Mot-clé : vanille

Avant qu’il ne soit trop tard… et pour se faire plaisir!

Ces dernières semaines, je limitais souvent le temps que je passais à rédiger mes recettes. J’optais régulièrement pour des recettes simples et rapides. Cependant, à ce qu’on m’a dit, je suis quelqu’un qui aime bien se compliquer la vie, alors par moment, je fais de recettes qui demandent plus de temps à écrire qu’à réaliser… J’exagère, mais ce n’est pas très loin de la vérité. Tout ça pour vous dire que j’ai réalisé des macarons en juin à la fraise et à la vanille et que je ne vous en ai point parlé… Je sais que la saison des fraises tire sur sa fin (si ce n’est pas déjà fini), mais ces macarons sont trop gourmands pour ne pas vous en parler et puis les framboises peuvent remplacer les fraises.

D’autre part, je m’étais promis que quand je vous reparlerais de macarons, je vous donnerais une recette à base de meringue italienne. J’ai enfin trouvé mes recettes de bases presque (on est jamais à l’abri d’un désastre) infaillibles. Pour la meringue classique, j’utilise la recette de Mélanie, La tête dans le chaudron, (je vous en parlerais peut-être une autre fois) et pour la meringue italienne, j’utilise la recette de Pierre Hermé. Par la même occasion, je vous propose une idée de garnitures issues de son livre Macaron. J’ai eu des soucis avec mon chocolat blanc, donc ma ganache est restée liquide (je rêve d’essayer le chocolat Valrhona…). C’est pourquoi, j’ai remplacé la ganache de monsieur Hermé par celle de Mercotte qui donne de bons résultats même en variant le chocolat blanc.

Vanille et fraise
Macarons fraise-vanille
Pour 30 à 40 macarons selon leur taille

Compote de fraises
1½ tasse ou 175 g de fraises
2 cuillères à thé ou 10 g de jus de citron
1 cuillère à soupe ou 12 g de sucre
½ cuillère à thé de gélatine en poudre
  ou 1½ feuilles de gélatine (1,5 g)
½ cuillère à soupe d’eau froide (si la gélatine est en poudre)

Sucre coloré*
¼ de tasse ou 50 g de sucre
Quelques gouttes de colorant alimentaire rouge ou rose**

Coques des macarons à la meringue italienne
1¼ tasse ou 150 g de poudre d’amandes
1 tasse moins 1 cuillère à soupe ou 150 g de sucre glace
60 ml*** ou 55 g de blancs d’oeufs tempérés
1 gousse de vanille (facultatif)
¾ de tasse ou 150 g de sucre
2½ cuillères à soupe ou 37 g d’eau
60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs tempérés
1 pincée de sel
2 gouttes de jus de citron

Ganache à la vanille
5 cuillères à soupe ou 75 g de crème 35 %
  ou de crème entière
150 g (5¼ onces) de chocolat blanc
2 gousses de vanille****

Sucre coloré
Préparer la veille le sucre coloré. Préchauffer le four à 60°C (150°F).

Verser le sucre dans un sac en plastique. Ajouter quelques gouttes de colorant alimentaire, refermer le sac hermétiquement et secouer pour colorer uniformément le sucre. Au besoin, répéter l’opération jusque ce la couleur du sucre vous plaise. Verser le sucre sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et bien l’étaler. Enfourner et faire sécher le sucre pendant 30 minutes. Laisser tempérer et conserver le sucre à l’abri de l’humidité

Compote de fraises
Dans un bol, faire gonfler la gélatine en poudre dans la demi cuillère à soupe d’eau froide ou faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide pendant 5 minutes.

Équeuter les fraises. Déposer les fruits dans le bol d’un robot culinaire muni d’une lame en « s » (ou à l’aide d’un pied-mélangeur) et les réduire en purée. Filtrer la préparation, vous devriez obtenir environ 200 ml de purée de fraises. Ajouter le sucre et le citron.

