Mot-clé : moutarde de dijon

Ce n’est pas que pour l’été!

Pour certains plats, je considère qu’il n’y a pas de saison pour les réaliser. C’est le cas pour les côtes levées… il faut dire que l’absence de barbecue (ou de cheminée) y contribue sans doute. Je me suis donc mis en quête de côtes levées, c’est en discutant avec le boucher que je me suis rendu compte que cette viande était associée à la saison des grillades, bref l’été. J’ai quand même réussi en m’en procurer.

Après il faut choisir la recette. Bien que certains ingrédients se retrouvent dans plusieurs recettes, le goût est toujours différent. Cette fois, j’ai opté pour une recette de Ricardo, les meilleures selon son équipe. Alors est-ce les meilleures côtés levées? Difficile à dire : cette recette est excellente, celle-là est très bonne et celle-ci a la préférence de Monsieur. Donc pour répondre, je ne sais pas, mais comme les autres recettes de côtes levées sur ce site, elles sont très bonnes et à refaire. Cette recette est tirée du magazine Ricardo volume 8, numéro 4.

Côtes levées barbecue
Côtes levées barbecue de Ricardo
Pour 3 personnes

600 à 700 g (1,5 lb) de côtes levées*

Marinade sèche
1 cuillère à soupe de cassonade ou de sucre roux
½ cuillère à soupe de poudre de chili
1 cuillère à thé de sel
½ cuillère à thé de poivre
½ cuillère à thé de moutarde sèche**
¼ de cuillère à thé de poudre d’oignon

Sauce barbecue
½ cuillère à thé de poudre de chili
½ cuillère à thé de poudre d’oignon
¼ de cuillère à thé de poudre d’ail
1 cuillère à soupe de beurre
⅓ de tasse ou 90 g de ketchup
⅓ de tasse ou 90 g de gelée de pommes***
2 cuillères à soupe de vinaigre de cidre
1 cuillère à soupe de mélasse
½ cuillère à soupe de moutarde de Dijon
½ cuillère à soupe de sauce worcestershire
Quelques gouttes de tabasco, au goût
Sel et poivre

Marinade sèche
Dans un bol, mélanger la cassonade (ou le sucre roux), la poudre de chili, le sel, le poivre, la moutarde sèche et la poudre d’oignon. Réserver.

Sur une planche à découper ou un plan de travail, déposer les côtes levées la chair face au plan de travail. À l’aide d’un papier absorbant (essuie-tout ou papier ménage), retirer la membrane blanche qui recouvre le dos des côtes. Placer les côtes sur un plat et frotter la viande de tous les côtés avec la marinade sèche. Couvrir et réfrigérer pendant 1 heure à toute une nuit.

Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Emballer chaque carré (racks) de côtes dans du papier d’aluminium. Enfourner et cuire pendant 2 heures.

Sauce barbecue
Pendant ce temps, préparer la sauce. Dans un chaudron, faire fondre le beurre et y faire revenir les épices (la poudre de chili, la poudre d’oignon et la poudre d’ail) pendant 1 minute. Ajouter le ketchup, la gelée de pommes, le vinaigre de cidre, la mélasse, la moutarde de Dijon, la sauce worcestershire et le tabasco. Porter à ébullition et laisser mijoter environ 5 minutes ou jusqu’à ce que la sauce soit sirupeuse. Saler et poivrer. Laisser tiédir.

Quand les côtes levées sont cuites, les déballer et les laisser tiédir 15 minutes. Déposer les côtes levées dans un plat ou dans un sac de plastique et verser la sauce sur la viande pour bien l’enrober. Ajouter également le jus de cuisson à la marinade. Réfrigérer pendant 4 à 12 heures.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Déposer les côtes levées sur une plaque de cuisson anti-adhésive ou recouverte d’un papier d’aluminium légèrement huilé. Enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner la viande avec le restant de sauce. Laisser cuire encore 10 minutes et badigeonner la viande de nouveau. Laisser cuire une dernière fois pendant 10 minutes. Pendant les 10 dernières minutes de cuisson, baisser la température du four à 190°C (375°F) si la sauce semble sur le point de brûler (si elle est très noire et qu’elle ne bouillonne plus). Servir et déguster.

