Catégorie : Biscuits et gâteaux

La cuisine et la chaleur

Malgré les assez hautes températures des derniers jours, je n’arrive pas à m’empêcher d’utiliser le four. Il faut toujours que je cuisine quelques choses : il y a une invasion de trucs sucrés dans ma cuisine. Le problème est surtout que nous mangeons un peu moins ces derniers temps et après le souper, nous avons rarement envie de dessert. Cependant le matin, il y a quand même des choses qui disparaissent très bien…

Ce gâteau que j’ai trouvé sur le site de l’Amoureuse des desserts, d’Itinéraires gourmands, en est un très bon exemple. De plus, avec l’arrivée des récoltes de pommes comment y résister?

Une belle couche de pommes caramélisées
Gâteau aux pommes caramélisées au sirop d’érable
Pour 6 personnes

Pommes caramélisées
4 cuillères à thé ou 18 g de beurre
3 cuillères à soupe ou 60 g de sirop d’érable
4 pommes*

Pâte à gâteau
2 oeufs
¾ de tasse et 1½ cuillère à soupe ou 100 g de farine
½ tasse ou 100 g de sucre
½ tasse ou 100 g de beurre non salé, à température ambiante
½ cuillère à soupe de poudre à pâte ou de levure chimique
1 cuillère à thé d’extrait de vanille**

Pommes caramélisées
Beurrer un moule à pain (moule à cake) d’environ 10 cm par 20 cm (4 po par 8 po).

Éplucher, épépiner et couper en quartiers les pommes.

Dans une poêle, porter à ébullition le sirop d’érable et le beurre. Quand le liquide bout, ajouter les quartiers de pommes. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que les pommes soient tendres et que le sirop ait épaissi. Verser la préparation dans le moule pour couvrir le fond. Réserver.

Pâte à gâteau
Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, fouetter le beurre et le sucre jusqu’à ce que le mélange palisse. Incorporer les oeufs et l’extrait de vanille. Ajouter la farine et la poudre à pâte. Verser la pâte sur les pommes et la répartir uniformément dans le moule. Enfourner et cuire pendant 35 minutes ou jusqu’à ce que le gâteau soit doré et qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Laisser tiédir 5 minutes et démouler le gâteau dans une assiette pour éviter que les fruits restent collés au moule. Servir tiède ou froid.

*Choisissez des pommes qui supportent bien la cuisson comme la cortland ou la gala. Vous pouvez également remplacer les pommes par des poires.
**Dans la recette originale, il n’y en a pas. Il faut savoir que l’Amoureuse des desserts à l’habitude d’utiliser du sucre dans lequel il y a toujours des gousses de vanille. L’ajout d’extrait de vanille est donc à votre convenance pour parfumer la pâte du gâteau.

Et vous, est-ce que vous cuisinez beaucoup quand il fait chaud?

Rien n’est acquis : désastre macaronesque!

Par un concours de circonstances, une quantité non négligeable de blancs d’oeufs s’est accumulée dans mon réfrigérateur. Bref, une occasion parfaite pour faire des macarons. J’ai choisi de réaliser des macarons à la meringue italienne selon une recette apprise pendant un atelier de cuisine : le résultat était parfait… du moins, c’est mes plus beaux macarons jusqu’à présent. Oui, je n’ai pas un dressage régulier et je voudrais obtenir des macarons brillants comme ceux de Mercotte. Je ne vous dis pas ma joie et ma satisfaction, ainsi que le nombre de photos prises, quand j’ai eu terminé mes macarons : la couleur et l’apparence de mes macarons me plaisaient et les parfums étaient délicieux. J’ai apporté cette boîte lors d’un pique-nique et personne ne s’est fait prier pour en reprendre et terminer la boîte (ce qui est plutôt bon signe). Heureuse de cette expérience, mon chéri m’a proposé d’en refaire pour en apporter à ma belle-famille…

Deux jours plus tard, je refais donc des macarons. Je reprends la même recette et ça a été le carnage! Sur toutes mes fournées, j’ai obtenu des macarons plus craquelés que les macarons de Nancy, sans collerette et avec l’intérieur creux. J’ai même laisser croûter une partie de ma fournée : après 2 heures d’attente, le même résultat. J’ai même jeté la dernière plaque sans les cuire tellement j’étais découragée. Cet échec m’a désemparé : j’ai fait plusieurs recettes différentes avec de la meringue italienne et c’était la première fois que j’avais un tel désastre. Habituellement, j’obtenais toujours de résultat acceptable avec cette technique. Toutefois, décidée d’apporter des macarons à ma belle-famille, j’ai recommencé avec une recette à la meringue française… il faut croire que ce n’était pas mon jour et que je ne maîtrise pas la bête! J’ai réussi à obtenir quelques choses avec une collerette, mais ils n’étaient pas aussi jolis que les précédents. C’est à ma dernière fournée que j’ai pensé à baisser la température de mon four : le résultat était un peu mieux, mais ce n’était pas encore ça. Heureusement, les coques étaient suffisamment présentable pour que je les garnisse et en apporte à la famille de mon chéri. La conclusion de cette aventure est soit que les macarons sont ma bête noire avec des hauts et des bas ou soit que cette journée était vraiment trop humide et inappropriée pour faire des macarons. À l’avenir, j’espère ne plus m’enliser autant dans la pâte à macaron.