Dans un chaudron, verser un quart de la préparation de fraises et faire tiédir, environ 35-40°C (86-104°F). La préparation doit être chaude, mais supportable au toucher (comme le biberon d’un bébé). Ajouter la gélatine et bien brasser pour s’assurer qu’elle fonde totalement. Si la gélatine est en feuille, bien l’essorer avant de l’ajouter à la préparation. Ajouter le restant de purée et bien mélanger. Verser la préparation de fraises sur une épaisseur maximale de 4 mm (¹⁄₈ de pouce) dans un grand plat (ou une plaque de cuisson) recouvert d’une pellicule plastique. Réfrigérer pendant 1 heure, puis placer au congélateur pour 2 heures. Découper des carrés d’environ 1,5 cm (½ pouce) et réserver au congélateur sans les superposer.

Ganache à la vanille
Dans un chaudron, verser la crème. Fendre les gousses de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter, ainsi que les gousses, à la crème. Porter à ébullition. Dès les premiers de bouillonnement, retirer du feu, couvrir et laisser infuser pendant 30 minutes. Retirer les gousses de vanille.

Hacher le chocolat blanc et le déposer dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Réchauffer la crème avec les grains de vanille. Verser la crème chaude en trois fois sur le chocolat en mélangeant bien entre chaque ajout. Couvrir d’une pellicule plastique apposée directement sur la préparation. Réfrigérer jusqu’à ce que la préparation soit crémeuse et puisse facilement se tartiner, environ 2 à 4 heures.

Coques des macarons à la meringue italienne
Verser la poudre d’amandes et le sucre glace dans le bol d’un robot culinaire muni d’une lame en « s ». Mixer quelques secondes pour affiner la préparation (surtout pour la poudre d’amandes). Tamiser la préparation pour l’aérer et au besoin, remixer les éclats plus important d’amandes. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter aux poudres. Incorporer la première partie des blanc d’oeufs (60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs) et réserver.

Dans un chaudron, verser l’eau et le sucre. Faire bouillir jusqu’à 118°C (244°F). Quand le thermomètre indique 110°C (230°F), commencer à fouetter doucement la deuxième partie des blanc d’oeufs (60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs) avec le sel et le jus de citron à l’aide d’un robot sur socle. Augmenter progressivement la vitesse. Quand le sucre cuit a atteint 118°C (244°F), le verser en filet sur les blancs d’oeufs alors que le robot les fouette à pleine vitesse. Continuer à fouetter jusqu’à ce que la préparation soit à 40-50°C (104-122°F). La meringue doit être ferme et la consistance rappelle la guimauve (ou les marshmallow).

Verser la meringue sur la préparation de sucre glace et d’amandes. Mélanger à l’aide d’une spatule en soulevant la masse des côtés vers le centre. Arrêter de mélanger dès que la préparation forme un ruban : quand on soulève la pâte à l’aide d’une spatule, elle coule tranquillement en un flot continu et quand on arrête de brasser, les sillons laissés dans la pâte disparaissent.

Remplir une poche à pâtisserie munie d’une douille lisse de 8 mm à 10 mm de diamètre et dresser les coques des macarons sur des plaques de cuisson recouvertes de papier parchemin. Saupoudrer les coques avec le sucre coloré. Laisser croûter les coques à température ambiante, jusqu’à ce que la surface ne colle plus au doigt.

Préchauffer le four à 150°C (300°F).

Enfourner une plaque de cuisson et cuire pendant 12 minutes. Au besoin, ajuster la température du four pour les fournées suivantes. Retirer les coques de la plaque de cuisson et les laisser tiédir avant de les décoller du papier parchemin.

Montage
Verser la ganache dans une poche à pâtisserie. Garnir d’une pointe de ganache la moitié des coques puis déposer un carré de compote de fraises en appuyant légèrement. Recouvrir généreusement de ganache et déposer une seconde coque pour terminer le macaron. Recommencer jusqu’à épuisement des coques. Réfrigérer les macarons de 12 à 24 heures avant de déguster.

*Vous obtiendrez plus de sucre coloré que nécessaire. Utiliser le sucre restant pour décorer des gâteaux ou pour teinter légèrement la pâte d’un dessert.
**Un colorant liquide est parfaitement adapté pour ce genre de préparation. Vous pouvez également utiliser une autre couleur de votre choix.
***Si vous utilisez une tasse à mesurer pour les ingrédients liquides, 60 ml de blancs d’oeufs correspond à un peu moins que ¼ de tasse.
****Pour un parfum de vanille plus complexe, utilisez des gousses de vanille avec différente origine : Madagascar, Tahiti, Mexique, etc.

