Mot-clé : sirop de maïs

C’est un peu long…

Je ne vais pas m’attarder très longtemps. La recette que je vous propose aujourd’hui est celle de ma bûche de Noël que je vous avais promise. Il est peut-être un peu tard, mais rien ne vous empêche de doubler les quantités pour réaliser un entremet. J’ai pris cette recette sur le blog de Pucebleue, J’en reprendrais bien un bout… J’ai légèrement modifié l’assemblage, car mon moule n’était pas assez profond : il n’y a qu’une couche de dacquoise. D’autre part, j’ai fait le croustillant au praliné à ma façon, car je n’ai jamais réussi à mettre la main sur une tablette de la pralinoise (un mélange de chocolat et de praliné). Une dernière petite chose : la recette est longue, mais je vous assure qu’elle est moins longue à réaliser qu’à écrire!

Bûche Ardéchoise
Bûche Ardéchoise
Pour 8 à 10 personnes

Crémeux au chocolat et aux marrons
¼ de tasse ou 60 g de lait
¼ de tasse ou 60 g de crème à fouetter ou entière
2 jaunes d’oeufs (environ 25 g)
2½ cuillères à thé ou 10 g de sucre
½ feuille (1 g) de gélatine
  ou ½ cuillère à thé de gélatine en poudre
½ cuillère à thé ou 1 g de poudre de vanille*(facultatif)
3½ cuillères à soupe ou 60 g de crème ou de confiture
  de marrons
30 g (1 onces) de chocolat noir à plus de 60 % de cacao

Croustillant au praliné
25 g (1 once) de chocolat blanc
⅓ de tasse ou 125 g de praliné**
¾ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 70 g de Gavottes
  ou de biscuits dentelles émiettés***

Dacquoise aux amandes et à l’orange
½ tasse ou 60 g de poudre d’amandes
6 cuillères à soupe ou 60 g de sucre glace
2 blancs d’oeufs (environ 60 g)
2½ cuillères à soupe ou 30 g de sucre
1 pincée de sel
2 gouttes de jus de citron
1 goutte d’huile essentielle d’orange douce****
Dés d’oranges confites en quantité suffisante
Amandes effilées en quantité suffisante
3 ou 4 cuillères à soupe de marmelade d’oranges

Mousse aux marrons et aux brisures de marrons glacés
2 cuillères à soupe ou 40 g de sirop de maïs ou de glucose
2 cuillères à thé ou 10 g de rhum brun
2 feuilles de gélatine (4 g)
  ou 1¾ cuillère à thé de gélatine en poudre
3 jaunes d’oeufs (environ 60 g)
¾ tasse et 1½ cuillère à soupe ou 250 g de crème ou de
  confiture de marrons
¾ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 200 g de crème à fouetter
  ou entière
4 ou 5 marrons glacés ou 60 g de marrons glacés*****

Glaçage miroir à l’orange(facultatif)
5 cuillères à soupe ou 60 g de sucre
3 cuillères à soupe ou 60 g de sirop de maïs ou de glucose
2 cuillères à soupe ou 30 g d’eau
2 gouttes d’huile essentielle d’orange douce
2½ cuillère à soupe ou 40 g de lait condensé non sucré
  ou lait évaporé
60 g (2 onces) de chocolat blanc
2 feuilles de gélatine (4 g)
  ou 1¾ cuillère à thé de gélatine en poudre
Colorant alimentaire rouge ou orange en poudre
  en quantité suffisante******

Éclats de chocolat et marrons glacés pour la décoration

Crémeux au chocolat et aux marrons
La veille ou quelques jours avant de réaliser la bûche, préparer le crémeux au chocolat et aux marrons.

Dans un bol, faire gonfler la gélatine en poudre dans 2 cuillères à thé d’eau froide ou faire tremper la feuille de gélatine dans un bol d’eau froide. Réserver.

Hacher finement le chocolat et le déposer dans un bol. Réserver.

