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Le délai a été repoussé…

Muffins Monday no15

Heureusement pour moi, le date limite pour le quinzième Muffin Monday a été modifiée. Le thème de cette édition a été choisi par Pich du blog Pich à la Fraise, il s’agit de faire des muffins surprises.

Ma première tentative sur ce thème a donnée un bon résultat, mais le coeur ou la surprise du muffin était resté sur le dessus… Après, je me suis un peu triturée les méninges. Je voulais quelque chose d’assez simple, sans artifice… Je ne m’en suis tenue à ce principe qu’en partie. J’ai choisi de faire une base aux amandes (ce qui respecte l’idée de simplicité) et de mettre de la purée d’azuki au coeur du muffin (c’est ici que le principe tombe à l’eau, oups!). Personnellement, j’aime beaucoup cette pâte sucrée japonaise composée d’haricots rouges, ce qui n’est pas le cas de mon entourage… Si vous n’en avez pas vous pouvez toujours la remplacer par du chocolat.

Coeur de muffin
Muffins aux amandes et coeur d’azuki
Pour 8 muffins

1 tasse ou 125 g de farine
½ tasse ou 62 g d’amande en poudre
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
½ tasse ou 100 g de sucre
1 oeuf
¾ tasse ou 170 g de yogourt ou de babeurre* ou plus
¼ cuillère à thé d’extrait d’amandes ou plus au goût
1 cuillère à thé de rhum brun (facultatif)
1 pincé de sel
4 cuillères à thé ou 50 g de pâte ou de purée d’azuki**
8 morceaux de chocolat noir ou au lait, au choix

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, rassembler la farine, les amandes, la poudre à pâte et le sel.

Dans un autre bol, fouetter l’oeuf et le sucre. Ajouter le yogourt (ou le babeurre), le rhum et l’extrait d’amandes. Verser les ingrédients liquides sur les ingrédients secs. Mélanger jusqu’à ce que les ingrédients secs soient humectés.

Placer des caissettes de papier dans les alvéoles du moule à muffin. Déposer une cuillère à soupe de pâte dans huit alvéoles. Répartir une demie cuillère à thé de purée d’azuki au centre de chaque muffin ainsi qu’un carré de chocolat. Partager le restant de pâte en huit et recouvrir les coeurs d’azuki et de chocolat des muffins. Enfourner et cuire pendant 20 à 25 minutes.

*Il est possible de remplacer le babeurre (lait de ribot, etc.) par la même quantité de lait dans lequel on ajoute 1 cuillère à thé de vinaigre. Laisser reposer le mélange 5 à 10 minutes avant de l’ajouter à la préparation.
**Les azukis sont une sorte d’haricot rouge que les Japonais utilisent autant dans les plats salés que sucrés. On peut se procurer de la purée (gelée ou pâte) d’azuki dans les épiceries asiatiques (surtout les épiceries japonaises). Cette purée est sucrée. Il est également possible de réaliser une purée maison : je vous suggère cette recette issue du blog La bouche pleine. Vous pouvez également omettre la purée d’azuki et augmenter la quantité de chocolat.

Petite remarque, c’est la première fois que je fais des muffins sans flocons d’avoine… Dans mon esprit, un muffin ne pouvait pas ne pas contenir des flocons d’avoine ou du son. Je trouve que les muffins sans l’un ou l’autre de ces ingrédients ressemblent d’avantage à un petit gâteau. Est-ce que c’est la manière de les préparer qui détermine que c’est un muffin ou non? Quel est votre avis?

Avant qu’il ne soit trop tard

Il arrive parfois qu’on ouvre le réfrigérateur et qu’on remarque un aliment qui a été oublié. Cette fois, ce sont des raisins verts qui s’y étaient attardés. Un peu perplexe, j’ouvre la boîte et surprise, ils sont encore beau malgré leur long séjour. Ne sachant pas trop quoi en faire, je me souviens des nombreuses recettes de clafoutis aux cerises qui fleurissent sur les blogs. N’ayant pas d’amateur de cerises à la maison, les raisins me permettaient d’expérimenter cette gourmandise. Tant qu’à y être, autant rajouter les quelques fraises qui restent dans le réfrigérateur.

