de la marmotte.

Leckerli maison
Leckerli maison
Pour 40 leckerli

¾ de tasse ou 250 g de miel
¾ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 175 g de sucre
5 cuillères à thé ou 10 g de cannelle
2 cuillères à thé ou 4 g de muscade moulue*
2 cuillères à thé ou 4 g de gingembre moulu
½ cuillère à thé ou 1 g de clou de girofle moulu**
¼ de tasse ou 30 g de poudre d’amandes***
4½ cuillères à soupe ou 30 g d’amandes effilées
¼ de tasse ou 30 g de poudre de noisettes****
3 cuillères à soupe ou 30 g de noisettes, concassées
¼ de tasse et ½ cuillère à soupe ou 50 g d’écorce
  d’orange confite
¼ de tasse et ½ cuillère à soupe ou 50 g d’écorce
  de citron confit
Zeste d’un demi-citron
2¾ tasses et deux cuillères à soupe ou 350 g de farine
⅛ de cuillère à thé ou 2 grosses pincées de poudre à pâte
  ou de levure chimique
⅓ de tasse et 2 cuillères à thé (100 ml)
  ou 100 g de Kirsch*****

Glaçage
½ tasse ou 80 g de sucre glace
1 petit ou ½ blanc d’oeuf
1 cuillère à soupe de Kirsch

Dans un grand chaudron, verser le miel, le sucre, la cannelle, la muscade, le gingembre et le clou de girofle moulu. Faire chauffer le mélange. Quand le sucre est dissous, ajouter la poudre d’amandes, les amandes effilées, la poudre de noisette, les noisettes concassées, les écorces d’oranges confites, les écorces de citron confit et le zeste de citron. Retirer le chaudron du feu et incorporer le Kirsch, la farine et la poudre à pâte (ou la levure chimique). À ce moment, la préparation est très épaisse et elle est collante : c’est tout à fait normal.

Verser la préparation sur une feuille de papier parchemin. Saupoudrer un peu de farine sur le dessus et déposer une autre feuille de papier parchemin. À l’aide d’un rouleau à pâte, abaisser la pâte entre les deux feuilles de papier parchemin pour former un rectangle d’environ 1 cm (⅜ de pouce) d’épaisseur. Déposer la pâte entre les deux feuilles de papier parchemin sur une plaque ce cuisson et retirer délicatement la feuille qui couvre le dessus. Laisser reposer la préparation à température ambiante pendant 4 heures, voire toute une nuit.

Préchauffer le four à 230°C (450°F).

Enfourner et cuire pendant 15 à 20 minutes.

Dans un bol, préparer le glaçage. Mélanger le sucre glace, le blanc d’oeuf et le Kirsch. Réserver.

Dès que les leckerli sont cuits, les laisser tiédir 5 minutes, puis les découper en carrés ou en losange.

Préchauffer le four à 150°C (300°F).

À l’aide d’un pinceau, glacer individuellement chaque leckerli. Les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et les enfourner pendant 1 à 2 minutes ou jusqu’à ce que le glaçage commence à blanchir. Laisser totalement refroidir avant de déguster. Les leckerli se conservent plus d’un mois dans une boîte en métal ou dans une boîte qui ferme hermétiquement.

*Il est possible de remplacer la muscade, le gingembre et le clou de girofle par 5 cuillères à thé ou par 10 g d’épices à pain d’épices.
**Je n’ai pas mis 1 cuillère à thé ou 2 g de clou de girofle moulu, car je l’ai moulu moi-même et vu le parfum, je ne voulais pas qu’il soit trop dominant.
***Il est possible d’utiliser que des amandes en poudre ou que des amandes effilées.
****Comme pour les amandes, il est possible d’utiliser que des noisettes en poudre ou que des noisettes concassées.
*****Il est possible de remplacer le Kirsch par un autre alcool fort comme le rhum. Si vous ne voulez pas utiliser d’alcool, vous pouvez également remplacer le Kirsch par du jus de pommes.

Et vous, est-ce que vous allez craquer pour les leckerli?

