Le thé…

C’est mon chéri qui m’a fait découvrir le thé. Le premier thé que j’ai bu, en ajoutant beaucoup de sucre, était un thé à l’orange. J’aime bien ce parfum quand il fait un froid de canard à l’extérieur (Au Québec, le froid de canard, pas vraiment en Suisse!). Puis, occasionnellement, j’ai pris du thé noir… encore avec du sucre. Dire que maintenant, je n’en ajoute plus dans les thés… du moins dans ceux que je connais. Mais mon thé favori est le thé au jasmin : dans les restaurants asiatiques, si le thé est servi en théière, je peux prendre facilement cinq tasses si je ne me surveille pas. C’est le thé parfait selon moi. Cependant, j’en consomme rarement; je crois qu’il me faut une certaine atmosphère et surtout, un chiffre en négatif sur le thermomètre!

Tout cela pour vous parler du thé matcha. Ce thé dont les feuilles sont dépouillées de leurs nervures et ensuite broyées à la meule. Il est aussi devenu un ingrédient en pâtisserie à laquelle il donne une jolie couleur verte. Depuis un bon moment, j’avais envie de cuisiner le thé matcha, mais je me méfiais de ce thé… J’ai souvent lu que c’était un thé amer. Pour me lancer, j’ai réalisé des madeleines. Moi, j’ai beaucoup aimé mais pas mon chéri. Les parfums sont délicats et subtils.

La recette que je vous présente provient du site de Mercotte. Et oui, elle n’est pas uniquement une référence pour les macarons.

Madeleine matcha
Madeleines au matcha de Mercotte
Pour 20 madeleines selon votre moule

3 oeufs
1 tasse ou 120 g de farine
2 cuillères à thé ou 8 g de poudre à pâte ou levure chimique
2 cuillères à soupe ou 12 g de thé matcha
½ tasse et 2 cuillères à thé ou 120 g de beurre salé
⅔ de tasse moins 1 cuillère à soupe ou 120 g de sucre
  de canne ou de cassonade non tassée
¼ de tasse ou 60 g de jus de sudachi ou de lime*

Préchauffer le four à 240°C (475°F).

Dans un chaudron, déposer le beurre et le faire fondre à feux doux. Une fois fondu, réserver.

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte et le thé matcha. Fouetter légèrement les oeufs avant de les incorporer au mélange de farine. Verser le beurre et fouetter vivement la pâte. Ajouter le jus d’agrume pour terminer.

Beurrer et enfariner les moules à madeleine si nécessaire. Remplir les alvéoles au trois quarts et enfourner pendant 4 minutes. Après ce temps, diminuer la température du four à 180°C (350°F) et prolonger la cuisson de 4 minutes. Démouler et servir chaud, tiède ou froid selon l’envie.

*Selon Mercotte, le jus de sudachi est un jus d’agrume que l’on trouve au Japon. Au même titre que le jus de yuzu (un autre agrume qu’on retrouve au Japon), on peut se procurer ce jus dans les épiceries asiatiques. Personnellement, je n’ai pas encore trouvé de jus de yuzu ni de sudachi. Pour la recette, j’ai utilisé du jus de lime (citron vert), mais vous pouvez prendre le jus un autre agrume (pamplemousse, orange, clémentine, etc.).

Et vous, quel est votre thé favori?

Nourriture réconfortante

Ces temps-ci, je ne suis pas très créative : j’essaie peu de nouvelles recettes et j’en invente encore moins. Je suis dans une période « confort food », la nourriture réconfortante. Ce ne sont pas nécessairement des recettes de mon enfance, mais plutôt des recettes rapides ou grandement appréciés par mon chéri et moi. Bref, difficile d’alimenter mon blog dans ces conditions et je me replonge dans ma banque de photos. C’est ainsi que j’ai découvert que je n’avais pas publié ma recette de coquille d’agneau. J’aime bien cette recette, surtout que c’est une des premières que j’ai imaginée sans m’appuyer sur un livre ni sur une recette existante sur le web. Alors voici ma recette de coquille d’agneau et sa sauce au Cognac.

