Mot-clé : orange

Du poisson?

J’adore la complexité des repas asiatiques autant au niveau des saveurs que des textures. La problématique est souvent de départager la cuisine asiatique « authentique », celle qui correspond exactement à ce qu’on peut retrouver dans ces pays et les « adaptations » où les recettes originales sont modifiées pour s’adapter aux ingrédients disponibles ou pour correspondre aux goûts des gens du pays d’adoption. Certaines fois, il est difficile de classifier les recettes, mais je crois surtout qu’il est difficile de trouver des recettes « authentiques ». Cette fois, il n’y avait pas de doute, c’était une adaptation… avec de la truite! Je ne sais pas pour vous, mais quand j’ai vu poisson aigre-doux, j’ai eu de gros doute sur le mariage. Quand j’en ai discuté avec mon chéri, il a eu le même air hébété que moi.

N’ayant pas envie de prendre de risque et n’arrivant pas à imaginer de la truite à l’aigre-doux, j’ai remplacé le poisson par du poulet. J’ai également ajouté des légumes à ce sauté. La version que je vous propose est une déclinaison d’une recette tirée du Coop magazine.

Aigre-doux
Poulet aigre-doux
Pour 2 personnes

180 g de poitrines de poulet désossées
6 à 10 fleurons de brocoli
1 carotte
1 oignon*
2 cuillères à soupe d’huile végétale
2 tranches d’ananas en boîte ou frais
2½ cuillères à soupe de sucre
½ cuillère à soupe d’eau
1¼ tasse ou 310 g de jus d’orange
3 cuillères à soupe de ketchup
1 cuillère à thé de vinaigre de cidre**
1 cuillère à soupe de sauce soja
½ cuillère à soupe de gingembre frais, râpé
1 gousse d’ail
½ cuillère à soupe de fécule de maïs ou de maïzena
1 cuillère à soupe d’eau
½ cuillère à thé de sambal oelek (facultatif)
Sel et poivre

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition pour blanchir les légumes. Pendant ce temps, couper la carotte en rondelles et détailler le brocoli en petits bouquets de même taille. Quand l’eau bout, saler l’eau et ajouter la carotte, faire cuire 3 minutes. Retirer la carotte et la rincer sous l’eau froide pour arrêter la cuisson. Ajouter les fleurons de brocoli dans l’eau bouillante et cuire pendant 4 minutes. Égoutter le brocoli et rincer à l’eau froide pour arrêter la cuisson***. Réserver.

Couper les rondelles d’ananas en petits morceaux. Émincer l’oignon en demi-rondelle et avec la lame d’un couteau, écraser la gousse d’ail ou la hacher finement, au choix. Réserver.

Couper en languettes ou en petits morceaux les poitrines de poulet et réserver.

Dans un bol, mélanger le jus d’orange, le ketchup, le vinaigre, la sauce soja, le gingembre râpé et la gousse d’ail. Dans un autre bol, mélanger la fécule de maïs (maïzena) et l’eau (1 cuillère à soupe). Réserver.

Dans une poêle, verser ½ cuillère à soupe d’huile et faire revenir à feu doux l’oignon jusqu’à ce qu’il soit translucide et qu’il commence à caraméliser. Retirer de la poêle et réserver dans une assiette.

Pendant la cuisson de l’oignon, dans un chaudron verser le sucre et l’eau (½ cuillère à soupe). Faire cuire jusqu’à ce que le sucre prenne une jolie couleur dorée. Quand le caramel à la couleur désirée (plus un caramel est foncé, plus il est amer), verser le jus d’orange. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la sauce soit homogène et lisse. Ajouter le mélange de ketchup et prolonger la cuisson de 5 minutes. Réserver.

Dans la poêle qui a servi à cuire l’oignon, ajouter un peu d’huile et faire revenir le poulet. Saler et poivrer la viande. Quand la viande est cuite, ajouter, au besoin, de l’huile, les morceaux d’ananas, la carotte et les fleurons de brocoli et les faire sauter pendant 2 à 3 minutes. Ajouter le sambal oelek et l’oignon. Bien mélanger. Verser la sauce réservée dans le chaudron et porter le tout à ébullition. Quand la sauce est chaude, ajouter le mélange d’eau et de fécule de maïs. Poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la sauce ait épaissi et servir sur un lit de riz basmati ou au jasmin.