Dans un chaudron, verser la crème et le lait. Porter les liquides à ébullition. Pendant ce temps, dans un bol, fouetter les jaunes d’oeufs avec le sucre jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Ajouter la vanille en poudre et la crème (ou confiture) de marrons à la préparation d’oeufs. Puis, verser doucement le mélange de crème et de lait chaud en fouettant continuellement. Remettre le mélange dans le chaudron. Chauffer à nouveau le mélange en brassant continuellement jusqu’à ce que celui-ci épaississe ou atteigne 85°C (185°F) sur un thermomètre. Retirer du feu.

Si la gélatine est en poudre, ajouter un peu de la crème chaude pour la faire fondre puis la reverser avec le reste de crème. Si la gélatine est en feuille, bien l’essorer et l’ajouter à la crème. Brasser pour s’assurer que la gélatine (en poudre ou en feuille) soit bien dissoute.

Verser la crème encore chaude au travers d’un tamis sur le chocolat. Mélanger pour que la préparation soit bien homogène. Si possible, mixer à l’aide d’un pied-mélangeur. Verser le mélange dans un moule long et étroit en silicone*******. Couvrir d’une pellicule plastique et conserver au congélateur jusqu’au moment de l’assemblage de la bûche.

Croustillant au praliné
Hacher le chocolat blanc et le déposer dans le bol d’un bain-marie. Faire fondre le chocolat. Retirer le bol du bain-marie quand le chocolat est totalement fondu. Incorporer le praliné, puis les Gavottes (ou les biscuits dentelles). Verser la préparation sur une feuille de papier parchemin. Couvrir d’une seconde feuille de papier parchemin et à l’aide d’un rouleau à pâte étaler la préparation sur une épaisseur d’environ 3 mm (⅛ de pouce). Réserver au congélateur.

Dacquoise aux amandes et à l’orange
Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la poudre d’amandes et le sucre glace. Réserver.

Dans un second bol, fouetter les blancs d’oeufs avec le sel et le jus de citron. Augmenter graduellement la vitesse de votre batteur électrique. Quand les fouets laissent des marques dans les blancs d’oeufs, ajouter petit à petit le sucre. Ajouter la goutte d’huile essentielle et arrêter de fouetter le mélange.

Verser doucement le mélange de poudre d’amandes et de sucre glace sur les blancs d’oeufs. À l’aide d’un fouet à main ou d’une spatule, mélanger délicatement. Verser la pâte sur une plaque recouverte de papier parchemin en veillant à former un rectangle d’environ 23 cm par 18 cm (9 pouces par 7 pouces). Répartir les dés d’oranges confites et les amandes effilées. Enfourner et cuire pendant 10 à 15 minutes ou jusqu’à ce que la dacquoise soit légèrement dorée.

Retirer le gâteau de la plaque de cuisson et le laisser refroidir 10 minutes. Décoller le papier parchemin de la dacquoise et la déposer sur une grille pour la laisser totalement refroidir.

Mousse aux marrons et aux brisures de marrons glacés
Couper en petits morceaux les marrons glacés.

Dans un bol, faire gonfler la gélatine en poudre dans 1 cuillère à soupe d’eau froide ou faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide.

Déposer les jaunes d’oeufs dans un bol. Réserver.

Dans un chaudron, verser le sirop de maïs (ou le glucose) et le rhum. Chauffer jusqu’à ce que les liquides atteignent 85°C (185°F). Retirer du feu et verser en filet sur les jaunes d’oeufs en fouettant continuellement.

Si la gélatine est en poudre, la faire fondre quelques secondes au four micro-ondes (ou dans un chaudron sur le feu) puis l’ajouter au mélange de jaunes d’oeufs. Si la gélatine est en feuille, bien l’essorer et la déposer dans un petit bol avant de la faire fondre quelques secondes au four micro-ondes et de l’ajouter au mélange. Brasser pour s’assurer que la gélatine (en poudre ou en feuille) soit bien incorporée. Ajouter la crème de marrons au mélange et fouetter jusqu’à ce que la préparation ait refroidi.

Dans un bol, verser la crème et la fouetter jusqu’à ce qu’elle forme des pics souples. Incorporer en plusieurs fois et délicatement la crème fouettée au mélange de base. Ajouter les morceaux de marrons glacés et mélanger. Réserver au réfrigérateur.

