Catégorie : Desserts

J’étais sur la route…

Lundi, j’ai fait un peu plus de route que de coutume. En chemin, je me suis arrêtée pour m’acheter un dîner et dans le commerce, je suis tombée sur des Reese’s! Je crois que c’est la troisième fois que j’en trouve depuis que je suis en Suisse… et ça commence à faire quelques années que j’habite en terre helvétique. Bref, ça m’a fait plaisir, mais à la dégustation, j’ai été déçu : le goût n’était pas aussi bien que dans mon souvenir. En reprenant la route, je n’arrêtais pas de penser à l’association de beurre d’arachide et de chocolat. En peu de temps, j’ai imaginé une tarte avec ces saveurs. De retour à la maison, je me suis mise en quête d’une recette. J’ai cherché un moment avant de trouver la garniture qui me plaisait : dans plusieurs recettes, il y avait plus de sucre que de beurre d’arachide!

Voilà sans attendre la recette que j’ai réalisée. Je n’ai pas été au bout de mon idée : il manque une garniture au chocolat, mais Mini-nous est tombé sous le charme de cette tarte. J’ai pris cette recette sur le site de 5 ingrédients, 15 minutes.

Tarte au beurre d'arachide
Tarte au beurre d’arachide
Pour 6 à 8 personnes

Croûte
1½ tasse ou 150 g de chapelure de biscuits Graham
  ou de biscuits style digestives réduits en chapelure*
¼ de tasse ou 50 g de sucre
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, fondu

Garniture
1 cuillère à soupe de gélatine en poudre ou 3½ feuilles
  de gélatine (7 g)
¼ de tasse ou 62 g d’eau (si la gélatine est en poudre)
1¼ tasse ou 310 g de crème à cuisson ou de demi-crème
½ tasse ou 100 g de cassonade ou de sucre roux
½ tasse ou 130 g de beurre d’arachide

Croûte
Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la chapelure de biscuits avec le sucre et le beurre. Verser la préparation dans un moule à tarte de 23 cm (9 pouces) de diamètre. Presser la préparation sur le fond et les parois du moule. Enfourner et cuire pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que la croûte soit dorée. Laisser refroidir.

Garniture
Si la gélatine est en poudre, la faire gonfler dans l’eau (¼ de tasse ou 62 g). Si la gélatine est en feuilles, la laisser gonfler dans un bol d’eau froide.

Dans une casserole, mélanger la crème et la cassonade. Porter à ébullition sur un feu moyen.

Quand la crème bout, retirer du feu et ajouter la gélatine (bien l’essorer avant de l’ajouter si elle est en feuilles). Incorporer ensuite le beurre d’arachide. Quand le mélange est homogène, le verser sur la croûte. Réfrigérer au moins 3 heures. Servir** au moment voulu et déguster avec plaisir.

*Cette tarte serait également délicieuse réalisée avec une chapelure de biscuits secs au chocolat.
**Avant de servir, vous pouvez garnir la tarte d’arachides concassées ou pourquoi pas un filet de chocolat fondu. Une petite ganache au chocolat sur la garniture au beurre d’arachide serait aussi très intéressant. À essayer!

Et vous, connaissez-vous les Reese’s?

Utiliser les poires…

Enfin, mes poires ont mûries! Évidemment, je me suis retrouvée avec beaucoup de poires d’un coup et omis le gâteau Bolzano, rien ne me vient à l’esprit quand il faut les apprêter. En prime, je voulais écouler le maximum de fruits en une ou deux fois. C’est en feuilletant mon dernier magazine de Ricardo que j’ai su quoi faire avec mes poires : une tarte. Dans le magazine, il n’y a pas de recette de tarte aux poires : je me suis inspirée de la recette de tarte aux pommes!

J’ai donc réalisé une tarte aux poires très minimaliste : des poires et rien d’autre. Pas de vanille, ni cannelle, mais rien ne vous empêcherait d’en rajouter. Pour la recette, je me suis inspirée de celle de Ricardo de son magazine volume 18, numéro 8 (qui se trouve également dans le volume 12, numéro 7). Pour la pâte, j’ai essayé la pâte brisée de Patrice Demers issue de son livre Parcours sucré (que je n’ai pas assez exploré).

