Les noix…

Depuis toute petite, j’adore faire éclater la coque des fruits secs. Pendant l’hiver, il y avait toujours un sac de noix mélangées dans le garde-manger. Je prenais le sac, je m’installais au salon avec mon petit bol pour ramasser les écailles et là, le feu d’artifice commençait : les éclats de coquille voltigeaient dans toutes les directions, quand ce n’était pas mes doigts qui étaient pincés par le casse-noix. Des fois dans le sac, il y avait des pacanes avec leur coque rougeâtre : il n’y en avait jamais plus de 4 par paquet. J’adore cette noix qui décorait (et décore toujours) fièrement les gâteaux au fruits de ma mère et qui était toujours présente sur les brioches maisons qu’on avait trop rarement. Alors, il était normal que je teste cette recette de poulet aux pacanes trouvée sur le site Recette du Québec.

Filets de poulet croustillants de pacanes
Poulet aux pacanes
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
2 cuillères à soupe de moutarde de Dijon
¾ de tasse ou 100 g de pacanes ou de noix de pécans*
¼ tasse ou 60 g de vin blanc
¾ de tasse ou 90 g de crème à cuisson ou de demi-crème
1 échalote
1 cuillère à thé de moutarde de Dijon
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
Sel et poivre

Moudre assez finement les pacanes à l’aide d’un robot ou les hacher à l’aide d’un couteau. Réserver.

Éplucher et hacher l’échalote, réserver.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Découper les poitrines de poulet en filet. Badigeonner les filets de moutarde de Dijon et les rouler dans les pacanes moulues. Verser l’huile dans la poêle et faire dorer les filets de poulet. Saler et poivrer. Quand les filets sont colorés de tous les côtés, les déposer sur une plaque de cuisson et enfourner pendant 12 minutes ou jusqu’à ce que le poulet soit cuit.

Pendant que le poulet cuit au four, ajouter l’échalote dans la poêle qui a servi à colorer le poulet. Quand elle est translucide, déglacer la poêle avec le vin. Ajouter 1 cuillère à thé de moutarde de Dijon et laisser réduire de moitié. Ajouter la crème et laisser mijoter à feu doux. Saler et poivrer. Rectifier l’assaisonnement au
besoin : cependant, ne pas ajouter trop de moutarde puisque les filets de poulet sont déjà bien impréniés de ce goût. Servir les filets de poulet avec la sauce** accompagnés d’un riz.

*Pacane ou pécan : ces deux termes désignes la même chose, la même noix. Vous pouvez également remplacer les pacanes par des noisettes moulues (ou des amandes, mais j’ai peur que le goût des amandes soit masqué par la moutarde de Dijon.).
**La sauce est facultative, c’est mon ajout personnel à la recette.

Et vous, où est-ce que vous utilisez les pacanes (ou les noix de pécan)?

Sushi que de soucis!

Honnêtement, quand j’ai vu le nouveau thème d’Aurore pour le KKVKVK #33 (les makis sucrés ou salés), j’ai cru que j’allais encore laisser passer une édition. J’aime bien les makis (et les sushis), mais je ne suis jamais vraiment satisfaite quand j’en fais. Je réussis, hélas, à uniformiser le goût de mes différents sushis. Cependant, l’idée de faire des makis sucrés m’interpellait. De plus, pour me compliquer la vie, je me suis imposé quelques restrictions supplémentaires : pas de crêpes (qui remplace la feuilles nori dans les versions sucrées comme ici), pas de riz au lait et ni de « carrés » rices krispies vu que mon chéri ne raffole pas de ces deux éléments (pour ne pas dire qu’il ne les aime pas).

Les premiers jours, je n’arrêtais pas de réfléchir à ce que je pourrais utiliser. Au moins j’avais des idées, mais je percevais toujours un problème technique. Je me suis enfin arrêtée sur une idée de pâte de fruits, crème pâtissière et chocolat. J’ai réalisé une crème pâtissière, mais elle n’était pas assez consistante à mon goût, je l’ai réservé au réfrigérateur en attendant que je réalise ma pâte de fruits… Elle a un peu trop attendu et elle a pris un drôle de goût. Entre-temps, je m’étais dit que le chocolat n’était peut-être pas une bonne idée. J’avais déjà envisagé que mes rouleaux séjourneraient dans le réfrigérateur avant de les découper et le chocolat durcit au froid (ce qui ne facilite nullement la découpe!). Finalement, j’ai réalisé ma pâte de fruits cette semaine et le lendemain, plutôt que de refaire une crème pâtissière, j’ai décidé de faire une ganache. Les idées se sont emboîtées et j’ai utilisé des fruits pour garnir mes makis sucrés.

Le bilan : je suis très contente de l’association des saveurs et des textures, mais je dois avouer que le roulage des makis a été quelque peu difficile.