Montage
Recouvrir d’une pellicule plastique un moule rectangulaire d’environ 20 cm par 10 cm (8 pouces par 4 pouces). Découper une bande de papier parchemin et la déposer pour qu’elle recouvre les côtés les plus longs et le fond. Cette étape permet de faciliter le démoulage.

Verser la moitié de la mousse aux marrons et aux brisures de marrons glacés dans le moule. Réserver au congélateur pendant 15 à 20 minutes pour qu’elle se raffermisse.

Pendant ce temps, découper une bande de dacquoise de la taille du moule. Tartiner généreusement de marmelade d’orange.

Tailler un rectangle de croustillant au praliné de la même taille que la dacquoise. Réserver.

Démouler le crémeux au chocolat et aux marrons. Sortir la mousse du congélateur et déposer au centre le crémeux et l’enfoncer légèrement. Verser le restant de mousse pour recouvrir le crémeux. Déposer ensuite le rectangle de croustillant au praliné. Ajouter la dacquoise en plaçant la marmelade en contacte avec le croustillant praliné. Presser sur la dacquoise pour s’assurer que tout soit bien collé et que la mousse épouse bien les parois du moule. Couvrir d’une pellicule plastique et conserver au congélateur pendant au moins 12 heures. Après cette étape, il est possible de conserver la bûche pendant un mois, voire plus, au congélateur.

Glaçage miroir à l’orange(facultatif)
Dans un bol, faire gonfler la gélatine en poudre dans 1 cuillère à soupe d’eau froide ou faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide. Réserver.

Hacher finement le chocolat blanc. Réserver.

Dans un chaudron, verser le sucre, le sirop de maïs et l’eau. Chauffer à feu doux le mélange jusqu’à ce qu’il atteigne 103°C (217°F). Retirer du feu, ajouter le lait condensé et le chocolat blanc. Mélanger jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Si possible, mixer à l’aide d’un pied-mélangeur.

Si la gélatine est en poudre, la faire fondre quelques secondes au four micro-ondes (ou dans un chaudron sur le feu) puis l’ajouter à la préparation. Si la gélatine est en feuille, bien l’essorer et l’ajouter directement à la préparation. Brasser pour s’assurer que la gélatine (en poudre ou en feuille) soit bien incorporée. Ajouter le colorant alimentaire en fonction de la couleur souhaitée. Mélanger encore le glaçage pour qu’il soit bien lisse. Verser le glaçage au travers d’un tamis pour retirer le plus de bulles d’air. Recueillir le glaçage dans une tasse à mesurer ou un verre gradué muni d’un bec verseur, si possible. Laisser tiédir jusqu’à ce que le glaçage soit à 35°C (95°F) ou moins. Il ne faut pas utiliser le glaçage s’il est plus chaud que 35°C (95°F).

Recouvrir une plaque de cuisson de papier parchemin et y déposer une grille à pâtisserie.

Sortir la bûche du congélateur et retirer les pellicules plastiques ainsi que la feuille de papier parchemin. Déposer la bûche sur la grille, la dacquoise en contact avec la grille. Verser doucement le glaçage en veillant à ce qu’il recouvre toute la surface de la bûche. Laisser le glaçage s’égoutter pendant quelques minutes, puis déplacer la bûche sur une assiette de présentation. Placer la bûche au réfrigérateur pendant au moins 2 heures avant de finir de la décorer. Garnir avec des marrons glacés et des éclats de chocolat. Réserver au réfrigérateur. Sortir la bûche à température ambiante 30 minutes avant de la déguster. Savourer avec gourmandise.