Vu cette expérience et contrairement à mon habitude, je ne vous transmets pas la recette des macarons à la meringue italienne : je veux refaire quelques expérimentations pour pouvoir vous donner une recette bien détaillée et fiable (même si avec les macarons, on n’est pas à l’abri des désastres). Cependant, je vous propose deux garnitures qui ont eu un grand succès auprès de ceux et celles qui les ont dégustés. La première garniture que je vous suggère est une ganache montée au caramel salé tirée du livre Solution macarons de Mercotte. La deuxième proposition est un crémeux au yogourt garni de framboises fraîches que j’ai vu chez l’Amoureuse des desserts d’Itinéraires gourmands. Pour compléter mon assortiment, j’avais également garni des macarons avec une ganache montée au chocolat noir (recette ici).

Chocolat, framboise et caramel
Macarons au caramel et
macarons au yogourt et aux framboises

Pour 40 macarons

Coques des macarons
Votre recette préférée ou utiliser cette recette ou celle-ci

Ganache montée au caramel salé
3½ cuillères à soupe ou 40 g de sucre
3¼ de cuillères à thé ou 15 g de beurre non salé*
¼ de tasse ou 60 g de crème 35 %
  ou de crème entière chaude
¼ cuillère à thé ou 2 g de fleur de sel**
50 g (2 onces) de chocolat blanc
5 cuillères à thé ou 25 g de crème 35 %
  ou de crème entière
5 cuillères à soupe ou 75 g de crème 35 %
  ou de crème entière froide

Garniture au yogourt et aux framboises
125 g (4,5 onces) de chocolat blanc
5 cuillères à soupe ou 75 g de crème 35 %
  ou de crème entière
100 ml (un peu moins que ½ tasse) ou 110 g de yogourt
  à 10 % de matière grasse
Le zeste de ½ orange*** (facultatif)
Framboises fraîches en quantité suffisante

Coques des macarons
Réaliser les coques des macarons selon la recette choisie. Colorer la pâte des macarons selon l’envie.

Ganache montée au caramel salé
Dans un chaudron, verser le sucre et faire cuire jusqu’à ce que le sucre prenne une jolie couleur dorée. Il est possible de brasser le sucre avec une cuillère vu que c’est un caramel à sec : il ne devrait pas se cristalliser. Quand le caramel à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer), ajouter le beurre pour stabiliser la température et incorporer le quart de tasse (ou les 60 g) de crème chaude ainsi que la fleur de sel. Au besoin, poursuivre la cuisson jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de morceau de caramel solide dans la préparation. Laisser tiédir et réserver à température ambiante.

Hacher le chocolat blanc et le déposer dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Au four micro-onde ou dans un chaudron, faire chauffer les 5 cuillères à thé ou les 25 g de crème. Verser la crème chaude en trois fois sur le chocolat en mélangeant bien entre chaque ajout. Quand le mélange est lisse, incorporer la préparation de caramel. Terminer en ajoutant les 5 cuillères à soupe ou 75 g de crème bien froide. Couvrir la préparation avec une pellicule plastique. Réfrigérer au minimum 4 heures.

Au moment de dresser les macarons, fouetter la ganache comme une crème fouettée. Le mélange doit être ferme. Déposer le mélange dans une poche à pâtisserie et garnir les coques.

Garniture au yogourt et aux framboises
Hacher finement le chocolat blanc et le déposer dans un bol. Mettre la crème dans un chaudron et porter à ébullition. Quand la crème frémit, la verser sur le chocolat haché et attendre une minute avant de brasser. Mélanger jusqu’à ce que le mélange soit parfaitement lisse. Incorporer le yogourt et le zeste d’orange. Une fois que la préparation est bien mélangée, couvrir d’une pellicule plastique en apposant directement le film plastique sur le crémeux au yogourt et réfrigérer pendant 8 heures au minimum.

