Rien n’est acquis : désastre macaronesque!

Par un concours de circonstances, une quantité non négligeable de blancs d’oeufs s’est accumulée dans mon réfrigérateur. Bref, une occasion parfaite pour faire des macarons. J’ai choisi de réaliser des macarons à la meringue italienne selon une recette apprise pendant un atelier de cuisine : le résultat était parfait… du moins, c’est mes plus beaux macarons jusqu’à présent. Oui, je n’ai pas un dressage régulier et je voudrais obtenir des macarons brillants comme ceux de Mercotte. Je ne vous dis pas ma joie et ma satisfaction, ainsi que le nombre de photos prises, quand j’ai eu terminé mes macarons : la couleur et l’apparence de mes macarons me plaisaient et les parfums étaient délicieux. J’ai apporté cette boîte lors d’un pique-nique et personne ne s’est fait prier pour en reprendre et terminer la boîte (ce qui est plutôt bon signe). Heureuse de cette expérience, mon chéri m’a proposé d’en refaire pour en apporter à ma belle-famille…

Deux jours plus tard, je refais donc des macarons. Je reprends la même recette et ça a été le carnage! Sur toutes mes fournées, j’ai obtenu des macarons plus craquelés que les macarons de Nancy, sans collerette et avec l’intérieur creux. J’ai même laisser croûter une partie de ma fournée : après 2 heures d’attente, le même résultat. J’ai même jeté la dernière plaque sans les cuire tellement j’étais découragée. Cet échec m’a désemparé : j’ai fait plusieurs recettes différentes avec de la meringue italienne et c’était la première fois que j’avais un tel désastre. Habituellement, j’obtenais toujours de résultat acceptable avec cette technique. Toutefois, décidée d’apporter des macarons à ma belle-famille, j’ai recommencé avec une recette à la meringue française… il faut croire que ce n’était pas mon jour et que je ne maîtrise pas la bête! J’ai réussi à obtenir quelques choses avec une collerette, mais ils n’étaient pas aussi jolis que les précédents. C’est à ma dernière fournée que j’ai pensé à baisser la température de mon four : le résultat était un peu mieux, mais ce n’était pas encore ça. Heureusement, les coques étaient suffisamment présentable pour que je les garnisse et en apporte à la famille de mon chéri. La conclusion de cette aventure est soit que les macarons sont ma bête noire avec des hauts et des bas ou soit que cette journée était vraiment trop humide et inappropriée pour faire des macarons. À l’avenir, j’espère ne plus m’enliser autant dans la pâte à macaron.

Vu cette expérience et contrairement à mon habitude, je ne vous transmets pas la recette des macarons à la meringue italienne : je veux refaire quelques expérimentations pour pouvoir vous donner une recette bien détaillée et fiable (même si avec les macarons, on n’est pas à l’abri des désastres). Cependant, je vous propose deux garnitures qui ont eu un grand succès auprès de ceux et celles qui les ont dégustés. La première garniture que je vous suggère est une ganache montée au caramel salé tirée du livre Solution macarons de Mercotte. La deuxième proposition est un crémeux au yogourt garni de framboises fraîches que j’ai vu chez l’Amoureuse des desserts d’Itinéraires gourmands. Pour compléter mon assortiment, j’avais également garni des macarons avec une ganache montée au chocolat noir (recette ici).

Chocolat, framboise et caramel
Macarons au caramel et
macarons au yogourt et aux framboises

Pour 40 macarons

Coques des macarons
Votre recette préférée ou utiliser cette recette ou celle-ci

Ganache montée au caramel salé
3½ cuillères à soupe ou 40 g de sucre
3¼ de cuillères à thé ou 15 g de beurre non salé*
¼ de tasse ou 60 g de crème 35 %
  ou de crème entière chaude
¼ cuillère à thé ou 2 g de fleur de sel**
50 g (2 onces) de chocolat blanc
5 cuillères à thé ou 25 g de crème 35 %
  ou de crème entière
5 cuillères à soupe ou 75 g de crème 35 %
  ou de crème entière froide

Garniture au yogourt et aux framboises
125 g (4,5 onces) de chocolat blanc
5 cuillères à soupe ou 75 g de crème 35 %
  ou de crème entière
100 ml (un peu moins que ½ tasse) ou 110 g de yogourt
  à 10 % de matière grasse
Le zeste de ½ orange*** (facultatif)
Framboises fraîches en quantité suffisante

Coques des macarons
Réaliser les coques des macarons selon la recette choisie. Colorer la pâte des macarons selon l’envie.

