Catégorie : Volailles

Blanc et noir

Le blanc et le noir, deux opposés qu’on retrouve même en cuisine : le boudin blanc et le boudin noir, le chocolat blanc et le chocolat noir, le daikon (radis blanc) et le radis noir, le salsifis et le panais, la carotte blanche et la carotte violette, les mûres blanches et les mûres noires, le pétoncle et le caviar, la meringue et la ganache, le champignons de Paris et la truffe, etc. Dans cette énumération, il y a des associations heureuses et d’autres un peu moins. Mais celle qui a retenu mon attention et que je n’ai pas encore nommée : c’est la morille et l’asperge blanche! Ce n’est plus simplement une question de contraste, c’est un heureux mariage gustatif. Je vous garantis que vous ne serez pas déçus, surtout pour les occasions spéciales…

Dès que je l’ai vu cette recette dans le magazine Ricardo (volume 8, numéro 3), elle m’a fait envie et le résultat a été à la hauteur de mes attentes. Cependant, j’ai modifié la préparation de la sauce pour « laver » les morilles et retirer le sable qu’elles contiennent. Attention, si vous trouvez des morilles fraîches, ne les mangez jamais crues, elles sont toxiques. De plus, elles ont moins de parfums que les morilles séchées. Mais si vous êtes un mycologue amateur, ne vous privez pas pour autant.

Des morilles et des asperges blanches... What else?
Poulet aux morilles et aux asperges blanches
Pour 3 personnes

Jus aux morilles*
1¼ tasse ou 310 g de bouillon de poulet
¼ de tasse ou 60 g d’eau
¼ de tasse ou 10 g de morilles séchées**
  (½ paquet de 15 g)
1 petite échalote
1 cuillère à soupe de mélasse
¼ de cuillère à thé de poivre noir concassé

Poulet
300 g ou 3 poitrines de poulet désossées
1 cuillère à soupe de beurre
½ cuillère à soupe d’huile d’olive
¼ de tasse de bouillon de poulet
340 g ou 12 asperges blanches
1 cuillère à thé de sucre
Sel et poivre

Jus aux morilles
Déposer les morilles dans un petit verre et verser l’eau dessus. Déposer un objet plus lourd (par exemple, un autre verre) sur les morilles pour les maintenir submergées. Laisser tremper les morilles pendant un minimum de 30 minutes.

Pendant ce temps, préparer les asperges blanches. Éplucher la tige des asperges en commençant à 2 ou 3 cm (1 po) plus bas que la tête (la pointe) de l’asperge. Couper la base de l’asperge, environ ½ à 3 cm (¼ à 1½ po) selon le cas. La base de l’asperge doit se couper facilement sans que le couteau ne rencontre de résistance. Laver les asperges et les déposer dans un chaudron. Couvrir d’eau froide, saler et ajouter le sucre. Porter à ébullition. Quand l’eau bout, cuire à couvert pendant 30 minutes ou jusqu’à ce que les asperges soient tendres.

Hacher l’échalote et réserver.

Déposer sur un contenant une passoire. Couvrir la passoire d’une étamine (coton à fromage) ou d’un mouchoir en tissu. Filtrer le mélange d’eau et de morilles pour retirer le sable. Réserver l’eau qui a servi à réhydrater les morilles. Couper les morilles en deux et les rincer sous un filet d’eau froide pour retirer le sable qui est à l’intérieur du champignon.

Dans un chaudron, verser les ingrédients du jus de morilles : le bouillon de poulet, l’eau réservée, les morilles, l’échalote, la mélasse et le poivre. Porter à ébullition et laisser réduire de moitié. Saler et rectifier l’assaisonnement au besoin.

Poulet
Dans une poêle ou un chaudron muni d’un couvercle, faire fondre le beurre avec l’huile d’olive. Quand les corps gras sont assez chaud, faire dorer les poitrines de poulet. Saler et poivrer. Ajouter le bouillon de poulet. Couvrir et laisser cuire à feu très doux pendant 15 à 20 minutes ou jusqu’à ce que le poulet soit cuit. Retirer le poulet de la poêle ou du chaudron et le réserver au chaud. Verser le bouillon restant dans le jus de morilles.