Résolutions, projets, envies…

En début d’année, je ne fais pas partie de ces gens qui se fixent des objectifs dès le changement de calendrier. Je crois que je n’ai même pas pris de résolution l’année dernière. Cependant, les dernières que je m’étais fixées, je les ai tenues. Pour le moment, je jongle avec quelques idées : retranscrire nos recettes préférées dans des carnets, planifier un peu plus nos repas de la semaine et faire l’inventaire du congélateur. Des choses que je vais sans doute concrétiser sans pour autant en faire des objectifs. De toute manière, il reste encore 363 jours pour découvrir ce que 2013 nous réserve.

Aujourd’hui, je vous propose une autre recette qui a pris place dans mes paniers gourmands : le nougat. Il y a un an, cette douceur aurait déjà dû y être, mais le manque de temps m’avait contrainte à abandonner certaines gourmandises. Cette année, je me suis lancée et je peux vous affirmer que ce n’est pas difficile à réaliser… D’accord, ça colle un peu, beaucoup, mais rien d’insurmontable. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 10, numéro 1.

Nougat au miel
Nougat aux amandes et aux pistaches
Pour 24 carrés

2 feuilles de papier azyme
1 tasse ou 200 g de sucre
½ tasse ou 170 g de miel
¼ de tasse ou 60 g d’eau
1 blanc d’oeuf
1 tasse ou 160 g d’amandes blanchies (sans la pelure)
½ tasse ou 80 g de pistaches*
2 cuillères à soupe de sucre glace (facultatif)
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena (facultatif)

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Sur une plaque de cuisson, étaler les amandes et les enfourner pendant 8 à 10 minutes pour les torréfier. Remuer un ou deux fois les amandes pendant la cuisson. Retirer du four et les laisser totalement refroidir. Étaler les pistaches sur une plaque de cuisson et les enfourner pendant 5 à 6 minutes. Les remuer à un ou deux reprises pendant la cuisson. Laisser totalement refroidir.

Huiler légèrement un moule rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces), puis le tapisser d’une pellicule plastique. Huiler légèrement la pellicule plastique. Découper une feuille de papier azyme à la taille du moule. Déposer dans le fond du moule la feuille de papier azyme.

Dans un chaudron, porter à ébullition le sucre, le miel et l’eau. Laisser cuire sans brasser jusqu’à ce qu’un thermomètre indique 150°C (302°F). Retirer du feu.

Dans un bol à l’aide d’un batteur électrique, fouetter le blanc d’oeuf jusqu’à ce qu’il soit mousseux. Verser en filet le sirop de miel en évitant les fouets du batteur. Continuer à fouetter jusqu’à ce que le mélange épaississe, soit de 4 à 5 minutes.

Incorporer les amandes et les pistaches. Verser rapidement la préparation dans le moule préparé et égaliser la surface avec les doigts légèrement humidifiés. Couvrir avec la seconde feuille de papier azyme et au besoin, la tailler pour qu’elle s’adapte à la taille du moule. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser reposer toute une nuit à température ambiante.

Couper le nougat en carrés. Envelopper individuellement dans du papier ciré les morceaux de nougat ou les rouler dans le sucre glace mélangé avec la fécule de maïs (ou la maïzena) avant de les emballer dans une pellicule plastique. Conserver dans un endroit frais et sec pendant environ 2 semaines.

*Il est possible de remplacer les amandes et les pistaches par d’autres fruits secs (noisettes, cerises séchées, oranges confites, etc.).

Et vous, est-ce que vous avez des projets, des objectifs ou des envies pour 2013?

Et de quatre…

Et oui, Une souris dans ma cuisine fête déjà ses quatre ans! À chaque année, je me dis que c’est une drôle d’idée d’avoir créé son blog à cette période de l’année : il y a tellement d’autres mois moins occupés! Bref, je tiens à remercier celles et ceux qui passent et qui prennent le temps de lire ce que j’écris. Un remerciement supplémentaire à celles et ceux qui laissent des commentaires, ça me fait toujours plaisir de découvrir vos petits mots.