Ganache montée au caramel salé
Dans un chaudron, verser le sucre et faire cuire jusqu’à ce que le sucre prenne une jolie couleur dorée. Il est possible de brasser le sucre avec une cuillère vu que c’est un caramel à sec : il ne devrait pas se cristalliser. Quand le caramel à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer), ajouter le beurre pour stabiliser la température et incorporer le quart de tasse (ou les 60 g) de crème chaude ainsi que la fleur de sel. Au besoin, poursuivre la cuisson jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de morceau de caramel solide dans la préparation. Laisser tiédir et réserver à température ambiante.

Hacher le chocolat blanc et le déposer dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Au four micro-onde ou dans un chaudron, faire chauffer les 5 cuillères à thé ou les 25 g de crème. Verser la crème chaude en trois fois sur le chocolat en mélangeant bien entre chaque ajout. Quand le mélange est lisse, incorporer la préparation de caramel. Terminer en ajoutant les 5 cuillères à soupe ou 75 g de crème bien froide. Couvrir la préparation avec une pellicule plastique. Réfrigérer au minimum 4 heures.

Au moment de dresser les macarons, fouetter la ganache comme une crème fouettée. Le mélange doit être ferme. Déposer le mélange dans une poche à pâtisserie et garnir les coques.

Garniture au yogourt et aux framboises
Hacher finement le chocolat blanc et le déposer dans un bol. Mettre la crème dans un chaudron et porter à ébullition. Quand la crème frémit, la verser sur le chocolat haché et attendre une minute avant de brasser. Mélanger jusqu’à ce que le mélange soit parfaitement lisse. Incorporer le yogourt et le zeste d’orange. Une fois que la préparation est bien mélangée, couvrir d’une pellicule plastique en apposant directement le film plastique sur le crémeux au yogourt et réfrigérer pendant 8 heures au minimum.

Au moment de dresser les macarons, fouetter le crémeux au yogourt pour lui donner un peu plus de corps, si désiré. Verser le mélange dans une poche à pâtisserie. Déposer une petite quantité de crémeux au yogourt au centre des coques. Disposer sur le pourtour les framboises**** pour former une couronne. Mettre un morceau de framboises au centre. Remettre un peu de crémeux au yogourt et poser une coque pour terminer le macaron.

Une fois les macarons garnis, les déposer dans une boîte qui ferme hermétiquement et réserver toute une nuit au réfrigérateur. Conserver les macarons au réfrigérateur et avant de les servir, si possible, laisser les macarons à la température de la pièce pendant 30 minutes.

*Dans la recette originale, Mercotte propose d’utiliser du beurre demi-sel. Personnellement, je trouve que la fleur de sel suffit amplement pour obtenir un caramel salé.
**Si vous n’aimez pas le caramel salé, omettez cet ingrédient.
***Oui, j’ai ajouté un ingrédient à une recette de Patrice Demers. L’ajout de zeste d’orange à cette préparation crée une superbe association avec les framboises. Il est possible de remplacer le zeste d’orange par du zeste de citron ou d’un autre agrume.
****J’ai l’habitude de faire des petits macarons : je ne pouvais pas disposer des framboises entières sans qu’elles débordent des coques. J’ai coupé la pointe des framboises pour obtenir des cylindres creux, puis j’ai taillé ces cylindres pour obtenir des bandes de framboise que j’ai disposées sur le pourtour de mes macarons en les faisant adhérer au crémeux de yogourt. Il faut un peu de temps, mais c’est très simple à réaliser.