Au moment de dresser les macarons, fouetter le crémeux au yogourt pour lui donner un peu plus de corps, si désiré. Verser le mélange dans une poche à pâtisserie. Déposer une petite quantité de crémeux au yogourt au centre des coques. Disposer sur le pourtour les framboises**** pour former une couronne. Mettre un morceau de framboises au centre. Remettre un peu de crémeux au yogourt et poser une coque pour terminer le macaron.

Une fois les macarons garnis, les déposer dans une boîte qui ferme hermétiquement et réserver toute une nuit au réfrigérateur. Conserver les macarons au réfrigérateur et avant de les servir, si possible, laisser les macarons à la température de la pièce pendant 30 minutes.

*Dans la recette originale, Mercotte propose d’utiliser du beurre demi-sel. Personnellement, je trouve que la fleur de sel suffit amplement pour obtenir un caramel salé.
**Si vous n’aimez pas le caramel salé, omettez cet ingrédient.
***Oui, j’ai ajouté un ingrédient à une recette de Patrice Demers. L’ajout de zeste d’orange à cette préparation crée une superbe association avec les framboises. Il est possible de remplacer le zeste d’orange par du zeste de citron ou d’un autre agrume.
****J’ai l’habitude de faire des petits macarons : je ne pouvais pas disposer des framboises entières sans qu’elles débordent des coques. J’ai coupé la pointe des framboises pour obtenir des cylindres creux, puis j’ai taillé ces cylindres pour obtenir des bandes de framboise que j’ai disposées sur le pourtour de mes macarons en les faisant adhérer au crémeux de yogourt. Il faut un peu de temps, mais c’est très simple à réaliser.

Je voudrais pouvoir réaliser de jolis macarons à tout coup et sans mauvaise surprise (idéalement, avec de la meringue française puisque ça demande un peu moins de temps). Est-ce que vous croyez que c’est possible? Tous les commentaires et les suggestions sont les bienvenus!

Festival des gâteaux

J’adore réaliser des gâteaux d’anniversaire et en général, ce sont les membres de ma belle-famille qui en bénéficient. Le problème c’est, omis mon chéri, leurs anniversaires s’étalent sur 6 semaines. Bref, je termine un projet que je dois déjà en préparer un autre. De plus pendant cette période, j’ai été occupée par d’autres événements. L’année prochaine, je ferais peut-être des entremets : tout aussi jolis, mais moins long à décorer!

Aujourd’hui, je vous propose le gâteau que j’ai préparé pour ma belle-mère. J’ai choisi une décoration très simple, ce qui m’a permis de réfléchir à l’accord de goût entre les ingrédients. J’ai opté pour un gâteau à la vanille garnit de confiture de lait et de pêches caramélisées : j’ai adoré ce mélange qui était bien équilibré et parfumé. Pour le gâteau, j’ai réalisé un gâteau aux trois vanilles, une recette que j’ai trouvé sur le site de Papilles et Pupilles (Essayez ce gâteau si vous aimez la vanille!). Pour les pêches caramélisées, j’ai utilisé la méthode proposée dans la recette des verrines aux poires, une recette de Ricardo tirée de la revue volume 7, numéro 5.

Vanille, pêche et confiture de lait
Gâteaux aux trois vanilles et aux pêches
Pour 8 personnes

Confiture de lait* (dulce de leche)
1 boîte de 300 ml ou 300 g de lait condensé sucré

Gâteau
¾ de tasse ou 170 g de beurre non salé,
  à température ambiante
1¼ tasse ou 250 g de sucre vanillé**
1 gousse de vanille
2 cuillères à thé d’extrait de vanille
4 oeufs
1½ tasse et 1 cuillère à soupe ou 190 g de farine
2 cuillères à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 pincée de sel

Pêches caramélisées
5 pêches blanches ou jaunes
¼ de tasse ou 50 g de sucre
1½ cuillère à soupe d’eau

Confiture de lait (dulce de leche)
La veille, préparer la confiture de lait (dulce de leche). Retirer l’étiquette de la boîte de lait condensé sucré et la déposer dans un grand chaudron. Couvrir d’eau en veillant à ce qu’il y ait au minimum 2,5 cm (1 pouce) au-dessus de la boîte. Porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter pendant 2 heures. Surveiller le niveau de l’eau pour qu’elle recouvre toujours la boîte de lait. Après ce temps de cuisson retirer la boîte du chaudron et la laisser refroidir à température ambiante pendant 12 heures au minimum***. Le liquide à l’intérieur de la boîte est cuit sous pression : en l’ouvrant avant que le liquide soit totalement refroidi, il y aurait un choc thermique et la confiture de lait jaillirait de la boîte et pourrait causer de graves blessures.