*En Suisse (et peut-être en Europe aussi), on retrouve les côtes levées sous d’autres appellations : spare ribs, spare ribs américain, « rack » de ribs (je n’invente rien, j’ai vu ce genre d’annotation dans diverses épiceries). Préférer les côtes levées de dos de porc, si possible. D’autre part, avec cette quantité de marinade et de sauce, vous pouvez préparer jusqu’à 1 kg ou 2,5 lb de côtes levées.
**Si vous n’avez pas de moutarde sèche, omettez-la.
***Il est possible de remplacer la gelée de pommes par de la confiture d’abricots.

Et vous, est-ce que vous avez une recette de côtes levées préférée?

Pour changer du poulet ou presque…

S’il y a bien une viande dont je ne me lasse pas, c’est le poulet. Il y a plusieurs années, il m’arrivait, par un concours de circonstance, de manger 4 repas de poulet en deux jours. Dans ces moments, mes parents me disaient de faire attention que je pourrais me mettre à voler. Il faut croire que je n’ai pas encore mangé assez de poulet…

Après avoir exploité les poulets entiers, les cuisses, les poitrines désossées ou non, les hauts de cuisse, les pilons et les ailes, qu’est-ce qui nous reste à essayer? Il y a toujours les abats, mais omis la mousse de foie de poulet, ce n’est pas mon truc. L’autre alternative est d’utiliser des poulets plus jeunes : le coquelet (ou poulet de Cornouailles)! C’est un format idéal pour deux personnes et si l’on ne veut pas de reste. Pour apprêter cette jeune volaille, j’ai choisi une recette de Ricardo issue de son magasine volume 8, numéro 8.

Un petit poulet
Coquelet aux pommes et à la moutarde
Pour 2 personnes

1 coquelet* (poulet de Cornouailles)
3 cuillères à soupe de beurre à température ambiante
1½ cuillères à soupe de gelée de pommes**
2 cuillères à thé de moutarde de Dijon
1 tasse ou 250 g de vin blanc
1 oignon (facultatif)
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger 2 cuillères à soupe de beurre, la gelée de pommes et la moutarde. Poivrer et réserver.

Avec les doigts, soulever délicatement la peau de la poitrine et des cuisses sans la déchirer. Insérer la préparation de beurre sous la peau en l’étendant le plus uniformément que possible. Verser le restant de la préparation, s’il y en a trop, dans la cavité du coquelet. Badigeonner l’extérieur du coquelet avec le beurre restant. Ficeler les cuisses si désiré. Saler et poivrer.

Découper l’oignon en rondelles d’au moins 1 cm (³⁄₈ de pouce) et les déposer dans un plat de cuisson allant au four. Verser le vin et déposer le coquelet sur les rondelles d’oignon. Enfourner et cuire pendant 50 minutes ou jusqu’à ce que l’os de la cuisse se détache facilement. Au besoin pendant la cuisson, si la peau devient trop dorée, couvrir le coquelet avec du papier d’aluminium.

Découper le coquelet en deux (les os se coupent facilement) puis le servir avec le jus de cuisson*** (le vin) et les rondelles d’oignon.

*Vous pouvez également réaliser cette recette avec du poulet. Cependant, il faudra augmenter la température de cuisson à 190°C (375°F) et allonger légèrement le temps de cuisson.
**Il est possible de remplacer la gelée de pommes par de la marmelade douce ou de la confiture d’abricots.
***Si vous le désirez, ajouter au jus de cuisson une 1 cuillère à thé de fécule de maïs (maïzena) délayée dans un peu de bouillon de poulet et porter à ébullition pour obtenir une sauce un peu plus consistante.

Et vous, est-ce que vous avez déjà travaillé un poulet élevé différemment (coquelet, chapon, etc.)?

Le plaisir de la simplicité

Ces temps-ci, mes journées sont bien remplies. Il y a mille et une choses que je veux faire et je n’arrête pas de courir après le temps. Heureusement pour moi, j’aime bien ces périodes. Ce n’est pas pour autant que j’ai envie de négliger les repas du soir.

