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En prévision de vendredi prochain

Je ne sais pas si vous avez déjà prévu votre menu pour la fin de semaine prochaine. Dans mon cas, je n’ai même pas commencé à faire mes chocolats de Pâques. Une chose est certaine : vendredi prochain, je mangerai du poisson. Depuis que je suis toute petite mes parents proposent chaque année le même menu pour Vendredi saint : des beans le midi et du poisson pour le souper… Parfois, il y avait même des grands-pères au sirop d’érable pour dessert. Je n’ai jamais vraiment aimé les beans, donc je me contente du poisson pour le souper et d’éviter la viande pour le repas du midi. Bref, une petite tradition que j’aime bien poursuivre.

Vous l’aurez compris, je vous propose une recette de poisson : des pavés de saumon de la Nouvelle-Orléans. J’ai pris cette recette sur le site de Recettes du Québec.

Saumon de la Nouvelle-Orléans
Pavés de saumon de la Nouvelle-Orléans
Pour 2 personnes

250 g de filet de saumon
½ cuillère à soupe de cassonade ou de sucre roux
½ cuillère à soupe de poudre d’ail ou en flocons
½ cuillère à soupe de poudre d’oignon
½ cuillère à soupe de paprika
1 cuillère à thé de thym
1 cuillère à thé d’origan
1 cuillère à thé de poivre
½ cuillère à thé de sel
1 cuillère à soupe de beurre, tempéré
¼ de tasse ou 60 g d’huile d’olive

Dans un bol, mélanger la cassonade (ou le sucre roux), la poudre d’ail, la poudre d’oignon, le paprika, le thym, l’origan, le poivre et le sel. Réserver 1 cuillère à soupe du mélange d’épices. Mélanger le restant d’épices avec l’huile d’olive.

Couper le filet de saumon en deux. Déposer les pavés de saumon dans un bol et verser la préparation d’huile d’olive. Couvrir et laisser mariner au réfrigérateur pendant 15 à 30 minutes.

Préchauffer le four à 230°C (450°F).

Dans un bol, mélanger le beurre avec le mélange d’épices réservé.

Déposer les pavés de saumon sur une plaque de cuisson légèrement huilée ou recouverte de papier parchemin. Tartiner le dessus des morceaux de poisson avec le beurre. Enfourner et cuire pendant 5 à 7 minutes. Servir avec du couscous ou un riz et déguster sans attendre.

Et vous, avez-vous un menu traditionnel pour Vendredi saint?

Je n’y crois pas…

La météo suisse avait beau l’annoncer, mais je n’y croyais pas. J’ai beau regarder par la fenêtre, j’ai l’impression d’halluciner : un mince tapis blanc recouvre le sol, il a neigé! Mon problème n’est pas qu’il y ait de la neige en Suisse, mais qu’il ait neigé ici avant qu’un flocon ait effleuré le sol québécois. Il faut dire que je reste marquée par mon arrivée en Suisse… Je suis partie du Québec alors qu’un bon mètre de neige recouvrait le sol, arrivée en Suisse, je cherchais la neige : il n’y avait rien au sol et ça m’a perturbée pendant tout le trajet en voiture. J’avais beau être préparée à l’absence de neige au sol (oui, j’en voyais aux sommets des montagnes, mais ce n’est pas la même chose), mais mon cerveau n’avait pas voulu enregistrer l’information avant d’avoir une confirmation visuelle. Aujourd’hui, c’est la même chose et mon cerveau ne comprend pas que je doive sortir mon manteau d’hiver alors que je me promenais encore il y a quelques jours avec un pull.

Pour entamer la saison froide, pourquoi ne pas se lancer dans la préparation d’un confit? Je vous propose une recette de cuisses de canard confites que j’ai trouvée sur le site d’À la di Stasio.