Gâteau
Préchauffer le four à 165°C (325°F). Beurrer et enfariner un moule de 20 cm (8 pouces) de diamètre****.

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte (levure chimique) et le sel. Réserver.

Dans un autre bol, fouetter le beurre avec le sucre vanillé. Couper la gousse de vanille en deux, gratter les grains et les ajouter au mélange de beurre. Incorporer l’extrait de vanille puis ajouter les oeufs, un à fois en mélangeant bien entre chaque addition. Ajouter le mélange de farine dans la pâte. Répartir uniformément la pâte dans le moule et enfourner pendant 45 minutes à 1 heure ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. À la sortie du four laisser tiédir 5 minutes et démouler. Laisser totalement refroidir.

Pêches caramélisées
Couper les fruits en deux et retirer les noyaux. Détailler les demi-pêches en lamelles. Réserver.

Dans une poêle, verser le sucre et l’eau. Mettre sur le feu et laisser cuire, sans brasser, jusqu’à ce que le tout prenne une couleur dorée (plus le caramel est foncé, plus il sera amer). Ajouter les pêches et à feu vif, les faire revenir 4 à 5 minutes en brassant régulièrement ou jusqu’à ce que les fruits aient absorbé le liquide et soient tendres. Verser sur une assiette, laisser tiédir et réserver.

Montage
Égaliser le dessus du gâteau aux trois vanilles si désiré et trancher le gâteau en deux. Déposer une des tranches du gâteau sur un plat de service et verser un peu de confiture de lait puis l’étendre de manière uniforme. Répartir les pêches caramélisées en laissant un espace de 1 cm (³⁄₈ de pouce) tout le tour du gâteau. Déposer la seconde tranche de gâteau. Glacer entièrement le gâteau avec la confiture de lait*****. Puis couvrir et décorer le gâteau avec de la pâte à sucre si désiré******.

*Il est possible d’acheter de la confiture de lait (dulce de leche) plutôt que de la réaliser soi-même.
**Pour réaliser du sucre vanillé, il suffit de mettre des gousses de vanille séchées (celles qu’on a utilisées pour une autre recette, qu’on lave et qu’on laisse sécher) dans un pot de sucre. Laisser le sucre s’imprégner des parfums de la vanille pendant au moins 1 semaine, idéalement un mois, avant de l’utiliser.
*** J’ai vu qu’on pouvait laisser refroidir la confiture de lait moins longtemps, 2 heures au minimum, mais pour éviter les risques, je vous conseille de laisser le produit refroidir toute une nuit.
****J’ai réalisé 1½ fois la recette de gâteau à la vanille que j’ai fait cuire dans des moules carrés de 15 cm (6 pouces) de côté. Je les ai cuits pendant 30 minutes. Je voulais que mon gâteau qui ait un peu de hauteur.
*****À cette étape plutôt que le couvrir de pâte à sucre, vous pouvez terminer la décoration en lissant la confiture de lait et en le décorant de fruits frais ou de copeaux de chocolat (blanc, au lait ou noir), etc.
******Pour réaliser une boucle en pâte à sucre, je vous propose de consulter ce tutorial. Il est en anglais, mais le pas à pas en images est très bien fait et facile à comprendre.

Et vous, est-ce que vous allez craquer pour le mélange de pêches, de vanille et de confiture de lait?

Les sablés

À chaque fois que je réalise des sablés, je suis surprise par leur texture. Je m’attends à avoir des sablés croquant et cassant qui s’émiettent grossièrement sur la langue, mais en général, ils sont plutôt friable et fondant en bouche. Est-ce que ma perception des sablés est fausse? Bref, à chaque fois que je fais des sablés, je ne sais pas à quoi m’attendre. Il faut dire que j’ai eu quelques mauvaises surprises…

Vous l’aurez compris, je vous propose une recette de sablés. Ces sablés ne correspondent pas avec mon idéal, mais il se laisse manger sans difficulté, surtout avec du thé ou du café. J’ai découvert cette recette chez Mercotte.