*Il est possible d’omettre l’oignon et de remplacer la carotte ou le brocoli par d’autres légumes.
**Si vous n’avez pas de vinaigre de cidre, remplacez-le par un vinaigre de vin blanc, de riz, d’abricot, etc. Éviter si possible le vinaigre blanc qui est moins aromatique.
***Il est possible de blanchir vos légumes en avance et de les conserver au frais jusqu’au moment de s’en servir.

Et vous, que pensez-vous du mariage truite aigre-doux?

Note : Pour le Muffin Monday, je vous donnerai les résultats dès que possible! Je ne vous ai pas oubliés. J’attends les votes d’un des membres du jury qui a des soucis avec son accès Internet. Merci de votre patience et de votre compréhension.

S’il faisait froid…

Les variations de température en hiver, on connait au Québec. Chaque année pendant cette période, on côtoie des journées plus douces à moins dix degrés et des journées beaucoup plus froide à moins trente degrés… et il ne faut pas négliger le facteur vent qui peut tout changer! Mais en général en cette période, il fait froid, s’il ne fait pas « frette » (Oui, il y a une nuance entre froid et « frette »!). Bref, le matin, on ne se pose pas de question, il faut bien s’habiller et le manteau d’hiver est de rigueur. Mais en Suisse, le temps ne sait pas se tenir… La température est aussi variable, mais elle oscille entre les températures positives et négatives! Il y a des journées printanières à quinze degrés et il y en a d’autres plus fraîches avec le vent du Nord à moins cinq. Le problème, c’est que je dois jongler avec mes manteaux : je prends mon manteau d’hiver le matin et quelques heures plus tard, le temps se réchauffe et je me mets à cuire! Cependant, s’il y a le vent du Nord, mon manteau d’hiver est parfait. Bref, les hivers devraient être froid ou chaud, mais pas les deux en même temps!

Cependant, que le temps soit chaud ou froid, un bon petit sauté fait toujours plaisir. J’ai pris cette recette sur le blog d’Isabelle, Les gourmandises d’Isa. J’ai un peu modifié la recette en remplaçant les légumes et en ajoutant quelques épices.

Mariage de poulet, d'orange et de cajou
Languettes de poulet à l’orange et aux noix de cajou
Pour 3 personnes

300 g de poitrines de poulet désossées
1 cuillère à soupe de fécule de maïs (maïzena)
3 cuillères à soupe de sauce soja
Le jus d’une orange ou ⅓ de tasse ou 90 g de jus
  d’orange du commerce
2 cuillères à soupe d’eau
2 cuillères à thé d’huile de sésame
2 cuillères à soupe d’huile végétale, au choix
½ tasse ou 75 g de noix de cajou
⅔ de tasse ou 160 g de bouillon de poulet
2 carottes*
1 petit brocoli
¼ de poivron orange, jaune ou rouge
½ cuillère à thé de sambal oelek (facultatif)
½ cuillère à thé de gingembre en poudre
Sel et poivre

Remplir un chaudron d’eau et porter à ébullition pour blanchir le brocoli. Pendant ce temps, détailler le brocoli en petits bouquets de même taille, éplucher le tronc du brocoli et le couper en rondelles de même épaisseur. Quand l’eau bout, saler l’eau et ajouter les rondelles et les fleurons de brocoli dans l’eau bouillante et cuire pendant 4 minutes. Égoutter le brocoli et le rincer à l’eau froide pour arrêter la cuisson**.

Éplucher et couper les carottes en julienne***, en petit bâtonnets. Découper le poivron en languettes. Découper le poulet en petites lanières. Réserver.

Dans un bol, mélanger la fécule de maïs (ou la maïzena), la sauce soja, le jus d’orange, l’eau et l’huile de sésame. Réserver.

Dans une poêle ou un wok, faire chauffer 1 cuillère à soupe d’huile végétale. Quand l’huile est bien chaude, ajouter le poulet et le faire revenir jusqu’à ce qu’il soit cuit. Retirer de la poêle et réserver.