Confit de canard
Cuisses de canard confites
Pour 4 personnes

4 cuisses de canard
4 cuillères à thé de gros sel
4 à 6 tasses ou 1 à 1,5 kg de gras de canard*
1 ou 2 branches de thym frais

Éponger les cuisses de canard et saupoudrer chaque cuisse de toute part avec 1 cuillère à thé de sel. Déposer les cuisses dans un plat, couvrir d’une pellicule plastique et réfrigérer pendant 12 à 24 heures.

Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Dans un chaudron assez grand pour contenir les cuisses de canard et allant au four, faire fondre à feu doux la graisse de canard jusqu’à 70°C (160°F).

Rincer la viande pour retirer le sel et bien les éponger. Plonger les cuisses de canard dans la graisse en veillant à ce qu’elles soient totalement immergées sous le gras. Ajouter le thym, couvrir et enfourner pendant 1 h 30 à 2 heures ou jusqu’à ce que la viande se détache facilement de l’os.

Pendant la cuisson, vérifier que le gras recouvre toujours les cuisses de canard et qu’il ne bouille pas : il doit juste frémir légèrement.

Retirer les cuisses de canard du gras et les laisser tiédir. Déposer les cuisses dans des pots ou des sacs en plastique et couvrir avec le gras de canard. Conserver au réfrigérateur pendant 3 mois** ou congeler les cuisses de canard pour prolonger leur conservation.

Pour réchauffer les cuisses de canard***, préchauffer le four à 180°C (350°F). Retirer le surplus de gras des cuisses de canard et les déposer dans un plat allant au four. Couvrir d’un papier d’aluminium et cuire pendant 20 à 30 minutes ou jusqu’à ce que les cuisses soient chaudes. Retirer le papier d’aluminium et allumer le grill (broil). Laisser les cuisses sous le grill jusqu’à ce que la peau soit dorée et croustillante.

*La quantité de gras dépendra de la contenance de votre chaudron.
**Selon Josée Robitaille (voir ici), les cuisses de canard confites peuvent être conservées jusqu’à 6 mois au réfrigérateur si elles sont recouvertes de gras de canard. Personnellement, je préfère les congeler plutôt que les conserver si longtemps au réfrigérateur. À vous de voir.
***La méthode pour réchauffer les cuisses de canard confites est celle de Denis Peyrat.

Et vous, est-ce que vous attendez la neige?

Bonne Saint-Jean!

Chaque année, c’est la même chose : je n’y pense pas et je ne prépare rien de particulier. Habituellement, je suis en train de fignoler le gâteau d’anniversaire de mon beau-frère qui est né un peu avant cette fête. Cette année, la belle-famille avait organisée une fête plus importante pour les anniversaires de mon beau-père et de mon beau-frère… et devinez qui s’est porté volontaire pour préparer le dessert? Moi! Mon problème est que je manque d’expérience dans ce genre d’exercice : c’est la première fois que je faisais des gâteau pour plus de douze personnes. J’avoue, j’ai hésité à faire un gâteau aux bleuets (myrtilles), mais ça aurait été plus pour mon plaisir que celui des fêtés.

L’événement est passé, les gâteaux sont mangés (ou presque) et le mot d’ordre pour les prochains jours est de rester tranquille! Je vais pouvoir de nouveau prendre du temps pour cuisiner de nouvelles recettes. En attendant, voici une recette de faux poulet frit que j’ai déniché chez Mélanie, La tête dans le chaudron.

Cuisses au four
Faux poulet frit
Pour 4 personnes

4 cuisses de poulet*
1 blanc d’oeuf
½ tasse ou 125 g de babeurre ou de lait fermenté
½ tasse ou 60 g de farine
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 cuillère à thé de paprika
1 cuillère à thé de thym séché
1 cuillère à thé d’origan séché
1 cuillère à thé de sel
½ à 1 cuillère à thé de piment de Cayenne ou
  d’un autre piment en poudre
2 cuillères à soupe d’huile végétale

Préchauffer le four à 220°C (425°F).

