Catégorie : Desserts

Fruit de printemps, fruit d’été

Enfin, la saison des fraises est commencée en Suisse. En Europe, la fraise est identifiée comme un fruit de printemps, mais pour moi c’est un fruit d’été… Au Québec, ce petit fruit rouge ne pointe pas son nez avant la mi-juin au plus tôt. Quand j’étais plus petite, j’allais avec mes parents cueillir des fraises vers le 24 juin, la fête des Québécois : la Saint-Jean-Baptiste. Ici, l’auto-cueillette n’est pas une activité courante…

Je vous propose une recette de carrés aux fraises de ma mère (mais moi, je les fais dans des ramequins, donc ce sont des ronds aux fraises?), une recette incontournable de l’été et de la saison des fraises. C’est frais, c’est gourmand et simple à réaliser. Bref, pour moi, il est inconcevable de passer l’été sans faire une seule fois cette recette.

Croûte, fraises et crème
Carrés aux fraises de ma mère
Pour 6 personnes*

¾ de tasse ou 75 g de chapelure Graham ou de biscuits style digestives réduits en chapelure
1 cuillère à soupe de sucre
3 cuillères à soupe de beurre fondu
2½ tasses ou 400 g de fraises
¼ de tasse ou 50 g de sucre
1 cuillère à soupe de fécule de maïs
1 cuillère à soupe d’eau froide
¾ de tasse ou 180 g de crème 35% de matière grasse à fouetter**
Sucre supplémentaire et sucre vanillé (facultatif)

Dans un bol, mélanger la chapelure de biscuits, la cuillère à soupe de sucre et le beurre fondu. Répartir ce mélange dans 6 ramequins de 125 ml de contenance ou dans un plat rectangulaire (style moule à pain ou à cake) et presser légèrement la croûte.

Découper les fraises en deux ou en quatre selon leur taille et les déposer dans un chaudron. Ajouter le sucre (¼ de tasse ou 50 g) et la fécule de maïs délayée dans l’eau. Cuire le mélange jusqu’à épaississement. Laisser tiédir. Ensuite, répartir les fruits sur la croûte de biscuits et réfrigérer.

Deux à trois heures plus tard, fouetter la crème. Sucrer la crème à votre goût. Ajouter si désirer un peu de vanille ou une enveloppe (1 cuillère à soupe) de sucre vanillé. Étendre la crème sur le mélange de fraises. Réfrigérer jusqu’au moment de servir.

*Vous pouvez facilement doubler cette recette et la préparer dans un moule carré de 23 cm (9 po) de côté.
**Vous pouvez utiliser de la crème déjà fouettée du commerce si désiré. Il est possible de diminuer la quantité de crème, cependant, il faut veiller à bien couvrir la garniture de fraises.

S’il y a une seule recette de mon blog que vous devez essayer, c’est celle-là. Je crois qu’il n’y a rien d’autre à ajouter…

Il y a des choses qui se méritent…

Pour réussir des macarons, il faut travailler et quand on maîtrise une recette, ça ne garantit pas la réussite d’une autre. Je cherchais une recette pour passer mes blancs d’oeufs; je me lasse assez vite des meringues et je suis rarement satisfaite lorsque je fais un financier, il ne me restait plus qu’à tester les macarons. À ma première tentative, je ne savais pas dans quoi je m’embarquais : un échec total, les coques s’étaient soudées pendant la cuisson et avaient pris un aspect assez indescriptible, je n’ai même pas pris la peine de faire une garniture. Bref, j’ai oublié les macarons pendant un bon 6 mois si ce n’est pas plus. Un jour, je suis tombée sur ce billet de Ganesha de Tart’in & chocolat. Sa pièce montée m’a époustouflée et pour ne rien gâcher, j’ai découvert dans la même semaine un des magasins Ladurée en Suisse. J’ai succombé à la première bouchée de mon macaron au chocolat (celui à la vanille n’était pas à la hauteur de sa réputation).

J’ai commencé par faire de nombreuses lectures, particulièrement sur le site de Mercotte (la reine des macarons). J’ai appris par essais-erreurs en relevant les détails auxquels je devais faire attention et ainsi de suite. Habituellement, je fais des macarons avec une meringue italienne (avec un sirop chaud qu’on verse sur les blancs d’oeufs), mais la dernière fois, la proportion de macarons craquelés m’avait étonnée. J’ai donc essayé une recette sans meringue italienne : l’aspect mérite d’être retravaillé, mais le goût est parfait.