Je voudrais pouvoir réaliser de jolis macarons à tout coup et sans mauvaise surprise (idéalement, avec de la meringue française puisque ça demande un peu moins de temps). Est-ce que vous croyez que c’est possible? Tous les commentaires et les suggestions sont les bienvenus!

Demain, c’est le premier août!

À force de vous le répéter chaque année, vous allez finir par le savoir : le 1er août, c’est la fête nationale de la Suisse. Comme l’année dernière, je n’ai rien préparé de particulier pour la Saint-Jean-Baptiste (je sais, je dois y remédier), mais je n’oublie pas de vous proposer un plat suisse en cette occasion. De plus, difficile d’oublier cette journée, car demain soir, le ciel sera illuminé par une quantité de feux d’artifice. En Suisse, selon l’endroit où vous installez, vous pouvez admirer pas un, mais plusieurs feux d’artifice en même temps! Je trouve cette expérience assez inusitée et j’en viens à me demander combien de communes il faudrait regrouper pour avoir un seul feu d’artifice qui dure jusqu’au petit matin…

Cette année, j’ai choisi de vous faire un grand classique suisse : un Zürcher Geschnetzeltes ou en français, un émincé de veau à la zurichoise. Un plat réconfortant, doux, simple et connu dans l’ensemble du pays. Bref, un des plats typiques de la Suisse à découvrir. La recette que je vous propose est tirée du livre Spécialités suisses de Betty Bossi.

Émincé zurichois
Émincé de veau à la zurichoise*
Pour 3 personnes

300 g de viande de veau**
2 cuillères à soupe d’huile végétale
½ cuillère à soupe de farine
1 cuillère à soupe de beurre
½ oignon
6 à 10 champignons de Paris***
½ cuillère à thé de jus de citron
¼ de tasse ou 50 g de vin blanc****
¼ de tasse ou 50 g de bouillon de poulet
½ tasse ou 100 g de crème à cuisson
½ cuillère à soupe de fécule de maïs (maïzena)
Persil frais haché, au goût (facultatif)
Condiment en poudre*****, au goût (facultatif)
Sel et poivre

Préchauffer le four à 60°C (140°F).

Nettoyer et couper en lamelles les champignons. Puis, hacher finement l’oignon. Réserver.

Émincer la viande de veau en tranches d’environ 4 mm (³⁄₁₆ pouce) d’épaisseur et, au besoin, recouper la viande pour obtenir des morceaux de la taille d’une bouchée. Déposer la viande sur une assiette et la saupoudrer de farine, de sel, de poivre et de condiment en poudre.

Dans une poêle verser la moitié de l’huile et la faire chauffer. Déposer une partie de la viande dans la poêle bien chaude et la faire dorer. Retirer la viande colorée et faire griller le restant de viande en deux ou trois fois. Ajouter de l’huile au besoin. Mettre la viande dans un plat allant au four et réserver au four préchauffé. La température de 60°C (140°F) permet de conserver la viande au chaud : à cette température la viande ne continue pas de cuire.

À l’aide d’un essuie-tout (papier ménage), retirer le surplus de gras dans la poêle. Faire fondre le beurre dans la poêle. Quand le corps gras est chaud, ajouter l’oignon haché et le faire revenir. Ajouter les champignons tranchés et le jus de citron. Poursuivre la cuisson quelques minutes.

Déglacer la poêle avec le vin blanc et laisser réduire de moitié. Dans un bol, mélanger le bouillon de poulet, la crème et la fécule de maïs (maïzena). Verser ce mélange dans la poêle et porter à ébullition. Remettre la viande dans la poêle. Saler et poivrer au goût. Saupoudrer de persil frais et servir avec des rösti, des pâtes ou du riz.