Qui dit une année de plus, dit gâteau! Cette fois, je me suis amusée à préparer un gâteau très coloré : un gâteau arc-en-ciel. J’ai pris la recette de gâteau chez Amuses bouche et pour le glaçage, j’ai opté pour la recette de Ricardo tirée de son magazine volume 9, numéro 8. Cependant, vu la période de l’année, plutôt que de les faire au couleur de l’arc-en-ciel pourquoi ne pas le faire uniquement en rouge et vert?

Roses en glaçage
Gâteau arc-en-ciel
Pour 8 à 10 personnes

Gâteau (à préparer trois fois)
4 oeufs
⅔ de tasse moins 1 cuillère à soupe ou 120 g de sucre
1 tasse et 1½ cuillère à soupe de farine ou 130 g de farine
3 cuillères à soupe ou 20 g de poudre d’amandes
2 cuillères à thé d’extrait de vanille
Colorants alimentaires* : rouge, orange, jaune, vert, bleu
  et violet

Glaçage à la vanille**
1½ tasse ou 330 g de beurre non salé, ramolli
⅓ de tasse ou 40 g de farine
1 tasse ou 240 g de lait
2 cuillères à thé d’extrait de vanille ou 1 gousse de vanille***
1¼ tasse ou 250 g de sucre

Garnitures au choix**** : confiture de fruits, lemon curd, ganache au chocolat, confiture de lait, etc. (facultatif)

Gâteau
Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer, si nécessaire, deux moules ronds de 20 cm (8 pouces) de diamètre.

À l’aide d’un robot sur socle ou d’un batteur électrique, fouetter les oeufs avec le sucre jusqu’à ce que la préparation triple de volume, soit environ 10 minutes. Ajouter l’extrait de vanille. Incorporer délicatement la farine et la poudre d’amandes. Mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Séparer la pâte en deux et les colorer de deux couleurs différentes. Répartir la pâte dans deux moules ronds*****. Enfourner et cuire 12 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Laisser tiédir. Répéter la recette deux autres fois pour obtenir 6 gâteaux au couleur de l’arc-en-ciel.

Glaçage à la vanille
Dans un chaudron, faire fondre ¼ de tasse ou 55 g de beurre. Ajouter la farine d’un coup et cuire pendant 1 minute en brassant continuellement. Verser le lait et ajouter l’extrait de vanille ou les graines de la gousse de vanille. Remuer la préparation avec un fouet et porter à ébullition. Quand la préparation bout, cuire encore une minute. Verser la préparation dans un bol. Couvrir d’une pellicule plastique en l’appliquant directement sur la préparation. Laisser tempérer à température ambiante, environ 1 heure.

Retirer la pellicule plastique de la préparation, ajouter le sucre et le restant de beurre. Fouetter le tout à l’aide d’un batteur électrique pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que le glaçage soit lisse et crémeux.

Montage
Dans un plat de service, verser une cuillère à soupe de glaçage au centre et déposer la génoise violette. Tartiner une mince couche de la garniture choisie ou une couche de glaçage et superposer la génoise bleue. Répéter l’opération jusqu’à ce que tous les gâteaux de couleurs soient superposés. Couvrir l’ensemble du gâteau d’une mince couche de glaçage et réfrigérer pendant 30 minutes ou entreposer 10 minutes au congélateur. Avec le restant de glaçage, décorer le gâteau selon l’envie ou l’inspiration. Pour réaliser des roses, verser le glaçage dans une poche à pâtisserie munie d’une douille étoilée (par exemple, la n° 96 de Wilton ou d’Ateco) et dessiner chaque fleur en faisant une spirale en partant du centre vers l’extérieur (voir ici). Au besoin, réfrigérer le gâteau et le glaçage quelques minutes si les motifs deviennent plus difficiles à réaliser.