Si désiré, retirer la peau des cuisses de poulet. Réserver.

Dans un grand bol, mélanger le blanc d’oeuf et le babeurre (lait fermenté).

Dans un grand sac (ou un autre grand bol), mélanger la farine, la poudre à pâte (ou le levure chimique), le paprika, le thym séché, l’origan séché, le sel et le piment de Cayenne (ou un autre piment). Tremper une cuisse de poulet dans le mélange de blanc d’oeuf et de babeurre. Retirer la cuisse de la préparation liquide et la déposer dans le sac de farine et d’épices. Bien refermer le sac et secouer pour bien enrober la cuisse de farine et d’épices. Placer la cuisse de poulet sur une plaque de cuisson légèrement huilée. Répéter l’opération avec les autres cuisses de poulet.

Badigeonner les cuisses de poulet avec l’huile. Enfourner et cuire pendant 40 minutes ou jusqu’à ce que la chair se détache facilement de l’os. Servir et déguster.

*Il est possible d’utiliser d’autre morceau de poulet : dans ce cas, il faudra ajuster le temps de cuisson en conséquence.

Et vous, pour la Saint-Jean, est-ce que vous avez cuisiné quelque chose de particulier?

Plat préféré…

Maintenant, il me serait impossible de vous dire quel est mon plat préféré : il y en a tellement que j’aime que c’est impossible de choisir! Cependant, quand j’habitais chez mes parents, il y avait un plat que j’adorais et que je réclamais régulièrement à ma mère : les brochettes de boeuf. D’aussi loin que je me souvienne ma mère à toujours fait la même recette : il faut dire que ma mère et moi étions les seules à apprécier les brochettes, donc elle les faisait surtout quand nous n’étions que toutes les deux. C’est sans doute pour ça que cette marinade pour le boeuf reste dans mes préférées.

Vous l’avez sans doute compris, aujourd’hui, je vous propose donc la recette de brochettes de boeuf de ma mère.

Brochettes de boeuf d'enfance
Brochettes de boeuf de ma mère
Pour 4 personnes

400 g de cubes de boeuf à brochette*
¼ de tasse ou 60 g de sauce soja
¼ de tasse ou 52 g d’huile végétale
¼ de tasse ou 60 g de vinaigre blanc ou de cidre
1 cuillère à thé de thym séché
1 cuillère à thé de moutarde douce ou jaune
Champignons blanc, poivron rouge ou oignon** (facultatif)

Découper le poivron et l’oignon en carrés, réserver.

Dans un bol, mélanger la sauce soja, l’huile, le vinaigre, le thym et la moutarde. Ajouter les cubes de viande et les légumes. Couvrir d’une pellicule plastique et laisser mariner pendant 3 heures à toutes une nuit au réfrigérateur. Si possible, brasser 2 ou 3 fois la viande et les légumes pendant la macération.

Préchauffer le four à 190°C.

Rincer sous l’eau froide les piques à brochette en bois pour éviter qu’ils brûlent durant la cuisson. Enfiler les morceaux de boeuf marinés sur les piques à brochette en alternant avec les légumes. Déposer les brochettes sur une plaque de cuisson légèrement huilée. Enfourner et cuire pendant 15 minutes en les retournant à mi-cuisson. Servir sans attendre avec un riz.

*Pour réaliser des brochettes de boeuf, il est possible de choisir entre plusieurs pièces de viande : steak, intérieur de ronde, bavette, contre-filet (faux-filet), surlonge, etc. À vous de choisir.
**Je ne mets jamais ou rarement des légumes sur mes brochettes. À vous de voir.

Et vous, est-ce que vous avez une recette préférée?

