Catégorie : Desserts

Une nouvelle quête…

En cuisine, il est impossible de ne pas avoir de quête : pour certain type de plat, on recherche la recette parfaite, celle qui comblera nos papilles à chaque bouchée. Parfois, plusieurs quêtes sont menées en parallèle et à d’autres moments, c’est une quête unique qui nous obsède. Cette fois, je me suis mise à la recette d’une recette de pouding à la vanille, la crème pouding à la vanille. Autant, la version au chocolat est facile à reproduire, autant, je trouve celle à la vanille plus complexe. Beaucoup de poudings à la vanille sont à base d’oeufs et ressemblent à une crème pâtissière. Le goût de l’oeuf me dérange dans ce genre de préparation et ce n’est pas vraiment la texture que je recherche. Il y a bien cette recette de Patrice Demers qui se rapproche de mon idéal, mais elle est très riche puisqu’elle est réalisée avec de la crème et elle manque un peu de tenue. Bref, comme pour la préparation de pouding à la vanille « Jello » (en Europe, on pourrait dire que l’équivalent est la « Danette », mais le goût du lait est plus présent et elle est vendue prête à consommer) de mon enfance, je cherchais une préparation faite à base de lait. Par hasard sur TasteSpotting, j’ai vu une recette de pouding instantané du chocolat et je me suis demandée si son pendant à la vanille existait. Une petite recherche plus tard, j’ai entre les mains une recette de pouding à la vanille instantané sans oeuf!

Cette recette se rapproche beaucoup de ce que je cherche, surtout au niveau de la texture. De plus, cette recette est simple, comporte peu d’ingrédients, se conserve longtemps et s’offre très bien comme cadeau gourmand. Je vous propose donc la recette de pouding à la vanille instantanée que j’ai trouvé sur le site Brown Eyed Baker.

Préparation à pouding
Pouding à la vanille instantané
Pour 5 préparations de 4 à 5 portions

1 tasse ou 200 g de sucre
3 gousses de vanille*
¾ de tasse ou 100 g de fécule de maïs ou de maïzena
¾ de tasse ou 80 g de lait en poudre
1 cuillère à thé de sel

2 tasses ou 500 g de lait pour une part de préparation
  à pouding

Dans un bol, verser le sucre. Ouvrir les gousses de vanille sur la longueur et gratter, avec l’aide d’un couteau, les graines à l’intérieur. Déposer les graines de vanille dans le sucre et mélanger jusqu’à ce qu’elles soient uniformément réparties.

Ajouter la fécule de maïs, le lait en poudre et le sel. Mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Verser la préparation dans un ou plusieurs pots et ajouter les gousses de vanille**. Conserver dans un endroit sec et loin d’une source de chaleur.

Pour préparer une part de pouding, verser ½ tasse ou 75 g de la préparation en poudre dans un chaudron. Verser 2 tasses ou 500 g de lait et mélanger. À feu moyen, porter la préparation à ébullition en brassant constamment. Quand la préparation bout, réduire le feu et laisser mijoter pendant 3 à 5 minutes ou jusqu’à ce que la préparation épaississe et nappe le dos d’une cuillère. Verser le pouding dans des ramequins ou des verrines. Si désiré, couvrir d’une pellicule plastique directement collé à la préparation et réfrigérer. Il est également possible de déguster le pouding encore tiède, soit 5 à 10 minutes après l’avoir préparé.

*Selon la qualité de vos gousses de vanille et votre goût, il est possible d’utiliser deux gousses de vanille plutôt que trois. Personnellement, j’aime quand le goût de la vanille est enivrant, c’est pourquoi j’ai utilisé 3 gousses, mais 2 gousses sont suffisantes pour un goût plus délicat.
**Si vous le désirez, emballez 1 cuillère à soupe de grains de riz crus dans un morceau de tissu (gaze ou coton à fromage par exemple) et déposez ce petit balluchon dans le pot contenant les ingrédients secs pour éviter la formation de grumeaux du à l’humidité.

Et vous, quelle est votre quête du moment?

Surplus de limes

Après avoir réalisé ce dessert, il me restait encore plusieurs limes. J’ai tendance à prévoir un peu plus… Surtout avec les limes, on entend souvent qu’elles donnent peu de jus. Cependant, ces fruits sont généralement généreux avec moi ce qui n’est pas pour me déplaire.