*Si possible, utilisez des colorants alimentaires en gel ou en poudre. Selon l’occasion, vous pouvez n’employer que 2 ou 3 couleurs. Par exemple pour Noël, réalisez des gâteaux rouges et verts que vous alternerez au montage.
**Vous pouvez employer un autre glaçage comme une meringue italienne ou une ganache. Il est aussi possible de parfumer autrement le glaçage en remplaçant le lait et la vanille : pour un glaçage au café, utilisez 1 tasse ou 240 g de café fort et froid au lieu du lait; pour une version au citron, utilisez ½ tasse ou 125 g de jus de citron, ½ tasse ou 125 g d’eau et 1 jaune d’oeuf; pour un glaçage à la noix de coco, substituer le lait par 1 tasse ou 240 g de lait de coco.
***J’ai augmenté la quantité de vanille, car j’aime que le parfum soit bien présent. Ajustez à votre goût la quantité de vanille.
****La garniture permet d’apporter une autre saveur, mais elle sert avant tout à faire adhérer les gâteaux les uns aux autres sans que cela ne soit nécessairement visible.
*****Il est possible de cuire les pâtes à gâteau sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et de venir y découper des cercles de même taille (ou une autre forme) si vous n’avez pas deux moules de même dimension.

Et pour vous, quels seront les couleurs qui composeront votre gâteau?

Avant qu’il ne soit trop tard… et pour se faire plaisir!

Ces dernières semaines, je limitais souvent le temps que je passais à rédiger mes recettes. J’optais régulièrement pour des recettes simples et rapides. Cependant, à ce qu’on m’a dit, je suis quelqu’un qui aime bien se compliquer la vie, alors par moment, je fais de recettes qui demandent plus de temps à écrire qu’à réaliser… J’exagère, mais ce n’est pas très loin de la vérité. Tout ça pour vous dire que j’ai réalisé des macarons en juin à la fraise et à la vanille et que je ne vous en ai point parlé… Je sais que la saison des fraises tire sur sa fin (si ce n’est pas déjà fini), mais ces macarons sont trop gourmands pour ne pas vous en parler et puis les framboises peuvent remplacer les fraises.

D’autre part, je m’étais promis que quand je vous reparlerais de macarons, je vous donnerais une recette à base de meringue italienne. J’ai enfin trouvé mes recettes de bases presque (on est jamais à l’abri d’un désastre) infaillibles. Pour la meringue classique, j’utilise la recette de Mélanie, La tête dans le chaudron, (je vous en parlerais peut-être une autre fois) et pour la meringue italienne, j’utilise la recette de Pierre Hermé. Par la même occasion, je vous propose une idée de garnitures issues de son livre Macaron. J’ai eu des soucis avec mon chocolat blanc, donc ma ganache est restée liquide (je rêve d’essayer le chocolat Valrhona…). C’est pourquoi, j’ai remplacé la ganache de monsieur Hermé par celle de Mercotte qui donne de bons résultats même en variant le chocolat blanc.

Vanille et fraise
Macarons fraise-vanille
Pour 30 à 40 macarons selon leur taille

Compote de fraises
1½ tasse ou 175 g de fraises
2 cuillères à thé ou 10 g de jus de citron
1 cuillère à soupe ou 12 g de sucre
½ cuillère à thé de gélatine en poudre
  ou 1½ feuilles de gélatine (1,5 g)
½ cuillère à soupe d’eau froide (si la gélatine est en poudre)

Sucre coloré*
¼ de tasse ou 50 g de sucre
Quelques gouttes de colorant alimentaire rouge ou rose**

Coques des macarons à la meringue italienne
1¼ tasse ou 150 g de poudre d’amandes
1 tasse moins 1 cuillère à soupe ou 150 g de sucre glace
60 ml*** ou 55 g de blancs d’oeufs tempérés
1 gousse de vanille (facultatif)
¾ de tasse ou 150 g de sucre
2½ cuillères à soupe ou 37 g d’eau
60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs tempérés
1 pincée de sel
2 gouttes de jus de citron

Ganache à la vanille
5 cuillères à soupe ou 75 g de crème 35 %
  ou de crème entière
150 g (5¼ onces) de chocolat blanc
2 gousses de vanille****

Sucre coloré
Préparer la veille le sucre coloré. Préchauffer le four à 60°C (150°F).