Pâte de fruits, chocolat et fruits
Makis sucrés à ma façon
Pour environ 30 bouchées

Ganache de chocolat noir
160 g ou 6 onces de chocolat noir
⅔ de tasse ou 160 g de crème 15 % ou 35 %
(demi-crème ou entière)
¼ de tasse ou 56 g de beurre non salé

Pâte de fruits*
1¼ tasse ou 300 g de compote aux pomme et aux fraises
ou une compote d’autres fruits, au goût
1 tasse ou 200 g de sucre
2 ou 3 cuillères à soupe ou 25 g de pectine en poudre
(Gelfix 2:1)
2 cuillères à thé de jus de citron

Garniture au choix
Pomme
Poire
Clémentine
Sucre (ou amandes en poudre)

Ganache de chocolat noir
Hacher le chocolat et le déposer dans un bol. Mettre la crème dans un chaudron et porter à ébullition. Quand la crème bout, la verser sur le chocolat. Brasser jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux et mélanger jusqu’à ce qu’il soit totalement incorporé. Couvrir d’un film plastique et réfrigérer pendant 2 heures.

Pâte de fruits
Couvrir une grande plaque de cuisson d’un papier parchemin, réserver.

Verser dans un chaudron la compote de fruits et porter à ébullition. Quand la compote est chaude, ajouter le sucre, la pectine et le jus de citron. Porter à nouveau à ébullition et laisser bouillir pendant 3 minutes. Verser le mélange sur la plaque de cuisson sur une épaisseur de 2 mm (⅛ po). Laisser prendre pendant 4 à 12 heures à température ambiante. Déposer une nouvelle feuille de papier parchemin sur la pâte de fruits et retourner. Décoller la pâte de fruits de la première feuille. Réserver à température ambiante jusqu’à son utilisation.

Garniture et montage
Préparer vos fruits, détailler en quartier une clémentine, couper en bâtonnents ou en juliennes la pomme et la poire. Réserver.

Déposer la pâte de fruits devant vous. Tailler une bande d’environ 10 cm (4 po) de large. Si désiré, saupoudrer du sucre ou des amandes en poudre sur la pâte de fruits. Retourner la pâte et étendre la ganache au chocolat sur la pâte de fruits en laissant 1 à 1,5 cm (½ po) dans le haut de la pâte de fruits. Déposer les morceaux de fruits de votre choix sur la ganache en formant une ligne. Rouler en pressant légèrement afin de refermer le rouleau**. Répéter l’opération en variant les fruits. Quand tous vos rouleaux sont terminés, les déposer sur une assiette recouverte de papier parchaemin et réfrigérer pendant 1 heure ou jusqu’à ce que la ganache soit prise.

Au moment de servir, découper les rouleaux comme pour des sushis (ou makis). Selon les fruits utilisés, ces makis se conservent 2 ou 3 jours au réfrigérateur.

*Vous pouvez également utiliser une autre recette de pâte de fruits, vous devez cependant étendre la pâte sur une fine couche. Si vous le désirez, remplacer la pâte de fruits par des rouleaux de fruits séchés vendus en épicerie (au Québec du moins).
**Pour vous aider à rouler vos makis, vous pouvez utiliser un tapis à sushi (makisu). Pour mieux visualiser comment faire des sushis cliquez-ci.

Alors que pensez-vous de mes makis?

Madagascar, Mexique, Tahiti…

Que de jolies destinations, mais certains auront peut-être fait le lien avec la vanille. Évidemment, il existe d’autres provenances, mais je ne les connais pas toutes et les énumérer peut être long… Ces temps-ci, je cuisine régulièrement la vanille. J’essaie diverses provenances, mais je ne remarque pas vraiment les différents parfums et goûts. Peut-être que je n’en mets pas assez dans mes préparations ou ai-je été trop exposée à la vanille artificielle?

Cette fois, je vous propose les petits pots de crème à la vanille d’Éric Frechon tiré de son livre Un chef dans ma cuisine écrit avec Clarisse Ferreres.

Pot vanille
Pots de crème vanille
Pour 3 personnes

½ tasse ou 125 g de lait
½ tasse ou 125 g de crème à cuisson
ou de crème à 35 %*
3 jaunes d’oeufs
1 gousse de vanille
3 cuillères à soupe ou 40 g de sucre

Dans un chaudron, verser le lait, la crème et le sucre. Fendre la gousse de vanille, gratter l’intérieur (les grains de vanille) et ajouter au mélange de lait et de crème. Porter à ébullition et dès les premier bouillonnement, éteindre le feu et laisser infuser pendant 15 minutes. Retirer la gousse de vanille et réserver.

Préchauffer le four à 90°C (200°F).

Dans un bol, fouetter les jaunes d’oeufs. Ajouter graduellement la préparation à la vanille sans cesser de fouetter.

Répartir la préparation dans des ramequins ou des petits pots allant au four. Enfourner pendant 1 heure ou jusqu’à ce que les bords soient pris et le centre légèrement tremblotant. Laisser tiédir et réfrigérer au moins 2 heures avant de servir.

