Catégorie : Viandes

Nouvelle pièce de viande

En allant à l’épicerie avec mon chéri, ce dernier a été attiré par un paquet de viande de porc. Évidemment, nous l’avons mis dans notre panier. L’intitulé sur le paquet était : steaks de porc quasi. Certains connaissent peut-être, mais moi, je n’en avais jamais entendu parler. Je connaissais les tranches dans le cou qui sont entrecoupées par des lanières de gras, mais ce n’était pas tout à fait ça. Visuellement, les steaks étaient parcourus par de mince filaments de gras, un peu plus comme le persillage sur le boeuf.

Pour découvrir cette viande, j’ai opté pour un plat asiatique. Comme souvent dans ces plats, j’ai fait griller ma viande et je l’ai réservée pendant un petit moment. À ma grande surprise, la viande était restée très tendre et ne s’était pas asséchée. Bref, une pièce de viande à se rappeler.

Je dois avouer qu’au départ, j’hésitais entre un émincé de porc et un pad thaï. Au final, j’ai combiné les deux! J’ai mélangé la recette de Sauté de boeuf de Philippe issue du magasine Ricardo (volume 8, numéro 3) et le pad thaï de Tuky Chanhda présenté à Curieux Bégin.

Un bol de pad thaï
Pah thaï de porc
Pour 2 personnes

200 g de steak ou de filet de porc
1½ cuillère à thé d’épices de Montréal*
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
2 portions ou 180 g de nouilles de riz
  d’environ 3 mm d’épaisseur
3 cuillères à soupe d’huile végétale
¼ de tasse ou 50 g de sucre
¼ cuillère à thé d’ail en poudre ou plus au goût
1¼ tasse ou 310 g de bouillon de poulet
1 cuillère à soupe de sauce de poisson
1 cuillère à soupe de sauce soja
1 cuillère à soupe de sauce aux huîtres

Dans un bol, verser de l’eau froide et faire tremper les nouilles de riz pendant 2 ou 3 heures**.

Préparer la viande en la coupant en lamelles d’environ 1 cm (moins de ½ po) d’épaisseur. Dans un bol, mélanger l’huile d’olive et les épices de Montréal. Ajouter la viande et laisser macérer à température ambiante pendant 15 minutes.

Dans un wok ou une grande poêle, verser un peu d’huile et chauffer. Déposer la viande et la faire saisir de tous les côtés. Retirer la viande du wok et réserver.

À l’aide d’un essuie-tout ou d’un papier ménage, essuyer le work pour retirer les épices et l’huile excédentaire. Verser l’huile végétale et ajouter le sucre quand cette dernière est chaude. Laisser le sucre se colorer pour obtenir un caramel. Ajouter l’ail en poudre et retirer le wok du feu. Verser, en faisant couler sur la paroi, le bouillon de poulet. Remettre sur le feu et ajouter la sauce de poisson, la sauce soja et la sauce aux huîtres.

Quand le tout est bien mélangé, ajouter les nouilles de riz égouttées. Poursuivre la cuisson en brassant régulièrement jusqu’à ce qu’il ne reste presque plus de liquide. Ajouter la viande et cuire encore de 2 ou 3 minutes avant de servir.

*Les épices de Montréal sont habituellement un mélange de poivres utilisé sur les viandes rouges. Personnellement, j’utilise la recette de Vibi de la Casserole carrée. Il suffit de mélanger 1 cuillère à soupe de poivre noir, 1 cuillère à soupe de paprika, ½ cuillère à soupe de sel, ½ cuillère à soupe d’ail en poudre, ½ cuillère à soupe de poudre de chili (ou de piment de Cayenne), ½ cuillère à soupe de coriandre moulue, ½ cuillère à soupe d’aneth séché, ¾ de cuillère à thé de thym et ¾ de cuillère à thé de romarin.
**J’ai décidé un peu tard de faire des pah thaï. Si vous êtes pressés, laisser tremper les nouilles de riz pendant que vous préparer vos autres ingrédients et l’accompagnement, environ 30 minutes. Dans un chaudron, porter de l’eau à ébullition, plonger les nouilles de riz et cuire 2 minutes. Égoutter les nouilles et les ajouter rapidement à la sauce. Poursuivre la recette comme indiquée.

