Quand ragoût et vite peuvent s’entendre

Il y a des jours où l’on planifie mal les repas. Pour le souper, j’avais de la viande à ragoût et j’avais passé la journée à l’extérieur… à quelques heures de train de la maison pour être plus précise. De retour à la maison, je voulais vite mettre à cuire le repas pour ne pas manger trop tard.

Dans le train, j’avais déjà réfléchi à mon « affaire ». Le porc se marie très bien avec les pommes. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime bien le porc pour faire des plats mijotés
« sucrés »… style tajine (oui, je sais c’est une aberration, une ineptie de mettre « porc » et «tajine» dans la même phrase). Alors, voici ma recette de ragoût au porc qui se prépare rapidement et sans prise de tête.

Ragoût sur couscous
Ragoût de porc au jus de pommes et son couscous
Pour 3 personnes

300 g de cubes de porc à ragoût
2 tasses ou 500 g de bouillon de poulet
1 tasse ou 250 g de jus de pommes
2 ou 3 échalotes
1 cuillère à thé de ras el hanout*
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel et poivre
¾ de tasse ou 185 g de couscous
1¾ ou 375 g d’eau
2 cuillères à soupe de raisins secs ou au goût
1 cuillère à soupe de canneberges séchées ou au goût

Dans un grand chaudron, verser l’huile. Quand l’huile est chaude, faire saisir les cubes de porc sur toutes les faces. Retirer du chaudron, réserver. Faire revenir les échalotes (épluchées, mais entières) pour les colorer un peu. Remettre la viande, ajouter les épices et bien mélanger. Ajouter le jus de pomme et le bouillon de poulet. Porter à ébullition, couvrir et baisser le feu. Laisser mijoter pendant 1 h 30 au minimum. Saler, poivrer et rectifier l’assaisonnement dans les dernières 30 minutes de cuisson.

Quelques minutes avant de servir préparer le couscous. Dans un chaudron, verser l’eau, les raisins et les canneberges. Porter à ébullition. Quand l’eau bout, retirer le chaudron du feu, ajouter le couscous et couvrir. Laisser reposer pendant 5 minutes. Gratter la semoule avec une fourchette pour séparer les grains et servir avec le ragoût de porc. Accompagner d’un légume au choix.

*Le ras el hanout est un mélange d’épices originaire du Maroc. Vous pouvez le remplacer par du curry ou par un mélange de même proportion de cannelle, de gingembre, de coriandre, de cardamome, de muscade, de poivre noir et de curcuma.

Alors, qu’est-ce que vous pensez de mon ragoût? J’aime bien pouvoir vous offrir mes propres recettes.

Je boulange tard…

Il arrive à mon mari de travailler de nuit, dans ces cas-là, je me couche plus tard, mais vraiment plus tard. La dernière fois, j’ai décidé de faire des chocolatines… Qui dit « chocolatine » dit feuilletage. Ce n’est pas un défi insurmontable, c’est juste une question de patience et de chance. Je me suis améliorée depuis la première fois, mais je finis toujours avec du beurre sur mon plan de travail. Si vous avez des conseils pour ne pas « percer » la pâte, je suis prenneuse : cette fois-ci, je me suis rendue à l’avant dernier « retourné » avant de beurrer (au figuré comme au littéraire) mon comptoir. Le plus beau dans cette aventure, c’est que j’ai fini par aller me coucher avant de laisser lever mes chocolatines et de les enfourner. L’appel de l’oreiller a été plus fort que tout.

J’ai déjà testé quelques recettes de chocolatines, mais celle-ci est vraiment la meilleure que j’ai fait jusqu’à présent : c’est la recette d’Isabelle, Les gourmandises d’Isa. Notez que j’ai légèrement diminué les temps de levée et de réfrigération, n’oubliez pas que j’ai commencé à incorporer le beurre dans la pâte vers 23 heure!

Chocolatine
Chocolatines selon Isa
Pour 6 chocolatines

½ cuillère à soupe de levure sèche (à lever rapide)
100 ml (un peu moins qu’une ½ tasse) ou 100 g de lait
¼ de tasse ou 50 g de sucre
¾ de cuillère à thé d’extrait de vanille
1 oeuf
1½ tasse et 2 cuillères à soupe ou 205 g de farine
½ cuillère à thé de sel
½ tasse à ou 110 g de beurre non salé
¼ de tasse ou 30 g de farine pour le plat de travail
6 à 12 bâtonnets de chocolat*
1 oeuf pour la dorure (facultatif)

Verser le lait dans un chaudron et le faire tiédir, il doit être chaud au toucher tout en étant supportable. Ajouter la levure, 1 cuillère à soupe de sucre (prélevé sur la quantité initiale) et ½ tasse (60 g) de farine, bien mélanger.