*La vanille en poudre est simplement constituée de gousses de vanille séchées et réduite en poudre. Vous pouvez l’omettre ou la remplacer par les grains d’une demi-gousse de vanille.
**Le praliné est une pâte obtenue en broyant des amandes ou des noisettes (ou un mélange des deux) enrobées de sucre caramélisé comme ici. Il est possible de remplacer le praliné par une pâte à tartiner aux noisettes.
***Si vous ne trouvez pas biscuits Gavottes ou dentelles, remplacez-les par des céréales de riz soufflés de style Rice Krispies.
****Si vous ne trouvez pas d’huile essentielle à l’orange douce pour la consommation, remplacez-les par un peu de zeste d’orange. Quand vous voulez ajouter de l’huile essentielle à une préparation, verser la quantité souhaitée dans une cuillère avant de l’ajouter : un goutte de trop, ça va encore, mais trois gouttes ou plus de trop peut ruiner le goût de votre préparation.
*****Le nombre de marrons glacés dépend de leur taille, mais en général trois suffisent pour avoir 60 g. Personnellement, j’aime bien en ajouter un peu plus…
******Il est toujours préférable d’utiliser du colorant en poudre ou en gel, cependant vous pouvez utiliser du colorant liquide. Dans ce cas, mesurez ou pesez la quantité voulu de colorant et complétez avec de l’eau pour avoir 2 cuillères à soupe ou 30 g de liquide. Il faudra commencer la recette avec le sucre, le sirop de maïs, le colorant et l’eau.
*******Si vous n’avez pas de moule de ce genre, vous pouvez utiliser un moule rectangulaire (moule à pain ou à « cake »), le recouvrir d’une pellicule plastique et d’une bande de papier parchemin (pour faciliter le démoulage). Il suffira de démouler le crémeux, de le couper en deux dans le sens de la longueur et de superposer les deux parties du crémeux au moment d’assembler la bûche.

Au fait, ma bûche a eu un petit accident au moment de la déplacer : le couvercle de ma cloche à gâteau était mal fixé sur un côté et il a lâché au moment où je l’ai soulevé. Heureusement, des éclats de chocolat et des marrons glacés m’ont permis de camoufler les dégâts. De plus, je suis ravie du résultat final.

À bientôt avec une recette plus courte!

Temps gaspillé…

Hier, j’avais un peu de temps devant moi, donc j’ai décidé de l’utiliser pour tester des recettes de bûches de Noël. Déjà, mon organisation n’était pas optimum : j’ai lu un peu trop en diagonale les recettes… Je commence les recettes en parallèle, puisque les bases sont similaires, sans me poser de question ni les relire. Dès le départ, j’aurais dû me méfier : les recettes commencent par la préparation des gâteaux. Si l’on réalise une bûche roulée, il est évident qu’on commence par le gâteau, mais les recettes de bûche que j’avais sous les mains sont sous le principe des entremets avec des inserts au centre des mousses.

La deuxième erreur est survenue assez rapidement : en lisant les recettes, j’ai cru qu’il fallait verser la pâte dans un moule rectangulaire… N’ayant pas de moule de la taille donnée, j’ai fait des petits calculs pour trouver un moule qui correspondait. Je chemise le moule en veillant à réaliser une division au centre (bonjour l’origami!) pour séparer mes deux pâtes. L’erreur ne vient pas du fait que j’ai oublié de diviser les recettes : elle vient du fait que j’ai utilisé un moule plutôt qu’une plaque de cuisson pour cuire mes dacquoises! Les dacquoises sont des biscuits (ou gâteaux) qui sont réalisés avec une meringue additionnée, en générale, de poudre d’amandes ou de noisettes. Après avoir verser mes pâtes dans le moule, je suis un peu surprise par l’épaisseur (près de 1,5 cm, soit un peu plus qu’un demi-pouce). J’enfourne, me disant que les gâteaux ne devraient pas trop gonfler puisque la base est une meringue et qu’il n’y a pas d’agent levant (poudre à pâte, levure chimique, bicarbonate de soude, etc.) dans la pâte. Pendant la cuisson, je nettoie et prépare la suite de la recette. Le temps est presque écoulé quand je décide de jeter un coup d’oeil au four. La surprise : les gâteaux ont levé et font presque 5 cm (2 pouces) de haut! À ce moment-là, je sais que j’ai raté mon coup. Je prolonge la cuisson des gâteaux, mais je perds patience et je vois bien que c’est inutile. En fin de compte, je n’ai réalisé que les inserts et ils attendent bien sagement au congélateur que je retrouve de l’énergie pour recommencer : en ayant cette fois bien relu les recettes et en ayant tous les ingrédients sous la main… Et oui, il y a mieux comme organisation!