Tarte aux poires
Tarte aux poires
Pour 6 à 8 personnes

Pâte brisée
1¾ tasse ou 250 g de farine
½ cuillère à soupe de sucre
1 cuillère à thé de sel
¾ de tasse et 1½ cuillère à soupe ou 187 g de beurre
  non salé, froid
1 oeuf
1½ cuillère à soupe de lait

Garniture
2 cuillères à soupe de beurre non salé
¾ de tasse ou 150 g de sucre
12 tasses ou 1,6 kg de poires coupé en 8 quartiers*
2 cuillères à thé de fécule de maïs ou de maïzena
Lait en quantité suffisante pour badigeonner la pâte (facultatif)

Pâte brisée
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre et le sel. Ajouter le beurre et l’incorporer à l’aide d’un coupe-pâte ou des mains afin d’obtenir une texture granuleuse. Il doit rester des petits morceaux de beurres visibles. Ajouter l’oeuf et le lait. Mélanger brièvement pour bien répartir les liquides dans les ingrédients secs. À l’aide des mains, rassembler la pâte pour former un disque. Emballer la pâte et la réfrigérer pendant au moins 1 heure.

Garniture
Dans une grande poêle, faire fondre le beurre. Ajouter le sucre et poursuivre la cuisson pendant 1 minute. Ajouter les poires et cuire pendant 10 minutes ou jusqu’à ce que les fruits soient tendres et qu’il ne reste presque plus de liquide. Transférer la garniture dans un plat et réfrigérer pendant au moins 1h30.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte à tarte et la foncer dans un moule à tarte de 23 cm (9 pouces) de diamètre. Si désiré avec le restant de pâte, réaliser des bandes pour décorer la tarte. Réserver au frais pendant 30 minutes.

Préchauffer le four à 220°C (425°F).

Prélever le jus de la garniture ainsi qu’un tiers des fruits. Ajouter la fécule de maïs et réduire en purée lisse. Verser sur les fruits restant de la garniture et mélanger.

Verser la garniture dans la pâte à tarte et décorer la tarte avec les bandes de pâtes. Badigeonner les bandes de pâtes de lait. Enfourner et cuire pendant 35 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien dorée. Laisser refroidir avec de servir. Déguster avec gourmandise.

*Cette quantité correspond à environ 10 à 12 poires de taille moyenne.

Et vous, quelle recette faites-vous pour écouler un maximum de poires?

Mirabel – Rome

Il y a fort longtemps, il existait deux aéroports dans la région montréalaise. Dorval sur île de Montréal, qui aujourd’hui porte l’étrange nom de « PET » pour Pierre-Elliott-Trudeau et qui heureusement à l’international s’abrège « YUL ». L’autre s’appelait Mirabel et se trouvait dans la ville du même nom un peu au Nord-Ouest de Montréal. Mirabel a changé de vocation : elle sert d’avantage pour des tests aéronautiques, pour l’entretien des avions et pour transporter du fret. Pour plusieurs le nom de Mirabel ne fait plus penser à l’aéroport et même qu’il est davantage associé à la culture hydroponique de laitue.

Quand ma belle-mère m’a donné des prunes mirabelles, je n’ai pas pu m’empêcher de penser à l’aéroport. J’ai choisi de transformer mes mirabelles en confiture et comme j’ai ajouté du rhum dans ma recette… Donc l’association de Mirabel-Rome était simple à faire! Bref, je dois avoir besoin de vacances. Pour cette confiture, je me suis inspirée de recettes dans le livre Mes p’tites confitures de Bernard Le Gulvout

Confiture de mirabelles et rhum
Confiture de mirabelles et rhum*
Pour 5 à 6 pots de 250 ml

5⅔ tasses ou 1 kg de mirabelles
3½ tasses ou 700 g de sucre
½ citron pour le jus
½ gousse de vanille (facultatif)
2 à 3 cuillères à soupe de rhum
¾ de tasse et 1 cuillère à soupe ou 200 g d’eau
1 cuillères à thé de beurre
1 cuillère à soupe de vinaigre

Dénoyauter les mirabelles et les couper en quatre. Réserver.