Trancher le poulet et servir avec quatre asperges par assiette. Arroser le tout de jus de morilles et déguster.

*Ce jus pourrait également accompagner un filet de porc, du veau ou une viande avec une saveur délicate. À vous de voir.
**Les morilles sont un peu chères, mais il en faut peu pour parfumer une sauce ou un bouillon. Il suffit de les laisser infuser dans de l’eau ou du lait pendant 30 minutes et plus, de filtrer le liquide et de l’incorporer à la sauce. Couper en deux les morilles, les rincer sous l’eau avant de les ajouter à votre préparation.

Et vous, est-ce que vous avez un contraste blanc-noir que vous aimez particulièrement?

La ronde des manteaux

Un parfum de printemps flotte dans l’air. Pour confirmer cette sensation, l’équinoxe du printemps a eu lieu pendant la dernière fin de semaine. Je suis toujours déconcertée par le printemps en Suisse : ce qu’il arrive tôt! Je suis déjà à la période où le matin, je mets un manteau léger; l’après-midi, je me promène en t-shirt (je crois que c’est quand même un peu tôt pour plusieurs Suisses et Suissesses…); le soir, un pull suffit amplement avant de reprendre un manteau léger pour la nuit. De plus, les commerçants offrent déjà des pots de fleurs et des herbes fraîches. J’ai quand même une petite réserve pour l’instant : on n’est jamais à l’abri d’une vague de froid… J’espère toutefois que les gens du Québec puissent avoir une belle saison estivale hâtive comme en Suisse. Pour les Européens et Européennes (je parle dans gens qui habitent sur le continent et non pas seulement des gens de l’Union européenne) qui l’ignorent, les deux derniers étés ont été très humide au Québec… Espérons que cette année soit plus clémente.

Comme dans le voisinage, il y a parfois des odeurs de grillade (l’équivalent du barbecue au Québec), je vous propose une recette de brochettes de poulet qui vient du site Recettes du Québec.

Une brochette tendre
Brochettes de poulet de Sonia
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
¼ de tasse ou 60 g d’huile de canola ou de colza
  (une huile neutre)
2 cuillères à soupe de vinaigre balsamique
1 cuillère à soupe de sirop d’érable ou de miel
¼ de tasse ou 60 g de sauce soja
2 gosses d’ail hachées ou une tête d’ail confit*
6 tranches de bacon ou de lard à griller**

Dans un bol, mélanger l’huile, le vinaigre balsamique, le sirop d’érable, la sauce soja et l’ail. Réserver la marinade.

Découper les poitrines de poulet en cubes et les ajouter à la marinade. Mélanger pour arroser tous les morceaux de poulet de la préparation. Couvrir le bol d’un film plastique et laisser macérer au réfrigérateur au moins 2 heures.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Couper en deux les tranches de bacon et réserver.

Rincer sous l’eau froide les piques à brochette en bois pour éviter qu’ils brûlent durant la cuisson. Enfiler sur les piques à brochette un morceau de bacon en premier puis les morceaux de poulet marinés et terminer par un morceau de bacon. Déposer les brochette sur une plaque de cuisson légèrement huilé et enfourner pendant 18 à 25 minutes.

*Pour confire de l’ail, prendre une tête d’ail et couper le dessus. La déposer sur un papier d’aluminium, verser de l’huile d’olive sur la partie tranchée et emballer la tête d’ail dans le papier d’aluminium. Enfourner dans un four préchauffé à 190°C (375°F) pendant 45 minutes. Laisser tiédir et presser la tête d’ail entre vos mains pour faire sortir la chair.
**J’aime bien rajouter des morceaux de bacon aux extrémités des brochettes, mais il est également possible d’ajouter des morceaux de poivron et d’oignon que vous aurez fait ou non mariner.

C’est vrai, il manque encore les asperges blanches du Valais pour vraiment confirmer le début de la saison estivale. Et vous, qu’est-ce qui vous annonce la saison estivale ou le printemps?

