Mot-clé : orange

Comme promis…

Dans la même optique que la semaine dernière, j’ai préparé un autre dessert à base d’agrume. Je dois dire que c’est une autre belle découverte. Cependant, je ne crois pas que je vais répéter l’expérience une autre semaine : j’ai d’autres envies et d’autres ingrédients qui attendent que d’être cuisinés. Il faudra quand même que je note dans un coin de ma tête à cuisiner ces fruits plus souvent.

Cette fois, je vous propose une tarte à l’orange et au chocolat. J’ai trouvé cette recette dans le livre Tartelettes! de Christophe Adam.

Tarte crémeuse à l'orange
Tarte à l’orange et au chocolat
Pour 8 personnes

Pâte au cacao*
½ tasse et ½ cuillère à soupe ou 85 g de sucre glace
3½ cuillères à soupe ou 25 g de poudre d’amandes
½ tasse et 4 cuillères à thé ou 130 g de beurre non salé
  à température ambiante
¼ de cuillère à thé ou 2 g de sel
2 cuillères à thé ou 8 g de sucre vanillé**
1 oeuf
1⅔ tasse moins 2 cuillères à thé ou 195 g de farine
2 cuillères à soupe ou 15 g de cacao

Crème à l’orange***
¾ de cuillère à thé ou 2 g de gélatine en poudre****
4 cuillères à thé ou 20 g d’eau froide
½ tasse et 1 cuillère à soupe ou 140 g de jus d’orange
½ tasse ou 100 g de sucre
3 oeufs
⅔ tasse moins 1¼ cuillère à thé ou 140 g de beurre non salé

Gelée d’orange
2¼ cuillères à thé ou 6 g de gélatine en poudre
2 cuillères à soupe ou 30 g d’eau froide
5 cuillères à soupe ou 70 g de jus d’orange
  fraîchement pressé*****
1 cuillère à soupe ou 12 g de sucre

Pâte au cacao
Dans un bol, mélanger le sucre glace, la poudre d’amandes, le sel, le sucre vanillé et le beurre jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Incorporer l’oeuf. Tamiser la farine et le cacao sur la préparation et mélanger. Façonner un disque avec la pâte et l’emballer dans un film plastique. Réfrigérer la pâte environ 2 heures.

Préchauffer le four à 170°C (340°F).

Sur un plan de travail enfariné, abaisser la pâte sur une épaisseur d’environ 2 mm (⅛ de pouce). Déposer la pâte dans une assiette à tarte de 23 cm (9 pouces) de diamètre et la foncer. Avec une fourchette, piquer le fond de la tarte. Déposer une feuille de papier parchemin sur la pâte et garnir de légumineuses sèches, de noyaux d’abricot ou de billes en céramique. Enfourner et cuire pendant 8 minutes. Retirer le papier parchemin et les poids avant de poursuivre la cuisson pendant 3 à 5 minutes, jusqu’à ce que la croûte soit cuite. Laisser refroidir totalement.

Crème à l’orange
Dans un bol, faire gonfler la gélatine dans l’eau froide. Réserver.

Dans un chaudron, mélanger le jus d’orange, le sucre et les oeufs. Faire chauffer la préparation à feu moyen en fouettant constamment jusqu’à ce que le mélange épaississe ou atteigne 85°C (185°F). Retirer du feu et incorporer la gélatine. Laisser tiédir la préparation jusqu’à 45°C (113°F) et ajouter le beurre. Mixer la préparation à l’aide d’un mixeur plongeant (ou pied-mélangeur) ou un mélangeur de type « blender ». Verser la crème d’orange sur la croûte à tarte et réfrigérer pendant 30 minutes.

Gelée d’orange
Dans un bol, faire gonfler la gélatine dans l’eau froide. Réserver.

Dans un chaudron, mélanger le jus d’orange et le sucre. Faire chauffer le jus. Dès les premiers bouillonnements, retirer du feu et ajouter la gélatine. Laisser tiédir.

Quand la gelée d’orange est tempérée, la verser doucement sur la crème à l’orange. Réfrigérer de nouveau la tarte jusqu’à ce que la gelée d’orange soit prise, soit environ 20 minutes. Conserver cette tarte au réfrigérateur et déguster au moment désiré.

