Mot-clé : citron

Type sauce…

Mon chéri et moi aimons bien les sauces pour accompagner les viandes, bref nous sommes du type
« sauce ». J’aime aussi les sauces quand j’expérimente des nouvelles recettes… Ça aide à faire passer une viande trop cuite! Cependant, il y a quand même des jours où l’on veut déguster une viande pour son goût (comme pour une bonne côte de boeuf, miam!) ou son assaisonnement.

Pour la recette que je vous propose, c’est surtout pour faire changement… il ne faut pas exagérer avec les sauces non plus. De toute manière, j’ai une grande confiance en les recettes qu’on trouve dans le magasine Ricardo : j’ai été déçu par une recette (peut-être deux, mais habituellement, je me souviens de mes échecs…) sur plus, peut-être, d’une cinquantaine testées… Bien oui, on ne compte pas quand on apprécie quelque chose! La recette originale est issue du Ricardo volume 8, numéro 4.

Une volaille assaisonnée
Poulet à l’orientale
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées et sans la peau
3 cuillères à soupe de pistache hachées finement*
2 cuillères à soupe de graines de sésame blanche ou dorée
1 cuillère à thé de paprika
1 cuillère à thé de poudre d’oignon
½ cuillère à thé de curcuma moulu ou de curry doux
½ cuillère à thé de cumin moulu
½ cuillère à thé de coriandre moulue
½ cuillère à thé de sel de céleri ou de graine de céleri moulue
1 citron ou ½ orange
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger les pistaches, les graines de sésame, le paprika, la poudre d’oignon, de curcuma, le cumin, la coriandre et le sel de céleri (ou les graines de céleri). Rouler les poitrines de poulet dans ce mélange pour bien les enrober. Saler et poivrer la volaille.

Découper le citron ou l’orange en rondelle. Déposer les morceaux de fruits sur une plaque de cuisson légèrement huilée. Réserver.

Dans une poêle, verser l’huile d’olive et y dorer la viande de chaque côté. Déposer les poitrines de poulet sur les rondelles d’agrume et enfourner pendant 25 minutes ou jusqu’à ce que la viande soit cuite. Trancher le poulet et servir.

*Utiliser des pistaches salées ou non-salées, c’est à votre convenance.

Et vous, êtes-vous du type sauce?

Un peu d’obstination

L’année dernière, j’ai acheté de la rhubarbe à l’épicerie. J’étais très enthousiaste à l’idée de la tremper dans le sucre et de la croquer sans « flafla ». Il devait y avoir plus de 10 ans que je n’en avais pas mangée. Beurk! La rhubarbe était très acide et je n’ai pas réussi à en prendre une bouchée de plus. Une chance que je n’avais acheté qu’une seule tige. Cette année, j’ai retenté ma chance : je l’ai prise au marché et je l’ai choisie bien rouge. Je n’ai pas osé y croquer, mais je l’ai transformée en compote et je l’ai mangée sans partager.

Suite à cette heureuse expérience, j’ai décidé de réaliser la tarte à la rhubarbe de Philippe Conticini issue de son livre « Sensations ». Même mon chéri, qui n’était pas enchanté par la rhubarbe, a bien aimé cette recette… il a cependant retiré les lamelles de rhubarbes du dessus. Bref, il y a toujours de l’espoir et je tenterai d’autres recettes avec de la rhubarbe.

Dans la recette de Conticini, il y a une couche de crème d’amandes que je ne vous propose pas. Il faut réaliser une crème pâtissière et un beurre d’amandes en très petites quantités, ça devient difficile de faire des conversions appropriées. Je crois que la croûte et la compote de rhubarbe sont plus importantes et c’est sans doute ainsi que je la réaliserai la prochaine fois.