Verser le sucre dans un sac en plastique. Ajouter quelques gouttes de colorant alimentaire, refermer le sac hermétiquement et secouer pour colorer uniformément le sucre. Au besoin, répéter l’opération jusque ce la couleur du sucre vous plaise. Verser le sucre sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et bien l’étaler. Enfourner et faire sécher le sucre pendant 30 minutes. Laisser tempérer et conserver le sucre à l’abri de l’humidité

Compote de fraises
Dans un bol, faire gonfler la gélatine en poudre dans la demi cuillère à soupe d’eau froide ou faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide pendant 5 minutes.

Équeuter les fraises. Déposer les fruits dans le bol d’un robot culinaire muni d’une lame en « s » (ou à l’aide d’un pied-mélangeur) et les réduire en purée. Filtrer la préparation, vous devriez obtenir environ 200 ml de purée de fraises. Ajouter le sucre et le citron.

Dans un chaudron, verser un quart de la préparation de fraises et faire tiédir, environ 35-40°C (86-104°F). La préparation doit être chaude, mais supportable au toucher (comme le biberon d’un bébé). Ajouter la gélatine et bien brasser pour s’assurer qu’elle fonde totalement. Si la gélatine est en feuille, bien l’essorer avant de l’ajouter à la préparation. Ajouter le restant de purée et bien mélanger. Verser la préparation de fraises sur une épaisseur maximale de 4 mm (¹⁄₈ de pouce) dans un grand plat (ou une plaque de cuisson) recouvert d’une pellicule plastique. Réfrigérer pendant 1 heure, puis placer au congélateur pour 2 heures. Découper des carrés d’environ 1,5 cm (½ pouce) et réserver au congélateur sans les superposer.

Ganache à la vanille
Dans un chaudron, verser la crème. Fendre les gousses de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter, ainsi que les gousses, à la crème. Porter à ébullition. Dès les premiers de bouillonnement, retirer du feu, couvrir et laisser infuser pendant 30 minutes. Retirer les gousses de vanille.

Hacher le chocolat blanc et le déposer dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Réchauffer la crème avec les grains de vanille. Verser la crème chaude en trois fois sur le chocolat en mélangeant bien entre chaque ajout. Couvrir d’une pellicule plastique apposée directement sur la préparation. Réfrigérer jusqu’à ce que la préparation soit crémeuse et puisse facilement se tartiner, environ 2 à 4 heures.

Coques des macarons à la meringue italienne
Verser la poudre d’amandes et le sucre glace dans le bol d’un robot culinaire muni d’une lame en « s ». Mixer quelques secondes pour affiner la préparation (surtout pour la poudre d’amandes). Tamiser la préparation pour l’aérer et au besoin, remixer les éclats plus important d’amandes. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter aux poudres. Incorporer la première partie des blanc d’oeufs (60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs) et réserver.

Dans un chaudron, verser l’eau et le sucre. Faire bouillir jusqu’à 118°C (244°F). Quand le thermomètre indique 110°C (230°F), commencer à fouetter doucement la deuxième partie des blanc d’oeufs (60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs) avec le sel et le jus de citron à l’aide d’un robot sur socle. Augmenter progressivement la vitesse. Quand le sucre cuit a atteint 118°C (244°F), le verser en filet sur les blancs d’oeufs alors que le robot les fouette à pleine vitesse. Continuer à fouetter jusqu’à ce que la préparation soit à 40-50°C (104-122°F). La meringue doit être ferme et la consistance rappelle la guimauve (ou les marshmallow).

Verser la meringue sur la préparation de sucre glace et d’amandes. Mélanger à l’aide d’une spatule en soulevant la masse des côtés vers le centre. Arrêter de mélanger dès que la préparation forme un ruban : quand on soulève la pâte à l’aide d’une spatule, elle coule tranquillement en un flot continu et quand on arrête de brasser, les sillons laissés dans la pâte disparaissent.

Remplir une poche à pâtisserie munie d’une douille lisse de 8 mm à 10 mm de diamètre et dresser les coques des macarons sur des plaques de cuisson recouvertes de papier parchemin. Saupoudrer les coques avec le sucre coloré. Laisser croûter les coques à température ambiante, jusqu’à ce que la surface ne colle plus au doigt.