Dans la même poêle, ajouter l’huile restante et faire revenir le brocoli, le poivron pendant 2 à 3 minutes. Ajouter les carottes en julienne, le sambal oelek et le gingembre en poudre, poursuivre la cuisson 1 minute de plus. Verser le bouillon de poulet et porter à ébullition. Baisser le feu et laisser mijoter pendant 3 minutes. Incorporer le mélange de fécule de maïs et cuire jusqu’à ce que le mélange épaississe un peu. Ajouter les noix de cajou pour les réchauffer et poursuivre la cuisson jusqu’à ce que la sauce soit à la consistance désirée. Saler et poivrer au besoin. Servir accompagné d’un riz blanc.

*Il est possible de remplacer les carottes, le brocoli et le poivron par d’autres légumes : du bok choy, des oignons, des champignons, etc.
**Il est possible de blanchir vos légumes en avance et de les conserver au frais jusqu’au moment de les utiliser.
***J’ai coupé mes carottes en julienne pour accélérer la cuisson et pour avoir une autre texture. Il est cependant possible de trancher les carottes en rondelles et de les blanchir pendant 3 minutes.

Et pour vous, comment est l’hiver?

En retard ou très très tôt…

Aujourd’hui, je vous propose les recettes de bûches que j’avais préparées pour Noël. À l’origine, il ne devait y avoir qu’un seul parfum, mais parmi les sept essais réalisés, il y en a deux que nous n’avons pas réussi à départager. De toute manière, je devais en faire deux, une seule n’aurait pas été suffisante pour tout le monde. Ces desserts sont légers en texture, sur l’estomac… mais pas nécessairement peu calorique. D’autre part, on peut les préparer à l’avance et les garder au congélateur pendant près d’un mois. Mais comme la saison des bûches est déjà passée, on peut reprendre les recettes et les adapter pour en faire un entremet. À vous de voir.

Pour les recettes, je me suis inspirée de plusieurs recettes : pour l’insert et la mousse aux poires, je me suis basée sur une recette du blog À mes nuits blanches; la génoise vient d’une recette de Rdv aux mignardises et pour la mousse aux clémentines est inspirée d’une recette de Mercotte.

Poires ou clémentines?
Bûche aux poires et au chocolat
ou bûche aux clémentines et au chocolat

Pour 2 bûches, pour 12 à 16 personnes

Insert au chocolat*
120 g (4 onces) de chocolat noir
1 tasse ou 240 g de crème à 35 % ou entière

Génoise
2 œufs
1 cuillère à soupe d’eau tiède
½ tasse ou 62 g de farine
⅓ de tasse ou 62 g de sucre
1 cuillère à thé d’extrait de vanille
Zeste de 2 clémentines ou 1 orange
Environ 20 à 30 noisettes concassées

Mousse aux poires
5 poires**
3 cuillères à soupe de sucre
3 cuillères à thé de gélatine en poudre
  ou 3½ feuilles (7 g) de gélatine
1 tasse ou 240 g de crème à 35 % ou entière
⅓ de tasse ou 54 g de sucre glace

Mousse à la clémentine
200 g (7 onces) de chocolat blanc
1½ cuillère à thé de gélatine en poudre
  ou 1½ feuilles (3 g) de gélatine
100 ml*** ou 100 g de lait
200 ml**** ou 200 g de crème à 35 % ou entière
Zeste de 4 à 5 clémentines non traitées ou de 2 oranges
Orange confite, au goût (facultatif)

Copeaux de chocolat pour décorer, facultatif

Insert au chocolat
Hacher le chocolat noir et le déposer dans le bol d’un bain-marie. Faire fondre le chocolat et le retirer du bain-marie quand il est bien lisse. Laisser tiédir.

Pendant ce temps, verser la crème dans un bol et la fouetter jusqu’à la formation de pics semi-fermes. La crème fouettée doit se tenir sans être ferme. Ajouter la crème fouettée au chocolat fondu et mélanger délicatement jusqu’à ce que la préparation soit homogène. Verser la mousse au chocolat dans un moule***** en silicone ou un moule recouvert d’une pellicule plastique. Déposer directement sur la mousse une pellicule plastique et entreposer au congélateur pendant 12 heures.

Génoise
Préchauffer le four à 170°C (325°F).