Voici donc la recette des macarons au chocolat de Mercotte sans meringue italienne. Les ingrédients et les proportions sont les mêmes, mais j’ai légèrement modifié la méthode. Pour la garniture des macarons, j’ai également utilisée la recette de ganaches montées de Mercotte… mais j’ai là aussi un peu modifié la recette.

Macarons noir et blanc
Macarons au chocolat sans meringue italienne
Pour 30 à 40 macarons selon leur taille

Coques des macarons
90 ml (un peu plus ⅓ de tasse) ou 90 g de blancs d’oeufs*
1¼ tasse ou 200 g de sucre à glacer
1 tasse ou 120 g de poudre d’amandes**
2½ cuillères à soupes ou 20 g de cacao non sucré
1 goutte de jus de citron ou de vinaigre
1 pincé de sel
2½ cuillères à soupe ou 30 g de sucre

Ganache au chocolat noir
100 g ou 3,5 oz de chocolat noir à 60 % et plus (au goût)
3 cuillères à soupe ou 45 g de crème à 35 % de matière grasse***
½ tasse ou 125 g de crème à 35 % de matière grasse froide

Ganache au chocolat blanc
100 g ou 3,5 oz de chocolat blanc
3 cuillères à soupe ou 45 g de crème à 35 % de matière grasse
½ tasse ou 125 g de crème à 35 % de matière grasse froide

Coques des macarons
Préchauffer le four à 160°C (320°F).

Dans un bol, tamiser la poudre d’amandes, si désiré****, et mélanger avec le cacao et le sucre à glacer. Réserver.

Dans un autre bol, fouetter les blancs d’oeufs en neige ferme avec une goutte de jus de citron et une pincée de sel. Quand les blancs d’oeufs commencent à mousser ajouter le sucre graduellement, en 3 ou 4 fois, pour structurer la meringue.

Prélever un quart de la meringue et l’incorporer au mélange de poudre. Ajouter un autre quart en pliant délicatement. Quand le mélange est homogène, incorporer le restant de meringue en une ou deux autres fois en pliant toujours avec délicatesse. Le mélange doit être lisse (si vous avez tamisé la poudre d’amandes) et brillant. En soulevant la spatule ou la maryse, l’appareil doit faire le ruban sans être liquide, juste souple.

Sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin, dresser les macarons à intervalle régulier et en quinconce. Idéalement, utiliser une poche à pâtisserie munie d’une douille lisse de 8 à 10 mm de diamètre. Pour faciliter le dressage des macarons, garder la poche à pâtisserie perpendiculaire à la plaque de cuisson et laisser la douille le plus près possible de la plaque. Sur le papier parchemin, tracer à l’aide d’une pièce de 2 francs ou de 2 dollars des cercles pour vous servir de gabarit au dressage ou imprimer un des gabarits de Pure Gourmandise. Personnellement, j’utilise le gabarit de 3,5 cm de Pure Gourmandise.

Une fois dressés, enfourner les macarons pendant 13 à 15 minutes. À la sortie du four, essayer de décoller délicatement un macaron du papier parchemin, si le fond du macaron reste collé au papier et que l’intérieur est humide, prolonger la cuisson de quelques minutes. Laisser légèrement refroidir avant de retirer les macarons de la feuille. Laisser totalement refroidir avant de les garnir.

Ganache au chocolat noir ou au chocolat blanc
Hacher le chocolat noir, ou blanc, et déposer-le dans un bol. Au bain-marie, faire fondre le chocolat. Au four micro-onde ou dans un chaudron, faire chauffer les 3 cuillères à soupe ou les 45 g de crème. Verser la crème chaude en trois fois sur le chocolat en mélangeant bien entre chaque ajout. Quand le mélange est lisse, incorporer la ½ tasse ou les 125 g de crème froide. Couvrir le bol avec une pellicule plastique. Réfrigérer au minimum 4 heures.

Au moment de dresser les macarons, fouetter la ganache comme une crème fouettée. Le mélange doit être ferme. Déposer le mélange dans une poche à pâtisserie et garnir les coques.

Une fois les macarons garnis, les déposer dans une boîte qui ferme hermétiquement et réserver 3 heures à toute une nuit au réfrigérateur. Conserver les macarons au réfrigérateur et avant de les déguster, si possible, laisser les macarons à la température de la pièce pendant 1 à 2 heures.