*Vous pouvez facilement doubler ou tripler cette recette.
**Choisissez une viande de veau qui cuit rapidement comme des escalopes. D’autre part, ce classique zurichois contient habituellement des rognons de veau. Si vous voulez en ajouter, il suffit de remplacer un tiers de la viande par des rognons. Pour les apprêter, il faut les émincer, les saupoudrer de farine et d’assaisonnements puis les cuire en plusieurs fois comme pour la viande.
***Vous pouvez augmenter la quantité de champignons à 1 tasse ou 100 g de champignons tranchés. Comme je n’aime pas beaucoup cet aliment, j’en ai mis moins que dans la recette originale.
****La conversion n’est pas totalement exacte pour les ingrédients de la sauce selon si vous mesurez en tasse ou en gramme, mais les proportions sont respectées selon le système de mesure que vous utilisez et cela n’affectera pas le résultat.
*****Le condiment en poudre est un assaisonnement pour les viandes. On le saupoudre habituellement sur les viandes de boeuf ou de porc avant de les faire griller pour relever le goût des viandes. Vous pouvez le remplacer par de la moutarde en poudre ou tout simplement l’omettre.

Pour d’autres recettes suisses, c’est par ici. Bon 1er août!

Une autre interprétation du « fish and chips »…

La façon la plus simple pour faire manger du poisson aux plus réticents est souvent de le servir frit. Le plus courant est sans doute le « fish and chips », mais les bâtonnets de poisson ont aussi une certaine popularité. Pourtant, l’odeur du poisson cuit dans un bain d’huile est plutôt désagréable en plus d’être persistante. Si, comme moi, vous n’êtes pas muni d’une friteuse, vous évitez d’autant plus ce mode de cuisson. Heureusement, il existe d’autres bonnes recettes pour faire manger du poisson à n’importe qui sans friture!

La recette que je vous propose aujourd’hui pourrait être vu comme une variation du « fish and chips » puisqu’il s’agit vraiment de poisson servi avec des croustilles (si l’on interprète chips au premier sens). Cette recette vient du site de Jasmine cuisine.

Poisson et chips
Filets de limande enrobés de croustilles
Pour 2 personnes

250 g de filets de limande ou d’un autre poisson
  à chair blanche
¾ de tasse ou 45 g de croustilles (chips) émiettées, au choix*
2 cuillères à soupe de persil frais, haché finement
1 cuillère à thé de zeste de citron (facultatif)
2 cuillères à thé ou plus de mayonnaise**
Huile végétale en quantité suffisante

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Dans un bol, mélanger les croustilles (chips) émiettées, le persil et les zestes de citron. Réserver.

Recouvrir une plaque de cuisson d’un papier d’aluminium et le huiler légèrement en épongeant le surplus avec un essuie-tout (papier ménage). Déposer les filets de limande sur la plaque de cuisson et les badigeonner de mayonnaise. Répartir le mélange de croustilles sur les filets de poisson en pressant avec les doigts pour bien le faire adhère.

Enfourner et cuire pendant 7 minutes ou plus selon l’épaisseur des filets de poisson ou jusqu’à ce que le poisson se détache facilement en flocons avec une fourchette. Servir avec des quartiers de citron.

*Dans la recette originale, les croustilles (chips) utilisées étaient au sel et au vinaigre. Personnellement, j’ai utilisé des croustilles épicées (Red & Hot) style barbecue ou paprika. Utilisez vos croustilles préférées.
**Il est possible que vous utilisiez plus de mayonnaise : dans la recette originale, il indique 2 à 3 cuillères à soupe de mayonnaise. J’ai badigeonné une fine couche de mayonnaise, car je n’aime vraiment pas ce condiment (sauf s’il est intimement mélangé avec un autre ingrédient).

Et pour vous, est-ce que cette recette peut être considérée comme un « fish and chips »?

Festival des gâteaux

J’adore réaliser des gâteaux d’anniversaire et en général, ce sont les membres de ma belle-famille qui en bénéficient. Le problème c’est, omis mon chéri, leurs anniversaires s’étalent sur 6 semaines. Bref, je termine un projet que je dois déjà en préparer un autre. De plus pendant cette période, j’ai été occupée par d’autres événements. L’année prochaine, je ferais peut-être des entremets : tout aussi jolis, mais moins long à décorer!