Dans un bol, fouetter les oeufs, l’eau et le sucre jusqu’à ce que la préparation double de volume et blanchisse. Ajouter l’extrait de vanille. Tamiser la farine et l’incorporer délicatement au mélange d’oeufs. Verser la moitié de la pâte sur un côté d’une plaque de cuisson (d’au moins 23 cm par 34 cm ou de 9¼ pouces par 13½ pouces) recouverte de papier parchemin et répartir les noisettes concassées. Dans le restant de pâte, ajouter les zestes de clémentines. Répartir cette pâte sur l’autre moitié de la plaque. Égaliser les pâtes, si nécessaire. Enfourner et cuire pendant 15 à 20 minutes ou jusqu’à ce que la pâte soit dorée et qu’un cure-dent inséré au centre du gâteau en ressorte propre. Sortir et laisser totalement refroidir.

Mousse aux poires
Éplucher, épépiner et tailler les poires en dès. Réserver.

Dans une poêle, verser le sucre. Allumer le feu et laisser cuire, sans brasser, jusqu’à ce que le tout prenne une couleur dorée (plus le caramel est foncé, plus il sera amer). Ajouter les poires et à feu vif, les faire revenir 4 à 5 minutes en brassant régulièrement ou jusqu’à ce que les fruits aient absorbé le liquide et soient caramélisés. Verser sur une assiette et laisser tiédir. Réserver environ ½ tasse ou 100 g de dès de poires caramélisées et réduire le reste en purée lisse. Il faut entre ¾ de tasse et 1 tasse ou 250 g de purée de poires.

Faire tremper les feuilles de gélatine dans de l’eau froide ou faire gonfler la gélatine en poudre dans 3 cuillères à soupe d’eau froide pendant 10 minutes.

Dans un chaudron, verser environ un tiers de la purée de poires et faire chauffer. Quand la préparation bout, essorer la gélatine en feuille et l’ajouter au mélange de fruits (ou ajouter la gélatine qui a gonflé). Quand la gélatine est bien dissoute, retirer du feu et ajouter le restant de purée de poires.

Dans un bol, fouetter la crème avec le sucre glace jusqu’à la formation de pics semi-fermes. La crème fouettée doit se tenir sans être ferme. Ajouter la crème fouettée à la préparation de poires et mélanger délicatement jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Dans un moule en silicone ou un moule recouvert d’une pellicule plastique d’au moins 12 cm par 20 cm (4¾ pouces par 8 pouces), répartir un tiers de la mousse aux poires. Répartir les dès de poires restant et recouvrir d’un autre tiers de mousse. Couper l’insert au chocolat en deux, si nécessaire (l’autre moitié allant dans la bûche aux clémentines). Verser le restant de mousse. Découper la partie de la génoise contenant des noisettes à la dimension du moule et poser sur la mousse. Envelopper la bûche d’une pellicule plastique en réserver au congélateur jusqu’au lendemain ou pour plusieurs jours.

Mousse à la clémentine
Faire tremper les feuilles de gélatine dans de l’eau froide ou faire gonfler la gélatine en poudre dans 1½ cuillère à soupe d’eau froide pendant 10 minutes.

Hacher le chocolat blanc et le déposer dans le bol d’un bain-marie. Faire fondre le chocolat et le retirer du bain-marie quand il est bien lisse.

Pendant ce temps, dans un chaudron, porter le lait à ébullition. Une fois que le lait bout, essorer la gélatine en feuille et l’ajouter au mélange de fruits (ou ajouter la gélatine qui a gonflé). Quand la gélatine est bien dissoute, retirer du feu et ajouter les zestes de clémentines. Verser ce mélange en trois fois sur le chocolat fondu pour obtenir une texture lisse et brillante. Laisser tiédir.

Dans un bol, fouetter la crème jusqu’à la formation de pics semi-fermes. La crème fouettée doit se tenir sans être ferme. Ajouter la crème fouettée à la préparation de chocolat blanc et mélanger délicatement jusqu’à ce que le mélange soit homogène.

Dans un moule en silicone ou un moule recouvert d’une pellicule plastique d’au moins 12 cm par 20 cm (4¾ pouces par 8 pouces), déposer des morceaux d’orange confite, si désiré, et verser deux tiers de la mousse aux clémentines. Rajouter des dès d’orange confite, si désiré, insérer l’insert au chocolat restant. Verser le restant de mousse. Découper la génoise parfumée avec les zestes de clémentines à la dimension du moule et poser sur la mousse. Envelopper la bûche d’une pellicule plastique en réserver au congélateur jusqu’au lendemain ou pour plusieurs jours.