De la sauce et de la sauce et beaucoup de sauce…

Quand je réalise une recette, j’adapte souvent les quantités pour avoir 2 ou 3 portions. Pour certain plat, je réduis seulement la quantité de viande… surtout pour les plats en sauce. Pour les pâtes comme pour la viande, je n’aime pas manquer de sauce. Entre la viande et les pâtes, il y a quand même une différence : je ne noie pas systématiquement ma viande, mais il faut qu’il y en ait assez pour imprégner tous mes morceaux de viandes. Je sais de qui je tiens, je n’ai pas à chercher très loin… Même une viande cuite sur le barbecue est accompagnée de sauce chez mes parents (il fait beau, la température n’est pas désagréable, donc il est normale que je songe aux grillades familiales). Il m’arrive aussi d’en faire un peu trop : quand on ne prend pas le temps d’additionner les quantités, un petit peu de ceci ou cela et on obtient facilement une casserole bien remplie. Heureusement, c’est assez rare, mais il y a quand même eu quelques recettes anecdotiques…

Parler moi d’un hot chicken avec une sauce maison et là, je peux vous dire que je n’ai pas manqué de sauce : il y en avait tellement que j’ai mis des portions de sauce au congélateur pour les jours de flemme. Cette recette qui donne une belle quantité de sauce provient du site d’À la di Stasio.

Beaucoup de sauce
Hot Chicken de Martin Juneau
Pour 4 à 6 personnes

4 cuisses de poulet
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
2 cuillères à soupe de beurre
1 oignon
1 grosse carotte
2 branches de céleri
2 gousses d’ail
1 cuillère à thé de thym séché*
2 feuilles de laurier
3 cuillères à soupe de pâte de tomate
2 cuillères à soupe de farine
½ tasse ou 125 g de vin rouge
3⅔ de tasse ou 900 g de bouillon de poulet
Pain de mie ou au lait pour servir**
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Couper la carotte, les branches de céleri et l’oignon en petits dès. Écraser les gousses d’ail.

Dans un chaudron allant au four ou dans une grande cocotte, faire fondre le beurre avec l’huile d’olive. Quand les corps gras sont chauds, faire dorer les cuisses de poulet préalablement salées. Quand les cuisses de poulet sont bien colorées de tous les côtés les retirer du chaudron. Retirer l’excédent de gras si nécessaire.

Dans le même chaudron, faire revenir l’oignon, la carotte et le céleri environ 5 minutes. Ajouter l’ail, le thym, les feuilles de laurier et la pâte de tomate. Bien mélanger avant d’ajouter la farine. Bien mélanger de nouveau et déglacer avec le vin rouge. Quand le vin bout, remettre les cuisses de poulet dans le chaudron et ajouter le bouillon de poulet. Porter à ébullition. Couvrir et enfourner pendant 75 minutes.

Retirer les cuisses de poulet du chaudron et laisser tiédir un peu avant de désosser la viande.

Remettre le chaudron avec le jus de cuisson sur le feu et porter à ébullition. Faire réduire le liquide pendant 15 minutes. Retirer les feuilles de laurier et, si désiré, les gousses d’ail. À l’aide d’un mixeur plongeant ou d’un robot (blender), réduire la sauce et les légumes en purée lisse. Saler et poivrer au besoin.

Déposer le poulet dans un chaudron et verser de la sauce pour couvrir la viande. Réchauffer le poulet et la sauce. Pour servir, déposer une tranche de pain sur chaque assiette et répartir le poulet en sauce. Ajouter de la sauce au besoin. Accompagner avec des petits pois si désiré.

S’il reste de la sauce, la congeler pour une utilisation ultérieure.

*Vous pouvez également utiliser 7 à 8 tiges de thym frais. Dans ce cas, n’oubliez pas de les retirer avant de réduire la sauce en purée.
**Vous pouvez utiliser une ou deux tranches de pain par portions, selon votre envie. Pour changer ou si vous n’aimez pas le pain imbibé de sauce, vous pouvez le faire griller dans un grille-pain ou sous le grill (broil) au four.

Et vous, est-ce qu’il vous faut : pas, peu, beaucoup ou une quantité astronomique de sauce?