Dans une grande casserole, verser la moitié de l’eau, 1 tasse ou 200 g de sucre et le vinaigre. Sans remuer, cuire le mélange jusqu’à ce qu’il prenne une couleur ambrée (un doré un peu brun). Retirer la casserole du feu. Ajouter le beurre et l’eau.

Verser dans la casserole les mirabelles, le sucre restant et le jus de citron. Ajouter la gousse de vanille fendue en deux ainsi que les grains de vanille grattés. Mélanger, remettre sur le feu et porter à ébullition. Laisser mijoter jusqu’à ce que l’écume retombe et que les bulles formées par l’ébullition ressemblent à des yeux de poisson.

Vérifier la cuisson en déposant 1 cuillère à thé de confiture dans une des assiettes réservées au congélateur. Remettre l’assiette au congélateur pendant 2 minutes. Pousser la confiture avec un doigt et si elle forme des rides**, c’est qu’elle est prête. Sinon, poursuivre la cuisson et répéter le test jusqu’à ce que la confiture atteigne le point de gélification.

Retirer la confiture du feu et remuer pendant deux minutes. Retirer la gousse de vanille. Mixer la confiture, si désiré, puis ajouter le rhum et mélanger. Laisser reposer encore 3 minutes en brassant de temps en temps.

Mettre dans des pots stérilisés***, si désiré, en laissant 0,5 cm (¼ de pouce) d’espace sous le goulot. Stériliser ensuite les pots pendant 10 minutes dans de l’eau bouillante. Déguster au moment désiré.

*Mon idée initiale était de réaliser une confiture de mirabelles au caramel. Comme j’ai oublié le jus de citron dans ma confiture et que je n’ai pas fait assez cuire mon caramel, le goût du caramel est très discret. Je vous propose quand même la méthode que j’ai employé pour cette confiture.
**En lisant, vous ne comprendrez peut-être pas l’aspect que doit avoir la confiture, mais en exécutant le test, vous identifierez facilement quand la confiture aura des « rides » et sera prête.
***Pour la méthode de stérilisation, je vous propose de lire cet article ou celui-ci. Si vous ne voulez pas stériliser vos pots, les conserver au réfrigérateur et les déguster rapidement ou les congeler, mais je n’ai aucune idée de l’incidence de la congélation sur le goût et la texture de la confiture.

Et vous, est-ce que vous connaissez une ville ayant eu un aéroport et que celui n’est plus en activité maintenant?

Pédaler dans le vide…

Lundi et mardi ont été des journées intenses, mais pas efficace pour autant. Vous savez ces journées où vous n’avez pas une minute pour souffler, mais quand vous regarder le résultat, il n’y a pas grand chose qui a avancé malgré toute l’énergie que vous y avez mis. En commençant la semaine de cette manière, ça m’a déprimé. Aujourd’hui, j’ai l’impression de regagner un peu en efficacité et un peu moins ce sentiment de pédaler dans le vide. En espérant que la semaine se poursuive dans le bon sens.

Pour aujourd’hui, je vous propose une recette toute simple de croustade aux pommes. C’est une recette que j’ai relevé, il y a plusieurs années, qui provient de l’émission Cuisinez comme Louis.

Croustade aux pommes
Croustade aux pommes
Pour 6 à 8 personnes

5 à 6 pommes
3 cuillères à soupe de sirop d’érable*
½ tasse ou 100 g de cassonade ou de sucre roux**
¼ de tasse ou 35 g de farine
3 cuillères à soupe ou 41 g de beurre fondu
1 tasse ou 100 g de flocons d’avoine

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Éplucher, épépiner et couper en dés les pommes. Déposer les morceaux de fruits dans un plat de cuisson allant au four d’environ 20 cm de diamètre ou de côté. Ajouter le sirop d’érable et mélanger.