Douze heures avant de servir les bûches, les sortir du congélateur et les démouler. Lisser les côtés, si désiré, en trempant un couteau ou un spatule dans de l’eau chaude (ou en chauffant une lame à l’aide d’un chalumeau) et en la passant sur les côtés de la bûche. Laisser décongeler au réfrigérateur pendant 8 à 12 heures avant de servir. Au moment de servir, décorer les bûches avec des copeaux de chocolat ou d’autres éléments au goût.

*La recette d’insert au chocolat sert dans les deux bûches. Si vous voulez ne réaliser qu’un des deux parfums et une seule bûche, n’oubliez pas de diviser en deux les ingrédients. Il est aussi possible de doubler une des mousses pour réaliser deux petites bûches au même parfum.
**Il est possible d’omettre l’étape de caraméliser les poires. Dans ce cas, bien égoutter des poires en conserve et les réduire en purée. Il faut au moins 1 tasse ou 250 g de purée de poire.
***100 ml de lait correspond à ⅓ de tasse plus 4 cuillères à thé.
****200 ml de crème correspond à ¾ de tasse plus 4 cuillères à thé.
*****Dans l’idéal, il faut utiliser un moule plus petit que celui qui servira à faire votre bûche. Si vous n’en avez pas, vous pouvez utiliser le moule de votre bûche et découper l’insert en deux et le répartir dans les deux bûches ou pour une seule bûche, les superposer. Vous pouvez également employer un moule en silicone avec des petites empreintes, il faudra dans ce cas en mettre plusieurs.

Alors que pensez-vous de ce genre de dessert?

Bonne Année!

Une année de terminée, une autre qui commence! J’entame cette année sous le signe du repos : ces derniers temps, j’ai besoin de récupérer… ou plutôt de dormir! Ce ne sont pas les soirées ni les soupers qui m’ont épuisée, mais bien les petits préparatifs ici et là de mes paniers gourmands. J’ai décidé, un peu tardivement, d’offrir des gourmandises. J’ai choisi de réaliser des petites choses qui se conservaient bien, mais je ne voulais pas congeler mes préparations pour laisser la possibilité aux gens de congeler les produits s’ils le voulaient…

Dans mes paniers, il y avait : de la gelée de pomme, de la confiture de poire au chocolat, des gâteaux aux fruits confits, des saucissons au chocolat, des biscottis aux arachides et au chocolat, des madeleines pain d’épices (toujours indécollables!), des rochers à la noix de coco, des biscuits damier, des biscuits empreinte, des sablés à la noisette, du fudge aux pacanes et des carrés de gianduja aux trois chocolats.

Mon plus gros défi dans ces paniers était les confitures… ou plutôt la stérilisation! Cette étape me rebutait et m’a contraint d’acheter un nouveau chaudron… les miens n’étaient pas assez profonds! Au final, ce n’est pas si compliqué et ça demande qu’un peu plus de temps dans la préparation. Je vous propose donc la recette de confiture de poire au chocolat. J’ai bien aimé cette confiture et je l’imagine très bien pour garnir un gâteau ou accompagner une crème glacée. Cette recette est issue du blog de Jasmine.

La confiture belle Hélène
Confiture de poire au chocolat
Pour 4 pots* de 150 ml

800 g de poires (environ 8 poires)
2⅔ tasses ou 525 g de sucre
1 petite orange
1 petit citron
175 g (6 onces) de chocolat noir**

Hacher le chocolat en petits morceaux. Presser l’orange et le citron pour récupérer le jus. Réserver.

Éplucher, épépiner et tailler les poires en dès. Déposer les fruits dans un chaudron. Ajouter le sucre, le jus d’orange et le jus de citron. Porter à ébullition en brassant à quelques reprises. Laisser bouillir pendant 1 minute.

Retirer le chaudron du feu et incorporer le chocolat. Brasser doucement jusqu’à ce que le chocolat soit fondu. Laisser refroidir à température ambiante puis couvrir et réfrigérer pendant 24 heures.