Pour écouler mon surplus d’agrumes, j’ai choisi de réaliser des carrés à la lime. Je vous avais déjà proposé une recette au citron ici, mais j’ai préféré essayer une nouvelle recette qui utilise une autre technique… Enfin, pas si nouvelle que ça. J’avais déjà réalisé ces carrés pour les collègues de mon chéri et je n’avais pas eu l’occasion d’en prendre une bouchée. Cependant, on m’avait rapporté qu’il avaient eu un franc succès. Maintenant que j’y ai goûté, je peux vous affirmer que cette recette est délicieusement acidulée et saura plaire aux amateurs de citron. J’ai pris cette recette dans le livre Cookies, muffins & Co de Pascale Weeks qui tient le blog C’est moi qui l’ai fait!.

Carrés acidulés
Carrés à la lime
Pour 16 carrés

Croûte
1¾ tasse et 2 cuillères à soupe ou 225 g de farine
⅓ de tasse ou 65 g de sucre ou de sucre de canne
⅔ de tasse ou 150 g de beurre non salé, tempéré

Crème à la lime
Le zeste de deux limes ou d’un citron
¾ de tasse ou 180 g de jus de lime*
¼ de tasse et 2½ cuillères à thé ou 60 g de sucre
3 oeufs
180 g (6,4 onces) de chocolat blanc

Croûte
Préchauffer le four à 180°C (350°F). Chemiser de papier parchemin un moule carré d’environ 20 cm (8 pouces) de côté.

Dans un bol, mélanger la farine et le sucre (ou le sucre de canne). Ajouter le beurre et à l’aide des doigts, mélanger jusqu’à l’obtention d’une texture granuleuse. Verser cette pâte dans le moule chemisé. Presser doucement la pâte en veillant à la répartir uniformément dans le fond du moule. Enfourner pendant 12 à 15 minutes ou jusqu’à ce que la croûte soit légèrement dorée. Laisser totalement refroidir.

Crème à la lime
Hacher le chocolat blanc et le déposer dans un bol d’un bain-marie. Faire fondre le chocolat. Retirer le bol du bain-marie quand le chocolat est totalement fondu. Réserver.

Dans un chaudron, mélanger le jus de lime, le zeste, le sucre et les oeufs. Faire chauffer le mélange à feu moyen en fouettant régulièrement jusqu’à ce que la préparation épaississe. Verser la crème sur le chocolat fondu en trois fois. Bien brasser entre chaque addition de crème. Couler la crème sur la croûte et lisser la surface au besoin. Réfrigérer pendant au moins 3 heures. Découper en carrés et conserver au réfrigérateur jusqu’au moment de les déguster.

*Il est possible de remplacer le jus de lime par du jus de citron.

Et vous, avez-vous déjà réalisé différentes recettes de carrés au citron ou à la lime?

Dans ma bibliothèque…

Ma bibliothèque culinaire est bien étoffée… Enfin, surtout pour les livres de pâtisserie. En général, j’essaie de faire attention et de réaliser une recette de mes dernières acquisitions avant de craquer pour une nouvelle. Cependant, il arrive que j’en oublie un et que je le range avant de l’avoir totalement parcouru…

C’est le sort qui est arrivé à mon livre Pains et pâtisseries des éditions Modus Vivendi. Je l’ai finalement ressorti et j’ai fini de le feuilleter. Je vous propose donc une recette de pudding renversé aux poires issue de ce livre.

Renversé aux poires
Pudding renversé aux poires
Pour 6 personnes

2 cuillères à soupe ou 25 g de cassonade ou de sucre roux
1 boîte de 440 g de moitiés de poires en conserve, égouttées
½ tasse ou 125 g du sirop des poires en conserve
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, tempéré
1¼ tasse ou 150 g de farine
½ tasse ou 100 g de sucre
2 oeufs
½ tasse ou 75 g de pacanes (ou noix de pécan) hachées*
2 cuillères à soupe ou 40 g de sirop d’érable

Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer un moule rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces).

Saupoudrer la cassonade (ou le sucre roux) dans le moule et le presser pour qu’il adhère aux parois. Disposer les moitiés** de poires dans le fond du moule, le côté bombé vers le bas.

Dans un bol, fouetter le beurre avec le sucre. Ajouter les oeufs et mélanger jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Incorporer la farine et les pacanes (ou noix de pécan). La pâte est assez épaisse. Verser délicatement la pâte sur les poires. Enfourner et cuire pendant 45 à 60 minutes ou jusqu’à ce qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre.