Et vous, est-ce que vous êtes arrivés jusqu’au bas de cet article?

Plutôt que de faire un choix…

J’ai un faible pour les brioches, particulièrement pour les brioches roulées. Cependant, je n’en fait pas souvent, alors quand je dois choisir une recette, c’est l’indécision totale! Dernièrement, j’hésitais entre deux recettes et je me suis rendue compte que la pâte contenait les mêmes ingrédients avec des proportions similaires. Plutôt que de choisir et de faire deux fois des recettes semblables, j’ai préféré faire une seule pâte et d’expérimenter les deux garnitures.

Pour la pâte à brioches et la garniture à la cannelle, j’ai suivi la recette d’Isabelle, Les gourmandises d’Isa; pour la garniture aux fraises et le glaçage, c’est chez Caroline B. de Tomates cerises et basilic que j’ai trouvé l’idée.

Cannelle ou fraises
Brioches à la cannelle ou aux fraises
Pour 12 à 15 brioches

Pâte à brioches
1 tasse ou 240 g de babeurre*
2¼ cuillères à thé de levure sèche ou 30 g de levure fraîche
¼ de cuillère à thé de sucre
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, fondu
1 oeuf
1 gousse de vanille
2¾ à 3½ tasses ou 420 g de farine
¼ de tasse ou 50 g de sucre
¾ de cuillère à thé de sel

Garniture à la cannelle
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, tempéré
¼ de tasse ou 50 g de cassonade ou de sucre roux
½ cuillère à soupe de cannelle moulue

Garniture aux fraises
1¼ tasse ou 150 g de fraises
½ cuillère à soupe d’extrait de vanille
2½ cuillères à soupe ou 33 g de sucre
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
1 cuillère à soupe d’eau

Glaçage
1 tasse ou 160 g de sucre glace
½ gousse de vanille ou ½ cuillère à thé d’extrait de vanille
1 à 2 cuillères à soupe de lait

Pâte à brioches
Dans un chaudron, faire chauffer doucement le babeurre jusqu’à ce qu’il atteigne 45°C (115°F). Retirer le chaudron du feu et ajouter la levure et le ¼ de cuillère à thé de sucre. Laisser la préparation reposer 10 minutes.

Verser la préparation dans le bol d’un robot sur socle muni d’un crochet pour pétrir**. Ajouter le beurre fondu, l’oeuf et les graines de la gousse de vanille. Mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Incorporer progressivement la farine, le sucre et le sel. Pétrir à basse vitesse pendant 6 minutes. Si la pâte est trop collante, ajouter un peu de farine. Déposer la pâte dans un bol légèrement huilé et huiler la surface de la pâte. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser lever pendant 1 heure ou jusqu’à ce que la pâte ait doublé de volume. Pendant ce temps, préparer les garnitures.

Garniture aux fraises
Découper les fraises en deux ou en quatre selon leur taille et les déposer dans un chaudron avec le sucre. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter aux fraises. Porter les fruits à ébullition et cuire jusqu’à ce que les fraises se défassent facilement en les pressant avec une cuillère. Ajouter la fécule de maïs (ou la maïzena) diluée dans l’eau. Baisser le feu et laisser mijoter jusqu’à ce que la préparation épaississe et forme une gelée. Verser la garniture aux fraises dans un bol, retirer la gousse de vanille et laisser totalement refroidir avant de garnir les brioches.

Garniture à la cannelle
Dans un bol, mélanger le beurre avec la cassonade et la cannelle moulue jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Réserver.

Montage des brioches
Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte à brioches en un rectangle de 30 cm par 35 cm (12 pouces par 14 pouces)***. Garnir la moitié de la pâte, environ un rectangle de 29 cm par 17 cm (11½ pouces par 7 pouces), avec la garniture à la cannelle et l’autre moitié avec la garniture aux fraises en laissant un espace de 1 cm (½ pouce) sur une des bordures de 35 cm (14 pouces). Badigeonner la bordure avec un peu d’eau. Rouler la pâte sur elle même en serrant bien et en terminant par la bordure humidifiée pour sceller le rouleau de pâte.