*Utiliser de préférence des blancs d’oeufs qui ont été séparés de leur jaune depuis au moins 2 jours.
**Il est possible de torréfier la poudre d’amandes : il faut préchauffer le four à 150°C (300°F) et enfourner pendant 10 minutes la poudre d’amandes répartie sur une plaque de cuisson. Laisser refroidir avant de l’utiliser. Cette étape permet de faire ressortir la saveur des amandes.
***J’utilise de la demi-crème, elle contient 25 % de matière grasse, elle peut être fouettée comme de la crème chantilly et elle résiste à la cuisson. Au Québec, l’équivalent est la crème à fouetter à 35 % de matière grasse.
****Personnellement, je tamise rarement ma poudre d’amandes, c’est une longue étape. Tamiser la poudre d’amandes la veille si vous le désirez. Vous améliorez ainsi l’aspect de vos macarons.
*****Il est possible de réaliser les ganaches montées la veille. S’il vous en reste après le garnissage des macarons, vous aurez de très bonnes mousses au chocolat.

L’expérimentation est le secret de la réussite des macarons. Des fois, il faut laisser les macarons croûter pendant au moins 1 heure, surtout si le temps est très humide (quand les coques des macarons craquent, c’est un indice qu’il y a trop d’humidité). Certaines personnes ont plus de chance que d’autres, mais tant qu’ils sont bons, c’est le plus important.

Une envie de fruits

Depuis quelques temps, je m’arrête plus fréquemment dans le rayon des fruits et légumes, surtout devant les fraises. Dans la mesure du possible, je respecte les saisons des fruits. Depuis un moment, il y a des fraises sur les étalages, elles viennent d’Espagne. Pour faire une comparaison, les fraises d’Espagne sont l’équivalent au Québec des fraises américaines, mais en un peu mieux au niveau du goût (mais pas nécessairement au niveau écologique…).

Fin avril, j’ai réalisé un gâteau d’anniversaire pour une amie et j’ai craqué, j’ai acheté des fraises. Cependant, je n’ai pas acheté que des fraises d’Espagne, j’ai pris également des fraises de France: des gariguettes et des clery. C’est la deuxième fois que j’achetais des gariguettes et j’ai encore été déçue. Les gariguettes sont réputées pour être de très bonnes fraises… omis qu’elles soient très parfumées, elles ne sont pas sucrées, mais pas du tout. C’est peut-être simplement de la malchance, mais les fraises espagnoles étaient meilleures à ma grande surprise. Pour les clery, elles étaient meilleures que les fraises espagnoles, du moins la première barquette que j’ai acheté. Pour la deuxième, j’ai dû trouver une recette pour m’en débarasser, moi qui les avais achetées pour les manger sans artifice.

Bref, vivement les fraises suisses et les autres fruits d’été. En attendant, voici une recette de pouding aux fraises tirée du livre La chimie des desserts de Christina Blais et de Ricardo Larrivée.

Pouding et cuillère
Pouding aux fraises
Pour 6 personnes

1¾ de tasse ou 210 g de farine
½ tasse ou 120 g de beurre froid et coupé en cubes
¼ de tasse ou 50 g de sucre*
½ à ¾ de tasse ou 125 g à 190 g de lait de beurre ou de babeurre**
½ cuillère à soupe de poudre à pâte ou de levure chimique
½ cuillère à thé de bicarbonate de soude
1 pincé de sel
2 tasses ou 325 g de fraises***
¼ de tasse ou 50 g de sucre
2 cuillères à soupe de crème à 35% ou de lait

Couper les fraises en deux ou en quatre selon leur taille et les déposer dans un bol. Ajouter le sucre (¼ de tasse ou 50 g) et mélanger. Réserver.

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la farine, le sucre, le bicarbonate de soude, la poudre à pâte, le sucre et le sel. Incorporer le beurre dans le mélange de poudres à l’aide d’un coupe-pâte ou de deux couteaux afin d’obtenir une texture granuleuse. Verser graduellement le lait de beurre dans le mélange en remuant avec une fourchette, juste assez pour que la pâte se tienne lorsqu’elle est pressé entre les doigts. Former une boule.

Déposer la pâte sur un plan de travail légèrement enfariné et abaisser la pâte avec les mains ou un rouleau à pâtisserie à 1,5 cm (½ pouce) d’épaisseur. Avec un emporte-pièce rond ou une tasse, découper 6 cercles de pâte.

Répartir les fraises dans 6 ramequins d’une contenance de 125 ml. Déposer les cercles de pâte sur les fruits. Badigeonner la pâte avec la crème et saupoudrer de sucre si désiré.

