Catégorie : Desserts

Toujours dans les pommes…

Après avoir eu un élan de créativité, je suis retournée aux classiques pour écouler mes pommes. J’ai choisi de réaliser des carrés aux pommes, sans pour autant reprendre cette recette. En errant dans ma pile de recettes à essayer, je suis tombée sur une recette de Jasmine qui répondait à mon désir de changement.

Je vous propose donc des carrés streusel aux pommes qui sont généreusement parfumés à la cannelle.

Pommes et cannelle
Carrés streusel aux pommes et à la cannelle
Pour 8 carrés

Carrés
½ tasse et 2 cuillères à soupe ou 62 g de chapelure Graham
  ou de biscuits style digestives réduits en chapelure
½ tasse et 2 cuillères à soupe ou 75 g de farine
6 cuillères à soupe ou 75 g de cassonade ou de sucre roux
2 cuillères à soupe de ou 25 g de sucre
½ cuillère à soupe de cannelle
6 cuillères à soupe ou 82 g de beurre non salé fondu
2 pommes*

Glaçage (facultatif)
½ tasse ou 80 g de sucre glace
1 cuillère à soupe de lait

Carrés
Préchauffer le four à 180°C (350°F). Beurrer ou chemiser de papier parchemin un moule rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces).

Éplucher, épépiner et couper en petits dès les pommes, soit environ 1¼ tasse ou 195 g de fruits préparés.

Dans un bol, mélanger la chapelure Graham (ou les biscuits style digestives réduits en chapelure), la farine, la cassonade (ou le sucre roux), le sucre et la cannelle. Ajouter le beurre fondu et mélanger jusqu’à ce que tout soit humidifié. Verser deux tiers de la préparation dans le moule et le presser pour former la croûte.

Répartir les dés de pommes sur la croûte. Saupoudrer le restant de pâte sur les fruits, comme pour un crumble.

Enfourner et cuire pendant 30 à 40 minutes ou jusqu’à ce que les pommes soient tendres et que le streusel soit doré. Retirer du four et laisser totalement refroidir, soit environ 4 heures.

Glaçage
Mélanger le sucre glace et le lait jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Si le glaçage est trop liquide ajouter peu à peu du sucre glace. Décorer la préparation de glaçage en le laissant tomber en filet. Découper des carrés et servir ou conserver dans une boîte qui ferme hermétiquement à température ambiante.

*Il est possible de doubler la quantité de pommes.

Et vous, quelle est votre recette classique avec des pommes?

Pomme

Il y a quelques temps, j’ai reçu une boîte contenant des pommes, soit 3 à 4 kilos de fruits. Malheureusement vu l’encombrement dans mon réfrigérateur, je n’ai pas pensé à en placer quelques unes au frais pour conserver leurs belles textures croquantes. Elles sont devenues un peu moins intéressantes à manger à la main, c’est pourquoi je cherche diverses idées pour les apprêter. Le plus drôle, c’est que si j’étais au Québec, pour résoudre ce problème, il me suffirait de courir dans une librairie pour m’acheter le nouveau livre d’Isabelle : « Pomme ».

Ce n’est que partie remise, il arrivera bien un jour en Suisse (sa sortie en France devrait être autour du 7 septembre 2012) et à ce moment, je vous en reparlerais. Pour m’amuser, j’ai imaginé une recette pour Isabelle et ainsi souligner son deuxième opus. Je n’ai pas encore eu l’occasion de la rencontrer, mais en lisant son blog (chose que je vous encourage fortement à faire si vous ne le connaissez pas encore), on découvre qu’elle affectionne la pâte à choux… elle le dit également dans son premier livre. J’ai cogité un peu et puis l’éclair aux pommes s’est imposé. Après mes neurones se sont mis à chauffer en se butant sur cette question : comment marier la pomme et la pâte à choux? Pour moi, ce mélange ne me semblait pas inné, mais heureusement, une petite ampoule a fini par s’allumer.