*Il vous restera probablement de la pâte au cacao pour confectionner une plus petite tarte ou quelques tartelettes. Il est possible de congeler le surplus de pâte pour une utilisation ultérieure.
**Si vous n’avez pas de sucre vanillé, remplacez-le simplement par du sucre.
***Les quantités que j’ai données pour la recette de crème à l’orange et de gelée d’orange sont doublées pour avoir une garniture plus importante : dans une tarte de 23 cm (9 pouces), la garniture serait de moins de 1 cm (⅜ de pouce) d’épaisseur avec les quantités de la recette d’origine.
****Si vous n’avez pas de gélatine en poudre, il est possible de découper des feuilles de gélatine en petits morceaux et de les faire tremper dans la quantité d’eau indiquée. Il suffit alors d’ajouter la gélatine réhydratée et l’eau dans laquelle elle a trempé, puis poursuivre la recette.
*****Il est possible de remplacer la jus d’orange par du jus de clémentines ou un mélange de jus d’agrumes (orange, citron, lime, pamplemousse, etc.).

Et vous, est-ce qu’il y a un ingrédient que vous arrivez à cuisiner plus de deux fois de suite? Ici, je dois bien reconnaître que le chocolat peut revenir et revenir pendant un bon moment avant que nous soyons lassés.

Un parfum suisse…

Aujourd’hui, je vous propose encore une gourmandise qui s’est retrouvée dans mes paniers gourmands. J’avais envie depuis longtemps de faire des leckerli et en relisant la recette, je me suis dis que c’était le bon moment. Qu’est-ce que les leckerli? Je dirais que c’est le pain d’épices suisse. Ils ont une texture qui leur est propre : elle ne ressemble pas à celle des pains d’épices ni celle des biscuits aux épices. On retrouve quelques variantes, mais les plus connus sont sans doute les leckerli de Bâle ou « Basler Läkerli ».

Honnêtement, je crois que c’est une des gourmandises que j’ai le mieux réussie : le goût et la texture ressemble vraiment à ceux qu’on trouve sur le marché, ils n’ont même rien à leur envier. Pour ceux et celles qui n’ont pas la chance de venir en Suisse (et même si vous y habitez), je ne peux que vous encourager à essayer cette recette. Les quantités d’épices risquent de vous surprendre, mais je peux vous assurer qu’il n’y a pas d’erreur. J’ai trouvé cette recette dans La gargotte de la marmotte.

Leckerli maison
Leckerli maison
Pour 40 leckerli

¾ de tasse ou 250 g de miel
¾ de tasse et 2 cuillères à soupe ou 175 g de sucre
5 cuillères à thé ou 10 g de cannelle
2 cuillères à thé ou 4 g de muscade moulue*
2 cuillères à thé ou 4 g de gingembre moulu
½ cuillère à thé ou 1 g de clou de girofle moulu**
¼ de tasse ou 30 g de poudre d’amandes***
4½ cuillères à soupe ou 30 g d’amandes effilées
¼ de tasse ou 30 g de poudre de noisettes****
3 cuillères à soupe ou 30 g de noisettes, concassées
¼ de tasse et ½ cuillère à soupe ou 50 g d’écorce
  d’orange confite
¼ de tasse et ½ cuillère à soupe ou 50 g d’écorce
  de citron confit
Zeste d’un demi-citron
2¾ tasses et deux cuillères à soupe ou 350 g de farine
⅛ de cuillère à thé ou 2 grosses pincées de poudre à pâte
  ou de levure chimique
⅓ de tasse et 2 cuillères à thé (100 ml)
  ou 100 g de Kirsch*****

Glaçage
½ tasse ou 80 g de sucre glace
1 petit ou ½ blanc d’oeuf
1 cuillère à soupe de Kirsch

Dans un grand chaudron, verser le miel, le sucre, la cannelle, la muscade, le gingembre et le clou de girofle moulu. Faire chauffer le mélange. Quand le sucre est dissous, ajouter la poudre d’amandes, les amandes effilées, la poudre de noisette, les noisettes concassées, les écorces d’oranges confites, les écorces de citron confit et le zeste de citron. Retirer le chaudron du feu et incorporer le Kirsch, la farine et la poudre à pâte (ou la levure chimique). À ce moment, la préparation est très épaisse et elle est collante : c’est tout à fait normal.

Verser la préparation sur une feuille de papier parchemin. Saupoudrer un peu de farine sur le dessus et déposer une autre feuille de papier parchemin. À l’aide d’un rouleau à pâte, abaisser la pâte entre les deux feuilles de papier parchemin pour former un rectangle d’environ 1 cm (⅜ de pouce) d’épaisseur. Déposer la pâte entre les deux feuilles de papier parchemin sur une plaque ce cuisson et retirer délicatement la feuille qui couvre le dessus. Laisser reposer la préparation à température ambiante pendant 4 heures, voire toute une nuit.

Préchauffer le four à 230°C (450°F).

Enfourner et cuire pendant 15 à 20 minutes.