Pour conclure, je vous propose une recette de pouding qui ne m’a donné aucun fil à retordre et qui se prépare facilement. Cette recette est tirée du magazine Ricardo volume 3, numéro 2.

Pouding aux pépites de chocolat
Pouding aux pépites de chocolat
Pour 8 à 10 personnes

Sauce au chocolat
1¾ tasse ou 430 g d’eau bouillante
½ tasse ou 100 g de sucre
½ tasse ou 52 g de cacao
¼ de tasse ou 80 g de sirop de maïs ou de glucose

Gâteau
1 tasse moins 2 cuillères à soupe ou 105 g de farine*
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, tempéré
1 tasse ou 200 g de sucre
2 oeufs
120 g (4 onces) de chocolat noir
⅓ de tasse ou 80 g de lait

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer un moule rectangulaire de 20 cm par 30 cm (8 pouces par 12 pouces).

Sauce au chocolat
Dans un bol, mélanger l’eau, le sucre, le cacao et le sirop de maïs (ou de glucose). Brasser jusqu’à ce que les ingrédients se soient bien dissous et forment un mélange homogène. Réserver.

Gâteau
Dans un bol, mélanger la farine et la poudre à pâte (ou la levure chimique).

Hacher le chocolat et réserver.

Dans un second bol, fouetter le beurre avec le sucre et les oeufs pendant 3 minutes. Incorporer les morceaux de chocolat. Ajouter la préparation de farine en alternant avec le lait. Verser la pâte dans le moule rectangulaire et bien l’étaler. Verser doucement la sauce sur la pâte à gâteau. Enfourner et cuire pendant 45 à 50 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent insérer au centre du gâteau en ressorte propre.

*Vous pouvez utiliser de la farine à pâtisserie. Dans ce cas, il vous faudra 1 tasse ou 110 g de farine à pâtisserie.

Et vous, avez-vous déjà été surpris par l’expansion qu’a pris un gâteau en cuisant?

Totalement citron!

Vous le savez peut-être que Isabelle, Les gourmandises d’Isa, a sorti un nouveau livre. Cette fois-ci, elle a choisi de mettre un zeste de soleil dans notre assiette en proposant un livre sur le citron. Comme chaque fois, j’ai bien hâte qu’il arrive de ce côté de l’Atlantique, mais si vous habitez au Québec, je ne peux que vous suggérer d’aller faire un tour dans votre librairie préférée…

Citron

Pour m’amuser, j’ai imaginé une recette pour Isabelle et ainsi souligner son nouveau livre. Par manque de temps, ma réflexion a été assez rapide et j’ai repris des éléments que j’avais déjà cuisinés. Je vous propose donc des profiteroles au citron : j’ai opté pour la pâte à choux de Patrice Demers tirée de son livre Les desserts de Patrice, le craquelin de Philippe Conticini venant de son livre Sensations et la sauce caramel de Loukoum.

Profiteroles citronnés
Profiteroles au citron
Pour 6 à 8 personnes

Sorbet au citron
¾ de tasse ou 150 g de sucre
½ tasse ou 125 g d’eau
1 cuillère à soupe de sirop de maïs ou de glucose
Zeste de 2 citrons
1 tasse ou 250 g de jus de citron
1 blanc d’oeuf
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre

Caramel au citron
7½ cuillères à soupe ou 90 g de sucre
150 ml ou 150 g de crème à 35 % ou de crème entière
3 cuillères à soupe ou 42 g de beurre non salé,
  coupé en morceaux
Zeste de 2 citrons

Craquelin
5½ cuillères è thé ou 25 g de beurre
2½ cuillères à soupe ou 30 g de cassonade ou de sucre roux
¼ de tasse ou 30 g de farine