Détailler**** le rouleau de pâte en tronçons de 2 à 3 cm (¾ à 1¼ de pouce) et les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Couvrir avec un linge propre et laisser lever pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 180°C (350°F)*****.

Enfourner et cuire les brioches pendant 25 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée. Laisser tiédir.

Si désiré, mélanger le sucre glace, les graines de la gousse de vanille ou l’extrait de vanille et le lait pour obtenir un glaçage. Glacer les brioches avec cette préparation. Déguster les brioches de préférences dans les 2 jours ou les congeler avant de les cuire.

*Le babeurre (lait de beurre, lait de ribot ou lait fermenté) peut être remplacé par la même quantité de lait additionné de 1 cuillère à thé de vinaigre blanc ou de cidre.
**Il est tout à fait possible de réaliser cette recette à la main. Il faudra peut-être pétrir la pâte un peu plus longtemps.
***Vous pouvez aussi réserver une partie de la pâte pour en faire des brioches natures.
****Voici un petit truc : aussi étrange que ça puisse paraître, utiliser un fil de soie dentaire pour découper la pâte à brioche. Il suffit de glisser un fil sous le boudin de pâte et de croiser sur le dessus les deux extrémités du fil en tirant pour couper la pâte.
*****Pour les brioches à la cannelle, vous pourriez également les cuire dans un gaufrier comme Isabelle.

Le matin, n’est-ce pas agréable d’avoir le choix?

Être mielleux…

Cette fois, je vous propose une recette avec du miel. Je reprochais au miel suisse d’avoir un arrière goût boisé, c’était avant de trouver un miel qui me plaît à 100 % : le miel de printemps! Un goût tout doux comme je l’aime : bref, je serais capable de le manger à la cuillère.

Pour mettre en valeur mon miel de prédilection, j’ai choisi de réaliser une recette de petits gâteaux. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 10, numéro 4.

Miel et carotte
Petits gâteaux aux carottes et au miel
Pour 8 petits gâteaux

½ tasse ou 60 g de farine
¼ de cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 pincée de sel
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, fondu
¼ de tasse ou 88 g de miel
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre
¼ de cuillère à thé d’extrait de vanille
1 oeuf
½ tasse ou 78 g de carottes râpées finement

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte (ou la levure chimique) et le sel. Réserver.

Dans un autre bol, fouetter le beurre, le miel, le sucre et l’extrait de vanille. Ajouter l’oeuf et mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Ajouter la préparation de farine, puis les carottes râpées.

Verser la pâte dans les alvéoles d’un moule à muffin préalablement beurrés ou garnis de caissettes en papier. Enfourner et cuire pendant 18 à 20 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre d’un gâteau en ressorte propre. Laisser tiédir et servir avec du miel, si désiré.

Et vous, est-ce que vous avez un miel de prédilection?

Express

Un petit passage éclair pour vous présenter une recette de biscuits au chocolat. Si vous avez aimé les biscuits 310 ou 300-80, je peux vous assurer que ceux-ci se retrouve dans la même catégorie. J’ai pris cette recette chez Kim, Les aventures culinaires de Kiki. Pour m’amuser, j’ai réalisé des mini-biscuits et du même coup, j’ai obtenu un joli monticule de bouchées sucrées.

Mini-biscuits
Biscuits doublement chocolatés
Pour 16 gros biscuits ou 64 mini-biscuits

120 g (4 onces) de chocolat noir à 70 % de cacao
125 g (4,5 onces) de pépites de chocolat noir*
125 g (4,5 onces) de pépites de chocolat blanc
¼ de tasse ou 26 g de cacao
1 tasse ou 120 g de farine
1 cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
½ cuillère à thé de sel
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, tempéré
½ tasse ou 100 g de cassonade ou de sucre roux
¼ de tasse ou 50 g de sucre
1 oeuf
1 cuillère à thé d’extrait de vanille

Préchauffer le four à 160°C (325°F).

Hacher les 120 g (4 onces) de chocolat noir et les déposer dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Retirer le bol contenant le chocolat du bain-marie et réserver.