Un peu de cuisine créole

Un jour, après avoir regardé les recettes de Curieux Bégin, je me suis mise en quête du mélange d’épices créoles (les épices du chef). En cherchant, je suis tombée sur plusieurs recettes qui ne donnaient pas nécessairement le mélange d’épices. Cependant, il y en a une qui a retenu mon attention : le canard créole à l’ananas. J’ai un peu transformé la recette en remplaçant le canard par du poulet… je ne me sentais pas très à l’aise avec la cuisson des cuisses de canard. Il restait également le problème de trouver des cuisses de canard…

Vous trouverez la recette originale sur le site d’Épices de cru d’Ethné et Philippe de Vienne.

Poulet, tomate et ananas pour un plat style créole
Poulet créole à l’ananas
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
1 cuillère à soupe d’épices créoles* ou plus
4 tranches d’ananas ou 1 petite boîte d’ananas en morceaux
1 cuillère à soupe de sucre
1 échalote
1 cuillère à thé de gingembre en poudre
Sambal oelek ou une sauce au piment, au goût
1 tasse ou 230 g de sauce tomate**
⅓ tasse ou 75 g de rhum brun
2 cuillères à soupe d’huile végétale
Sel

Hacher l’échalote et couper l’ananas en morceaux si nécessaire. Saupoudrer un tier des épices créoles sur l’ananas. Réserver.

Découper le poulet en lanières. Dans une poêle, verser l’huile et faire chauffer. Quand l’huile est chaude, ajouter le poulet et le faire dorer. Assaisonner le poulet avec le restant des épices créoles et le sel. Retirer les morceaux de poulet cuits de la poêle et les réserver dans une assiette.

Dans la même poêle, rajouter de l’huile, si nécessaire, et verser le sucre. Faire colorer le sucre jusqu’à ce qu’il soit doré. Ajouter l’échalote et le gingembre en poudre, poursuivre la cuisson pendant une minute. Incorporer la sauce tomate, le sambal oelek, l’ananas et le rhum.

Porter la sauce à ébullition, remettre le poulet dans la sauce et laisser mijoter pendant 10 minutes. Rectifier l’assaisonnement et servir avec un riz.

*Si vous ne trouvez pas d’épices créoles (aussi appelé épices du chef), mélanger 2¼ cuillères à thé de paprika doux, 2 cuillères à thé de sel, 1 cuillère à thé d’oignon en poudre, 1 cuillère à thé d’ail en poudre, 1 cuillère à thé d’origan séché, 1 cuillère à thé de basilic séché, ½ cuillère à thé de thym, 1 cuillère à thé de poivre noir et 1 cuillère à thé de piment de Cayenne (ou de poudre de chili).
**Il est possible d’utiliser deux tomates plutôt que de la sauce tomate. Dans ce cas, couper les tomates en cubes, les ajouter après que l’échalote soit devenue transparante et les laisser se défaire avant d’ajouter les autres ingrédients.

Et vous, est-ce que la cuisine créole vous interpelle?

Il faut parfois le voir…

Pour avoir envie de réaliser certaines recettes, il faut que je vois quelqu’un la faire. J’ai beau avoir feuilleté le magasine, mais la recette ne m’a pas interpellée sur le moment. C’est pour ça que j’aime beaucoup les émissions de cuisine. Je dois dire que j’ai toujours aimé observer les gens préparer des repas ou des pâtisseries bien avant que je commence à cuisiner. Pendant mon dernier séjour au Québec, j’ai pu revoir quelques émissions de Ricardo. C’est comme ça que j’ai eu envie de cuisiner des escalopes de poulet à la confiture d’abricot.

Cette recette est tiré de la revue Ricardo volume 7, numéro 3. Vous pouvez également la retrouver ici.

Poulet en croûte d'amandes
Escalopes de poulet en croûte d’amandes
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet ou d’escalopes
¾ de tasse ou 90 g d’amandes moulues*
6 cuillères à soupe ou 90 g de confiture d’abricot
2 cuillères à soupe d’huile d’olive
1 échalote
¾ de tasse ou 180 g de bouillon de poulet
1 cuillère à thé de moutarde de Dijon
2 cuillères à soupe de beurre, froid coupé en morceaux
Sel et poivre

Préchauffer le four à gril (broil).

Hacher l’échalote finement et réserver.