La recette que je vous propose ici est tirée du livre de Linda Louis, La cuisine campagne de Lilo. Je vous conseille vivement ce livre (si vous n’avez rien contre les mesures en gramme) et faites un petit détour par son blog Cuisine Campagne si vous avez un peu de temps, il en vaut le coup d’oeil.

Une part de clafoutis?
Clafoutis aux raisins et aux fraises
Pour 4 à 6 personnes

1½ de tasse ou 250 g de raisins*
¼ de tasse ou 50 g de fraises
1 oeuf
3½ cuillères à soupe ou 40 g de sucre
½ tasse ou 62 g de farine
167 g de lait
1 pincé de sel
½ cuillère à soupe de rhum
Beurre au goût
Cassonade au goût

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger l’oeuf, le sucre, le sel et le rhum. Incorporer la farine et le lait en alternance.

Laver et équeuter les fruits.

Beurrer un moule à tarte d’au moins 22 cm (9 pouces) de diamètre. Verser dans le moule le mélange d’oeuf et de lait. Répartir les fruits sur la préparation.

Enfourner pendant 35 minutes. Après 25 minutes de cuisson, parsemer des petits morceaux de beurre sur le clafoutis et saupoudrer de la cassonade à votre goût, poursuivre la cuisson.

À manger chaud, tiède ou froid.

*Vous pouvez remplacer les raisins et les fraises par des cerises ou un autre fruit de votre choix. Dans le cas des clafoutis aux cerises, il y a deux façons de faire : laisser les noyaux dans les cerises ou les dénoyauter. À vous de voir.

Personnellement, je ne sais pas quoi penser des clafoutis… J’avais l’impression de manger une tarte aux oeufs avec des fruits mais sans le goût d’oeuf. S’il y a quelqu’un qui aurait l’amabilité de me définir le goût et la texture de son clafoutis préféré, ce serait grandement apprécié. Histoire à suivre… ou pas!?

Bon à s’en lécher les doigts!

Il existe plusieurs recettes qui se mangent avec les doigts : les ailes de poulet, les croquettes, les bâtonnets de poisson, le blé d’Indes (les épis de maïs), les frites, etc. Certaines laissent les doigts collant, mais le plaisir qu’ils ont procuré à notre bouche en valaient les maigres inconvénients. C’est le cas des côtes levées.

J’ai découvert plutôt tardivement les côtes levées. Bien sûr, je les connaissais de nom et d’apparence, mais je n’en avais jamais dégusté. J’ai goûté et j’adore. C’est un plat que j’ai réalisé à trois reprises. La première recette était très bonne, la deuxième que j’ai testée un peu moins réussie et la troisième, celle donc je vais vous parler, n’est pas seulement très bonne, elle est également excellente et mérite d’être testée au moins une fois dans votre vie, si vos convictions ne vous empêchent pas de manger du porc, évidemment. De plus, cette pièce de viande est plutôt abordable en Suisse (et sans doute en Europe). Au Québec, je vous conseille de surveiller les spéciaux ou de vous faire plaisir une fois de temps en temps.

J’ai trouvé cette recette sur le site de Katia au pays des merveilles. La recette semble longue vu qu’elle s’exécute en plusieurs étapes, mais honnêtement, ça ne prend pas beaucoup de temps de préparation, il y a seulement beaucoup de temps d’attente. Essayez et vous vous exclamerez probablement comme Katia et moi : « Oh, my god! ».

Côtes levées de Valérie
Côtes levées de Valérie
Pour 2 à 3 personnes

700 g à 1 kg de côtes levées de porc ou de spare ribs*
1 cuillère à soupe de cumin moulu
½ cuillère à soupe de poudre de chili
½ cuillère à soupe de moutarde sèche**
½ cuillère à soupe de sel
¾ de cuillère à thé de poivre de cayenne ou de paprika fort
¾ de cuillère à thé de cardamome moulue***
¾ de cuillère à thé de cannelle
½ tasse ou 75 g de cassonade
2 cuillères à soupe de ketchup
2 cuillères à soupe de sauce soja
2 cuillères à soupe de sauce worcestershire
2 cuillères à soupe de rhum brun ou blanc
¼ de tasse ou 60 g de sauce chili
1 cuillère à soupe de poudre d’ail ou 2 gousses d’ail hachées
½ cuillère à thé de moutarde sèche
Poivre au goût

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger le cumin moulu, la poudre de chili, la moutarde sèche, le sel, le poivre de cayenne (ou le paprika fort), la cardamome moulue et la cannelle. Frotter la viande de tous les côtés avec cet assaisonnement. Emballer la viande**** d’une double couche de papier d’aluminium. Déposer sur une plaque de cuisson si désiré et enfourner pendant 1 heure et demie.