Dans un bol, préparer le glaçage. Mélanger le sucre glace, le blanc d’oeuf et le Kirsch. Réserver.

Dès que les leckerli sont cuits, les laisser tiédir 5 minutes, puis les découper en carrés ou en losange.

Préchauffer le four à 150°C (300°F).

À l’aide d’un pinceau, glacer individuellement chaque leckerli. Les déposer sur une plaque de cuisson recouverte de papier parchemin et les enfourner pendant 1 à 2 minutes ou jusqu’à ce que le glaçage commence à blanchir. Laisser totalement refroidir avant de déguster. Les leckerli se conservent plus d’un mois dans une boîte en métal ou dans une boîte qui ferme hermétiquement.

*Il est possible de remplacer la muscade, le gingembre et le clou de girofle par 5 cuillères à thé ou par 10 g d’épices à pain d’épices.
**Je n’ai pas mis 1 cuillère à thé ou 2 g de clou de girofle moulu, car je l’ai moulu moi-même et vu le parfum, je ne voulais pas qu’il soit trop dominant.
***Il est possible d’utiliser que des amandes en poudre ou que des amandes effilées.
****Comme pour les amandes, il est possible d’utiliser que des noisettes en poudre ou que des noisettes concassées.
*****Il est possible de remplacer le Kirsch par un autre alcool fort comme le rhum. Si vous ne voulez pas utiliser d’alcool, vous pouvez également remplacer le Kirsch par du jus de pommes.

Et vous, est-ce que vous allez craquer pour les leckerli?

Douce, pas amère…

En parcourant les fruits et légumes à l’épicerie, je suis tombée sur un joli étalage de clémentines. Évidemment, je n’ai pas résisté à la tentation d’en prendre quelques unes. Le soir, j’en ai déshabillé une et j’ai découvert à quel point elles étaient délicieuses. Le lendemain, je salivais encore sur ces fruits savoureux et je savais que j’allais en racheter rapidement pour en faire de la marmelade. Il faut dire qu’il y a un moment que je n’ai pas mangé de marmelade : en Suisse, on trouve surtout, pour ne pas dire uniquement, de la marmelade d’orange amère! Je n’aime pas, mais absolument pas la marmelade d’orange amère. Je n’ai jamais trouvé de marmelade douce : un fois, j’ai bien acheté un pot où il y avait que la mention « marmelade » et j’ai déchanté rapidement quand l’amertume s’est répandue dans ma bouche. À l’occasion, je me suis rabattue sur la marmelade de citron (qui n’est pas amère elle), mais ce n’est tout de pas la même chose.

Après avoir regardé quelques recettes où les photos ne correspondaient pas à ce que je cherchais, je me suis retournée vers mes valeurs sûres : les recettes de Ricardo. C’est dans le livre La Chimie des desserts que j’ai trouvé une recette qui correspondait à ce que je voulais… Je me demande encore pourquoi je n’ai pas regardé dans ce livre en premier. Cette marmelade est délicieuse, je ne me souvenais pas à quel point c’était bon. Je compte bien en refaire et ne plus me priver de marmelade. À mon avis, c’est une belle idée de cadeau, surtout si vos paniers gourmands ne sont pas déjà complets.

Marmelade douce
Marmelade de clémentines et d’oranges
Pour 3 pots de 150 ml

8 clémentines*
1 orange sans pépin
1 tasse ou 250 g de jus d’orange** fraîchement pressé
2¾ ou 550 g de sucre
½ citron

Peler les clémentines et l’orange à vif pour récupérer les suprêmes, la chair. Découper la chair en cubes d’environ 1,5 cm (½ pouce) de côté et les réserver dans un grand chaudron.

Émincer finement les écorces d’agrumes. Déposer les écorces dans un autre chaudron, couvrir d’eau froide et porter à ébullition. Quand l’eau bout, égoutter les écorces et répéter l’opération deux autres fois.

Ajouter les écorces blanchies, le jus d’orange et le sucre dans le chaudron contenant la chair des agrumes. Mélanger et porter à ébullition. Laisser mijoter environ 1 heure à feu moyen en brassant régulièrement la préparation jusqu’à ce que la température atteigne 105°C (220°F).

Pour vérifier la cuisson sans thermomètre : placer 2 ou 3 petites assiettes en verre ou en porcelaine au congélateur avant de commencer la cuisson, verser une cuillère à thé de marmelade sur l’assiette bien froide et remettre au congélateur pendant 2 minutes. Après ce temps de repos, sortir l’assiette et l’incliner : si la marmelade est épaisse et coule doucement, elle est prête.

Ajouter le jus du demi-citron et poursuivre la cuisson 1 minute.