Sur une planche à découper, déposer les poitrines de poulet bien à plat et les couper en deux sur l’épaisseur pour obtenir des escalopes. Badigeonner l’un des côtés des escalopes de confiture d’abricot**. Saler et poivrer. Presser le côté badigeonné de confiture dans les amandes moulues.

Dans une poêle, verser l’huile d’olive. Quand l’huile est chaude, faire dorer les escalopes uniquement du côté chair (le côté sans croûte d’amandes). Déposer les tranches de poulet sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin. Enfourner pendant 2 minutes ou jusqu’à ce que le poulet soit cuit***. Surveiller la cuisson, pour ne pas faire brûler les amandes.

Dans la même poêle, où les résidus d’amandes auront été retirés, faire revenir l’échalote. Quand celle-ci est dorée, ajouter le bouillon de poulet, le restant de confiture d’abricot et la moutarde. Porter à ébullition et laisser bouillir pendant 2 minutes. La sauce doit être sirupeuse. Goûter et rectifier l’assaisonnement. Retirer la poêle du feu et ajouter le beurre en fouettant continuellement jusqu’à ce que le beurre soit fondu. C’est une liaison au beurre. Servir les escalopes arrosées de sauce et accompagnées d’un légume vert.

*Dans la recette originale, il utilise des noix de pin. Je n’aime pas vraiment cette noix, je trouve qu’elle a une drôle de texture. Vous pouvez remplacer les amandes par des noisettes ou faire un mélange des deux ou suivre la recette originale.
**Pour faciliter le badigeonnage de la confiture, faites-la chauffer au micro-onde quelques secondes ou dans une casserole quelques minutes.
***J’ai cuit mes escalopes à 190°C (375°F). La préparation de la sauce m’a pris plus de temps. Entre 3 et 4 minutes avant de servir, j’ai allumé le grill (broil) pour avoir une belle croûte et le poulet était bien tendre.

Rendez-vous compte que si vous omettez la sauce, vous êtes capable d’avoir un plat prêt en 10 minutes. Ça peut toujours être utile. Et vous, qu’est-ce qui vous incite à réaliser certaines recettes?

Le retour des oranges

Je sais, c’est la fête des Rois et je ne vous propose pas de galette (ou brioche). La raison est simple : ce n’est pas dans les traditions de ma famille ni dans celle de mon chéri. Peut-être l’année prochaine…

Pour l’instant, je vous propose un magret de canard à l’orange. J’ai bien aimé cette recette : elle demande peu d’ingrédients et donne un joli résultat… Je vous l’aurais bien suggérée plus tôt (ou l’année dernière), mais j’avais oublié les photos, oups!

Cette recette vient du site 750 g.

Magret à l'orange
Magret de canard et sa sauce à l’orange
Pour 3 personnes

1 magret de canard de 325-350 g
3 oranges
2 cuillères à thé de sucre
2 cuillères à thé de moutarde de Dijon
Sel et poivre

Prélever le zeste d’une orange et hacher finement, si désiré. Peler une orange à vif, prélever les suprêmes et récupérer le jus. Presser les autres oranges pour récolter, approximativement, 1½ tasse ou 375 g de jus. Réserver.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Avec un couteau, quadriller la peau du magret de canard en évitant de toucher la chair. Déposer le magret, côté peau en-dessous, dans une poêle. Griller pendant 5 à 6 minutes du côté peau et 2 à 3 minutes de l’autre côté. Saler et poivrer le côté chair et déposer le magret dans un plat allant au four. Enfourner pendant 12 à 15 minutes.

Retirer l’excédent de gras de la poêle (ou mettre de côté pour utiliser ultérieurement) et la déglacer avec le jus d’orange. Laisser réduire pendant 5 minutes. Ajouter le sucre, la moutarde, les zestes et les quartiers d’orange. Saler et poivrer. Laisser mijoter jusqu’à ce que le magret soit prêt. Rectifier l’assaisonnement au besoin.

Découper le magret de canard en tranches minces, arrosé de sauce et servir accompagné d’un riz.

Et vous, que faites-vous pour la fête des Rois? Est-ce que vous avez des recettes à me proposer pour cette occasion?