Placer les ramequins sur une plaque de cuisson recouverte d’un papier parchemin et enfourner pendant 35 minutes ou jusqu’à ce que les poudings soient bien dorés. Déguster chaud ou froid.

Avec le restant de pâte, réaliser des scones en les découpant à la taille voulue et en les enfournant à 180°C (350°F) pendant 15 à 20 minutes. Idéal pour le déjeuner avec un peu de confiture.

*Remplacer une partie du sucre pour la pâte par du sucre vanillé si vous en avez à disposition.
**Il est possible de remplacer le lait de beurre par du lait additionné de deux cuillères à thé de vinaigre.
***Je vous conseille vivement de doubler la quantité, voir tripler la quantité de fraises et de sucre (sans doubler la quantité de pâte), ainsi que de cuire le pouding dans un plat rond ou carré de 20 cm (8 pouces). Compter alors 1 heure de cuisson. Il est également possible de remplacer les fraises par d’autres fruits ou de faire un mélange de petits fruits.

Et vous, est-ce que vous avez un fruit d’été que vous attendez avec impatience?

Quand lime-coco devient orange-chocolat

Il y a une multitude de jeux, de concours sur les blogs culinaires. Il y en a plusieurs que je regarde simplement défiler sans me poser de question en me disant que ça ne m’inspire pas ou que je n’ai pas le temps. Seulement, il y en a qui s’incruste dans mon subconscient. C’est le cas du Muffin Monday #14 organiser par Annellenor de Passion gourmandise. Pour cette édition, elle a choisi de mettre en vedette le lait de coco. Personnellement, ce n’est pas un ingrédient que j’apprécie; je réduis toujours sa quantité dans les recettes ou je le remplace tout simplement. Alors, je me suis dit que ce n’était pas cette fois que j’allais participer. Cependant, ce genre de concours m’oblige à être créative, à essayer de nouvelle chose, à créer mes propres recettes.

L’idée du lait de coco m’a turlupiné pendant plusieurs jours : j’associerais bien pour les muffins le lait de coco avec de la lime, du curry, de l’ananas, du poulet… Je trouvais que mes idées ne s’éloignaient pas assez de l’exemple donné par le site d’Annellenor. De plus, si je mettais tout ce qui me passait par la tête, je serais la seule à les manger. J’ai décidé de me limiter au lait de coco et à la lime. Je voulais un goût fort, présent et acidulé de la lime, mais il en est allé autrement…

Je commence ma recette, je mélange le tous, j’arrive pour ajouter du citron confit… Oups, j’ai seulement de l’orange confite ou un assemblage de divers fruits confits. Tant pis, ce sera lait de coco, lime et orange confit. Hélas, je ne me méfiais pas assez. Je commence à répartir ma préparation dans les moules : j’ai déjà quatre moules de plein et il me reste autant de préparation. J’ai un petit doute : sachant que mon mari n’est pas fan des muffins ni des flocons d’avoine, autant l’allécher en ajoutant des morceaux de chocolat.

Arrive enfin le moment d’y goûter… À ma grande surprise, l’orange confite à donner beaucoup de parfum aux muffins. Le lait de coco est absent en terme de goût et pour la lime, il faut être très attentif pour la sentir sur la langue ou tomber sur un zeste. Bilan des courses : il faudrait soit omettre le lait de coco en le remplaçant par du jus de lime et en mettant des citrons confits pour avoir un goût acidulé et « limé » ou omettre le jus de lime et augmenter la quantité de lait de coco. Sinon, le plus simple est de supprimer le lait de coco et les limes en les remplaçant par du jus d’orange, ce qui ne répond pas au critère du concours…

Voici donc la recette telle que je l’ai faite, mais je crois qu’elle vous offre beaucoup de possibilité.

Croquez
Muffins à l’orange confite et chocolat
Pour 8 muffins

1 tasse ou 120 g de farine
½ tasse ou 45 g de flocons d’avoine (de gruau)
½ tasse ou 75 g de cassonade
½ tasse ou 100 g d’orange confite* en cubes
¼ de tasse ou 25 g de chocolat haché ou plus au goût
¼ de tasse ou 50 g de beurre fondu
¼ de tasse ou 60 g de lait de coco**
2 limes***
1 oeuf
1 cuillère à thé de poudre à pâte ou de levure chimique
¼ de cuillère à thé de bicarbonate de soude (ou de bicarbonate de sodium)
1 pincée de sel

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger la farine, les flocons d’avoine, la poudre à pâte, le bicarbonate de soude et le sel, réserver.