Pâte à choux
2 cuillères à soupe ou 30 g de lait
2 cuillères à soupe ou 30 g d’eau
¼ de cuillère à thé de sel
½ cuillère à thé de sucre
5 cuillère à thé ou 23 g de beurre non salé
¼ de tasse ou 30 g de farine
1 oeuf

Sorbet au citron
Dans un chaudron, verser le sucre, l’eau, le sirop de maïs (ou de glucose) et les zestes de citron. Chauffer jusqu’à ce que le sucre soit dissout. Retirer du feu et filtrer pour retirer les zestes. Ajouter le jus de citron et verser dans un plat allant au congélateur. Déposer le sorbet au congélateur et attendre 30 minutes.

Sortir le sorbet et fouetter pour séparer les cristaux glacés. Remettre au congélateur pour 20 minutes. Remuer la préparation et remettre au congélateur pour 20 minutes. Répéter cette opération pendant 2 ou 3 heures. Plus le sorbet sera brassé, plus les cristaux de glace seront petits et plus la texture sera fine.

Quand le sorbet à une belle texture et semble pris, fouetter le blanc d’oeuf en neige et ajouter le sucre. Incorporer délicatement le blanc d’oeuf en neige au sorbet. Réserver au congélateur.

Caramel au citron
Dans un chaudron, verser le sucre et faire cuire jusqu’à ce que le sucre prenne une jolie couleur dorée. Il est possible de brasser le sucre avec une cuillère vu que c’est un caramel à sec : il ne devrait pas se cristalliser. Quand le caramel à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer), retirer le chaudron du feu. Ajouter le beurre en trois fois en mélangeant bien entre chaque addition. Ensuite, incorporer petit à petit la crème. Remettre le chaudron sur le feu et porter à ébullition. Dès que le caramel bout, baisser le feu et laisser mijoter pendant 4 minutes en brassant de temps en temps. Retirer du feu et ajouter les zestes de citron. Verser dans un pot, laisser refroidir et réfrigérer jusqu’à utilisation.

Craquelin
Dans un bol, mélanger la cassonade (ou le sucre roux) et la farine. Incorporer le beurre à l’aide des mains jusqu’à ce que la préparation puisse se tenir quand elle est pressée entre les doigts. Étaler la pâte entre deux feuilles de papier parchemin sur une épaisseur de 2 mm (¹⁄₈ de pouce). Réserver au congélateur.

Pâte à choux
Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Dans un chaudron, verser le lait, l’eau, le beurre, le sucre et le sel. Porter à ébullition. Dès le premier bouillonnement, retirer le chaudron du feu et ajouter d’un coup la farine. Remettre sur feu doux pendant 1 minute pour dessécher la pâte en brassant. Retirer du feu et laisser tiédir 10 minutes. Ajouter l’oeuf et mélanger jusqu’à ce qu’il soit totalement incorporé. La pâte doit être lisse et souple.

Verser la pâte dans une poche à pâtisserie munie d’une douille lisse de 12 mm (½ pouce) de diamètre. Dresser des choux de 2,5 cm (1 pouce) de diamètre sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin.

Sortir du congélateur le craquelin et découper des cercles de la taille des choux à l’aide d’un emporte-pièce. Déposer un cercle de craquelin sur chaque chou. Enfourner et cuire pendant 15 minutes. Réduire la température du four à 180°C (350°F). Poursuivre la cuisson pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien colorée. Laisser tiédir sur une grille de refroidissement.

Montage
Découper le sommet des choux. Garnir assez généreusement de sorbet. Terminer les choux en les recouvrant avec les parties découpées. Réserver au congélateur jusqu’au moment de servir.

Sortir du congélateur les choux 10 minutes avant de déguster. Au besoin, liquéfier le caramel en le réchauffant dans un chaudron ou au four micro-ondes. Verser le caramel sur les choux et servir.

Et vous, avez-vous envie de cuisine citronnée?