Mettre la marmelade dans des pots stérilisés***, si désiré, en laissant 0,5 cm (¼ de pouce) d’espace sous le goulot. Stériliser ensuite les pots pendant 10 minutes dans de l’eau bouillante. Éteindre le feu et laisser les pots dans l’eau chaude encore 5 minutes avant de les retirer. Offrir ou déguster au moment désiré.

*Choisissez de préférence des clémentines qui ont la peau lisse plutôt que granuleuse. La peau est généralement plus mince et la partie blanche (le ziste), qui est amère, est moins importante.
**Il faut 3 ou 4 oranges pour récolter cette quantité de jus. Il est aussi possible de récupérer le jus obtenu en pelant les agrumes à vif.
***Pour la méthode de stérilisation, je vous propose de lire cet article ou celui-ci. Si vous ne voulez pas stériliser vos pots, les conserver au réfrigérateur et les déguster rapidement ou les congeler, mais je n’ai aucune idée de l’incidence de la congélation sur le goût et la texture de la marmelade.

Et vous, est-ce que vous avez une marmelade que vous préférez?

Plein de choses en tête

Ces temps-ci, il y a plein de choses que j’ai envie de cuisiner : pain aux raisins, gâteau aux carottes, carrés aux dattes, biscuits de ma mère, pouding aux fruits… Le problème, c’est qu’entre les hésitations, le temps file et qu’il y a autres priorités qui surgissent. N’est-ce pas agaçant de changer d’envie tous les jours?

La tarte aux pacanes fait aussi partie des choses que je me promets de réaliser, mais cette fois, je n’ai pas opté pour la version classique. Je vous propose donc une tarte aux pacanes, chocolat et oranges confites que j’ai trouvé chez Jasmine Cuisine.

Tarte aux pacanes autrement
Tarte aux pacanes, chocolat noir et oranges confites
Pour 8 personnes

Pâte brisée*
1 tasse ou 120 g de farine
¼ de cuillère à thé de sel
½ cuillère à soupe de sucre
½ tasse ou 110 g de beurre non salé, froid
1½ cuillère à soupe d’eau froide
½ cuillère à soupe de jus de citron ou de vinaigre

Garniture
120 g (4,25 onces) de chocolat noir à 70 % de cacao
2 cuillères à soupe ou 27 g de beurre non salé
3 oeufs
1 tasse ou 350 g de sirop de maïs ou de sirop de glucose**
½ tasse ou 100 g de cassonade ou de sucre roux
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
1 pincée de sel
¾ de tasse ou 135 g d’oranges confites coupées
  en petits dès
1½ tasse ou 187 g de pacanes ou de noix de pécan

Pâte brisée
Dans un bol, mélanger la farine, le sel et le sucre. Ajouter le beurre coupé en cubes et l’incorporer dans la farine à l’aide d’un coupe-pâte ou de deux couteaux. Travailler le beurre et la farine afin d’obtenir une texture granuleuse où les morceaux de beurre ont la grosseur de petits pois. Verser graduellement le jus de citron (ou le vinaigre), puis l’eau dans le mélange de farine en remuant avec une fourchette, juste assez pour que la pâte se tienne et qu’elle puisse être rassemblée en boule. Au besoin, ajouter de l’eau. Former un disque avec la pâte et l’emballer dans une pellicule plastique. Réfrigérer la pâte pendant 30 minutes.

Sur un plan de travail légèrement enfariné, abaisser la pâte sur une épaisseur de 4 mm (³⁄₁₆ de pouce). Déposer la pâte dans une assiette à tarte de 23 cm (9 pouces) de diamètre et la foncer. Réserver au réfrigérateur.

Garniture
Préchauffer le four à 160°C (325°F).

Hacher le chocolat et le déposer dans un bol d’un bain-marie avec le beurre coupé en cubes. Faire fondre le chocolat et le beurre. Retirer le bol du bain-marie quand les ingrédients sont totalement fondus.

Dans un bol, fouetter les oeufs avec le sirop de maïs (ou de glucose), la cassonade, l’extrait de vanille et le sel jusqu’à ce que le mélange soit homogène. Incorporer la préparation de chocolat fondu et les oranges confites. Verser la préparation dans la pâte à tarte. Au besoin, lisser la surface avec une spatule. Disposer sur le dessus de la tarte les pacanes (ou les noix de pécan).

Enfourner et cuire 55 minutes ou jusqu’à ce la garniture de la tarte soit prise et qu’elle ait légèrement gonflée. Laisser totalement refroidir, puis réfrigérer la tarte au moins 6 heures pour facilité la découpe de celle-ci. Déguster tiède ou froid.