Prélever le zeste des limes et extraire le jus des fruits. Ajouter les zestes au mélange de farine.

Dans un autre bol, fouetter le beurre fondu avec la cassonade et l’oeuf. Ajouter le lait de coco et le jus des limes. Verser sur le mélange de farine juste pour l’humecter. Ne pas brasser plus que nécessaire la pâte pour que les muffins restent le plus tendre possible.

Incorporer à la pâte les cubes d’orange confite et les morceaux de chocolat.

Déposer des caissettes de papier dans les alvéoles du moule à muffin. Répartir la pâte et enfourner pendant 20 à 25 minutes.

*Vous pouvez remplacer les oranges confites par d’autres fruits confits ou par des fruits secs ou encore par des noix, c’est à votre goût.
**Si vous n’aimez pas le lait de coco ou si vous n’en avez pas sous la main, remplacez-le pas du lait ou du jus d’orange.
***Il est possible d’omettre le zeste et le jus des limes. Remplacez-les par ¼ de tasse ou 50 g de jus d’orange ou augmenter la quantité de lait de coco à ½ tasse ou 125 g.

Cette expérience m’a quand même permis de trouver les bonnes proportions de base entre les ingrédients secs et liquides. Je crois que vous allez revoir cette recette sous d’autres traits…

Une crème parmi tant d’autre

En parcourant divers blogs culinaires, j’ai vu fleurir plusieurs recettes de panna cotta. Cette crème prise m’a alors intriguée : je devais essayer. Un matin, je me suis décidée et j’ai rassemblé tous les ingrédients. Une fois la recette terminée et les panna cotta au réfrigérateur, je suis sortie pour faire quelques courses. Sur le chemin, j’ai un doute : comment une crème avec de la gélatine peut-elle être bonne? En résumé, la panna cotta n’est que de la crème et de la gélatine.

Un peu suspicieuse, j’ai démoulé une des crèmes et j’ai plongé ma cuillère dans la masse crémeuse. Un vrai délice et tellement simple à réaliser! C’est à se demander pourquoi j’en n’avais jamais fait avant.

Il existe plusieurs recettes sur le Web, mais je me suis rabattue sur mes valeurs sûres : Ma cuisine du week end de Ricardo Larrivée.

. Fleur de panna cotta
Panna cotta à la vanille
Pour 4 portions

1 gousse de vanille
1 tasse ou 250 g de crème*
½ tasse ou 125 g de lait**
½ tasse ou 100 g de sucre
1½ cuillère à thé de gélatine en poudre ou 2 feuilles de gélatine (4 g)
1½ cuillère à soupe d’eau froide (si la gélatine est en poudre)
Huile

Dans un chaudron, verser la crème, le lait et le sucre. Ouvrir la gousse de vanille sur la longueur et gratter, avec l’aide d’un couteau, les graines à l’intérieure. Ajouter dans le chaudron les graines et la gousse de vanille. Laisser mijoter le mélange doucement pendant 5 minutes. Retirer du feu et laisser tiédir. Retirer la gousse.

Dans un bol, faire gonfler la gélatine dans l’eau froide ou faire tremper les feuilles de gélatine dans un bol d’eau pendant 5 minutes.

Ajouter un peu de crème chaude à la gélatine pour la faire complètement fondre et l’incorporer au mélange de crème. Si la gélatine est en feuille, l’essorer et l’ajouter directement au mélange de crème en brassant pour s’assurer qu’elle fonde totalement.

Huiler*** légèrement des ramequins si nécessaire. Verser la préparation dans les ramequins et réfrigérer pendant 6 heures.

Démouler les panna cotta dans une assiette et servir.

*Utiliser de la crème à cuisson 15% ou de la crème à 35% qui résiste à la chaleur.
**Vous pouvez remplacer le lait par de la crème et vice versa. Plus il y a de crème dans la panna cotta, plus elle est crémeuse.
***Il est possible d’utiliser des moules en silicone pour mouler les panna cotta. Si vous n’avez pas de de ramequins ni de moule en silicone utiliser des verres. L’huile facilite le démoulage, mais il est possible de servir directement la panna cotta dans des verres ou des ramequins.

La panna cotta se suffit à elle-même, mais on peut la servir avec un coulis de fruits, des fruits frais, du caramel ou encore un carré de chocolat.