Des sablés suisses?
Sablés suisses au chocolat
Pour 20 biscuits

¾ de tasse ou 165 g de beurre non salé
2½ cuillères à soupe ou 35 g de beurre salé*
½ tasse ou 80 g de sucre glace
1⅔ tasse ou 200 g de farine
3 cuillères à soupe ou 25 g de cacao non sucré
1 jaune d’oeuf
1 oeuf
½ tasse ou 100 g de sucre ou de cassonade

Dans un bol, tamiser la farine, le cacao et le sucre glace. Ajouter les beurres en petits morceaux. Frotter entre la paume des mains les beurres et les ingrédients secs pour obtenir un mélange sablonneux. Mélanger jusqu’à ce que les beurres soient bien incorporés. Ajouter le jaune d’oeuf et mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Couper la pâte en deux et façonner deux boudins de 5 cm (2 pouces) de diamètre. Envelopper dans une pellicule plastique et réfrigérer pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Fouetter l’oeuf puis le badigeonner sur les boudins de pâte. Rouler les boudins dans le sucre et les découper en tranche de 1 à 3 cm** (½ à 1¼ pouce) d’épaisseur. Déposer les biscuits sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin en les espaçant bien et enfourner pendant 15 à 20 minutes.

*Pour la recette, il faut en tout 200 g (¾ de tasse et 2½ cuillères à soupe) de beurre, il est possible de changer les proportions ou d’utiliser que du beurre non salé (ou du beurre demi-sel).
**J’ai coupé des tranches de 1 cm, alors qu’il était proposé, dans la recette originale, de faire des tranches de 3 cm. À vous de choisir l’épaisseur de vos biscuits.

Et vous, qu’attendez-vous des sablés?

Comme un collier de perles

Depuis quelques semaines, j’ai l’impression d’enfiler des perles sur un fil : bonnes et mauvaises nouvelles s’enchaînent. Je me sens comme dans des montagnes russes où l’allégresse se suit de coups de massue. Ce qui m’embête le plus ce sont que les mauvaises nouvelles arrivent toujours après les bonnes et qu’elles les amoindrissent. Puis-je demander qu’on me fasse parvenir en groupe les mauvaises nouvelles avant d’accueillir les bonnes? Je n’ai qu’une hâte, c’est que ce vague à l’âme se dissipe et laisse à nouveau, un sourire se dessiner sur mes lèvres. Heureusement, ça ira mieux demain.

Dans ces moments, rien ne vaut un gâteau léger en bouche qu’on peut garnir sans hésitation de crème fouettée et de petits fruits : j’ai nommé le gâteau chiffon. J’ai pris cette recette dans un de mes livres de références : La chimie des desserts de Christina Blais et Ricardo Larrivée.

Un gâteau aérien
Gâteau chiffon
Pour 4 à 6 personnes

7 cuillères à soupe ou 50 g de farine
¼ de cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 pincée de sel
½ tasse ou 100 g de sucre
5 cuillères à thé ou 25 g d’huile végétale neutre
5 cuillères à thé ou 25 g d’eau
1 cuillère à thé de jus de citron
Le zeste de 1 citron* (facultatif)
2 jaunes d’oeufs tempérés
2 blancs d’oeufs tempérés
½ cuillère à thé d’extrait de vanille

Placer la grille dans le bas du four. Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Dans un bol, tamiser la farine, la poudre à pâte (ou la levure chimique) et le sel. Réserver.

Dans un second bol, fouetter la moitié du sucre avec l’huile, l’eau, le jus de citron, le zeste de citron, les jaunes d’oeufs et l’extrait de vanille. Ajouter les ingrédients secs et mélanger délicatement avec le fouet. Réserver.

Dans un dernier bol, verser les blancs d’oeufs. Fouetter doucement le mélange et augmenter progressivement la vitesse. Quand les blancs d’oeufs forment des pics mous, ajouter graduellement le sucre restant sans arrêter de fouetter. Les blancs sont assez fermes quand ils forment des pics droits et qu’en inclinant le bol, le mélange ne bouge pas.

Incorporer un quart des blancs en neige à la pâte. Ajouter le restant des blancs en neige et mélanger en pliant délicatement (en faisant des mouvements de bas en haut). Verser la préparation dans un moule non graissé et non antiadhésif de 20 cm (8 pouces) de diamètre. Enfourner et cuire pendant 35 à 45 minutes. Pour vérifier la cuisson, presser la surface du gâteau à l’aide d’un doigt et s’il reprend sa forme, il est prêt.

À la sortie du four, renverser immédiatement le moule en le plaçant sur une grille à pâtisserie sans que le gâteau touche à la grille ou en le surélevant à l’aide de sous-plats. Laisser le gâteau refroidir à l’envers pendant 3 heures. Pour le démouler, passer une fine lame de couteau entre le rebord du moule et du gâteau.

*Il est possible de remplacer le zeste de citron par le zeste d’une orange ou d’une lime.

Mon chéri aime bien recouvrir ce gâteau avec de la crème vanille avant de l’enterrer sous une montagne de fraises coupées en petits morceaux. Et vous, avec quoi mangeriez-vous ce gâteau?