C’est à brûlée…

Récemment, j’ai reçu un chalumeau pour la crème brûlée. J’ai dû patienter sept jours avant de pouvoir l’essayer… Et oui, j’avais oublié d’acheter le butane et le dimanche, les magasins sont fermés en Suisse. De plus, j’attendais qu’on ait fini les diverses gourmandises entamées à la maison : pourquoi y en avait-il autant cette semaine là? Bref, une fois le chalumeau rempli, je pouvais enfin réaliser mes crèmes brûlées.

J’ai hésité un peu, mais pour ma première tentative, j’ai opté pour une recette de Ricardo (oui, oui, oui, je sais, encore lui et je vais vous en reparler encore et encore; j’adore ses recettes et je lui fais confiance presque aveuglément). J’ai pris cette recette dans son livre La chimie des desserts écrit en collaboration avec Christina Blais.

Craquant et onctueux
Crème brûlée de Ricardo
Pour 4 à 6 personnes

2 tasses ou 500 g de crème à 35%*
1 gousse de vanille ou 1 cuillère à thé d’extrait de vanille
5 jaunes d’oeuf
¼ tasse ou 50 g de sucre
Sucre supplémentaire pour caraméliser la crème**

Préchauffer le four à 170°C (325°F) et placer la grille au centre du four.

Dans un chaudron, verser la crème. Couper la gousse de vanille en deux, gratter les grains de vanille et les déposer dans la crème ainsi que la gousse (ou verser l’extrait de vanille dans la crème quand elle est chaude). Chauffer la crème sans la faire bouillir. Retirer la gousse de vanille de la crème et réserver.

Dans un bol, fouetter les jaunes d’oeufs avec le sucre. Ajouter un peu de crème chaude aux oeufs en fouettant pour les réchauffer et éviter de les cuire. Ajouter le restant de crème. Verser le mélange dans des ramequins ou des plats à crème brûlée.

Prendre un grand plat à gratin ou une plaque de cuisson profonde et déposer un linge dans le fond du plat. Répartir les ramequins sur le linge et verser de l’eau chaude*** jusqu’à mi-hauteur des ramequins. Enfourner pendant 45 minutes ou jusqu’à ce que les bords de la crème soient pris et que le centre soit encore légèrement tremblotant.

À la sortie du four, retirer les ramequins du bain-marie, laisser tiédir 30 minutes à la température ambiante avant de réfrigérer pendant 4 heures.

Au moment de servir, saupoudrer du sucre sur la crème et caraméliser à l’aide d’un fer à crème brûlée ou d’une torche. Il est également possible de caraméliser la crème sous le gril (broil) très chaud du four.

*Si vous voulez, vous pouvez remplacer une partie de la crème par du lait.
**Cassonade, sucre brun, sucre blanc, faites des essais pour savoir quel sucre vous préférez pour la caramélisation.
***Utiliser de l’eau bouillante pour accélérer la cuisson des crèmes.

Cette fois, j’ai fait ma crème brûlée à la vanille. Quel sera le prochain parfum? Et vous, à quel parfum réalisez-vous vos crèmes?

Le temps des mijotés

Depuis quelques temps, je me laisse aller au petit plat qui demande peu de préparation, mais une longue cuisson. Je suis dans une phase ragoût. Heureusement pour moi, ces mijotés ne sont pas pour déplaire à mon chéri. Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais au moins, ce n’est ni les viandes ni les recettes qui manquent pour varier les plaisirs.

Cette fois, je me suis retrouvée avec un morceau d’épaule de veau (oui, j’achète aussi des viandes sans savoir comment les cuisiner). Après quelques repérages, j’ai opté pour la recette de veau Stroganoff de Ricardo. Excellent choix, même si j’ai fait quelques petits changements par rapport à la recette originale.

Veau en cubes
Veau Stroganoff
Pour 3 personnes

300 g de cubes de veau à ragoût (ou de boeuf)
1 cuillère à soupe de beurre
1 cuillère à soupe d’huile d’olive
2 échalotes
2 ou 3 carottes
2 cuillères à thé de champignons séchés moulus*
10-12 morilles séchées (facultatif)
¼ de tasse ou 60 g d’eau (à utiliser pour les morilles)
1 cuillère à soupe de farine
¼ de tasse ou 60 g de cognac
1 tasse ou 250 g de bouillon de poulet
¾ de tasse ou 180 g de crème sure
ou de demi-crème acidulée**
Persil frais ou séché au goût
Sel et poivre

Préparer les légumes : hacher les échalotes, couper les carottes en bâtonnets ou en rondelles et déposer les morilles dans l’eau pour les réhydrater (pendant environ 20 minutes). Filtrer l’eau qui a accueilli les morilles, réserver. Couper en morceaux les morilles (même si elles sont petites) et les nettoyer pour retirer les résidus de sable. Réserver.

Dans un chaudron, déposer le beurre et l’huile. Quand les corps gras sont assez chauds, y dorer la viande. Une fois la viande colorée de tous les côtés, saler et poivrer avant de la retirer de la casserole. Réserver la viande sur une assiette.