Je vous propose donc un éclair aux pommes et à la vanille qui fût influencé par mes cours de pâtisserie gastronomique pour la mise en forme. Cette recette est un mélange d’inspiration diverse : la pâte à choux de James Martin que j’ai légèrement modifiée, la ganache montée de Mercotte qui commence à être un classique dans ma cuisine, la tire de pommes de Ricardo tiré de son magazine (volume 7, numéro 5) et le craquelin de Philippe Conticini venant de son livre Sensations. Il y a beaucoup d’étapes, mais rien de compliqué. Isabelle, j’espère que cette recette va te plaire (Ainsi qu’aux autres personnes qui se promènent par ici!).

Éclair chic
Éclair aux pommes et à la vanille
Pour 10 à 12 éclairs

Craquelin
5½ cuillères è thé ou 25 g de beurre
2½ cuillères à soupe ou 30 g de cassonade ou de sucre roux
¼ de tasse ou 30 g de farine

Ganache montée à la vanille
125 g (4,5 onces) de chocolat blanc
3½ cuillères à soupe ou 52 g de crème à 35 %
  ou de crème entière
⅔ de tasse moins 1 cuillère à soupe ou 150 g de crème
  à 35 % ou de crème entière, froide
1 gousse de vanille

Pommes caramélisées
4 pommes*
1½ cuillère à soupe de sucre
¼ de tasse ou 60 g d’eau
Cannelle moulue au goût

Pâte à choux
3 cuillères à soupe ou 45 g d’eau
3 cuillères à soupe ou 50 g de lait
3 cuillères à soupe ou 41 g de beurre non salé
½ cuillère à thé de sucre
1 pincée de sel
½ tasse et 2 cuillères à soupe ou 75 g de farine
2 oeufs

Tire de pommes
1 tasse ou 250 g de jus de pomme clair
⅓ de tasse ou 67 g de sucre
2 cuillères à thé de miel
1 cuillère à thé de sirop de maïs ou de glucose

Craquelin
Dans un bol, mélanger la cassonade (ou le sucre roux) et la farine. Incorporer le beurre à l’aide des mains jusqu’à ce que la préparation puisse se tenir quand elle est pressée entre les doigts. Étaler la pâte entre deux feuilles de papier parchemin sur une épaisseur de 2 mm (¹⁄₈ de pouce). Réserver au congélateur.

Ganache montée à la vanille
Hacher le chocolat blanc et le déposer dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter aux 3½ cuillères à soupe ou 52 g de crème. Au four micro-onde ou dans un chaudron, faire chauffer la crème contenant les grains de vanille. Verser la crème chaude en trois fois sur le chocolat en mélangeant bien entre chaque ajout. Quand le mélange est lisse, incorporer la crème froide restante. Couvrir le bol avec une pellicule plastique. Réfrigérer au minimum 4 heures.

Pommes caramélisées
Éplucher et épépiner les pommes. Prélever à l’aide d’une cuillère parisienne des billes de pommes ou découper les pommes en cubes de moins de 1,5 cm (½ pouce) de côté. Réserver les billes ou les cubes de pommes dans un bol contenant de l’eau pour éviter que les fruits oxydes.

Dans une grande poêle, verser le sucre et l’eau. Chauffer le mélange et laisser cuire, sans brasser, jusqu’à ce que le tout prenne une couleur dorée (plus le caramel est foncé, plus il sera amer). Ajouter les pommes égouttées, saupoudrer de cannelle et à feu vif, les faire revenir 4 à 5 minutes en brassant régulièrement. Verser sur une assiette, laisser tiédir, couvrir d’une pellicule plastique et réserver au réfrigérer.

Pâte à choux
Préchauffer le four à 200°C (400°F).

Dans un chaudron, verser l’eau, le lait, le beurre, le sucre et le sel. Porter à ébullition. Dès le premier bouillonnement, retirer le chaudron du feu et ajouter d’un coup la farine. Remettre sur feu doux pendant 1 minute pour dessécher la pâte en brassant. Retirer du feu et laisser tiédir 10 minutes. Ajouter un oeuf et mélanger jusqu’à ce qu’il soit totalement incorporé. Fouetter l’autre oeuf et l’ajouter en deux ou trois fois, en mélangeant bien entre chaque addition. La pâte doit être lisse et souple. Il est possible qu’il n’y ait pas besoin d’incorporer en totalité le deuxième oeuf.

Verser la pâte dans une poche à pâtisserie munie d’une douille lisse de 12 mm (½ pouce) de diamètre. Dresser des éclairs de 10 cm (4 pouces) de long sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin.