Préchauffer le four à 150°C (300°F).

Enfourner une plaque de cuisson et cuire pendant 12 minutes. Au besoin, ajuster la température du four pour les fournées suivantes. Retirer les coques de la plaque de cuisson et les laisser tiédir avant de les décoller du papier parchemin.

Montage
Verser la ganache dans une poche à pâtisserie. Garnir d’une pointe de ganache la moitié des coques puis déposer un carré de compote de fraises en appuyant légèrement. Recouvrir généreusement de ganache et déposer une seconde coque pour terminer le macaron. Recommencer jusqu’à épuisement des coques. Réfrigérer les macarons de 12 à 24 heures avant de déguster.

*Vous obtiendrez plus de sucre coloré que nécessaire. Utiliser le sucre restant pour décorer des gâteaux ou pour teinter légèrement la pâte d’un dessert.
**Un colorant liquide est parfaitement adapté pour ce genre de préparation. Vous pouvez également utiliser une autre couleur de votre choix.
***Si vous utilisez une tasse à mesurer pour les ingrédients liquides, 60 ml de blancs d’oeufs correspond à un peu moins que ¼ de tasse.
****Pour un parfum de vanille plus complexe, utilisez des gousses de vanille avec différente origine : Madagascar, Tahiti, Mexique, etc.

Et vous, est-ce que vous êtes arrivés jusqu’au bas de cet article?

7 à 3 pour la génoise…

Je crois que je vous l’ai déjà mentionné, mais la génoise est ma bête noire en cuisine : je la rate une fois sur deux! Actuellement, je dois reconnaître que je ne réussis aucun gâteau qui est réalisé dans un moule de plus de 18 cm (7 pouces) de diamètre : il y a juste pour les gâteaux que je n’arrive pas à trouver le bon réglage avec ce four. Enfin, je travaille sur cet aspect et je ne devrais pas tarder à être au point, mais j’ai quand même droit à quelques déconvenues…

Revenons aux génoises. Depuis deux ans, je me promets de faire un fraisier : à chaque fois que j’y pense, la saison de mon fruit rouge préféré est terminée. Heureusement, je ne l’ai pas oublié cette année! Je regarde diverses recettes et je me lance avec une recette de Conticini… J’ai sans doute visé trop haut. Je prépare la pâte du gâteau en fouettant bien les oeufs, je la verse dans mon moule, je saupoudre les l’éléments du croustillant comme indiqué et j’enfourne. Viens le moment de vérifier la cuisson, j’utilise un pic prévu à cet effet et il ressort propre, donc mon gâteau est cuit… Erreur! Quelques minutes après être sortie du four, le gâteau s’écrase sur lui-même : il n’était pas assez cuit. Je laisse passer la nuit avant d’évaluer l’étendu du désastre. Le lendemain, je m’attaque à la bête pour savoir ce qu’il en est réellement. Je tranche le gâteau en deux et je soulève le dessus qui n’est pas de cet avis et se décompose en morceaux. C’est fini, il est hors de question que je fasse du rapiéçage pour mon fraisier! Nous avons quand même mangé ce truc hyper moelleux, mais je me suis rabattue sur une autre recette de fraisier.

J’ai hésité entre de nombreuses recettes et j’ai opté pour une recette de fraisier d’Isa (avec de légères modifications). Cette fois, j’ai vérifié la cuisson avec un thermomètre : saviez-vous qu’un gâteau est cuit lorsqu’il atteint 99°C (210°F)? Pour mon fraisier, j’aurais aimé réaliser un miroir aux fraises (je n’aime pas vraiment la pâte d’amande), mais en ce moment je cours après le temps donc ça sera pour l’année prochaine… peut-être.