Est-ce que vous connaissiez le steak de porc? Et comment le cuisinez-vous?

Ça peut aussi se manger avec une fourchette…

Je ne sais pas si vous vous souvenez, mais je vous ai déjà parlé d’une recette à s’en lécher les doigts ici. Cette fois, j’ai trouvé son équivalant qu’on peut manger à à l’aide d’une fourchette. La viande se détache toute seule des os et elle est vraiment savoureuse. Et oui, une autre recette de côtes levées! Je dois avouer que c’est très difficile de dire quelle recette est la meilleure. À vous de juger!

Cette recette est, encore une fois, tirée du livre de Centraide : 100 vedettes, 100 recettes. C’est celle proposée par Peter Miller.

Côtes levées de Peter Miller
Côtes levées à la bière
Pour 2 ou 3 personnes

600 g à 700 g (1,5 lb) de côtes levées*
½ tasse ou 125 g de sauce chili
⅓ de tasse ou 60 g de cassonade non tassée
½ tasse de bière blonde ou blanche**
½ cuillère à thé d’ail en poudre
2 cuillères à thé de moutarde de Dijon
2 cuillères à thé de sauce worcestershire
1 cuillère à thé de gingembre moulu
¼ de cuillère à thé de poivre***
¼ de cuillère à thé de poudre de chili
½ cuillère à thé de sel

Déposer les côtes levées dans un grand chaudron et couvrir d’eau froide. Porter à ébullition. Écumer la mousse grisâtre. Couvrir et laisser mijoter pendant 45 minutes.

Pendant ce temps, préparer la marinade. Dans un autre chaudron, verser la sauce chili, la cassonade, la bière, l’ail en poudre, la moutarde de Dijon, la sauce worcestershire, le gingembre, le poivre, la poudre de chili et le sel. Porter ce mélange à ébullition et laisser mijoter pendant 8 minutes à feu doux. Retirer du feu et laisser tiédir.

Lorsque les côtes levées ont fini de bouillir, les égoutter et les déposer dans un grand plat ou un sac de congélation. Verser la marinade, couvrir, réfrigérer et laisser macérer pendant 2 heures au minimum.

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Sur une plaque de cuisson couverte de papier d’aluminium, déposer les côtes levées et les badigeonner avec la marinade. Avec un second papier d’aluminum, couvrir les côtes levées et enfourner pendant 40 minutes. Retirer le papier d’aluminium, rebadigeonner les côtes levées et poursuivre la cuisson pendant 20 à 30 minutes. Au besoin, badigeonner les côtes levées pendant les dernières minutes de cuisson.

*Avec cette quantité de sauce, vous pouvez faire mariner jusqu’à 2 kg (4lb) de côtes levées.
**À mon avis, la bière rousse pourrait être intéressante dans cette recette, à tester.
***Je n’ai pas de poivre de Cayenne dans mes épices, alors je l’ai remplacé par du poivre et de la poudre de chili. Si vous voulez suivre la recette originale, remplacer le poivre et la poudre de chili par ½ cuillère à thé de poivre de Cayenne.

Alors, allez-vous les manger élégamment avec une fourchette ou allez-vous craquer et les manger avec les doigts?

Nourriture réconfortante

Ces temps-ci, je ne suis pas très créative : j’essaie peu de nouvelles recettes et j’en invente encore moins. Je suis dans une période « confort food », la nourriture réconfortante. Ce ne sont pas nécessairement des recettes de mon enfance, mais plutôt des recettes rapides ou grandement appréciés par mon chéri et moi. Bref, difficile d’alimenter mon blog dans ces conditions et je me replonge dans ma banque de photos. C’est ainsi que j’ai découvert que je n’avais pas publié ma recette de coquille d’agneau. J’aime bien cette recette, surtout que c’est une des premières que j’ai imaginée sans m’appuyer sur un livre ni sur une recette existante sur le web. Alors voici ma recette de coquille d’agneau et sa sauce au Cognac.