Sortir du congélateur le craquelin et découper des bandes d’environ 9,5 cm (3½ pouces) de long par 1,2 cm (½ pouce) de large. Déposer une bande de craquelin sur chaque éclair. Enfourner et cuire pendant 25 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit bien colorée. Laisser tiédir sur une grille de refroidissement.

Tire de pommes
Dans un chaudron, combiner le jus de pomme, le sucre, le miel et le sirop de maïs (ou de glucose). Porter à ébullition et laisser bouillir jusqu’à ce qu’un thermomètre indique 118°C (244°F). Verser la tire dans un pot en verre et réserver.

Montage
Au moment de dresser les éclairs, fouetter la ganache comme une crème fouettée. Le mélange doit être ferme. Déposer le mélange dans une poche à pâtisserie.

Couper les éclairs en deux sur l’épaisseur. Garnir assez généreusement de ganache montée à la vanille. Déposer des billes ou des dès de pommes sur la ganache. Verser un filet de tire de pommes sur les fruits. Au besoin, réchauffer quelques cuillères de tire de pommes** pour la rendre plus fluide et napper plus facilement les fruits. Terminer les éclairs, en remettant l’autre moitié de pâte à choux sur les pommes. Conserver les éclairs au réfrigérateur jusqu’au moment de déguster.

*Choisissez une variété de pomme qui supporte bien la cuisson comme la Cortland ou la Gala.
**Vous n’aurez pas besoin de toute la tire de pommes, conserver le restant de tire de pommes au réfrigérateur. La tire se garde plusieurs mois au réfrigérateur.

Pour cette recette, j’ai utilisé la Galmac, une pomme suisse également nommée la pomme du 1er août. Et vous, avec quelle variété de pomme aimez-vous cuisiner?

Comme promis

Je n’aurais pas cru réaliser une recette suisse si vite; mais en fin de semaine, j’ai dégusté une tarte à l’abricot et de retour à la maison, je n’ai pas pu m’empêcher d’en cuisiner une. Ce petit régal est originaire de la commune de Savièse, une commune viticole située au dessus de la ville de Sion (la capitale du Valais). Je ne peux pas vraiment vous en dire plus sur Savièse, je ne connais que la route pour m’y rendre… et qu’il y a un bisse que j’aimerais bien parcourir.

Pour goûter cette région, je vous propose un flon de Savièse aux abricots et un autre, aux pommes. Je crois que cette tarte va devenir un de mes classiques : personnellement, j’ai un faible pour la version aux abricots, mais je crois qu’on peut varier les fruits selon les saisons. J’ai trouvé cette recette dans la brochure « La cuisine au four des paysans suisses » éditée par l’Agence d’information agricole Romande.

Tarte aux abricots ou aux pommes
Flon de Savièse aux abricots ou aux pommes
Pour 12 personnes

Pâte
1¾ tasse et 1½ cuillère à soupe ou 220 g de farine
⅔ de cuillère à thé de sel
⅓ de tasse ou 70 g de beurre non salé, froid
100 ml ou 100 g d’eau froide
1 jaune d’oeuf

Garniture
¾ de tasse et 1½ cuillère à soupe ou 100 g de farine
½ tasse ou 100 g de sucre, de cassonade ou de sucre roux*
¼ de tasse moins 1 cuillère à thé ou 50 g de beurre non salé,
  froid
3 ou 4 pommes
6 à 8 abricots**

Pâte
Dans un bol, mélanger la farine et le sel. Incorporer le beurre coupé en morceaux dans le mélange de farine à l’aide d’un coupe-pâte ou des mains afin d’obtenir un mélange sablonneux. Verser graduellement l’eau dans le mélange de farine en remuant avec une fourchette, juste assez pour que la pâte se tienne lorsqu’elle est pressée entre les doigts. Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte sur une épaisseur d’environ 3 mm (¹⁄₈ de pouce). Froncer la pâte dans un moule à tarte de 28 cm (11 pouces) ou deux moules à tarte de 20 cm (8 pouces) de diamètre ou deux moules rectangulaires de 20 cm par 15 cm (8 pouces par 6 pouces). Piquer la surface de la pâte avec une fourchette. À l’aide d’un pinceau, badigeonner la surface de la pâte avec le jaune d’oeuf. Réfrigérer pendant 30 minutes.