À la sortie du four, ouvrir la papillote et laisser tiédir la viande.

Pendant que la viande tiédit, préparer la marinade. Dans un bol, mélanger la cassonade, le ketchup, la sauce soja, la sauce worcestershire, le rhum, la sauce chili, l’ail et la moutarde sèche. Poivrer au goût.

Déposer les côtes levées dans un plat ou dans un sac de plastique et verser la marinade sur la viande pour bien l’enrober. Ajouter également le jus de cuisson à la marinade. Réfrigérer pendant 12 à 24 heures.


Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Déposer les côtes levées sur une plaque de cuisson anti-adhésive ou recouverte d’un papier d’aluminium légèrement huilé. Enfourner pendant 10 minutes. Badigeonner la viande avec le restant de marinade. Laisser cuire encore 10 minutes et badigeonner la viande de nouveau. Laisser cuire une dernière fois pendant 10 minutes. Pendant les 10 dernières minutes de cuisson, baisser la température du four à 190°C (375°F) si la marinade semble sur le point de brûler (si elle est très noire et qu’elle ne bouillonne plus).

Avant que la cuisson ne soit terminée, verser le restant de marinade dans un chaudron. Faire chauffer et réduire légèrement pour servir en sauce d’accompagnement si désiré.

*En Suisse (et peut-être en Europe aussi), on retrouve les côtes levées sous d’autres appellations : spare ribs, spare ribs américain, « rack » de ribs (je n’invente rien, j’ai vu ce genre d’annotation dans diverses épiceries). Préférer les côtes levées de dos de porc, si possible.
**Si vous n’avez pas de moutarde sèche, omettez-la. Dans la marinade, remplacer la moutarde sèche par 1 cuillère à soupe ou moins de moutarde préparée, mi-forte ou de dijon.
***N’ayant pas de cardamome, je l’ai remplacée par ¼ de cuillère à thé de mélange d’épices pour le pain d’épices et ¼ de cuillère à thé de garam masala. Il est également possible d’omettre la cardamome ou toutes autres épices que vous n’avez pas.
****Ma viande était divisée en trois sections, j’ai emballé chacune des sections dans une double couche de papier d’aluminium et je l’ai fait cuire 1 heure et demie comme indiqué dans la recette.

Note : La marinade va noircir sur certaines extrémités, ne vous inquiétez pas. Badigeonner bien ces endroits pendant la cuisson et vous aurez un bon goût de caramélisation et une texture croustillante. Regardez bien les photos : au goût, il n’y avait rien de brûlé.

Au fait, la viande se détache tellement bien des os, que vous pouvez utiliser une fourchette pour manger ces côtes levées si vous n’aimez pas vous salir les doigts. Vous avez des restes : désossez les côtes et mangez la viande froide comme telle ou dans un sandwich avec de la laitue, du concombre, des carottes et peut-être une sauce au yogourt, à vous de voir.

Le retour du cannelé

En parcourant les rayons d’une bibliothèque, je suis tombée sur le livre d’Isabelle Bunisset : Cannelé, ce mystère nommé désir. Je n’ai pas pu résister à l’envie de le feuilleter. Je me suis attardée sur les entrevues des chefs cuisiniers, ils sont unanimes : le cannelé est une pâtisserie parfaite en soi, il faut respecter sa composition et son « fragile équilibre ». Bref, faire des cannelés autres qu’à la vanille et au rhum semble être une aberration et une opération difficile pour conserver le croustillant à l’extérieur et le moelleux à l’intérieur. Le plus amusant est dans la section des recettes… aucun chef n’a la même recette et les proportions varient d’une manière incroyable. Pour vous donner une idée, pour un litre de lait, l’un utilise 8 oeufs et l’autre seulement 4 jaunes d’oeufs si mes souvenirs sont exacts. Alors que plus tôt dans l’ouvrage ils parlaient d’un « fragile équilibre »…

Certes, le cannelé à la vanille reste un incontournable, mais il faut tenter de nouvelles expériences de temps en temps. Pour m’amuser, j’ai essayé une recette de cannelés au chocolat extraite du livre Biscuits et petits gâteaux.