Dans un bol, verser la farine restant (1 tasse et 2 c. à s. ou 145 g), le sucre restant et le sel. Ajouter l’oeuf, la vanille et le mélange de lait. À l’aide d’un robot mélangeur ou à la main, pétrir la pâte jusqu’à ce qu’elle soit lisse et élastique. Ajouter un peu de farine si la pâte est trop humide.

Huiler légèrement un autre bol, y déposer la pâte et couvrir d’un linge propre. Laisser lever la pâte dans un endroit sec sans courant d’air pendant 1 heure, puis recouvrir le bol d’un film alimentaire et réfrigérer la pâte pendant 1 heure ou toute une nuit.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte en un grand carré. Aplatir le beurre pour lui donner une forme carrée et le placer au centre de la pâte. Rabattre un côté sur le beurre, un deuxième et un troisième. Vérifier que le beurre est bien emprisonné. Rabattre le dernier côté en dessus de la pâte : ainsi, il y a une proportion similaire entre de pâte de chaque côté du beurre. Étaler délicatement la pâte en une bande qui est trois fois plus long que large, replier la pâte sur elle même en trois, en porte-feuille** (comme pour une lettre). Réfrigérer la pâte pendant 30 minutes.

Placer la partie de la pâte la plus étroite vers le haut et abaisser la pâte délicatement en bande trois fois plus long que large : en tapotant avec le rouleau pour l’assouplir et éviter que le beurre ne sorte de la pâte. Replier la pâte en trois, en porte-feuille. Réfrigérer la pâte pendant 20 minutes. Recommencer cette opération trois fois.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte en un rectangle d’environ 35 cm sur 30 cm (18 pouces par 12 pouces). Couper la pâte en 6 rectangle de même taille. Déposer 1 ou 2 bâtonnets de chocolat au bord de chaque rectangle et rouler la pâte autour sans trop serrer pour que la pâte puisse lever et feuilleter. Sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, y déposer les chocolatines en plaçant les jonctions de la pâte sous celles-ci. Laisser lever la pâte à température ambiante pendant 2 heures.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Si désiré, dorer les chocolatines avec un peu d’oeuf et enfourner pendant 20 minutes ou jusqu’à ce que les chocolatines soient bien dorées.

*Choisissez de préférence un chocolat noir. Si vous ne trouvez pas de bâtonnets de chocolat, vous pouvez utiliser des carrés de chocolat que vous couperez et placerez selon la forme voulue.
**Pour mieux comprendre comment le tournage de la pâte, je vous invite à cliquer ici et là.

Et vous, est-ce que vous déjà fait des chocolatines ou une pâte feuilletée?

Pour remettre son estomac à l’endroit

Les fêtes sont souvent une période d’abus, que ce soit l’alcool, la nourriture ou tout simplement les deux. Personnellement, j’aime bien me retrouver devant un bon potage pour me remettre des repas trop lourd (mais toujours tellement bon).

Aujourd’hui, je vous propose un potage aux légumes. C’est ma recette de base pour ne pas en faire trop et avoir juste la bonne quantité de soupe.

Un bol de soupe?
Potage de légumes
Pour 1 personnes*

1 tasse ou 150 g de légume au choix : carottes, poireau, céleri, céleri-rave, courge, chou-fleur, etc.
½ de tasse ou 75 g de pommes de terre**
1¼ tasse ou 310 g de bouillon de poulet ou de légume
1 échalote
½ cuillère à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre***

Laver, peler et couper les légumes et les pommes de terre en morceaux grossier****. Hacher l’échalote, réserver.

Dans un chaudron, verser l’huile. Lorsque l’huile est chaude, ajouter l’échalote et la faire revenir. Ajouter les légumes et les pommes de terre. Couvrir avec le bouillon, porter à ébullition, poser un couvercle sur le chaudron et réduire le feu. Laisser mijoter pendant 30 minutes.

Après 30 minutes de cuisson, vérifier la cuisson des légumes à l’aide de la pointe d’un couteau : ils doivent être tendre et se défaire. Poursuivre la cuisson au besoin.

Verser la soupe dans un mélangeur (blender) et mélanger pour la rendre lisse. Reverser dans le chaudron, saler et poivrer. Réchauffer au besoin, goûter et rectifier l’assaisonnement. Servir avec un peu de crème, de yogourt nature ou simplement avec du pain.

*Multiplier les quantités des ingrédients selon le nombre de personnes que vous êtes.
**Vous pouvez remplacer les pommes de terre par de la courge (butternut, musqué, citrouille, etc.). La courge permet, comme la pomme de terre d’épaissir le potage. Il est également possible d’utiliser 2 cuillères à soupe de riz plutôt que ½ de tasse ou 75 g de pommes de terre.
***Pour varier les goûts, ajouter du curry, du paprika, de la coriandre ou toutes autres épices qui vous inspirent.
****Si vous n’avez pas de mélangeur (blender), couper les légumes en petits cubes réguliers pour avoir une soupe.