Garniture
Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la farine et le sucre. Ajouter le beurre en morceaux et l’incorporer avec les mains. Frotter entre la paume des mains le beurre et la préparation de farine sucrée pour obtenir un mélange sablonneux. Répartir les deux tiers de la garniture sur les pâtes à tartes.

Éplucher, épépiner et couper en quartiers les pommes. Découper les abricots en quartiers** et retirer les noyaux. Garnir une des tartes avec les quartiers de pommes et l’autre avec les quartiers d’abricots. Répartir le restant de garniture sur les fruits.

Enfourner et cuire pendant 40 minutes ou jusqu’à ce que la pâte et la garniture soient bien dorées. Déguster tiède ou froid.

*Pour ma part, j’ai utilisé un mélange de sucre et de cassonade. Utiliser les sucres que vous avez sous la main.
**Vous pouvez aussi couper en deux les abricots et garnir la tarte de moitiés d’abricots.

Et vous, pour quel flon allez-vous craquer?

Jour de congé…

Hier, c’est déjà le premier du mois d’août, la fête nationale de la Suisse! Les années précédentes, j’ai toujours eu une petite pensée mais pas cette fois. Au soir, nous avons reçu donc beaucoup de plats à cuisiner, mais rien qui soit de typiquement suisse. Ne vous inquiétez pas, je vais me rattraper dans les prochaines semaines.

Pour profiter des abricots valaisans (un clin d’oeil à la Suisse, tout de même), je vous propose un cobbler aux abricots et aux framboises. J’ai pris cette recette dans le magazine Ricardo volume 9, numéro 7.

Abricots et framboises
Cobbler aux framboises, abricots et gingembre
Pour 4 personnes

Garniture
⅓ de tasse ou 67 g de sucre*
1 cuillère à soupe de fécule de maïs
3 tasses ou 480 g d’abricots coupé en 6 quartiers**,
  environ 10 abricots
1 tasse ou 170 g de framboises
½ cuillère à thé de gingembre frais râpé

Pâte
⅔ de tasse moins 1 cuillère à soupe ou 75 g de farine
2 cuillères à soupe ou 25 g de sucre
½ cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
1 pincée de bicarbonate de soude ou de sodium
1 pincée de sel
3 cuillères à soupe ou 37 g de beurre non salé froid
3 cuillères à soupe ou 37 g de babeurre ou de lait

Préchauffer le four à 190°C (375°F).

Garniture
Dans un moule rectangulaire d’environ 10 cm par 20 cm (4 pouces par 8 pouces) ou un moule à soufflé d’une contenance de 1 litre, mélanger le sucre et la fécule de maïs. Ajouter les abricots, les framboises et le gingembre, puis mélanger à nouveau. Déposer le moule sur une plaque de cuisson*** et réserver.

Pâte
Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, la poudre à pâte (ou la levure chimique), le bicarbonate de soude (ou de sodium) et le sel. Ajouter le beurre coupé en morceaux et l’incorporer à l’aide d’un coupe-pâte ou de deux couteaux afin d’obtenir une texture granuleuse. Verser le babeurre (ou le lait) et mélanger jusqu’à ce que la pâte soit humidifiée.

Avec les mains, répartir la pâte sur les fruits. Enfourner et cuire pendant 1 heure ou jusqu’à ce que la pâte soit dorée et qu’un cure-dent inséré au centre de la pâte en ressorte propre. Servir tiède ou froid.

*Il est possible d’augmenter la quantité de sucre, si les fruits ne sont pas très sucrés.
**Il est possible d’utiliser des pêches au lieu des abricots.
***La plaque de cuisson n’est pas obligatoire, mais elle évite de devoir nettoyer le four si la préparation de fruits déborde pendant la cuisson.

Et vous, avez-vous passé un bon 1er août?

Avant qu’il ne soit trop tard… et pour se faire plaisir!