*Utilisez la crème qui vous convient (15 %, 35 %, demi-crème, crème entière, etc.). Vous pouvez même remplacer la moitié de la crème (¼ de tasse ou 62 g) par du lait.

Et vous, quelle est votre vanille préférée : en gousse (quelle origine?), en poudre ou liquide?

Les légumes de saison…

Je vous ai déjà mentionné que je fréquentais un marché depuis un certain temps. J’essaie de faire un effort et d’opter pour des légumes de saison. Disons seulement que l’hiver qui approche me fait peur (en terme de légumes, ce n’est certainement pas l’hiver suisse qui m’inquiète, je suis Québécoise tout de même!), je n’aime pas les choux ni les salades. Alors, j’essaie d’introduire de nouveaux aliments dans nos assiettes : la courge, seulement en potage ou dans un mijoté puisque mon chéri ne l’aime pas autrement; le panais n’a pas passé le test; le topinabour, ce n’est pas extraordinaire… Dernièrement, j’ai opté pour l’aubergine (d’accord, ce n’est pas un légume pour l’hiver, mais vu le nombre d’échec, on change son fusil d’épaule pour quelques temps).

Quand j’ai annoncé à mon chéri que j’allais tenter une recette avec de l’aubergine, il m’a fait un regard qui dit : « Tu crois réellement que tu vas être capable de nous faire avaler ça? ». Oui, nous avons avalé l’aubergine sans râler et c’était très bon. Peut-être que je n’arriverais pas à en faire manger sans sauce tomate à mon chéri, mais moi, j’ai été conquise.

J’ai trouvé cette recette dans le magasine de Ricardo, volume 7, numéro 5.

Pâte, sauce tomate et aubergine
Pâte à la sicilienne
Pour 2 personnes

1 échalote
⅓ de tasse ou 90 g d’huile d’olive
¼ de cuillère à thé de flocons de piment
1½ tasse ou 375 g de sauce tomate
1 petite aubergine
2 portions ou 160 g de pâtes longues*
125 g de boeuf haché**
Sel et poivre

Préparer les légumes : hacher l’échalote, éplucher, si désiré, l’aubergine et la découper en cubes.

Dans une poêle, verser l’huile d’olive. Ajouter les cubes d’aubergine et brasser pour enrober les cubes d’huile. Faire revenir l’aubergine jusqu’à ce qu’elle relâche le surplus d’huile et qu’elle soit dorée. Saler et poivrer. Égoutter l’aubergine et conserver 1 ou 2 cuillères d’huile.

Remplir un chaudron d’eau, saler et porter à ébullition.

Dans la poêle, qui a servi à la cuisson de l’aubergine, remettre l’huile réserver. Faire revenir le boeuf haché et l’échalote. Quand la viande est cuite, ajouter la sauce tomate et l’aubergine. Saler et poivrer. Laisser mijoter la sauce pendant que les pâtes cuisent.

Ajouter les pâtes dans la sauce et servir.

*Choisissez les pâtes que vous préférez. Dans mon cas, j’ai utilisé des tagliatelles que j’avais réalisé avec mon chéri.
**Pour faire un plat végétarien, omettez la viande et augmenter la quantité d’aubergine.

P.S.: C’est mon 100e article!

Des pépites…

Je trouve le terme « pépites » assez amusant. Je dois avouer que je ne l’ai jamais vraiment utilisé pour définir ces bouchées de poulet : les croquettes. Quand on n’a pas envie de se creuser la tête, c’est le repas idéal : simple et rapide. En plus, cette version est une recette santé, du moins beaucoup plus que ce que vous retrouvez à l’épicerie au rayon des surgelés.

La recette que je vous propose cette fois a été dénichée sur le site de Recette du Québec.

Savoureuse et santé
Croquettes de poulet
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet
1 blanc d’oeuf
¾ tasse ou 90 g de chapelure *
½ cuillère à thé d’origan séché**
½ cuillère à thé de paprika
½ cuillère à thé de thym
½ cuillère à thé d’épices BBQ ou d’épices à poulet

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la chapelure, l’origan, le thym, le paprika et les épices BBQ. Réserver.

Découper les poitrines de poulet en cubes. Dans un autre bol, déposer le blanc d’oeuf et en enrober les morceaux de poulet. Rouler ensuite les morceaux de poulet dans la chapelure et les déposer sur un plaque de cuisson.

Enfourner les croquettes pendant 20 à 30 minutes selon leur taille. Servir avec un peu de mayonnaise, de sauce tartare, d’une sauce au curry ou encore nature, au goût.

*Vous pouvez remplacer la chapelure en partie ou en totalité par des biscuits émiettés (biscuits « Breton », aux légumes, etc.).
**Vous pouvez varier les épices au gré de vos envies ou remplacer les épices par un mélange cajun, d’épices de Montréal, etc. Adapter la recette à votre goût, osez et soyez créatif.

Alors, comment allez-vous déguster ces pépites?