Catégorie : Volailles

Petit coup de chaud…

Depuis un ou deux jours, on annonce de hautes températures, voire une petite canicule. Les moyens pour survivre à cette chaleur sont nombreux, voici quelques petites idées. Dans les classiques, je vous propose de rester cloitré chez vous avec les stores et les volets fermés ou d’investir dans un air climatisé et pourquoi pas une piscine. Pour les promeneurs, il est possible d’aller visiter un musée ou un centre commerciale équipé d’un climatiseur. Les autres méthodes un peu moins courante : aller sur une terrasse en altitude, se baigner dans un lac ou un océan où l’eau ne dépasse pas les 16°C (61°F), se rouler dans la neige (si, si, en cherchant bien dans les montagnes, il reste des petits amoncellements) ou aller visiter un glacier comme le glacier du Rhône ou le glacier Illecillewaet.

Question de vous aidez à vous rafraîchir, je devrais vous soumettre une recette de glace ou de sorbet, mais mon esprit aime les contradictions et préfère vous proposer une recette d’un pays qui connait la chaleur, soit l’Afrique du Sud. Je vous propose donc un magret de canard à l’Amarula tiré du magazine Ricardo volume 10, numéro 4.

Canard et Amarula
Magret de canard à l’Amarula
Pour 3 personnes

1 magret de canard d’environ 350 g
1 cuillère à thé de poivre noir concassé
4½ cuillères à soupe d’Amarula
1 échalote
1 cuillère à soupe de beurre
½ cuillère à soupe de farine
1 tasse ou 250 g de bouillon de poulet
Sel et poivre

Si désiré, retirer une partie du gras sur le magret pour ne laisser qu’une mince couche. Saupoudrer de toute part le magret de canard de poivre concassé, puis saler également toutes les faces. Déposer le magret de canard dans un sac qui ferme hermétiquement et ajouter 3 cuillères à soupe d’Amarula. Refermer le sac en chassant le plus d’air possible. Réfrigérer pendant 30 minutes.

Hacher finement l’échalote et réserver.

Déposer le magret, côté peau en dessous, dans une poêle. Griller à feu doux le magret de canard pendant 15 minutes ou jusqu’à ce que le gras soit croustillant. Retirer l’excédent de gras de la poêle pendant la cuisson du magret. Augmenter un peu le feu et retourner le magret de canard, cuire environ 2 minutes. Réserver le magret sur une assiette recouvert de papier d’aluminium ou au four préchauffé à 60°C (140°F).

Dégraisser la poêle qui a servi à griller le magret de canard et y faire fondre le beurre. Ajouter l’échalote et la faire revenir jusqu’à ce qu’elle soit translucide. Incorporer la farine et poursuivre la cuisson jusqu’à ce qu’elle brunisse, soit environ 2 minutes. Ajouter le bouillon de poulet en mélangeant constamment et laisser réduire de moitié. Verser l’Amarula restant. Saler et poivrer la sauce au goût. Trancher le magret de canard et le servir nappé de sauce.

Et vous, quelle est votre méthode pour lutter contre la chaleur?

Bonne Saint-Jean!

Chaque année, c’est la même chose : je n’y pense pas et je ne prépare rien de particulier. Habituellement, je suis en train de fignoler le gâteau d’anniversaire de mon beau-frère qui est né un peu avant cette fête. Cette année, la belle-famille avait organisée une fête plus importante pour les anniversaires de mon beau-père et de mon beau-frère… et devinez qui s’est porté volontaire pour préparer le dessert? Moi! Mon problème est que je manque d’expérience dans ce genre d’exercice : c’est la première fois que je faisais des gâteau pour plus de douze personnes. J’avoue, j’ai hésité à faire un gâteau aux bleuets (myrtilles), mais ça aurait été plus pour mon plaisir que celui des fêtés.