Simple, mais gourmand

Quand je reçois, je sais que trop souvent je me casse la tête pour le dessert. J’adore préparer les desserts, donc je suis toujours tentée d’essayer de nouvelles recettes et des choses que mes invités ne se cuisineraient pas chez eux. Pourtant, quand on y pense avec des recettes simples, voire de tous les jours, on peut faire des desserts gourmands et des plus satisfaisants. Il suffit de penser à agrémenter nos desserts de semaine (gâteaux, biscuits, etc.) avec d’autres éléments : de la crème glacée, de la crème fouettée, du yogourt, des noix concassées, une sauce au caramel, des fruits, etc. Est-ce que vous voyez ce monde de possibilités?

Aujourd’hui, je vous propose un dessert dans cette lignée que j’ai souvent dégusté dans des restaurants, mais que je n’ai jamais pensé servir à la maison et pourtant c’est toujours aussi apprécié. Il s’agit d’un brownie surmonté de crème glacée et d’une sauce au chocolat… Même les gens qui n’aiment pas cuisiner pourront toujours réaliser ce dessert en achetant les éléments tout prêts à l’épicerie. Pour les autres, je vous propose la recette de brownie de Patrice Demers issue de son livre Les desserts de Patrice, qui a aussi été présentée à l’émission du même nom. Pour la sauce au chocolat, j’ai utilisé la recette de Ricardo tirée de son magazine volume 10, numéro 7.

Brownie, crème glacée et sauce au chocolat
Brownie et sa sauce au chocolat
Pour 9 portions généreuses

Brownie
200 g (7 onces) de chocolat noir à 70 % de cacao ou plus
⅔ de tasse ou 150 g de beurre non salé
3 oeufs
1 tasse ou 200 g de sucre
2 cuillères à soupe ou 40 g de sirop de maïs ou de glucose
⅓ de tasse ou 82 g de crème à 35 % ou de crème entière
¾ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 100 g de farine
½ cuillère à thé de sel
Beurre supplémentaire pour le moule

Sauce au chocolat
¾ de tasse ou 180 g de crème à 35 % ou crème entière
½ tasse ou 175 g de sirop de maïs ou de glucose
¼ de tasse ou 26 g de cacao
55 g (2 onces) de chocolat noir

Crème glacée à la vanille*

Brownie
Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer et chemiser de papier parchemin un moule carré de 20 cm (8 pouces) de côté.

Hacher le chocolat et le déposer dans un bol d’un bain-marie avec le beurre coupé en cubes. Faire fondre le chocolat et le beurre. Retirer le bol du bain-marie quand les ingrédients sont totalement fondus. Réserver.

Dans un bol, fouetter vivement les oeufs avec le sucre et le sirop de maïs (ou de glucose) pendant 1 minute. Ajouter le chocolat et le beurre fondu, puis incorporer la crème. Ajouter la farine et le sel, mélanger jusqu’à ce que la pâte soit homogène. Verser la pâte dans le moule.

Enfourner et cuire pendant 25 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du brownie en ressorte avec quelques miettes. Laisser tiédir avant de démouler et de couper en carrés.

Sauce au chocolat
Hacher finement le chocolat et réserver.

Dans un chaudron, mélanger la crème, le sirop de maïs (ou de glucose) et le cacao. Porter à ébullition en brassant régulièrement. Quand la préparation bout, retirer du feu et ajouter le chocolat. Brasser jusqu’à ce que le chocolat soit fondu et que la préparation soit homogène. Réserver au chaud**.

Montage
Dans une assiette, déposer un morceau de brownie, garnir d’une boule de crème glacée et arroser de sauce au chocolat chaude. Servir sans attendre et déguster avec plaisir.

*Vous pouvez utiliser une crème glacée avec un autre parfum : au caramel écossais, au café, aux framboises, etc. Variez les plaisirs!
**Il est possible de préparer la sauce au chocolat en avance et de la conserver pendant 2 semaines au réfrigérateur dans un contenant qui ferme hermétiquement. Au moment de la servir, il suffit de la réchauffer dans un chaudron ou au four micro-ondes.

Ne trouvez-vous pas que ce dessert est parfait pour recevoir en dernière minute à la Saint-Valentin? Bonne Saint-Valentin chocolatée entre amoureux ou entre amis!