Dans un bol, mélanger la farine, le cacao, le bicarbonate de soude (ou de sodium) et le sel.

Dans un second bol, fouetter le beurre avec la cassonade (ou le sucre roux) et le sucre jusqu’à ce que la préparation palisse. Incorporer le chocolat fondu, puis l’oeuf et l’extrait de vanille. Mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Ajouter le mélange de farine et de cacao. Incorporer les brisures de chocolat.

Sur des plaques de cuisson recouvertes de papier parchemin, déposer l’équivalent de 4 cuillères à soupe de pâte pour obtenir de gros biscuits ou l’équivalent de 1½ cuillère à thé de pâte pour obtenir des mini-biscuits. Espacer bien les biscuits. Enfourner une plaque de biscuits et cuire pendant 15 à 18 minutes pour les gros biscuits ou 6 à 8 minutes pour les mini-biscuits ou jusqu’à ce que le dessus des biscuits se fissure légèrement. Laisser tiédir 5 minutes sur la plaque de cuisson avant de les transférer sur une grille. Laisser refroidir et déguster.

*Il est possible de n’utiliser que des pépites de chocolat noir, au lait, blanc ou un mélange de deux ou trois chocolats. Choisissez la combinaison qui vous plaît le plus, il suffit de conserver la proportion, soit 250 g (ou 9 onces).

Et vous, est-ce qu’il y a quelque chose qui vous accapare cette semaine?

7 à 3 pour la génoise…

Je crois que je vous l’ai déjà mentionné, mais la génoise est ma bête noire en cuisine : je la rate une fois sur deux! Actuellement, je dois reconnaître que je ne réussis aucun gâteau qui est réalisé dans un moule de plus de 18 cm (7 pouces) de diamètre : il y a juste pour les gâteaux que je n’arrive pas à trouver le bon réglage avec ce four. Enfin, je travaille sur cet aspect et je ne devrais pas tarder à être au point, mais j’ai quand même droit à quelques déconvenues…

Revenons aux génoises. Depuis deux ans, je me promets de faire un fraisier : à chaque fois que j’y pense, la saison de mon fruit rouge préféré est terminée. Heureusement, je ne l’ai pas oublié cette année! Je regarde diverses recettes et je me lance avec une recette de Conticini… J’ai sans doute visé trop haut. Je prépare la pâte du gâteau en fouettant bien les oeufs, je la verse dans mon moule, je saupoudre les l’éléments du croustillant comme indiqué et j’enfourne. Viens le moment de vérifier la cuisson, j’utilise un pic prévu à cet effet et il ressort propre, donc mon gâteau est cuit… Erreur! Quelques minutes après être sortie du four, le gâteau s’écrase sur lui-même : il n’était pas assez cuit. Je laisse passer la nuit avant d’évaluer l’étendu du désastre. Le lendemain, je m’attaque à la bête pour savoir ce qu’il en est réellement. Je tranche le gâteau en deux et je soulève le dessus qui n’est pas de cet avis et se décompose en morceaux. C’est fini, il est hors de question que je fasse du rapiéçage pour mon fraisier! Nous avons quand même mangé ce truc hyper moelleux, mais je me suis rabattue sur une autre recette de fraisier.

J’ai hésité entre de nombreuses recettes et j’ai opté pour une recette de fraisier d’Isa (avec de légères modifications). Cette fois, j’ai vérifié la cuisson avec un thermomètre : saviez-vous qu’un gâteau est cuit lorsqu’il atteint 99°C (210°F)? Pour mon fraisier, j’aurais aimé réaliser un miroir aux fraises (je n’aime pas vraiment la pâte d’amande), mais en ce moment je cours après le temps donc ça sera pour l’année prochaine… peut-être.