L’événement est passé, les gâteaux sont mangés (ou presque) et le mot d’ordre pour les prochains jours est de rester tranquille! Je vais pouvoir de nouveau prendre du temps pour cuisiner de nouvelles recettes. En attendant, voici une recette de faux poulet frit que j’ai déniché chez Mélanie, La tête dans le chaudron.

Cuisses au four
Faux poulet frit
Pour 4 personnes

4 cuisses de poulet*
1 blanc d’oeuf
½ tasse ou 125 g de babeurre ou de lait fermenté
½ tasse ou 60 g de farine
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 cuillère à thé de paprika
1 cuillère à thé de thym séché
1 cuillère à thé d’origan séché
1 cuillère à thé de sel
½ à 1 cuillère à thé de piment de Cayenne ou
  d’un autre piment en poudre
2 cuillères à soupe d’huile végétale

Préchauffer le four à 220°C (425°F).

Si désiré, retirer la peau des cuisses de poulet. Réserver.

Dans un grand bol, mélanger le blanc d’oeuf et le babeurre (lait fermenté).

Dans un grand sac (ou un autre grand bol), mélanger la farine, la poudre à pâte (ou le levure chimique), le paprika, le thym séché, l’origan séché, le sel et le piment de Cayenne (ou un autre piment). Tremper une cuisse de poulet dans le mélange de blanc d’oeuf et de babeurre. Retirer la cuisse de la préparation liquide et la déposer dans le sac de farine et d’épices. Bien refermer le sac et secouer pour bien enrober la cuisse de farine et d’épices. Placer la cuisse de poulet sur une plaque de cuisson légèrement huilée. Répéter l’opération avec les autres cuisses de poulet.

Badigeonner les cuisses de poulet avec l’huile. Enfourner et cuire pendant 40 minutes ou jusqu’à ce que la chair se détache facilement de l’os. Servir et déguster.

*Il est possible d’utiliser d’autre morceau de poulet : dans ce cas, il faudra ajuster le temps de cuisson en conséquence.

Et vous, pour la Saint-Jean, est-ce que vous avez cuisiné quelque chose de particulier?

Renoncer ou substituer

Il y a parfois des recettes qui nous font saliver, mais que nous ne réaliserons probablement pas… Je songe entre autres aux recettes où il faut une préparation du commerce. Certains produits se trouvent très bien de part et d’autre de l’Atlantique, mais pour d’autres, c’est peine perdu. De plus, il faut dire que tout et n’importe quoi ne franchit pas les frontières suisses : par exemple, on retrouve certaines marques en France ou en Belgique, mais pas en Suisse. Bref, quand je voyais le mot « demi-glace » dans une recette, je passais mon chemin. Je sais qu’on peut remplacer la demi-glace par du fond de veau, mais celui qu’on trouve en épicerie est trop liquide et a peu de goût, à mon avis. Je sais, je pourrais en préparer, mais je n’ose pas encore demander des os au boucher… Il m’est souvent arrivée de faire éclater de rire des bouchers à cause de mes demandes. Et puis, ce n’est pas tous les jours que nous avons le temps de préparer du fond de veau ou de la demi-glace.

Puis une fois, ma belle-mère a servi une sauce à rôti liée : ça m’a rappelé la demi-glace! J’ai mis cette information de côté dans ma tête en attendant l’occasion de tester mon hypothèse. C’est une recette de Jean-François Plante qui m’a permis de confirmer que la sauce à rôti liée remplace parfaitement la demi-glace! Je crois bien que je vais m’attarder plus souvent sur les recettes qui demandent cet ingrédient. La recette que j’ai utilisé provient du livre Bistro de Jean-François Plante. Il propose de la servir avec un carré d’agneau, mais j’ai privilégié un magret de canard et je suis certaine que cette sauce se marierait bien avec d’autres viandes.