En feuilletant le dernier magasine de Ricardo que je suis tombée sur une recette avec une sauce à la clémentine. Je remplace le filet porc par un magret de canard et le jus de clémentine par du jus d’orange. J’abritais justement deux belles oranges dépouillées de leur zeste dans mon réfrigérateur, il faut dire que leur avenir était plutôt incertain. Bref, malgré la fatigue de la journée, j’ai pu rapidement préparer un bon repas qui pourrait prendre place sur une table des fêtes.

Une sauce aux parfums de Noël
Magret de canard et sauce à l’orange
parfumée à la cannelle

Pour 3 personnes

1 magret de canard de 325-350 g
1 tasse ou 240 g de jus d’orange frais (environ 3 oranges)*
1 cuillère à soupe de miel
2 cuillères à thé de fécule de maïs ou de maïzena
1 cuillère à thé de moutarde de Dijon
1 échalote
1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique**
Cannelle moulue au goût (facultatif)
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger le jus d’orange, le miel, la moutarde de Dijon et la fécule de maïs (ou de maïzena). Réserver.

Hacher finement l’échalote et réserver.

Avec un couteau, quadriller la peau du magret de canard en évitant de toucher la chair. Déposer le magret, côté peau en dessous, dans une poêle. Griller pendant 5 à 6 minutes du côté peau et 2 à 3 minutes de l’autre côté. Déposer le magret dans un plat allant au four et enfourner pendant 8 à 12 minutes.

Retirer l’excédant de gras de canard qu’il y a dans la poêle pour ne garder qu’une cuillère à soupe. Dans ce corps gras, faire revenir l’échalote. Déglacer la poêle avec le vinaigre balsamique puis ajouter le mélange de jus d’orange. Porter à ébullition et assaisonner la sauce avec la cannelle. Saler et poivrer.

Découper le magret de canard en tranche et servir arroser de sauce sans attendre.

*Remplacer le jus d’orange par du jus de clémentine. Compter environ 12 clémentines pour obtenir 1 tasse ou 240 g de jus.
**Il est possible de remplacer le vinaigre balsamique par du vinaigre de vin rouge ou de cidre. Utiliser un bon vinaigre que vous avez sous la main.

Et vous, aimez-vous les journées surchargées?

Symphonie de la page blanche…

C’est frustrant, il n’y a pas d’autre mot pour décrire ce qu’on ressent quand on regarde l’écran de notre ordinateur et qu’on fixe le petit curseur de texte clignotant sans savoir quoi écrire. Le supplice de la page blanche, il n’y a rien de pire surtout quand on n’a aucune idée de la manière d’introduire une recette. Il y a toujours la possibilité de faire court, mais personnellement, j’aime bien lire les petites divagations, les histoires, le comment du pourquoi de cette recette. Le pire, c’est qu’en réalisant une autre recette, il y a toujours mille et une idées qui surgissent : je pourrais parler de ceci, écrire cela, « patati et patata ». Alors pourquoi, quand on a une bonne recette, on ne sait pas quoi écrire pour vous inciter à la faire. De plus, la recette du jour est composée des mêmes ingrédients qu’une autre sur ce blog, ici. Certes, c’est différent, la préparation n’est pas la même, le goût non plus, mais ça reste la même association.

Bref, pour un soir de semaine, pour recevoir ou simplement parce que vous aimez les morilles, voici une recette de cuisses de poulet cuits dans une sauce aux morilles. Cette recette est tirée du livre de Ricardo : « Parce qu’on a tous de la visite… ».

Poulet, morilles et whisky
Cuisses de poulet aux morilles
Pour 4 personnes

4 cuisses de poulet*
1½ tasse ou 375 g de bouillon de poulet
15 g ou 1 paquet de 15 g de morilles séchées**
2 cuillères à thé de fécule de maïs ou de maïzena
2 cuillères à soupe d’eau
2 cuillères à soupe de beurre
1 cuillère à thé d’huile végétale au choix*** (facultatif)
1 oignon ou 2 échalotes
¼ de tasse ou 60 g de whisky
½ tasse de crème à cuisson ou de demi-crème****
2 cuillères à thé de moutarde de Dijon
Sel et poivre

Déposer les morilles dans un verre et verser le bouillon de poulet tiède dessus. Déposer un objet plus lourd (par exemple, un autre verre) sur les morilles pour les maintenir submergées. Laisser tremper les morilles pendant un minimum de 30 minutes.