Fraisier simple
Fraisier*
Pour 12 à 15 personnes

Génoise aux amandes
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé
1⅔ tasse ou 200 g de farine
6 oeufs
1 tasse ou 200 g de sucre
6½ cuillères à soupe ou 50 g de poudre d’amandes

Crème mousseline
¾ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 180 g de beurre non salé,
  à température ambiante
360 ml ou 360 g de lait
4 jaunes d’oeuf
½ tasse ou 100 g de sucre
¼ de tasse ou 30 g de fécule de maïs ou de maïzena
1 gousse de vanille ou 2 cuillères à thé d’extrait de vanille

Jus de fraise**
700 g (1½ livres) de fraises ou en quantité suffisante
Pâte d’amandes pour décorer (facultatif)

Génoise aux amandes
Prélever 1 cuillère à thé du beurre pour graisser un moule de 23 cm (9 pouces) de diamètre. Réserver le moule au réfrigérateur jusqu’au moment de cuire la pâte.

Tamiser la farine. Faire fondre le beurre à feu doux.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger les oeufs et le sucre. Déposer le bol sur un chaudron d’eau frémissante pour faire un bain-marie. Fouetter continuellement le mélange jusqu’à ce qu’il atteigne 50°C (122°F). Retirer le bol du bain-marie et fouetter la préparation à l’aide d’un batteur électrique jusqu’à ce que la masse blanchisse, épaississe et triple de volume. À l’aide d’une spatule, incorporer délicatement la farine, la poudre d’amandes et le beurre fondu. Verser la pâte dans le moule***. Enfourner sans attendre et cuire pendant 25 à 30 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Laisser refroidir 5 minutes avant de démouler, puis laisser totalement refroidir.

Crème mousseline
Dans un chaudron, verser le lait. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter au lait. Faire chauffer le lait et dès les premiers signes d’ébullition, le retirer du feu.

Dans un bol, fouetter les jaunes d’oeufs et le sucre jusqu’à ce que le mélange commence à blanchir. Incorporer la fécule de maïs (ou la maïzena). Verser un tiers du lait sur ce mélange. Verser le restant du lait et remettre la préparation dans le chaudron. Porter à ébullition en brassant constamment. Dès les premiers signes d’ébullition et que la crème a épaissi, retirer du feu et laisser tiédir 10 minutes. Retirer la gousse de vanille ou ajouter l’extrait de vanille à ce moment.

Incorporer la moitié du beurre (environ 6½ cuillères à soupe ou 90 g). Verser la crème dans un plat, couvrir d’une pellicule plastique et laisser refroidir jusqu’à 20°C (68°F), soit environ 1 heure. Au besoin, placer la crème au réfrigérateur pour la refroidir plus rapidement.

Fouetter la crème à l’aide d’un batteur électrique pour homogénéiser la texture. Ajouter le restant de beurre en fouettant pour émulsionner et lisser la crème mousseline.

Montage
Laver et équeuter les fraises.

Couper la génoise en deux sur l’épaisseur. Si possible, effectuer le montage dans un moule à charnière ou un grand cercle à pâtisserie. Déposer un étage de génoise dans le moule ou le cercle. Mouiller la surface du gâteau avec le jus de fraise. À l’aide d’une poche à pâtisserie, répartir un tiers de la crème mousseline sur le gâteau. Couper en deux une partie des fraises et les placer sur tout le tour du moule, la face tranchée contre la parois du moule. Répartir le restant des fraises à l’intérieur sur toute la surface. Recouvrir le tout avec la crème mousseline restante. Imbiber légèrement la génoise avec le jus de fraise et le déposer sur la crème mousseline. Décorer avec une mince couche de la pâte d’amandes, si désiré. Réfrigérer pendant 2 heures avant de déguster. Au moment de la dégustation, retirer le cercle et décorer le dessus avec des fraises.

*Je n’ai fait que deux tiers de la recette que j’ai réalisé dans un moule de 18 cm (7 pouces). Cependant pour les mesures, il est plus facile pour moi de retranscrire la recette en entier. Vous pouvez également préparer ce fraisier dans un moule de 20 cm (8 pouces).
**Il est possible de remplacer le jus de fraise par un sirop simple : il suffit de porter à ébullition 100 ml ou 100 g d’eau avec ½ tasse ou 100 g de sucre. Retirer du feu dès les premiers bouillonnements et ajouter 3 cuillères à soupe ou 45 g d’alcool au choix (Kirsch, Williams, etc.).
***À cette étape, enfarinez votre moule s’il n’est pas anti-adhésif.

Et vous, est-ce que vous réussissez bien les génoises?