Aujourd’hui, je vous propose le gâteau que j’ai préparé pour ma belle-mère. J’ai choisi une décoration très simple, ce qui m’a permis de réfléchir à l’accord de goût entre les ingrédients. J’ai opté pour un gâteau à la vanille garnit de confiture de lait et de pêches caramélisées : j’ai adoré ce mélange qui était bien équilibré et parfumé. Pour le gâteau, j’ai réalisé un gâteau aux trois vanilles, une recette que j’ai trouvé sur le site de Papilles et Pupilles (Essayez ce gâteau si vous aimez la vanille!). Pour les pêches caramélisées, j’ai utilisé la méthode proposée dans la recette des verrines aux poires, une recette de Ricardo tirée de la revue volume 7, numéro 5.

Vanille, pêche et confiture de lait
Gâteaux aux trois vanilles et aux pêches
Pour 8 personnes

Confiture de lait* (dulce de leche)
1 boîte de 300 ml ou 300 g de lait condensé sucré

Gâteau
¾ de tasse ou 170 g de beurre non salé,
  à température ambiante
1¼ tasse ou 250 g de sucre vanillé**
1 gousse de vanille
2 cuillères à thé d’extrait de vanille
4 oeufs
1½ tasse et 1 cuillère à soupe ou 190 g de farine
2 cuillères à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 pincée de sel

Pêches caramélisées
5 pêches blanches ou jaunes
¼ de tasse ou 50 g de sucre
1½ cuillère à soupe d’eau

Confiture de lait (dulce de leche)
La veille, préparer la confiture de lait (dulce de leche). Retirer l’étiquette de la boîte de lait condensé sucré et la déposer dans un grand chaudron. Couvrir d’eau en veillant à ce qu’il y ait au minimum 2,5 cm (1 pouce) au-dessus de la boîte. Porter à ébullition, couvrir et laisser mijoter pendant 2 heures. Surveiller le niveau de l’eau pour qu’elle recouvre toujours la boîte de lait. Après ce temps de cuisson retirer la boîte du chaudron et la laisser refroidir à température ambiante pendant 12 heures au minimum***. Le liquide à l’intérieur de la boîte est cuit sous pression : en l’ouvrant avant que le liquide soit totalement refroidi, il y aurait un choc thermique et la confiture de lait jaillirait de la boîte et pourrait causer de graves blessures.

Gâteau
Préchauffer le four à 165°C (325°F). Beurrer et enfariner un moule de 20 cm (8 pouces) de diamètre****.

Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte (levure chimique) et le sel. Réserver.

Dans un autre bol, fouetter le beurre avec le sucre vanillé. Couper la gousse de vanille en deux, gratter les grains et les ajouter au mélange de beurre. Incorporer l’extrait de vanille puis ajouter les oeufs, un à fois en mélangeant bien entre chaque addition. Ajouter le mélange de farine dans la pâte. Répartir uniformément la pâte dans le moule et enfourner pendant 45 minutes à 1 heure ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. À la sortie du four laisser tiédir 5 minutes et démouler. Laisser totalement refroidir.

Pêches caramélisées
Couper les fruits en deux et retirer les noyaux. Détailler les demi-pêches en lamelles. Réserver.

Dans une poêle, verser le sucre et l’eau. Mettre sur le feu et laisser cuire, sans brasser, jusqu’à ce que le tout prenne une couleur dorée (plus le caramel est foncé, plus il sera amer). Ajouter les pêches et à feu vif, les faire revenir 4 à 5 minutes en brassant régulièrement ou jusqu’à ce que les fruits aient absorbé le liquide et soient tendres. Verser sur une assiette, laisser tiédir et réserver.

Montage
Égaliser le dessus du gâteau aux trois vanilles si désiré et trancher le gâteau en deux. Déposer une des tranches du gâteau sur un plat de service et verser un peu de confiture de lait puis l’étendre de manière uniforme. Répartir les pêches caramélisées en laissant un espace de 1 cm (³⁄₈ de pouce) tout le tour du gâteau. Déposer la seconde tranche de gâteau. Glacer entièrement le gâteau avec la confiture de lait*****. Puis couvrir et décorer le gâteau avec de la pâte à sucre si désiré******.