Agneau emballé dans du lard
Coquille d’agneau et sa sauce au Cognac
Pour 3 personnes

1 coquille d’agneau ou filet d’agneau d’environ 300 g
6 ou 7 tranches de lard à rôtir ou de bacon
1 cuillère à thé de moutarde en poudre*
1 échalote finement hachée
1½ tasse ou 375 g de fond de veau ou de bouillon de boeuf
½ tasse ou 125 g de Cognac
¼ tasse ou 75 g de crème ou plus si désiré
1 cuillère à thé de moutarde de Dijon
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre
Au goût : du romarin, de la moutarde en poudre et de noix de muscade

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans une poêle, verser 1½ cuillère à soupe d’huile d’olive et faire saisir la viande de chaque côté. Saupoudrer la moutarde en poudre sur la viande. Saler et poivrer.

Sur une plaque de cuisson légèrement huilée ou recouverte d’un papier d’aluminium, étaler côte-à-côte les tranches de lard. Déposer la viande sur les tranches de lard et l’enrouler de ces dernières. Enfourner la viande emballée de lard et cuire environ 18 minutes. Quand il reste que 5 minutes de cuisson, allumer l’élément du haut (broil) si nécessaire pour bien faire griller le lard.

Dans la poêle qui a servi à saisir la viande, ajouter le restant d’huile et faire revenir l’échalote. Déglacer avec le Cognac et laisser réduire de moitié. Ajouter le fond de veau et la moutarde de Dijon. Saler, poivrer et assaisonner la sauce en ajoutant le romarin, la noix de muscade et la moutarde en poudre. Ajouter la crème et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.

Couper la viande en portion, arroser de sauce et accompagner d’un légume vert.

*Il est possible de remplacer la moutarde en poudre par de la moutarde préparée (moutarde américaine) ou une autre moutarde arômatisée.

J’espère pouvoir reprendre le rythme et vous proposer en alternance des recettes salées et sucrées. Mais en attendant, quel est pour vous votre plat réconfortant?

Quand ragoût et vite peuvent s’entendre

Il y a des jours où l’on planifie mal les repas. Pour le souper, j’avais de la viande à ragoût et j’avais passé la journée à l’extérieur… à quelques heures de train de la maison pour être plus précise. De retour à la maison, je voulais vite mettre à cuire le repas pour ne pas manger trop tard.

Dans le train, j’avais déjà réfléchi à mon « affaire ». Le porc se marie très bien avec les pommes. Je ne sais pas pourquoi, mais j’aime bien le porc pour faire des plats mijotés
« sucrés »… style tajine (oui, je sais c’est une aberration, une ineptie de mettre « porc » et «tajine» dans la même phrase). Alors, voici ma recette de ragoût au porc qui se prépare rapidement et sans prise de tête.

Ragoût sur couscous
Ragoût de porc au jus de pommes et son couscous
Pour 3 personnes

300 g de cubes de porc à ragoût
2 tasses ou 500 g de bouillon de poulet
1 tasse ou 250 g de jus de pommes
2 ou 3 échalotes
1 cuillère à thé de ras el hanout*
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel et poivre
¾ de tasse ou 185 g de couscous
1¾ ou 375 g d’eau
2 cuillères à soupe de raisins secs ou au goût
1 cuillère à soupe de canneberges séchées ou au goût

Dans un grand chaudron, verser l’huile. Quand l’huile est chaude, faire saisir les cubes de porc sur toutes les faces. Retirer du chaudron, réserver. Faire revenir les échalotes (épluchées, mais entières) pour les colorer un peu. Remettre la viande, ajouter les épices et bien mélanger. Ajouter le jus de pomme et le bouillon de poulet. Porter à ébullition, couvrir et baisser le feu. Laisser mijoter pendant 1 h 30 au minimum. Saler, poivrer et rectifier l’assaisonnement dans les dernières 30 minutes de cuisson.