Alors, est-ce que ce potage va vous faire du bien pendant cette accalmie des fêtes?

Mon robot et moi

Depuis un certain temps, j’ai adopté un robot Kitchenaid. À ma grande surprise, je m’en sers très peu pour la pâtisserie. Je ne l’ai jamais utilié pour réaliser un gâteau, il faut dire que j’ai une sérieuse tendence à diviser et à subdiviser les recettes. Cependant, il participe grandement à la réalisation des macarons… et surtout à pétrir les pâtes à pain! Il y a encore quelques exceptions comme la pâte à pizza, mais pour les pâtes collantes : c’est un bonheur.

Vous pouvez comme moi, utiliser un robot avec un crochet ou une machine à pain pour réaliser cette recette, mais il est tout à fait possible de réaliser la pâte à la main. J’ai pris cette recette dans le très beau livre La cuisine campagne de Lilo de Linda du blog Cuisine campagne.

Une mie colorée
Pains vignerons selon Lilo
Pour 4 petites baguettes

3 tasses moins 2 cuillères à soupe ou 350 g de farine
⅔ de tasse ou 150 g d’eau tiède
½ tasse ou 100 g de vin rouge ou de porto*
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
1 cuillère à thé de sel
1¾ cuillère à thé ou 5 g de levure
¼ de tasse ou 50 g de noix (de Grenoble**) concassées

Dans un bol, mélanger la farine et le sel. Former un puit et verser l’eau, la levure, le vin et l’huile d’olive, mélanger. La pâte est très collante, la pétrir dans le bol pendant 10 à 15 minutes ou jusqu’à ce qu’elle devienne souple et lisse. Former une boule, couvrir d’un linge et laisser lever pendant 2 heures dans un endroit à l’abri des courants d’air.

Enfariner légèrement le plan de travail et étaler la pâte pour former un rectangle. Répartir les noix et replier la pâte sur elle-même pour emprisonner les noix. Séparer la pâte en 4 et les façonner en baguette. Déposer les baguettes sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Glisser des linges de cuisine roulés sur eux-mêmes sous le papier parchemin et entre les baguettes pour qu’elles ne s’étalent pas pendant la deuxième levée. Couvrir d’un linge et laisser lever pendant 1 heure.

Dans le four, déposer une plaque de cuisson et préchauffer le four à 240°C (450°F).

Quand le four est chaud, enfourner les baquettes et jeter ¼ de tasse ou 50 g d’eau sur la plaque de cuisson pour créer de la vapeur. Baisser la température du four à 220°C (425°F) et cuire pendant 20 minutes.

*Lorsque j’ai testé cette recette, j’ai manqué de vin rouge, alors j’ai mis du porto. La mie est un peu moins colorée, mais le pain est excellent et il se conserve très bien.
**Je ne sais plus comment qualifier ces noix : je les ai toujours appellé « noix de Grenoble », mais maintenant qu’il y a une AOC (Appellation d’origine contrôlée), je suis bien embêtée.

Et vous, comment réalisez-vous votre pain? Et pour les fêtes, quel type de pain trônera votre table?

Loup de mer

Le poisson, on l’oublie un peu trop souvent pour recevoir. C’est pourtant un aliment qui a une cuisson rapide. De plus, si vous utilisez une cuisson à la vapeur ou en papillote, il est peu probable que votre poisson soit sec ou trop cuit.

Cette recette est à privilégier pour les petits comités; il exige une cuisson minute, mais au final, c’est vous qui décidez. Doubler ou tripler la recette selon vos besoins. Ici, j’ai opté pour du loup de mer, ce poisson a une chair ferme qui se tient bien à la cuisson et une texture qui change vraiment des autres poissons blancs.

Loup de mer arrosé de sauce
Loup de mer à la coriandre
Pour 2 personnes

200 g de loup de mer ou de poisson blanc à chair ferme
1 échalote
1 cuillère à soupe de beurre
¼ de tasse ou 60 g de vin blanc
½ tasse ou 125 g de crème
½ cuillère à thé de coriandre moulue
¼ de cuillère à thé de gingembre en poudre
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Hacher l’échalote, réserver.

Dans une poêle, faire fondre le beurre. Saler et poivrer le poisson. Faire dorer le loup de mer dans le beurre. Quand il est coloré sur les deux faces, le déposer sur une plaque de cuisson et enfourner pendant 10 à 12 minutes.

Ajouter l’échalote dans la poêle et la faire revenir. Déglacer avec le vin blanc, laisser réduire de moitié et ajouter la crème. Ajouter la coriandre, le gingembre, saler et poivrer. Laisser mijoter, goûter et rectifier l’assaisonnement.

Servir le loup de mer arrosé de sauce.

Pour vous faciliter la vie, vous pouvez préparer la sauce à l’avance et la réchauffer au dernier moment. Dans ce cas, il ne vous reste plus qu’à cuire le poisson.