*Il est possible d’acheter de la confiture de lait (dulce de leche) plutôt que de la réaliser soi-même.
**Pour réaliser du sucre vanillé, il suffit de mettre des gousses de vanille séchées (celles qu’on a utilisées pour une autre recette, qu’on lave et qu’on laisse sécher) dans un pot de sucre. Laisser le sucre s’imprégner des parfums de la vanille pendant au moins 1 semaine, idéalement un mois, avant de l’utiliser.
*** J’ai vu qu’on pouvait laisser refroidir la confiture de lait moins longtemps, 2 heures au minimum, mais pour éviter les risques, je vous conseille de laisser le produit refroidir toute une nuit.
****J’ai réalisé 1½ fois la recette de gâteau à la vanille que j’ai fait cuire dans des moules carrés de 15 cm (6 pouces) de côté. Je les ai cuits pendant 30 minutes. Je voulais que mon gâteau qui ait un peu de hauteur.
*****À cette étape plutôt que le couvrir de pâte à sucre, vous pouvez terminer la décoration en lissant la confiture de lait et en le décorant de fruits frais ou de copeaux de chocolat (blanc, au lait ou noir), etc.
******Pour réaliser une boucle en pâte à sucre, je vous propose de consulter ce tutorial. Il est en anglais, mais le pas à pas en images est très bien fait et facile à comprendre.

Et vous, est-ce que vous allez craquer pour le mélange de pêches, de vanille et de confiture de lait?

Des pâtes, mais des pâtes maisons!

La semaine dernière, j’ai fait des pâtes maisons. Je me suis demandée pourquoi je n’en réalisais pas plus souvent… La réponse est simple, je n’anticipe pas assez. Pourtant, j’aime voir la transformation de la pâte entre ses divers passages dans le laminoir jusqu’au moment où les pâtes prennent leur forme finale. Mon laminoir remis à sa place aurait pu y rester plus longtemps si Mélanie, La tête dans le chaudron, n’avait pas publié cette recette de pâtes. Je n’ai pas pu résister, j’ai refait des pâtes maisons pour la deuxième fois en moins de sept jours!

Je vous propose donc une recette de pâtes accompagnée d’une sauce tomate aux saucisses de porc. Cette sauce est une petite improvisation qui s’est révélée délicieuse.

Tagliatelle maison
Tagliatelle maison, sauce tomate aux saucisses de porc
Pour 4 personnes

Pâtes
2 oeufs à température ambiante*
1⅔ tasse ou 200 g de farine**
2 ou 3 cuillères à thé d’huile d’olive (facultatif)
Farine supplémentaire pour saupoudrer la pâte

Sauce
300 g de saucisses de porc (italienne douce ou forte,
  chipolata, etc.)
1 aubergine
3 moyennes carottes
1 oignon
2 tasses ou 500 g de sauce tomates
½ cuillère à thé d’épices à spaghetti*** ou plus, au goût
¼ de tasse ou 60 g d’huile d’olive
1 cuillère à soupe d’huile neutre (colza, canola
  ou de tournesol)
Sel et poivre

Pâtes
Verser la farine dans un bol. Avec la main, creuser un puits au centre de la farine. Casser les oeufs dans le puits et ajouter l’huile d’olive. À l’aide d’une fourchette ou d’une main, incorporer petit à petit la farine au mélange d’oeufs et d’huile d’olive. La pâte formera une masse collante au début et deviendra de moins en moins collante. Terminer d’incorporer la farine sur une surface de travail : la pâte doit être dure et très difficile à pétrir. Déposer la pâte dans un bol et laisser reposer à température ambiante pendant 1 heure.