Quelques minutes avant de servir préparer le couscous. Dans un chaudron, verser l’eau, les raisins et les canneberges. Porter à ébullition. Quand l’eau bout, retirer le chaudron du feu, ajouter le couscous et couvrir. Laisser reposer pendant 5 minutes. Gratter la semoule avec une fourchette pour séparer les grains et servir avec le ragoût de porc. Accompagner d’un légume au choix.

*Le ras el hanout est un mélange d’épices originaire du Maroc. Vous pouvez le remplacer par du curry ou par un mélange de même proportion de cannelle, de gingembre, de coriandre, de cardamome, de muscade, de poivre noir et de curcuma.

Alors, qu’est-ce que vous pensez de mon ragoût? J’aime bien pouvoir vous offrir mes propres recettes.

Retour du salé

Il y a un moment que je n’ai pas publié de recette salée. Habituellement, je fais attention et j’alterne le sucré et le salé. Mais en cette période où je rêve de faire milles et une recettes de biscuits, le sucré s’est imposé de lui-même. Tâchons donc de rectifier la situation.

Aujourd’hui, je vous propose un pain de viande. Je dois reconnaître que ça ne fait pas des années que j’ai recommencé à apprécier ce met. Mes parents en faisaient régulièrement et ils mettaient… des oignons! Je vous l’ai déjà dit : j’apprivoise tranquillement les oignons, même si j’ai déjà adopté les échalotes hachées finement. Bref, j’étais suspicieuse à chaque bouchée et si par malheur je tombais sur un morceau d’oignon, c’était fini : j’arrêtais de manger. Chacun à ses dégoûts, il faut bien l’avouer.

Cette recette est tirée de la revue Ricardo, volume 7, numéro 5. Voici donc la recette pour vous réconcilier avec le pain de viande.

Pain de viande au porc et aux pommes avant la découpe
Pain de viande au porc et aux pommes
Pour 4 personnes

400 g de porc haché
1 tasse ou 2 pommes pelées et râpées
¼ de tasse ou 30 g de chapelure
½ cuillère à soupe de poudre de chili ou de paprika fort
¾ cuillère à thé de moutarde sèche*
¾ cuillère à thé de sauce worcestershire
7 tranches de bacon ou de lard à griller ou plus au besoin
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la viande, les pommes râpées, la chapelure, la poudre de chili, la moutarde et la sauce worcestershire. Saler et poivrer.

Sur une plaque de cuisson recourverte de papier parchemin, étaler en diagonale les tranches de bacon, en chevauchant légèrement. Poser la viande sur les tranches et façonner un pain d’environ 20 cm par 10 cm (8 po par 4 po). Replier les tranches de bacon sur le pain de viande en veillant à bien le recouvrir, omis les extrémités qui restent légèrement à découvert. Retourner le pain de viande pour que les extrémitées des tranches de bacon soient en dessous.

Enfourner et cuire pendant 35 à 40 minutes ou jusqu’à ce qu’un thermomètre à viande indique 82°C (180°F). En fin de cuisson, allumer le grill (broil), si nécessaire, pour colorer le bacon et le rendre croustillant**. Servir avec des légumes, de la purée de pommes de terre et si désiré, de la compote de pommes.

*Vous pouvez remplacer la moutarde sèche par de la moutarde préparée (de la moutarde américaine).
**Si vous désirez glacer le pain de viande : faire fondre 2 cuillères à soupe de gelée de fruits (gelée de pommes ou d’abricots), badigeonner le pain de viande en fin de cuisson et le laisser dorer quelques minutes sous le grill (broil).

Pourquoi ne pas réaliser cette recette pour recevoir? Seule petite contrainte, si vous modifiez les quantités, le temps de cuisson varie également : comptez 1 heure de cuisson pour 675 g (1½ lb).