Ces dernières semaines, je limitais souvent le temps que je passais à rédiger mes recettes. J’optais régulièrement pour des recettes simples et rapides. Cependant, à ce qu’on m’a dit, je suis quelqu’un qui aime bien se compliquer la vie, alors par moment, je fais de recettes qui demandent plus de temps à écrire qu’à réaliser… J’exagère, mais ce n’est pas très loin de la vérité. Tout ça pour vous dire que j’ai réalisé des macarons en juin à la fraise et à la vanille et que je ne vous en ai point parlé… Je sais que la saison des fraises tire sur sa fin (si ce n’est pas déjà fini), mais ces macarons sont trop gourmands pour ne pas vous en parler et puis les framboises peuvent remplacer les fraises.

D’autre part, je m’étais promis que quand je vous reparlerais de macarons, je vous donnerais une recette à base de meringue italienne. J’ai enfin trouvé mes recettes de bases presque (on est jamais à l’abri d’un désastre) infaillibles. Pour la meringue classique, j’utilise la recette de Mélanie, La tête dans le chaudron, (je vous en parlerais peut-être une autre fois) et pour la meringue italienne, j’utilise la recette de Pierre Hermé. Par la même occasion, je vous propose une idée de garnitures issues de son livre Macaron. J’ai eu des soucis avec mon chocolat blanc, donc ma ganache est restée liquide (je rêve d’essayer le chocolat Valrhona…). C’est pourquoi, j’ai remplacé la ganache de monsieur Hermé par celle de Mercotte qui donne de bons résultats même en variant le chocolat blanc.

Vanille et fraise
Macarons fraise-vanille
Pour 30 à 40 macarons selon leur taille

Compote de fraises
1½ tasse ou 175 g de fraises
2 cuillères à thé ou 10 g de jus de citron
1 cuillère à soupe ou 12 g de sucre
½ cuillère à thé de gélatine en poudre
  ou 1½ feuilles de gélatine (1,5 g)
½ cuillère à soupe d’eau froide (si la gélatine est en poudre)

Sucre coloré*
¼ de tasse ou 50 g de sucre
Quelques gouttes de colorant alimentaire rouge ou rose**

Coques des macarons à la meringue italienne
1¼ tasse ou 150 g de poudre d’amandes
1 tasse moins 1 cuillère à soupe ou 150 g de sucre glace
60 ml*** ou 55 g de blancs d’oeufs tempérés
1 gousse de vanille (facultatif)
¾ de tasse ou 150 g de sucre
2½ cuillères à soupe ou 37 g d’eau
60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs tempérés
1 pincée de sel
2 gouttes de jus de citron

Ganache à la vanille
5 cuillères à soupe ou 75 g de crème 35 %
  ou de crème entière
150 g (5¼ onces) de chocolat blanc
2 gousses de vanille****

Sucre coloré
Préparer la veille le sucre coloré. Préchauffer le four à 60°C (150°F).

Verser le sucre dans un sac en plastique. Ajouter quelques gouttes de colorant alimentaire, refermer le sac hermétiquement et secouer pour colorer uniformément le sucre. Au besoin, répéter l’opération jusque ce la couleur du sucre vous plaise. Verser le sucre sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et bien l’étaler. Enfourner et faire sécher le sucre pendant 30 minutes. Laisser tempérer et conserver le sucre à l’abri de l’humidité

Compote de fraises
Dans un bol, faire gonfler la gélatine en poudre dans la demi cuillère à soupe d’eau froide ou faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau froide pendant 5 minutes.

Équeuter les fraises. Déposer les fruits dans le bol d’un robot culinaire muni d’une lame en « s » (ou à l’aide d’un pied-mélangeur) et les réduire en purée. Filtrer la préparation, vous devriez obtenir environ 200 ml de purée de fraises. Ajouter le sucre et le citron.

Dans un chaudron, verser un quart de la préparation de fraises et faire tiédir, environ 35-40°C (86-104°F). La préparation doit être chaude, mais supportable au toucher (comme le biberon d’un bébé). Ajouter la gélatine et bien brasser pour s’assurer qu’elle fonde totalement. Si la gélatine est en feuille, bien l’essorer avant de l’ajouter à la préparation. Ajouter le restant de purée et bien mélanger. Verser la préparation de fraises sur une épaisseur maximale de 4 mm (¹⁄₈ de pouce) dans un grand plat (ou une plaque de cuisson) recouvert d’une pellicule plastique. Réfrigérer pendant 1 heure, puis placer au congélateur pour 2 heures. Découper des carrés d’environ 1,5 cm (½ pouce) et réserver au congélateur sans les superposer.