Plein de choses en tête

Ces temps-ci, il y a plein de choses que j’ai envie de cuisiner : pain aux raisins, gâteau aux carottes, carrés aux dattes, biscuits de ma mère, pouding aux fruits… Le problème, c’est qu’entre les hésitations, le temps file et qu’il y a autres priorités qui surgissent. N’est-ce pas agaçant de changer d’envie tous les jours?

La tarte aux pacanes fait aussi partie des choses que je me promets de réaliser, mais cette fois, je n’ai pas opté pour la version classique. Je vous propose donc une tarte aux pacanes, chocolat et oranges confites que j’ai trouvé chez Jasmine Cuisine.

Tarte aux pacanes autrement
Tarte aux pacanes, chocolat noir et oranges confites
Pour 8 personnes

Pâte brisée*
1 tasse ou 120 g de farine
¼ de cuillère à thé de sel
½ cuillère à soupe de sucre
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, froid
1½ cuillère à soupe d’eau froide
½ cuillère à soupe de jus de citron ou de vinaigre

Garniture
120 g (4,25 onces) de chocolat noir à 70 % de cacao
2 cuillères à soupe ou 27 g de beurre non salé
3 oeufs
1 tasse ou 350 g de sirop de maïs ou de sirop de glucose**
½ tasse ou 100 g de cassonade ou de sucre roux
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
1 pincée de sel
¾ de tasse ou 135 g d’oranges confites coupées
  en petits dès
1½ tasse ou 187 g de pacanes ou de noix de pécan

Pâte brisée
Dans un bol, mélanger la farine, le sel et le sucre. Ajouter le beurre coupé en cubes et l’incorporer dans la farine à l’aide d’un coupe-pâte ou de deux couteaux. Travailler le beurre et la farine afin d’obtenir une texture granuleuse où les morceaux de beurre ont la grosseur de petits pois. Verser graduellement le jus de citron (ou le vinaigre), puis l’eau dans le mélange de farine en remuant avec une fourchette, juste assez pour que la pâte se tienne et qu’elle puisse être rassemblée en boule. Au besoin, ajouter de l’eau. Former un disque avec la pâte et l’emballer dans une pellicule plastique. Réfrigérer la pâte pendant 30 minutes.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte sur une épaisseur de 4 mm (³⁄₁₆ de pouce). Déposer la pâte dans une assiette à tarte de 23 cm (9 pouces) de diamètre et la foncer. Réserver au réfrigérateur.

Garniture
Préchauffer le four à 160°C (325°F).

Hacher le chocolat et le déposer dans un bol d’un bain-marie avec le beurre coupé en cubes. Faire fondre le chocolat et le beurre. Retirer le bol du bain-marie quand les ingrédients sont totalement fondus.

Dans un bol, fouetter les oeufs avec le sirop de maïs (ou de glucose), la cassonade, l’extrait de vanille et le sel jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Incorporer la préparation de chocolat fondu et les oranges confites. Verser la préparation dans la pâte à tarte. Au besoin, lisser la surface avec une spatule. Disposer sur le dessus de la tarte les pacanes (ou les noix de pécan).

Enfourner et cuire 55 minutes ou jusqu’à ce la garniture de la tarte soit prise et qu’elle ait légèrement gonflée. Laisser totalement refroidir, puis réfrigérer la tarte au moins 6 heures pour facilité la découpe de celle-ci. Déguster tiède ou froid.

*Il est possible de réaliser des tartelettes comme je l’ai fait, mais la garniture par tartelette sera moins importante et elle ne sera pas coulante comme la version de Jasmine. Pour réaliser des tartelettes, doubler la recette de pâte à tarte pour ne pas en manquer. Au besoin, conserver le surplus de pâte 2 ou 3 jours au réfrigérateur ou la congeler pour une utilisation ultérieure.
**Il est toujours possible de remplacer le sirop de maïs par du miel doux. Je n’ai jamais essayé, mais je crois qu’il est également possible d’utiliser du sirop d’agave.

Et vous, qu’est-ce qui vous trotte dans la tête?