Sauce demi-glace et porto
Magret de canard aux fruits rouges et au tawny
Pour 3 personnes

1 magret de canard d’environ 350 g
¼ de tasse ou 60 g de porto
2 cuillères à soupe de confiture de framboise*
½ tasse ou 125 g de sauce demi-glace
  ou de sauce de rôti liée**
1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique
1 cuillère à soupe de beurre
Sel et poivre

Dans un chaudron, porter à ébullition le porto, la confiture, la demi-glace (ou la sauce de rôti liée) et le vinaigre balsamique. Laisser réduire de deux tiers, soit environ 15 minutes. Réserver.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Avec un couteau, quadriller la peau du magret de canard en évitant de toucher la chair. Saler et poivrer le côté chair du magret. Déposer le magret, côté peau en-dessous, dans une poêle. Griller pendant 5 à 6 minutes du côté peau et 2 à 3 minutes de l’autre côté. Déposer le magret sur une plaque de cuisson et enfourner pendant 8 à 12 minutes.

À la sortie du four, déposer le magret de canard dans une assiette et le couvrir de papier d’aluminium. Laisser la viande reposer pendant 3 à 5 minutes.

Au besoin, réchauffer la sauce et incorporer le beurre en fouettant vigoureusement. Saler et poivrer au goût. Trancher le magret de canard et le servir nappé de sauce. Déguster sans attendre.

*Il est possible de remplacer la confiture de framboise par de la gelée ou une autre confiture au choix.
**Préparer la demi-glace ou la sauce de rôti liée selon les indications du fabricant jusqu’à ce que la préparation ait épaissi. Pas besoin de la faire mijoter plus longtemps avant de l’utiliser.

Et vous, y a-t-il des produits qui vous embêtent par la difficulté à vous les procurer?

La gestion des repas…

Cette semaine, je parlais avec un ami de la gestion des repas. Lui comme moi faisons plutôt nos courses au jour le jour sans nécessairement avoir une idée précise du repas pour le soir. Exception pour la fin de semaine où je prévois les viandes à l’avance : le samedi, il est hors de question que j’aille à l’épicerie, c’est beaucoup trop achalandé pour moi! Cependant, il doit bien y avoir des gens qui planifient leurs repas de la semaine et qui ne courent pas tous les soirs à l’épicerie, non? Après, les questions soulevées sont de savoir combien la faim nous tenaille le soir et combien de temps voulons-nous (ou pouvons-nous) consacrer à la réalisation du souper? Bref les soirs de semaine, il n’est pas toujours possible de se lancer dans la préparation d’un mijoté, mais il y a quand même des recettes qui peuvent nous les rappeler.

C’est Dans la cuisine de Blanc-manger que j’ai découvert une recette de Stroganoff rapide sous forme d’émincé. Je ne sais pas si vous avez déjà fait un boeuf ou veau Stroganoff, un mijoté crémeux avec des champignons, mais la version rapide en émincé est une belle alternative.

Émincé façon Stroganoff
Émincé façon Stroganoff
Pour 2 personnes*

200 g de poitrines de poulet ou de fausse viande**
1½ cuillère à soupe d’huile d’olive
½ oignon
4 à 6 champignons ou plus au goût
½ cuillère à soupe de paprika doux ou fort
¼ de cuillère à thé de thym séché
¼ de tasse ou 60 g de vin blanc
¼ de tasse ou 62 g de crème sure ou de demi-crème acidulée
Sel et poivre
Ciboulette au goût (facultatif)

Découper l’oignon en demi-rondelles et émincer les champignons. Couper les poitrines de poulet en lanières.

Dans une poêle, faire chauffer l’huile. Quand le corps gras est bien chaud, y cuire les lanières de poulet, environ 8 à 10 minutes. Saler et poivrer. Retirer les lanières de poulet de la poêle et réserver. Pour la fausse viande, la faire cuire au four selon les indications du fabricant : en général, 8 minutes à 200°C (400°F).