Le lendemain, faire chauffer la préparation à feu moyen en remuant régulièrement jusqu’à ce que la température atteigne 105°C (221°F). Pour vérifier la cuisson sans thermomètre : déposer 2 ou 3 petites assiettes en verre ou en porcelaine au congélateur avant de commencer la cuisson, verser une cuillère à thé de confiture sur l’assiette bien froide et remettre au congélateur pendant 2 minutes. Après ce temps de repos, sortir l’assiette et l’incliner : si la confiture est épaisse et coule doucement, elle est prête. Mettre dans des pots stérilisés***, si désiré, en laissant 0,5 cm (¼ de pouce) d’espace sous le goulot. Stériliser ensuite les pots pendant 15 minutes dans de l’eau bouillante.

*En théorie, la recette devrait donner 4 pots de 250 ml, mais j’ai peut-être trop cuit ma confiture et je n’ai obtenu qu’un peu plus que 4 pots de 150 ml.
**Utiliser de préférence un bon chocolat. J’ai utilisé un chocolat à 66% de cacao, mais un chocolat à 50 % (ou plus) de cacao serait également approprié.
***Pour la méthode de stérilisation, je vous propose de lire cet article ou celui-ci. Si vous ne voulez pas stériliser vos pots, les conserver au réfrigérateur et les déguster rapidement ou les congeler, mais je n’ai aucune idée de l’incidence sur le goût et la texture de la confiture.

Pour l’instant, je ne me suis pas encore fixé d’objectif culinaire pour 2011 ni de résolutions. Et vous, est-ce que vous avez déjà pris des résolutions ou planifié des projets pour 2011?

Le plaisir de la simplicité

Ces temps-ci, mes journées sont bien remplies. Il y a mille et une choses que je veux faire et je n’arrête pas de courir après le temps. Heureusement pour moi, j’aime bien ces périodes. Ce n’est pas pour autant que j’ai envie de négliger les repas du soir.

En feuilletant le dernier magasine de Ricardo que je suis tombée sur une recette avec une sauce à la clémentine. Je remplace le filet porc par un magret de canard et le jus de clémentine par du jus d’orange. J’abritais justement deux belles oranges dépouillées de leur zeste dans mon réfrigérateur, il faut dire que leur avenir était plutôt incertain. Bref, malgré la fatigue de la journée, j’ai pu rapidement préparer un bon repas qui pourrait prendre place sur une table des fêtes.

Une sauce aux parfums de Noël
Magret de canard et sauce à l’orange
parfumée à la cannelle

Pour 3 personnes

1 magret de canard de 325-350 g
1 tasse ou 240 g de jus d’orange frais (environ 3 oranges)*
1 cuillère à soupe de miel
2 cuillères à thé de fécule de maïs ou de maïzena
1 cuillère à thé de moutarde de Dijon
1 échalote
1 cuillère à soupe de vinaigre balsamique**
Cannelle moulue au goût (facultatif)
Sel et poivre

Préchauffer le four à 180°C (350°F).

Dans un bol, mélanger le jus d’orange, le miel, la moutarde de Dijon et la fécule de maïs (ou de maïzena). Réserver.

Hacher finement l’échalote et réserver.

Avec un couteau, quadriller la peau du magret de canard en évitant de toucher la chair. Déposer le magret, côté peau en dessous, dans une poêle. Griller pendant 5 à 6 minutes du côté peau et 2 à 3 minutes de l’autre côté. Déposer le magret dans un plat allant au four et enfourner pendant 8 à 12 minutes.

Retirer l’excédant de gras de canard qu’il y a dans la poêle pour ne garder qu’une cuillère à soupe. Dans ce corps gras, faire revenir l’échalote. Déglacer la poêle avec le vinaigre balsamique puis ajouter le mélange de jus d’orange. Porter à ébullition et assaisonner la sauce avec la cannelle. Saler et poivrer.

Découper le magret de canard en tranche et servir arroser de sauce sans attendre.

*Remplacer le jus d’orange par du jus de clémentine. Compter environ 12 clémentines pour obtenir 1 tasse ou 240 g de jus.
**Il est possible de remplacer le vinaigre balsamique par du vinaigre de vin rouge ou de cidre. Utiliser un bon vinaigre que vous avez sous la main.

Et vous, aimez-vous les journées surchargées?