Une jolie tarte
Tarte à la rhubarbe
Pour 6 personnes

Pâte sucrée
¾ de tasse ou 92 g de farine
¼ de tasse ou 56 g de beurre non salé, tempéré
½ oeuf ou un petit oeuf
¼ de tasse ou 36 g de sucre glace
1 cuillère à soupe ou 16 g de poudre d’amandes
1 pincée de sel
le zeste d’un demi-citron, haché finement*
¼ cuillère à thé d’extrait de vanille**

Garniture
2¾ tasses ou 400 g de rhubarbes coupées en tronçons
  de 2 cm (¾ de po)
⅔ de tasse ou 135 g de sucre
2 cuillères à soupe ou 30 g d’eau
1 pincée de sel ou de fleur de sel (facultatif)
2 feuilles de gélatine (4 g) ou 1¾ cuillère à thé de gélatine
  en poudre

Décoration
3 tiges de rhubarbe***
Sucre en quantité suffisante

Pâte sucrée
Dans un bol, fouetter le beurre pour qu’il soit crémeux. Ajouter le sucre glace et bien mélanger. Ajouter le zeste de citron et la poudre d’amandes. Quand le mélange est homogène, ajouter l’oeuf et l’extrait de vanille. Incorporer la farine et le sel graduellement. Terminer d’incorporer la farine avec les mains en faisant 2 ou 3 mouvements, il ne faut pas pétrir la pâte. Emballer la pâte dans une pellicule plastique et la laisser au réfrigérateur pendant 3 à 4 heures. Les parfums vont se développer dans la pâte pendant ce temps de repos.

Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte sur une épaisseur d’environ 5 mm (⅜ po). Déposer la pâte dans une assiette à tarte de 20 cm (8 po) de diamètre et la foncer. Déposer une feuille de papier parchemin sur la pâte et garnir de légumineuses sèches, de noyaux d’abricot ou de billes en céramique. Enfourner et cuire pendant 10 minutes. Retirer le papier parchemin et les poids avant de poursuivre la cuisson pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que la croûte soit dorée et cuite. Laisser refroidir totalement.

Garniture
Déposer la rhubarbe, épluchée et découpée en tronçons, dans un chaudron avec l’eau, le sucre et le sel. Cuire pendant 20 minutes à feu moyen jusqu’à l’obtention d’une compote. Assécher ensuite la préparation en prolongeant la cuisson. La purée de fruits doit être assez ferme pour qu’elle se tienne toute seule, il est possible de façonner la préparation en quenelle à l’aide de deux cuillères. Réserver la préparation au chaud.

Faire tremper les feuilles de gélatine dans de l’eau froide ou faire gonfler la gélatine en poudre dans 1 ou 2 cuillères à soupe d’eau froide pendant 10 minutes. Essorer la gélatine en feuille et l’ajouter à la compote de rhubarbe (ou ajouter la gélatine qui a gonflée). Bien mélanger et verser dans un bol. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser refroidir complètement au réfrigérateur.

Décoration
Préchauffer le four à 160°C (325°F).

Éplucher les tiges de rhubarbe et les couper en tronçons d’environ 20 cm (8 po) de longueur, de la même taille que la tarte. À l’aide d’une mandoline ou d’un couteau, recouper les tronçons dans le sens de la longueur en lamelle de 5 mm (moins de ¼ po) d’épaisseur. Sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, étaler les tranches de rhubarbe et les saupoudrer généreusement de sucre. Enfourner pendant 8 minutes ou jusqu’à ce que les tranches soient caramélisées et translucides.

Sur le fond de tarte, étendre la compote de rhubarbe. Couvrir totalement le dessus de la tarte à l’aide des lamelles de rhubarbe en les chevauchant légèrement. Conserver cette tarte à température ambiante jusqu’au moment de servir.

*Personnellement, je préfère quand les zestes sont hachés finement, mais vous pouvez les laisser en petits filaments.
**Il est possible de remplacer l’extrait de vanille par de la pâte de vanille ou un quart de gousse de vanille séchée et réduite en poudre.
***Je n’avais pas assez de rhubarbe, alors je n’ai pas pu couvrir la tarte en entier.

Et vous, vous préférez la rhubarbe sous quelle forme?