Hacher l’oignon ou les échalotes et réserver

Déposer sur un contenant une passoire. Couvrir la passoire d’une étamine (coton à fromage) ou d’un mouchoir en tissu. Filtrer le mélange de bouillon et de morilles pour retirer le sable. Réserver le bouillon qui a servi à réhydrater les morilles. Couper les morilles en deux et les rincer sous un filet d’eau froide pour retirer le sable qui est à l’intérieur du champignon. Remettre les morilles dans le bouillon filtré.

Dans un bol, délayer la fécule de maïs dans les 2 cuillères à soupe d’eau et ajouter ce mélange au bouillon garni de morilles.

Dans une grande poêle, faire chauffer le beurre avec l’huile. Quand les corps gras sont chaud, faire dorer les cuisses de poulet. Saler et poivrer la viande. Ajouter l’oignon ou les échalotes et poursuivre la cuisson pendant 2 minutes. Déglacer la poêle avec le whisky. Ajouter le mélange de bouillon et de champignons, la crème et la moutarde de Dijon. Porter à ébullition, couvrir et réduire le feu. Laisser mijoter doucement pendant 45 minutes.

Retirer le couvercle et retourner les morceaux de poulet et poursuivre la cuisson à découvert pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que le poulet soit cuit. Servir et déguster.

*Il est possible d’utiliser un poulet découpé en morceaux.
**Vous pouvez doubler la quantité de morilles. Si vous n’avez pas de morilles, utilisez d’autres champignons séchés ou faites un mélange de champignons séchés. Évidemment, le goût sera différent.
***J’ai rajouté de l’huile pour que le beurre ne brûle pas.
****Choisissez la crème que vous voulez : 35%, 15%, 5 %, entière, demi-crème, légère… tant que votre crème est adaptée à la cuisson.

Et vous, êtes-vous des victimes de la page blanche?

Saison de la construction…

Pour plaisanter, mon chéri décrit l’été au Québec comme la saison de la construction. Quand l’été arrive, il y a des trous, des détours et des encombrements routiers partout dans la Belle Province. J’ai été heureuse de constater en début de semaine qu’il en est de même cette année en Suisse. Pour l’instant, ça se remarque principalement dans les grandes villes, mais sait-on jamais.

En attendant, pour profiter du retour de l’été (oui, pour moi, dès qu’il fait plus de 20° après le mois d’avril, c’est l’été même si le solstice n’est pas passé), je vous propose une recette de brochettes de lapin. Je me suis inspirée d’une recette de Ricardo tirée du magasine du même nom volume 4, numéro 4.

Brochettes ondulées de lapin
Brochettes de lapin
Pour 3 personnes

300 g de râbles (filets) de lapin
¼ de tasse ou 60 g de vinaigre balsamique
2 cuillères à soupe de moutarde à l’ancienne ou de Dijon
2 cuillères à soupe de cassonade ou de miel
2 cuillères à soupe d’huile d’olive*
Sel et poivre

Dans un bol, mélanger le vinaigre balsamique, la moutarde et la cassonade. Ajouter les râbles de lapin et couvrir le bol d’une pellicule plastique. Placer le bol au réfrigérateur et laisser mariner pendant 2 heures**.

Rincer sous l’eau froide les piques à brochette en bois pour éviter qu’ils brûlent durant la cuisson. Enfiler sur un des piques à brochette un râble de lapin en le piquant à plusieurs reprises pour le faire onduler. Répéter l’opération avec les autres morceaux de lapin.

Dans une poêle, verser l’huile d’olive. Quand l’huile est chaude déposer les râbles de lapin et les cuire environ 3 minutes de chaque côté. Saler et poivrer la viande pendant la cuisson. Servir chaud avec un riz et des légumes.

*Il est possible de faire cuire les brochettes au barbecue ou au four à 180°C (350°F) pendant 15 à 20 minutes. Dans ce cas, vous n’aurez pas besoin de l’huile.
**Comme la marinade est composée principalement de vinaigre, le temps de macération peut être que de 30 minutes. Si vous faites mariner votre viande plus de 2 heures, le goût du vinaigre sera plus dominant.

Dans votre coin, est-ce déjà l’été ou la saison de la construction?