Prendre une partie de la pâte et l’aplatir avec les mains. Enfariner la pâte si elle est humide. Ajuster le laminoir à la plus grande ouverture et faire passer le morceau de pâte en tournant la manivelle d’un mouvement régulier. Plier la pâte sur elle-même en portefeuille (comme pour une lettre). Passer une seconde fois la pâte dans le laminoir. Réduire l’ouverture du laminoir d’un cran et y passer la pâte. Si la pâte semble humide, saupoudrer de farine avant de la faire circuler dans le laminoir. Répéter cette opération jusqu’à ce que la pâte ait l’épaisseur désirée. À l’aide d’un couteau, couper l’abaisse de pâte en des bandes d’environ 25 cm (10 pouces) pour avoir des pâtes de même longueur. Découper en tagliatelle (ou spaghetti) les bandes de pâte avec les couteaux du laminoir. Si la pâte est mal découpée par le laminoir, ajouter de la farine, la pâte est trop humide. Si, au contraire, la pâte s’effrite en petits morceaux, elle est trop sèche, il faut humidifier légèrement la pâte avec un peu d’eau. Suspendre les pâtes sur un séchoir ou sur un manche à balai propre pour les laisser sécher. Recommencer toutes ces étapes jusqu’à épuisement de la pâte.

Pour conserver les pâtes une fois qu’elles sont sèches, les envelopper dans un linge propre et les conserver à l’abri de l’humidité. Les pâtes se conservent pendant 7 jours, voire 2 semaines.

Sauce
Tailler les carottes en petits dès. Ciseler l’oignon en petits morceaux. Éplucher**** et découper l’aubergine en petit dès. Réserver.

Dans une poêle, verser l’huile d’olive. Ajouter les cubes d’aubergine et brasser pour enrober les cubes d’huile. Faire revenir l’aubergine jusqu’à ce qu’elle relâche le surplus d’huile et qu’elle soit dorée. Saler et poivrer. Égoutter l’aubergine et en recueillant l’huile dans un autre contenant. Éponger le surplus d’huile de l’aubergine avec un essuie-tout (papier ménage) si désiré. Remettre 1 cuillère à soupe d’huile de cuisson de l’aubergine dans la poêle et faire revenir les morceaux de carottes jusqu’à ce qu’ils soient tendres. Retirer les carottes de la poêle et réserver avec l’aubergine. Ajouter de l’huile réserver et faire revenir l’oignon. Quand l’oignon est translucide, ajouter la chair des saucisses débarrassée des boyaux. Ajouter l’huile neutre et cuire la viande. Quand la viande est cuite, remettre les légumes dans la poêle, ajouter les épices à spaghetti et la sauce tomate. Laisser mijoter à feu doux le temps que les pâtes soient cuites. Quelques minutes avant de cuire les pâtes : saler, poivrer et rectifier l’assaisonnement de la sauce.

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition. Saler généreusement l’eau et plonger les pâtes dans l’eau bouillante. Cuire les pâtes pendant 1 à 3 minutes, vérifier régulièrement la cuisson. Les pâtes fraîches cuisent rapidement, mais ce temps peut être plus ou moins long selon l’humidité ambiante. Déposer les pâtes dans un bol et couvrir de sauce avant de servir.

*La pâte est plus facile à préparer si les oeufs sont à température ambiante. Il suffit de les sortir du réfrigérateur 1 heure avant de réaliser la pâte.
**Il est possible d’utiliser de la farine blanche, complète, de la semoule de blé dur… ou de faire un mélange de diverses farines.
***Pour cette recette, j’ai utilisé le mélange d’épices à spaghetti d’Épices de cru. Ce mélange est composé de poivre noir, d’origan, de macis, de thym, de sauge et de laurier. Comme ces épices sont entières, j’ai moulu environ 1½ cuillère à thé de ce mélange d’épices.
****Il est possible de laisser la peau sur l’aubergine. Cependant, elle passe plus facilement inaperçue si l’on retire sa peau. Cette méthode permet d’intégrer plus facilement cet aliment à alimentation des gens (ou des enfants) qui y sont récalcitrant.

Et vous, est-ce que vous avez déjà fait des pâtes maisons (avec ou sans laminoir)?