*Il est possible de réaliser des tartelettes comme je l’ai fait, mais la garniture par tartelette sera moins importante et elle ne sera pas coulante comme la version de Jasmine. Pour réaliser des tartelettes, doubler la recette de pâte à tarte pour ne pas en manquer. Au besoin, conserver le surplus de pâte 2 ou 3 jours au réfrigérateur ou la congeler pour une utilisation ultérieure.
**Il est toujours possible de remplacer le sirop de maïs par du miel doux. Je n’ai jamais essayé, mais je crois qu’il est également possible d’utiliser du sirop d’agave.

Et vous, qu’est-ce qui vous trotte dans la tête?

À la conquête du tofu…

Face au tofu, on ne sait jamais à quelle réaction on va avoir droit : il y en a qui aiment, d’autres qui détestent et certains qui disent « pas trop souvent ». Il y a également la ritournelle : « La prochaine fois, essaye une autre recette. ». Bref, il y a toujours une incertitude quand on cuisine du tofu. J’ai mis à quelques reprises le tofu au menu, mais aucun de ces plats n’est devenu un classique à la maison. La dernière fois que j’ai préparé du tofu, pour être certaine que ce plat soit apprécié, je l’ai accompagné de fausse viande… Ce n’était peut-être pas la meilleure idée. Nous avons enfin compris ce qui nous gênait avec le tofu : la texture! Le tofu contrairement à la fausse viande ou à la viande manque de texture (à notre goût) : il offre très peu de résistance sous la dent et demande peu de mastication. Sachant cela, je pourrais mieux choisir les recettes et je ne perds pas espoir de voir le tofu s’inviter plus souvent à notre table.

Il y a cependant une recette que je tiens à vous proposer, il s’agit d’un sauté qui est parfait pour s’initier au tofu : comme preuve, je peux le remettre à mon menu sans soucis. De plus, cette recette a circulé sur plusieurs blogs québécois (il y a presque 1 an, déjà?!). J’ai vu cette recette pour la première fois sur le site de Kim, Les aventures culinaires de Kiki, mais elle m’a aussi fait envie ici, , par-ici, par-là et j’en oublie!

Tofu et orange
Sauté végétarien à l’orange et aux cajous
Pour 4 personnes

1 tasse ou 250 g de jus d’orange, le jus de 4 à 5 oranges
1 cuillère à soupe de sauce tamari
2 cuillères à soupe de sauce soja
1 cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
3 cuillères à soupe d’huile végétale
200 g de tofu ferme
200 g d’émincée de fausse viande*
1 oignon
2 carottes
⅓ de tasse ou 67 g de noix de cajou
Coriandre fraîche (facultatif)

Éponger le tofu et le découper en bâtonnets d’environ 5 cm (2 pouces) de longueur, 1,5 cm (⁵⁄₈ pouce) de largeur et 1 cm (³⁄₈ pouce) d’épaisseur.

Dans un bol, mélanger le jus d’orange, la sauce tamari, la sauce soja et la fécule de maïs (ou la maïzena). Ajouter le tofu et laisser mariner pendant 1 heure à température ambiante.

Pendant ce temps, éplucher et tailler les carottes en julienne (petits bâtonnets). Émincer l’oignon en demi-rondelles. Réserver.

Faire chauffer une poêle à sec (sans matière grasse) et ajouter les noix de cajou. Faire griller** les noix de cajou en les remuant régulièrement. Quand les noix sont dorées, les retirer de la poêle et réserver.

Égoutter le tofu et réserver la marinade qui servira de sauce. Dans un wok, faire chauffer l’huile à feu moyen. Déposer les languettes de tofu et les faire griller pendant 2 à 3 minutes. Retirer de la poêle et réserver.

Sauté végétarien à l'orange et aux cajous

Dans le même wok, faire revenir l’oignon pendant 2 minutes. Ajouter les carottes et la fausse viande, puis poursuivre la cuisson 3 à 4 minutes. Augmenter la température du feu. Verser la marinade réservée et bien mélanger pour enrober les légumes et la fausse viande de sauce. Ajouter le tofu et poursuivre la cuisson 1 minute pour le réchauffer.

Ajouter les noix de cajou et saupoudre de coriandre fraîche, si désiré. Servir sur un lit de nouilles asiatiques ou sur un riz.

*Vous pourriez n’utiliser que du tofu ou que de la fausse viande. À vous de voir.
**J’ai pris l’habitude de griller les noix, cela apporte un petit croquant. Vous pouvez également omettre cette étape.

Et vous, est-ce que le tofu est le bienvenue à votre table?