Financiers

C’est la fameuse recette où je me suis retrouvée sans photos! Par un curieux hasard, il y avait des blancs d’oeufs dans mon réfrigérateur, alors j’ai refait des financiers. La première fois que j’ai réalisé des financiers, je n’ai pas apprécié ces petits gâteaux. Cependant, cette recette m’a fait changer d’idée : elle est facile à modifier en utilisant les ingrédients qu’on a sous la main ou en la parfumant de différentes façons pour créer des assortiments. Alors, laissez parler vos placards et vos garde-manger!

La recette de base est tirée du livre Mini pâtisseries maison de Orathay Souksisavanh et Vania Nikolcic des éditions Marabout.

Bouchées gourmandes et citronnées
Financiers au citron
Pour 4 financiers ou 15 mini-financiers

½ tasse et 2 cuillères à thé ou 88 g de sucre glace
⅓ de tasse ou 73 g de beurre non salé
¼ de tasse ou 30 g d’amandes en poudre
¼ de tasse ou 30 g de farine
2 blancs d’oeufs (un peu moins ⅓ de tasse ou environ 73 g)
½ citron*
½ cuillère à thé d’extrait de vanille (facultatif)

Préchauffer le four à 210°C (400°F).

Dans un chaudron**, déposer le beurre et le faire fondre à feu doux. Poursuivre la cuisson du beurre, en remuant fréquemment, jusqu’à ce qu’il prenne une couleur ambrée et dégage une légère odeur de noisette. C’est ce qu’on appelle un « beurre noisette ». Laisser tiédir et résever.

Pendant ce temps, presser le demi-citron pour en extraire le jus. Filtrer si désiré et réserver.

Dans un bol, mélanger la farine, les amandes et le sucre glace. Fouetter légèrement les blancs d’oeufs pour les « casser », ce qui les rendra homogène et plus fluide, avant de les ajouter petit à petit au mélange de poudre. Incorporer le beurre avant d’ajouter le jus de citron et l’extrait de vanille.

Placer des caissettes de papier dans les alvéoles du moule à muffin, si nécessaire. Répartir la pâte dans les moules. Enfourner et cuire pendant 10 à 15 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre d’un des financiers en ressorte propre.

*Il est possible de remplacer le citron par des morceaux de fruits, de la confiture, de la purée de fruits, des fruits confits, du chocolat, etc. J’avais réalisé mes précédents financiers avec des abricots en boîte coupés en morceaux et des pépites de chocolat.
**Pour réaliser le beurre noisette, je vous conseille d’utiliser un chaudron à fond clair (éviter les revêtements anti-adhésif) pour bien voir la coloration du beurre. Au besoin, retirer le chaudron du feu pour le laisser tempérer et le sentir. Il vaut mieux avoir un beurre moins coloré (noisette) qu’un beurre brûlé.

Alors vos prochains blancs d’oeufs, en quoi finiront-ils?

Le thé…

C’est mon chéri qui m’a fait découvrir le thé. Le premier thé que j’ai bu, en ajoutant beaucoup de sucre, était un thé à l’orange. J’aime bien ce parfum quand il fait un froid de canard à l’extérieur (Au Québec, le froid de canard, pas vraiment en Suisse!). Puis, occasionnellement, j’ai pris du thé noir… encore avec du sucre. Dire que maintenant, je n’en ajoute plus dans les thés… du moins dans ceux que je connais. Mais mon thé favori est le thé au jasmin : dans les restaurants asiatiques, si le thé est servi en théière, je peux prendre facilement cinq tasses si je ne me surveille pas. C’est le thé parfait selon moi. Cependant, j’en consomme rarement; je crois qu’il me faut une certaine atmosphère et surtout, un chiffre en négatif sur le thermomètre!

Tout cela pour vous parler du thé matcha. Ce thé dont les feuilles sont dépouillées de leurs nervures et ensuite broyées à la meule. Il est aussi devenu un ingrédient en pâtisserie à laquelle il donne une jolie couleur verte. Depuis un bon moment, j’avais envie de cuisiner le thé matcha, mais je me méfiais de ce thé… J’ai souvent lu que c’était un thé amer. Pour me lancer, j’ai réalisé des madeleines. Moi, j’ai beaucoup aimé mais pas mon chéri. Les parfums sont délicats et subtils.

La recette que je vous présente provient du site de Mercotte. Et oui, elle n’est pas uniquement une référence pour les macarons.