Dans un bol, mélanger la cassonade, la farine, les flocons d’avoine et le beurre fondu. Répartir ce mélange sur les pommes.

Enfourner et cuire pendant 30 à 35 minutes. Servir chaud, tiède ou froid et déguster avec gourmandise.

*Vous pouvez remplacer le sirop d’érable par du miel ou du sucre de votre choix.
**La recette originale propose d’utiliser ¾ de tasse ou 150 g de cassonade et de diviser ce sucre en deux : une moitié avec les pommes et l’autre dans le croustillant. Je trouve le résultat un peu trop sucré de cette manière. À vous de choisir ce que vous préférez faire.

Et vous, comment se déroule votre semaine?

Le réveil-matin…

Je fais partie de cette espèce de plus en plus rare qui utilise un réveil-matin classique plutôt qu’un natel (ou cellulaire). Par contre, il y a un inconvénient non négligeable : Mini-nous joue parfois et évidemment sans mon autorisation. Alors, il arrive que le réveil sonne un dimanche matin, nous empêchant de faire la grasse matinée… Cependant hier soir, j’avais remarqué que Mini-nous avait joué avec mon réveil. Je ne me suis pas inquiétée et j’ai remis mon alarme matinal à l’heure habituelle. Comme tous les soirs, j’ai lu avant de me coucher. En posant mon livre, j’ai été légèrement surprise de voir que je me couchais à la même heure que d’habitude alors que je pensais être venu plus tôt au lit. Ce matin, mon réveil a tintinnabulé et je suis sortie de peine et misère du lit. En arrivant à la cuisine, je vois l’heure sur le four… Il est 10 minutes plutôt que l’heure de mon alarme matinale! Mini-nous avait aussi déréglé l’heure de mon réveil-matin!

Pour rester dans le domaine du matin, je vous propose une recette parfaite pour le déjeuner : des scones. J’ai pris cette recette dans le magazine de Ricardo volume 13, numéro 6.

Scones aux bleuets
Scones aux bleuets
Pour 8 scones

1¼ tasse et 2 cuillères à soupe ou 193 g de farine
¼ de tasse ou 50 g de sucre
½ cuillère à soupe de poudre à pâte ou de levure chimique
½ cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium
¼ de cuillère à thé de sel
6 cuillères à soupe ou 82 g de beurre non salé, froid
½ tasse et 2 cuillères à soupe ou 156 g de lait de beurre
  ou de babeurre*
1 tasse ou 155 g de bleuets ou de myrtilles
1 cuillère à soupe de sucre ou de sucre granulé**
  pour saupoudrer sur les scones

Préchauffer le four à 210°C (425°F).

Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude et le sel. Couper le beurre en fines tranches et l’ajouter aux ingrédients secs. À l’aide des doigts, incorporer grossièrement le beurre aux ingrédients secs. Verser ½ tasse ou 125 g le lait de beurre et mélange juste assez pour humecter la farine.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte avec les doigts ou un rouleau à pâtisserie en un carré d’environ 32 cm (13 pouces). Répartir les bleuets sur la pâte et appuyer légèrement sur les fruits pour les faire adhérer à la pâte. Rouler la pâte sur elle-même pour former un rouleau. Aplatir le rouleau pour former un rectangle d’une épaisseur d’environ 3 cm (1¼ pouce).

Couper la pâte en 4 rectangles et couper chaque rectangle en diagonale pour obtenir des scones triangulaires. Déposer les scones sur la plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Badigeonner les scones avec le restant de lait de beurre et saupoudrer de sucre. Enfourner et cuire pendant 18 minutes ou jusqu’à ce que les scones soient bien dorés. Laisser tiédir. Déguster avec gourmandise.

*Il est possible de remplacer le lait de beurre par ½ tasse et 1½ cuillères à soupe ou 148 g de lait additionné ½ cuillères à soupe ou 8 g de vinaigre (ou de jus de citron).
**Vous pouvez saupoudrer sur les scones le sucre de votre choix : cassonade, sucre roux, sucre à grain, cubes de sucre concassés, etc.

Et vous, vous arrive-t-il d’avoir des réveils imprévus?