Dans le même chaudron, faire revenir les échalotes. Ajouter de l’huile si nécessaire. Saler et poivrer. Verser la farine et brasser pour qu’elle enrobe les échalotes. Ajouter le cognac, le bouillon de poulet et l’eau des morilles. Porter à ébullition et ajouter la viande, les carottes, les champignons moulus et les morilles.

Couvrir et laisser mijoter doucement pendant 1 h 30. Enlever le couvercle et poursuivre la cuisson 30 minutes de plus. À la fin de la cuisson, ajouter la crème sure et le persil. Goûter et rectifier l’assaisonnement au besoin. Servir.

*Je l’ai déjà mentionné, je ne suis pas friande des champignons. J’ai donc remplacer les 225 g (½ lb) de champignons blancs (ou de paris) par des bolets séchés réduits en poudre et des morilles. Vous pouvez revenir à la recette originale en utilisant que des champignons blancs.
**Vous pouvez omettre la crème sure (demi-crème acidulée ou crème aigre) si vous le désirez, évidemment le goût sera totalement différent.

Et pour vous, est-ce déjà la saison des mijotés?

Délirants, 310 ou 300-80?

Cette semaine, j’ai craqué pour des biscuits au chocolat. Au départ, je pensais faire des sablés, mais hésitant entre plusieurs recettes, j’ai demandé à mon chéri de choisir… Il a choisi la seule recette que j’avais gardé même si ce n’était pas des sablés.

Voilà comment je me suis retrouvée à faire des biscuits « délirants » (c’est le nom de la recette). Personnellement, je ne trouve pas que ces biscuits sont « délirants », mais ils sont excellentissimes. En essayant de les renommer, j’ai choisi de les appeler biscuits 310 en référence à la portion de chocolat. Mon chéri a préféré faire un parallèle entre la quantité de chocolat et la portion de farine, ce qui donne des biscuits 300-80. Bref, à chacun son appellation.

Cette recette est une création de Lexibule du site Les milles & un délices.

Biscuit délirant
Biscuits 310 ou 300-80
Pour 16 biscuits

⅔ de tasse ou 80 g de farine
1 cuillère à soupe de cacao
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 pincée de sel
⅓ de tasse ou 74 g de beurre tempéré
310 g ou 11 onces de chocolat noir* ou non sucré
2 oeufs
¼ tasse ou 50 g de sucre d’érable (ou de cassonade)
⅔ tasse ou 133 g de sucre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la farine, le cacao, la poudre à pâte et le sel. Réserver.

Au bain-marie, faire fondre 200 g (7 onces) de chocolat avec le beurre. Réserver.

Dans un autre bol, fouetter les oeufs avec les sucres jusqu’à ce que le mélange blanchisse. Incorporer le mélange de chocolat et de beurre fondus. Ajouter les ingrédients secs délicatement.

Sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, répartir la pâte, environ 2 cuillères à soupe par biscuit, en les espaçant. Aplatir les biscuits au besoin et garnir chaque biscuit avec des morceaux du chocolat restant (environ 110 g ou 4 onces). Enfourner pendant 10 à 12 minutes.

*Le chocolat utilisé dans cette recette peut être divisé en deux parties. Une partie de 200 g ou 7 onces de chocolat noir à 70% de cacao ou mi-amer qui sera intégré dans la pâte. L’autre partie de 110 g (ou 100 g) ou 4 onces de chocolat qui servira à garnir les biscuits. Pour la seconde partie vous pouvez utiliser le chocolat de votre choix, un que vous aimez : à 50% de cacao, au lait, blanc, etc.

Alors, ils sont comment ces biscuits?

La courgette et moi

Depuis quelques mois, je vais une fois par semaine au marché. Je trouve ça intéressant de circuler au travers des différents étalages de fruits et de légumes. Malheureusement, ce n’est pas un marché fixe comme le marché Jean-Talon à Montréal : donc pas de viandes et peu de produits particuliers ou originaux. Ces derniers temps, j’espérais trouver des pommes McIntosh, ma pomme favorite. Je peux oublier, cette pomme n’est pas produite dans la région; est-elle seulement produite en Suisse? J’espère aussi tomber sur des topinambours… un jour peut-être.

Cependant, pendant plusieurs semaines, je rapportais toujours des courgettes. C’est un légume casse-tête pour moi, je ne sais jamais comment le préparer. Quand je la regarde dans le réfrigérateur, je me demande toujours pourquoi je l’ai acheté. Je les achète pour varier nos légumes, mais elle m’embête tout le temps. Elle n’est pas dure à préparer, le problème est de trouver le plat qui va avec des beignets ou des blinis de courgettes. Je crois que la courgette sera toujours une sorte de bête noire pour moi, mais voici une façon de l’apprêter que j’aime bien. J’ai trouvé cette recette sur Les gourmandises d’Isa et je l’ai un peu épurée…

Ça croustille
Bâtonnents de courgettes croustillants
Pour 2-3 personnes

1 courgette
1 paquet de feuilles de brick ou de pâte phylllo
ou de pâte à samoussas
3 cuillères à soupe de beurre fondu
Sel et poivre*

Préchauffer le four à 230°C (450°F).