Agneau emballé dans du lard
Coquille d’agneau et sa sauce au Cognac
Pour 3 personnes

1 coquille d’agneau ou filet d’agneau d’environ 300 g
6 ou 7 tranches de lard à rôtir ou de bacon
1 cuillère à thé de moutarde en poudre*
1 échalote finement hachée
1½ tasse ou 375 g de fond de veau ou de bouillon de boeuf
½ tasse ou 125 g de Cognac
¼ tasse ou 75 g de crème ou plus si désiré
1 cuillère à thé de moutarde de Dijon
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre
Au goût : du romarin, de la moutarde en poudre et de noix de muscade

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans une poêle, verser 1½ cuillère à soupe d’huile d’olive et faire saisir la viande de chaque côté. Saupoudrer la moutarde en poudre sur la viande. Saler et poivrer.

Sur une plaque de cuisson légèrement huilée ou recouverte d’un papier d’aluminium, étaler côte-à-côte les tranches de lard. Déposer la viande sur les tranches de lard et l’enrouler de ces dernières. Enfourner la viande emballée de lard et cuire environ 18 minutes. Quand il reste que 5 minutes de cuisson, allumer l’élément du haut (broil) si nécessaire pour bien faire griller le lard.

Dans la poêle qui a servi à saisir la viande, ajouter le restant d’huile et faire revenir l’échalote. Déglacer avec le Cognac et laisser réduire de moitié. Ajouter le fond de veau et la moutarde de Dijon. Saler, poivrer et assaisonner la sauce en ajoutant le romarin, la noix de muscade et la moutarde en poudre. Ajouter la crème et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.

Couper la viande en portion, arroser de sauce et accompagner d’un légume vert.

*Il est possible de remplacer la moutarde en poudre par de la moutarde préparée (moutarde américaine) ou une autre moutarde arômatisée.

J’espère pouvoir reprendre le rythme et vous proposer en alternance des recettes salées et sucrées. Mais en attendant, quel est pour vous votre plat réconfortant?

Souvenir d’Italie

Cet été, nous sommes allés en Italie voir des amis du Québec. Pendant notre séjour, nous nous sommes rendus dans un petit restaurant de Cavour. Malheureusement, je ne me souviens pas du nom du restaurant, mais c’était déliceux. Pour une fois, j’ai pris un dessert. Dans l’assiette, il y avait des petits fruits avec une crème anglaise, peut-être, dans une crêpe. Cependant, le plus intéressant était le petit plat qui l’accompagnait… Un sorbet au citron. Que du plaisir pour la bouche, un parfait équilibre entre le sucré et l’acidité. Ici, j’ai tenté de reproduire ce sorbet, il n’est pas identique, mais il demeure très satifaisant.

Sorbet citronné
Sorbet au citron
Pour 3-4 personnes

⅓ de tasse ou 80 g de jus de citron frais pressé*
(1½ ou 2 citrons)
⅓ de tasse ou 60 g de sucre
3 cuillères à soupe ou 40 g d’eau

Dans un chaudron, verser le jus de citron, le sucre et l’eau. Chauffer jusqu’à ce que le sucre soit dissout. Retirer du feu et verser dans un plat allant au congélateur. Déposer le sorbet au congélateur et attendre 30 minutes.

Sortir le sorbet et fouetter pour séparer les cristaux glacés. Remettre au congélateur pour 20 minutes. Remuer la préparation et remettre au congélateur pour 20 minutes. Répéter cette opération pendant 2 ou 3 heures.

Plus le sorbet sera brassé, plus les cristaux de glace seront petits et plus la texture sera fine. Quelques heures ou 30 minutes avant de servir le sorbet, le sortir du congélateur et le gratter pour le rendre souple ainsi il sera plus facile à servir.

*Vous pouvez remplacer le jus de citron par le jus d’un autre agrume. Selon l’agrume choisi, il faudra éventuellement diminuer la quantité de sucre.

Je sais, c’est bizarre de vous proposer un dessert glacé alors qu’il fait « froid » (la sensation de froid est quelque chose de relatif, ne l’oubliez pas) et qu’il neige aussi bien au Québec qu’en Europe. Mais même s’il y neige en Suisse, la température est clémente. De toute manière, moi, j’ai trop chaud sous mon manteau d’hiver!