Fraisier simple
Fraisier*
Pour 12 à 15 personnes

Génoise aux amandes
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé
1⅔ tasse ou 200 g de farine
6 oeufs
1 tasse ou 200 g de sucre
6½ cuillères à soupe ou 50 g de poudre d’amandes

Crème mousseline
¾ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 180 g de beurre non salé,
  à température ambiante
360 ml ou 360 g de lait
4 jaunes d’oeuf
½ tasse ou 100 g de sucre
¼ de tasse ou 30 g de fécule de maïs ou de maïzena
1 gousse de vanille ou 2 cuillères à thé d’extrait de vanille

Jus de fraise**
700 g (1½ livres) de fraises ou en quantité suffisante
Pâte d’amandes pour décorer (facultatif)

Génoise aux amandes
Prélever 1 cuillère à thé du beurre pour graisser un moule de 23 cm (9 pouces) de diamètre. Réserver le moule au réfrigérateur jusqu’au moment de cuire la pâte.

Tamiser la farine. Faire fondre le beurre à feu doux.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger les oeufs et le sucre. Déposer le bol sur un chaudron d’eau frémissante pour faire un bain-marie. Fouetter continuellement le mélange jusqu’à ce qu’il atteigne 50°C (122°F). Retirer le bol du bain-marie et fouetter la préparation à l’aide d’un batteur électrique jusqu’à ce que la masse blanchisse, épaississe et triple de volume. À l’aide d’une spatule, incorporer délicatement la farine, la poudre d’amandes et le beurre fondu. Verser la pâte dans le moule***. Enfourner sans attendre et cuire pendant 25 à 30 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler, puis laisser totalement refroidir.

Crème mousseline
Dans un chaudron, verser le lait. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter au lait. Faire chauffer le lait et dès les premiers signes d’ébullition, le retirer du feu.

Dans un bol, fouetter les jaunes d’oeufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange commence à blanchir. Incorporer la fécule de maïs (ou la maïzena). Verser un tiers du lait sur ce mélange. Verser le restant du lait et remettre la préparation dans le chaudron. Porter à ébullition en brassant constamment. Dès les premiers signes d’ébullition et que la crème a épaissi, retirer du feu et laisser tiédir 10 minutes. Retirer la gousse de vanille ou ajouter l’extrait de vanille à ce moment.

Incorporer la moitié du beurre (environ 6½ cuillères à soupe ou 90 g). Verser la crème dans un plat, couvrir d’une pellicule plastique et laisser refroidir jusqu’à 20°C (68°F), soit environ 1 heure. Au besoin, placer la crème au réfrigérateur pour la refroidir plus rapidement.

Fouetter la crème à l’aide d’un batteur électrique pour homogénéiser la texture. Ajouter le restant de beurre en fouettant pour émulsionner et lisser la crème mousseline.

Montage
Laver et équeuter les fraises.

Couper la génoise en deux sur l’épaisseur. Si possible, effectuer le montage dans un moule à charnière ou un grand cercle à pâtisserie. Déposer un étage de génoise dans le moule ou le cercle. Mouiller la surface du gâteau avec le jus de fraise. À l’aide d’une poche à pâtisserie, répartir un tiers de la crème mousseline sur le gâteau. Couper en deux une partie des fraises et les placer sur tout le tour du moule, la face tranchée contre la parois du moule. Répartir le restant des fraises à l’intérieur sur toute la surface. Recouvrir le tout avec la crème mousseline restante. Imbiber légèrement la génoise avec le jus de fraise et le déposer sur la crème mousseline. Décorer avec une mince couche de la pâte d’amandes, si désiré. Réfrigérer pendant 2 heures avant de déguster. Au moment de la dégustation, retirer le cercle et décorer le dessus avec des fraises.

*Je n’ai fait que deux tiers de la recette que j’ai réalisé dans un moule de 18 cm (7 pouces). Cependant pour les mesures, il est plus facile pour moi de retranscrire la recette en entier. Vous pouvez également préparer ce fraisier dans un moule de 20 cm (8 pouces).
**Il est possible de remplacer le jus de fraise par un sirop simple : il suffit de porter à ébullition 100 ml ou 100 g d’eau avec ½ tasse ou 100 g de sucre. Retirer du feu dès les premiers bouillonnements et ajouter 3 cuillères à soupe ou 45 g d’alcool au choix (Kirsch, Williams, etc.).
***À cette étape, enfarinez votre moule s’il n’est pas anti-adhésif.

Et vous, est-ce que vous réussissez bien les génoises?