Nettoyer et couper les bouts de la courgette. Détailler ensuite la courgette en lamelles d’environ 0,5 cm (¼ po) d’épaisseur, puis les découper en bâtonnets. Réserver.

Installer une feuille de brick (ou phyllo ou de samoussa) sur le plan de travaille et la badigeonner de beurre. Découper la feuille en bande de la même largeur que les bâtonnets de courgette.

Saler et poivrer généreusement les bâtonnets de courgette. Déposer un morceau de courgette sur une bande de feuille de brick, rouler deux ou trois tours et couper l’excédent de pâte. Recommencer ces opérations avec tous les bâtonnents de courgette, en beurrant et taillant les feuilles de brick selon les besoins.

Déposer les bâtonnets sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et enfourner pendant 9 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit dorée et croustillante.

*Vous pouvez ajouter d’autres éléments dans ces bâtonnets : des tranches de jambons, du fromage râpée, du curry ou de la poudre de chili, etc.

Si vous avez des idées à me soumettre pour les courgettes, je suis preneuse. Et vous, est-ve que vous avec des légumes ou des fruits qui vous cassent la tête?

Tête à tête

Je savais que ce tête à tête serait long, pénible, fatiguant et éreintant. Je l’ai retardé autant que possible. Des jours, des semaines et des mois sont passés. Je savais que plus j’attendais, plus ce serait ennuyant. Et voilà, je me suis enfin décidée : je me suis lancée dans le nettoyage de mon four!

Le four suisse (et européen) présente des avantages et des inconvénients comparativement à son cousin québécois (ou canadien et américain). Il est plus petit, donc moins de surface à nettoyer et aussi moins de place pour se retourner. L’élément du fond est caché, donc une surface de plus à nettoyer au lieu de glisser un papier d’aluminium qu’on retire quand il est trop sale. Le seul point commun des deux, c’est que le nettoyage est toujours aussi désagréable…

Après avoir fini cette tâche, il fallait bien que j’utilise mon four tout propre. J’ai fait un osso buco selon une recette de Ricardo. Je sais encore lui, mais avec ses recettes, on se trompe rarement. J’ai testé plusieurs de ses recettes et je n’en ai raté qu’une seule sur tout le lot. En plus, je suis sûre que c’est ma faute et non celle de la recette (rire).

Osso buco et brunoise de légumes
Osso buco selon Ricardo
Pour 3 personnes

3 tranches de jarret de veau (plus de 450 g)
3 cuillères à soupe de farine ou plus si nécessaire
2 échalotes ou 1 oignon*
1½ tasse ou 375 g de vin blanc
1½ tasse ou 375 g de sauce tomate**
1 courgette
2 ou 3 carottes
2 cuillères à soupe de pâte de tomate
1 tasse ou 250 g de bouillon de boeuf
2 feuilles de laurier
1 cuillère à thé de thym séché
Huile d’olive
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Couper en dès, les carottes, la courgette et les échalotes, réserver.

Dans un bol, mettre la farine et enfariner les jarrets de veau. Verser un peu d’huile dans un chaudron allant au four. Déposer les jarrets de veau et les faire dorer. Saler et poivrer. Quand les jarrets sont dorés sur les deux faces, les retirer du chaudron et les garder de côté. Essuyer le chaudron avec un papier absorbant, verser un peu d’huile et faire revenir les échalotes jusqu’à ce qu’ils soient transparents. Déglacer avec le vin. Ajouter la sauce tomate, la viande, la courgette, les carottes, la pâte de tomate, le bouillon de boeuf, les feuilles de laurier et le thym. Saler et poivrer.

Porter le tout à ébullition, couvrir et cuire 45 minutes. Après ce temps, réduire la température du four à 160°C (325°F) et poursuivre la cuisson 1 heure. Avant de servir, goûter et rectifier l’assaisonnement si nécessaire.

*Je vous propose souvent d’utiliser des échalotes, mais vous pouvez les remplacer par des oignons. Je ne suis pas encore une grande adepte des oignons (j’y travaille, avant je ne mangeais même pas d’échalote).
**Vous pouvez remplacer la sauce tomate par une boîte de tomates de 540 ml (19 oz ou d’environ 450 g).

Avant d’enfourner mon plat, j’ai quand même glissé une feuille d’aluminium dans le fond du four. Il n’y a pas eu de dégât, ouf! Je l’ai laissé en place, c’est drôle de voir la feuille voleter quand j’utilise la chaleur tournante. Et vous, comment nettoyez-vous votre four : avec l’auto-nettoyant de votre four, c’est quelqu’un autre qui s’en charge ou hélas vous devez le faire vous même?