Dans un chaudron, verser le sirop des poires et le sirop d’érable. Porter à ébullition et laisser réduire de moitié. Réserver au chaud.

Quand le pudding est cuit, le piquer à plusieurs reprises avec un couteau ou un pique à brochette. Verser le sirop chaud et laisser imbiber pendant 10 à 15 minutes. Démouler le pudding et servir chaud, tiède ou froid.

*Il est possible de remplacer les pacanes (noix de pécan) par des noix de Grenoble ou des noisettes.
**Si vous le préférez, vous pouvez couper les moitiés de poires en quartiers avant de les disposer dans le moule.

Et vous, quels livres avez-vous oubliés?

Patience, patience… récompense!

En décembre, j’avais proposé à Mademoiselle B de lui envoyer un colis contenant des bricelets et autres gourmandises suisses (surtout chocolatées) suite à un échange de commentaires. L’idée est restée en suspend pendant quelques mois, chacune ayant ses obligations. C’est en mars que nous avons reparlé de ce projet et qu’elle m’a proposé de faire un échange de colis. Par la suite, il ne nous a pas fallu beaucoup de temps pour mettre ce projet à exécution. C’est avec joie que j’ai découvert que mon colis était arrivé avant Pâques chez Mademoiselle B. De son côté, elle avait confirmé l’envoi de son colis et en comptant sur le calendrier les jours ouvrables, je l’attendais au plus tard pour le 9 avril…

Plus le temps s’écoulait, plus l’impatience se faisait sentir : je me surprise à vérifier ma boîte aux lettres deux, trois fois par jour. Et puis, le 9 avril est passé et là, je me suis dit qu’il y avait eu un problème soit à la douane, soit que le colis faisait partie des 4 % perdus chaque année. J’étais assez embêtée de constater qu’il n’y avait toujours rien vendredi dernier. Et puis, lundi dans la boîte aux lettres, il y avait un petit papier jaune de la poste suisse! Vous savez, ce papier qui vous demande d’aller chercher un colis au bureau de poste. Mardi matin, je trépignais et lorsque j’ai eu entre les mains la boîte de Mademoiselle B, j’ai retrouvé ma foi en la poste suisse et canadienne.

Colis

À l’ouverture, je n’ai eu que des belles surprises : du beurre d’érable (la Québécoise que je suis ne résiste à aucun produit à l’érable et omis le sirop, on n’en trouve aucun en Suisse), des bâtonnets de soya au miel et à la moutarde qui m’avait fait récemment envie sur le site de Mademoiselle B, des carrés au sésame bio (il y a une éternité que je n’ai pas grignoté ce genre de truc), des croustilles salées de bananes et les deux derniers trucs qui m’ont le plus touchés : du beurre de tournesol et du granola à la cannelle maison! Je n’ai pas pu m’empêcher d’ouvrir le pot de granola et je peux vous assurer que l’odeur est irrésistible… ça m’a donné faim et quelques minutes plus tard, je ré-ouvrais le pot pour goûter. Misère, il faut que je trouve rapidement une épicerie bio pas trop loin de chez moi pour me procurer les ingrédients qu’il me manque pour faire ce granola (et d’autres) dès que mon pot sera vide!

Après ce long préambule et dans un tout autre ordre d’idée, je vous propose une recette de tarte aux framboises. J’ai trouvé cette recette dans le magazine Ricardo volume 11, numéro 2. Une recette parfaite pour employer les fruits surgelés oubliés au congélateur.

Tarte crumble aux fruits rouges
Tarte crumble aux framboises
Pour 8 personnes

Croûte
1 tasse ou 120 g de farine
½ cuillère à thé de poudre à pâte
1 pincée de sel
⅓ de tasse ou 73 g de beurre non salé, froid
3 cuillères à soupe ou 45 g d’eau froide

Garniture aux framboises
½ tasse ou 100 g de sucre
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
2¾ tasses ou 300 g de framboises surgelées*

Crumble
¾ de tasse ou 82 g de flocon d’avoine
¼ de tasse ou 30 g de farine
¼ de tasse ou 50 g de sucre
¼ de tasse ou 55 g de beurre non salé, fondu

Croûte**
Dans un bol, mélanger la farine, la poudre à pâte et le sel. Ajouter le beurre coupé en cubes et l’incorporer dans la farine à l’aide d’un coupe-pâte ou de deux couteaux. Travailler le beurre et la farine afin d’obtenir une texture granuleuse où les morceaux de beurre ont la grosseur de petits pois. Verser graduellement l’eau dans le mélange de farine en remuant avec une fourchette, juste assez pour que la pâte se tienne et qu’elle puisse être rassemblée en boule. Au besoin, ajouter de l’eau. Former un disque avec la pâte.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte, la foncer dans une assiette à tarte de 23 cm (9 pouces) de diamètre. Réfrigérer la pâte pendant 30 minutes.