Ganache à la vanille
Dans un chaudron, verser la crème. Fendre les gousses de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter, ainsi que les gousses, à la crème. Porter à ébullition. Dès les premiers de bouillonnement, retirer du feu, couvrir et laisser infuser pendant 30 minutes. Retirer les gousses de vanille.

Hacher le chocolat blanc et le déposer dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Réchauffer la crème avec les grains de vanille. Verser la crème chaude en trois fois sur le chocolat en mélangeant bien entre chaque ajout. Couvrir d’une pellicule plastique apposée directement sur la préparation. Réfrigérer jusqu’à ce que la préparation soit crémeuse et puisse facilement se tartiner, environ 2 à 4 heures.

Coques des macarons à la meringue italienne
Verser la poudre d’amandes et le sucre glace dans le bol d’un robot culinaire muni d’une lame en « s ». Mixer quelques secondes pour affiner la préparation (surtout pour la poudre d’amandes). Tamiser la préparation pour l’aérer et au besoin, remixer les éclats plus important d’amandes. Fendre la gousse de vanille en deux, gratter les graines et les ajouter aux poudres. Incorporer la première partie des blanc d’oeufs (60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs) et réserver.

Dans un chaudron, verser l’eau et le sucre. Faire bouillir jusqu’à 118°C (244°F). Quand le thermomètre indique 110°C (230°F), commencer à fouetter doucement la deuxième partie des blanc d’oeufs (60 ml ou 55 g de blancs d’oeufs) avec le sel et le jus de citron à l’aide d’un robot sur socle. Augmenter progressivement la vitesse. Quand le sucre cuit a atteint 118°C (244°F), le verser en filet sur les blancs d’oeufs alors que le robot les fouette à pleine vitesse. Continuer à fouetter jusqu’à ce que la préparation soit à 40-50°C (104-122°F). La meringue doit être ferme et la consistance rappelle la guimauve (ou les marshmallow).

Verser la meringue sur la préparation de sucre glace et d’amandes. Mélanger à l’aide d’une spatule en soulevant la masse des côtés vers le centre. Arrêter de mélanger dès que la préparation forme un ruban : quand on soulève la pâte à l’aide d’une spatule, elle coule tranquillement en un flot continu et quand on arrête de brasser, les sillons laissés dans la pâte disparaissent.

Remplir une poche à pâtisserie munie d’une douille lisse de 8 mm à 10 mm de diamètre et dresser les coques des macarons sur des plaques de cuisson recouvertes de papier parchemin. Saupoudrer les coques avec le sucre coloré. Laisser croûter les coques à température ambiante, jusqu’à ce que la surface ne colle plus au doigt.

Préchauffer le four à 150°C (300°F).

Enfourner une plaque de cuisson et cuire pendant 12 minutes. Au besoin, ajuster la température du four pour les fournées suivantes. Retirer les coques de la plaque de cuisson et les laisser tiédir avant de les décoller du papier parchemin.

Montage
Verser la ganache dans une poche à pâtisserie. Garnir d’une pointe de ganache la moitié des coques puis déposer un carré de compote de fraises en appuyant légèrement. Recouvrir généreusement de ganache et déposer une seconde coque pour terminer le macaron. Recommencer jusqu’à épuisement des coques. Réfrigérer les macarons de 12 à 24 heures avant de déguster.

*Vous obtiendrez plus de sucre coloré que nécessaire. Utiliser le sucre restant pour décorer des gâteaux ou pour teinter légèrement la pâte d’un dessert.
**Un colorant liquide est parfaitement adapté pour ce genre de préparation. Vous pouvez également utiliser une autre couleur de votre choix.
***Si vous utilisez une tasse à mesurer pour les ingrédients liquides, 60 ml de blancs d’oeufs correspond à un peu moins que ¼ de tasse.
****Pour un parfum de vanille plus complexe, utilisez des gousses de vanille avec différente origine : Madagascar, Tahiti, Mexique, etc.

Et vous, est-ce que vous êtes arrivés jusqu’au bas de cet article?