Madeleine matcha
Madeleines au matcha de Mercotte
Pour 20 madeleines selon votre moule

3 oeufs
1 tasse ou 120 g de farine
2 cuillères à thé ou 8 g de poudre à pâte ou levure chimique
2 cuillères à soupe ou 12 g de thé matcha
½ tasse et 2 cuillères à thé ou 120 g de beurre salé
⅔ de tasse moins 1 cuillère à soupe ou 120 g de sucre
  de canne ou de cassonade non tassée
¼ de tasse ou 60 g de jus de sudachi ou de lime*

Préchauffer le four à 240°C (475°F).

Dans un chaudron, déposer le beurre et le faire fondre à feux doux. Une fois fondu, réserver.

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte et le thé matcha. Fouetter légèrement les oeufs avant de les incorporer au mélange de farine. Verser le beurre et fouetter vivement la pâte. Ajouter le jus d’agrume pour terminer.

Beurrer et enfariner les moules à madeleine si nécessaire. Remplir les alvéoles au trois quarts et enfourner pendant 4 minutes. Après ce temps, diminuer la température du four à 180°C (350°F) et prolonger la cuisson de 4 minutes. Démouler et servir chaud, tiède ou froid selon l’envie.

*Selon Mercotte, le jus de sudachi est un jus d’agrume que l’on trouve au Japon. Au même titre que le jus de yuzu (un autre agrume qu’on retrouve au Japon), on peut se procurer ce jus dans les épiceries asiatiques. Personnellement, je n’ai pas encore trouvé de jus de yuzu ni de sudachi. Pour la recette, j’ai utilisé du jus de lime (citron vert), mais vous pouvez prendre le jus un autre agrume (pamplemousse, orange, clémentine, etc.).

Et vous, quel est votre thé favori?

Souvenir d’Italie

Cet été, nous sommes allés en Italie voir des amis du Québec. Pendant notre séjour, nous nous sommes rendus dans un petit restaurant de Cavour. Malheureusement, je ne me souviens pas du nom du restaurant, mais c’était déliceux. Pour une fois, j’ai pris un dessert. Dans l’assiette, il y avait des petits fruits avec une crème anglaise, peut-être, dans une crêpe. Cependant, le plus intéressant était le petit plat qui l’accompagnait… Un sorbet au citron. Que du plaisir pour la bouche, un parfait équilibre entre le sucré et l’acidité. Ici, j’ai tenté de reproduire ce sorbet, il n’est pas identique, mais il demeure très satifaisant.

Sorbet citronné
Sorbet au citron
Pour 3-4 personnes

⅓ de tasse ou 80 g de jus de citron frais pressé*
(1½ ou 2 citrons)
⅓ de tasse ou 60 g de sucre
3 cuillères à soupe ou 40 g d’eau

Dans un chaudron, verser le jus de citron, le sucre et l’eau. Chauffer jusqu’à ce que le sucre soit dissout. Retirer du feu et verser dans un plat allant au congélateur. Déposer le sorbet au congélateur et attendre 30 minutes.

Sortir le sorbet et fouetter pour séparer les cristaux glacés. Remettre au congélateur pour 20 minutes. Remuer la préparation et remettre au congélateur pour 20 minutes. Répéter cette opération pendant 2 ou 3 heures.

Plus le sorbet sera brassé, plus les cristaux de glace seront petits et plus la texture sera fine. Quelques heures ou 30 minutes avant de servir le sorbet, le sortir du congélateur et le gratter pour le rendre souple ainsi il sera plus facile à servir.

*Vous pouvez remplacer le jus de citron par le jus d’un autre agrume. Selon l’agrume choisi, il faudra éventuellement diminuer la quantité de sucre.

Je sais, c’est bizarre de vous proposer un dessert glacé alors qu’il fait « froid » (la sensation de froid est quelque chose de relatif, ne l’oubliez pas) et qu’il neige aussi bien au Québec qu’en Europe. Mais même s’il y neige en Suisse, la température est clémente. De toute manière, moi, j’ai trop chaud sous mon manteau d’hiver!