Garniture aux framboises
Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Dans un bol, mélanger le sucre et la fécule de maïs (ou la maïzena). Ajouter les framboises et bien mélanger. Verser la préparation dans la croûte. Réserver.

Crumble
Dans un autre bol, mélanger les flocons d’avoine, la farine et le sucre. Arroser avec le beurre fondu et mélanger juste assez pour que les ingrédients secs soient humectés et collent ensemble sous la pression des doigts. Répartir le crumble sur la garniture aux framboises et enfourner. Cuire pendant 35 minutes ou jusqu’à ce que le crumble soit bien doré et que la garniture bouillonne légèrement. Laisser refroidir avant de servir.

*Il est possible de remplacer les framboises par un autre fruit surgelé : rhubarbe, bleuets (myrtilles), fraises, mûres, etc. Selon le fruit utilisé, ajustez la quantité de sucre.
**Vous pouvez également préparer la pâte à tarte à l’aide d’un robot muni d’une lame en « s ».

Et vous, qu’est-ce qui vous fait plaisir dans un colis?

Ne pas en perdre une miette

Je ne me souviens pas la dernière fois que j’ai mangé un carré aux dattes. Une chose est certaine, c’était un dessert que je n’avais jamais préparé. J’avais relevé la recette de Ricardo, mais j’ai tardé à l’essayer. La raison est simple : autant, je suis difficile pour les légumes, autant, je le suis moins pour les desserts aux fruits; ce qui n’est pas nécessairement le cas de mon chéri. Monsieur n’aimant pas vraiment les fruits secs (raisins secs, canneberges, etc.), je me doutais bien que je devrais les manger en totalité. Je peux vous dire que je ne me suis pas trompée. Heureusement pour moi, j’en avais vraiment envie et je n’en ai pas laissé une miette.

La recette de carrés aux dattes que je vous propose aujourd’hui est tirée du magazine Ricardo volume 10, numéro 2.

Carré aux dattes
Carrés aux dattes
Pour 16 carrés

Garniture
2½ tasse ou 560 g de dattes dénoyautées et hachées
1 tasse ou 250 g d’eau
2 cuillères à soupe de jus de citron
2 cuillères à soupe de cassonade ou de sucre roux* (facultatif)
½ de cuillère à thé de bicarbonate de soude ou de sodium

Croustillant
1¾ de tasse ou 190 g de flocons d’avoine
1 tasse ou 120 g de farine
¾ de tasse ou 150 g de cassonade ou de sucre roux
¼ de cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
¾ de tasse ou 165 g de beurre non salé ou demi-sel, tempéré

Garniture
Dans un chaudron, mélanger les dattes, l’eau, le jus de citron et la cassonade (ou le sucre roux). Porter à ébullition. Quand la préparation bout, ajouter le bicarbonate de soude (ou de sodium) et laisser mijoter pendant 5 minutes en remuant continuellement. La préparation est prête quand les dattes sont réduites en purée. Laisser tiédir.

Croustillant
Préchauffer le four à 180°C (350°F). Chemiser d’une bande de papier parchemin un moule carré d’environ 20 cm (8 pouces) de côté. Beurrer les deux autres côtés qui ne sont pas cachés par la bande de papier parchemin.

Dans un bol, mélanger les flocons d’avoine, la farine, la cassonade et la poudre à pâte. Incorporer le beurre et bien mélanger.

Dans le moule, verser la moitié du croustillant et presser assez fermement pour créer une croûte qui se tient bien. Répartir la garniture aux dattes pour couvrir la croûte. Saupoudrer le restant de croustillant et presser légèrement. Enfourner et cuire pendant 55 minutes ou jusqu’à ce que le croustillant soit bien doré. Laisser refroidir au moins 4 heures. Démouler et couper en carrés. Déguster en collation, en dessert ou à tout autre moment.

*En général, les dattes sont assez sucrées, donc vous pouvez omettre la cassonade ou le sucre roux. C’est à votre convenance.

Et vous, y a-t-il un dessert où vous n’en laissez pas une miette aux autres?