Petits biscuits…

Je recommence depuis peu à cuisiner. Pendant la période des fêtes, je n’ai pas eu à réaliser grand chose, alors j’ai de la difficulté à reprendre le rhyme. Donc pour recommencer en douceur, j’ai opté pour une recette de biscuits à la noix de coco. Il y avait un bon moment que je n’avais pas cuisiné avec la noix de coco; ce n’est pas que je n’aime pas ça, mais mon chéri n’est pas un adepte de cet ingrédient.

Ces biscuits me rappellent une sorte que ma mère achetait à l’épicerie, mais le nom ne me revient pas à l’esprit et je crois qu’ils étaient garnis de confiture. Je trouve que ces biscuits ont un goût d’enfance… même si ce n’est pas une gourmandise qui ait été habituelle à la maison. J’ai pris cette recette dans le livre de Martha Stewart, la bible des Biscuits, sablés, cookies.

Roches à manger
Rochers à la noix de coco
Pour 50 petits biscuits

1¾ tasse ou 200 g de noix de coco râpée non sucrée
¾ de tasse ou 150 g de sucre
2 blancs d’oeufs
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
1 pincée de sel
80 g (3 onces) de chocolat haché* (facultatif)

Préchauffer le four à 160°C (320°F).

Dans un bol, mélanger à la main la noix de coco, le sucre, les blancs d’oeufs, la vanille et le sel pour obtenir une pâte homogène. Séparer la pâte en deux et ajouter les morceaux de chocolat dans une des deux portions.

Recouvrir une plaque de cuisson de papier parchemin. Mouiller vos mains, prélever 1 cuillère à thé de la pâte sans chocolat et façonner une petite boule ou une autre forme au choix. Continuer ainsi jusqu’à épuisement de la pâte. Procéder de la même manière avec la pâte parsemée de chocolat. Enfourner pendant 10 minutes** ou jusqu’à ce que les biscuits soient dorés.

*Vous pouvez remplacer le chocolat par des fruits confits ou, pourquoi pas, par des éclats de caramel.
**Si vous faites des biscuits plus gros, le temps de cuisson peu atteindre 15 à 20 minutes.

Travailler la noix de coco m’a donné envie de réaliser un gâteau Reine Élisabeth, mais là, je ne crois pas être capable d’en faire manger à mon chéri… affaire à suivre ou pas.

Le retour des oranges

Je sais, c’est la fête des Rois et je ne vous propose pas de galette (ou brioche). La raison est simple : ce n’est pas dans les traditions de ma famille ni dans celle de mon chéri. Peut-être l’année prochaine…

Pour l’instant, je vous propose un magret de canard à l’orange. J’ai bien aimé cette recette : elle demande peu d’ingrédients et donne un joli résultat… Je vous l’aurais bien suggérée plus tôt (ou l’année dernière), mais j’avais oublié les photos, oups!

Cette recette vient du site 750 g.

Magret à l'orange
Magret de canard et sa sauce à l’orange
Pour 3 personnes

1 magret de canard de 325-350 g
3 oranges
2 cuillères à thé de sucre
2 cuillères à thé de moutarde de Dijon
Sel et poivre

Prélever le zeste d’une orange et hacher finement, si désiré. Peler une orange à vif, prélever les suprêmes et récupérer le jus. Presser les autres oranges pour récolter, approximativement, 1½ tasse ou 375 g de jus. Réserver.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Avec un couteau, quadriller la peau du magret de canard en évitant de toucher la chair. Déposer le magret, côté peau en-dessous, dans une poêle. Griller pendant 5 à 6 minutes du côté peau et 2 à 3 minutes de l’autre côté. Saler et poivrer le côté chair et déposer le magret dans un plat allant au four. Enfourner pendant 12 à 15 minutes.

Retirer l’excédent de gras de la poêle (ou mettre de côté pour utiliser ultérieurement) et la déglacer avec le jus d’orange. Laisser réduire pendant 5 minutes. Ajouter le sucre, la moutarde, les zestes et les quartiers d’orange. Saler et poivrer. Laisser mijoter jusqu’à ce que le magret soit prêt. Rectifier l’assaisonnement au besoin.

Découper le magret de canard en tranches minces, arrosé de sauce et servir accompagné d’un riz.

Et vous, que faites-vous pour la fête des Rois? Est-ce que vous avez des recettes à me proposer pour cette occasion?