Cannelés tout chocolat
Cannelés au chocolat
Pour 6 à 10 cannelés*

1 tasse ou 250 g de lait
½ cuillère à thé de vanille
1 cuillère à soupe ou 15 g de beurre
1 oeuf
¾ de tasse ou 125 g de cassonade
½ cuillère à soupe de cacao
½ tasse ou 62 g de farine
½ cuillère à soupe de rhum

Dans un chaudron, ajouter le lait, la vanille et le beurre. Faire chauffer jusqu’à ce que le beurre soit fondu. Laisser tiédir.

Dans un bol, fouetter l’oeuf et la cassonade jusqu’à ce que le mélange devienne mousseux. Incorporer le cacao et la farine, bien mélanger. Parfumer avec le rhum et réfrigérer pendant 3 heures.

Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Beurrer les moules au besoin et verser la préparation, en remplissant jusqu’à
1 cm de bord. Cuire 30 minutes**.

Laisser tiédir et démouler.

*Selon la taille des moules que vous utilisez, vous obtiendrez entre 6 à 10 cannelés.
**La cuisson peut varier selon la taille de vos cannelés. Dans mon cas, j’ai du prolonger la cuisson de 20 minutes.

Ma prochaine fournée de cannelés sera sans doute à l’eau de fleur d’oranger… Comme ça je serai la seule souris dans ma cuisine.

Capricieux

Dans la cuisine, il y a souvent des histoires de caprices. Des fois les caprices se traduisent par une demande d’une personne qu’on aime et d’autres fois… les caprices viennent de la pâtisserie elle-même. Par exemple, il vous est certainement arrivé de faire un gâteau qui a doublé de volume pendant la cuisson et qui s’est affaissé en un éclair à la sortie du four. Il y a d’autre cas où c’est encore plus flagrant comme les divers problèmes qui peuvent survenir avec les macarons. Cependant, le roi des desserts capricieux est le cannelés. En suivant toujours la même recette, on obtient toujours des résultats différents : plus doré, moins doré, plus cuit, moins cuit… Heureusement, le goût lui est constant.

La première fois que j’ai réalisé des cannelés, je n’ai pas été charmée… j’avais omis le rhum. Grave erreur, le rhum est un exhausteur de saveur en ce qui concerne la vanille. Est-ce que vous serez charmé vous aussi?

Cette recette vient du blog de Bergamote. Contrairement à la recette traditionnelle, je laisse la pâte reposer moins longtemps…

Intérieur du cannelé
Cannelés de Bordeaux
Pour 4 cannelés

⅔ de tasse ou 167 g de lait
2 jaunes d’oeuf
⅓ de tasse et 5 cuillères à thé ou 84 g de sucre
⅓ de tasse et 2 cuillères à thé ou 42 g de farine
1 cuillère à soupe ou 16 g de beurre non salé fondu
½ cuillère à soupe de rhum ambré
1 gousse de vanille

Verser le lait dans un chaudron. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter au lait. Porter à ébullition et laisser infuser jusqu’à refroidissement total. Incorporer les jaunes d’oeuf.

Dans un bol, mélanger la farine et le sucre. Ajouter le mélange de lait en fouettant vivement. Incorporer le rhum et le beurre fondu. Couvrir le mélange et réfrigérer pendant 4 heures ou toute une nuit.

Préchauffer le four à 190°C (375°F)* et beurrer généreusement le moule**, si nécessaire. Verser la pâte dans les moules et enfourner à mi-hauteur pendant 45 minutes à 1 heure. Démouler sans se brûler à la sortie du four. Déguster tiède ou froid.

*Il est aussi possible de préchauffer votre four à 200°C (400°F), mais dans mon cas, le dessus des cannelés brûlaient avant d’être cuit.
**Les moules classiques des cannelés sont en cuivre, mais les moules en silicone les remplacent très bien.

Et pour vous, quel est le plat le plus capricieux?