Dans la même poêle, faire revenir les champignons et l’oignon pendant 5 minutes ou jusqu’à ce que les champignons soient dorés. Assaisonner avec le thym et le paprika. Déglacer avec le vin puis mouiller avec le bouillon de poulet. Porter à ébullition et laisser réduire pendant 3 à 4 minutes.

Réduire la température et incorporer la crème sure (ou demi-crème acidulée). Remettre le poulet ou la fausse viande, poursuivre la cuisson pour réchauffer la viande. Rectifier l’assaisonnement au besoin. Servir sur un lit de pâtes et saupoudrer de ciboulette ciselée, si désiré.

*Il est possible de doubler ou de tripler cette recette.
**Personnellement, j’ai utilisé de la fausse viande, je trouve qu’elle remplace très bien le poulet dans ce genre de préparation.

Et vous, comment gérez-vous vos courses, votre épicerie?

Choisir une recette…

Ma liste de recettes à essayer commence à être excessive… j’ai assez de recettes à tester pour les deux ou trois prochaines années. Cependant, il m’arrive quand même de dire que je ne sais pas quoi cuisiner. Pour remédier à la situation, j’ai décidé d’utiliser le hasard pour m’aider à sélectionner des recettes. Toutes mes recettes sont numérotées, il me suffit donc de tirer au sort un numéro qui correspond à une recette. Selon mon envie ou mes besoins, je peux plus ou moins restreindre ma sélection. J’avais besoin d’une recette qui se prépare et cuit rapidement, j’ai donc dû effectuer plusieurs tirages avant de tomber sur une recette qui comblait mes attentes. Néanmoins, cette façon de faire me plaît bien et je perds un peu moins de temps à chercher des recettes et je m’imagine très bien procéder ainsi pour établir les repas de la semaine.

C’est donc de cette façon que je suis tombée sur cette recette de Libellule et ses spatules que je vous propose aujourd’hui.

Émincée de poulet à la moutarde
Poulet sauce à la moutarde et au vin blanc
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
1 cuillère à soupe de moutarde de Dijon*
½ cuillère à soupe de moutarde à l’ancienne
¼ de tasse ou 60 g de vin blanc
½ tasse ou 125 g de crème à cuisson ou de demi-crème
½ cuillère à thé de fécule de maïs ou de maïzena
1 oignon
1 cuillère à soupe de ciboulette fraîche ciselée**
1 cuillère à soupe de beurre
1 cuillère à soupe d’huile végétale
Sel et poivre

Hacher finement l’oignon. Couper les poitrines de poulet en dés d’environ 1,5 cm (½ pouce).

Verser un peu de crème dans un bol et y délayer la fécule de maïs (maïzena). Dans le restant de crème ajouter la moutarde de Dijon et la moutarde à l’ancienne.

Dans une poêle, verser l’huile et la faire chauffer. Quand l’huile est bien chaude, faire revenir les dés de poulet pendant environ 5 minutes. Saler et poivrer. Retirer le poulet de la poêle et réserver. Dans la même poêle faire fondre le beurre et attendrir l’oignon, jusqu’à ce qu’il soit translucide. Remettre le poulet dans la poêle et déglacer avec le vin blanc. Laisser réduire de moitié.

Ajouter la préparation de crème et de moutardes. Laisser mijoter pendant 5 minutes. Ajouter la fécule de maïs (ou maïzena) délayée dans la crème et poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la sauce épaississe. Rectifier l’assaisonnement au besoin et ajouter la ciboulette. Servir sans attendre avec un riz ou une purée de pommes de terre.

*Il est possible de varier les moutardes dans cette recette. Vous pourriez employer une moutarde aromatisée ou tout simplement, utiliser de la moutarde jaune (douce ou américaine).
**Maintenant quand j’achète de la ciboulette, je la lave, je la hache et je congèle le surplus. De cette manière, je peux facilement utiliser ma ciboulette et éviter le gaspillage.

Et vous, est-ce que vous utilisez le hasard en cuisine?